"Stress et solitude, un cocktail dangereux pour les alcooliques"

Publié le par kreizker

Radio-Canada, 17 Avril 2021

Extrait

Groupes d'entraide L’une des plus accessibles est l'organisation d'entraide des Alcooliques Anonymes (AA), mais là encore, la demande grandit de façon alarmante.

Brian, dont l’anonymat a été préservé afin de respecter les règles des AA, estime que le nombre de réunions a doublé dans son antenne du sud de Calgary. Chaque semaine jusqu'à 500 personnes vont à ces réunions.

Après avoir souffert d’alcoolisme durant la moitié de sa vie, ce cinquantenaire est fier de donner de son temps pour aider autrui à devenir sobre et, surtout, à le rester.

Les gens sont plus nombreux à participer à nos réunions, ce qui est une bonne nouvelle d’une certaine façon. L’isolement est la pire chose pour un alcoolique, avoue Brian.

La période est difficile pour lui aussi. Une amie proche a récemment été retrouvée morte dans son appartement entourée de bouteilles vides.

Brian constate une augmentation importante du nombre de personnes venant chercher de l'aide auprès des Alcooliques Anonymes.

Brian constate une augmentation importante du nombre de personnes venant chercher de l'aide auprès des Alcooliques Anonymes.

Assise sur un canapé, Judith, dans la quarantaine, est une habituée. J’étais dans un état pitoyable, mais maintenant ça va mieux grâce à ces réunions qui me permettent de parler avec d’autres alcooliques, confie-t-elle.

Voyant sa vie sociale réduite au minimum, elle a fait une rechute pendant quatre semaines, après avoir contracté la COVID-19, au point de penser à se suicider.

Depuis cinq mois, Judith est sobre, mais les AA sont un rendez-vous hebdomadaire immanquable.

N’ayez pas peur de demander de l’aide, souligne Brian. Rappelez-vous les bons moments qui ne sont pas si loin. Plus vous attendez, plus il sera difficile de faire ce premier pas et de reconnecter, conseille-t-il.

En guise d'encouragement, les participants reçoivent un jeton pour chaque étape clé de leur chemin vers la sobriété.

En guise d'encouragement, les participants reçoivent un jeton pour chaque étape clé de leur chemin vers la sobriété.

Lors de cette réunion à Calgary, on compte dix personnes, toutes au-dessus de la quarantaine. L’une des six femmes présentes prend la parole. Être parmi vous me pousse à respecter mes engagements, dit-elle. La liberté, c’est être capable de ne pas penser à boire, confesse une autre.

Brian rajoute : Je me sentais emprisonné et piégé par l’alcool qui était devenu le maître de mes pensées. C’est fabuleux de se détacher de cette torture mentale et d’enfin se sentir en paix.

Publié dans AA Monde

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