Alcooliques Anonymes : Jean-Marc, 21 ans d'abstinence

Publié le par kreizker

in "France Bleu", 26 décembre 2016

Alcooliques anonymes : portrait de Jean-Marc, 21 ans d'abstinence

Alcooliques anonymes : portrait de Jean-Marc, 21 ans d'abstinence

REPORTAGE - Toute la semaine, France Bleu Gascogne vous fait découvrir le monde des Alcooliques Anonymes. Portrait de Jean-Marc vient de fêter ses 21 ans d’abstinence. Pour ce jour un peu spécial, les Alcooliques Anonymes fêtent son anniversaire d’abstinence : gâteau et diner.

Jean-Marc a rencontré l’alcool pour la première fois à l’âge de 16 ans. Avec des amis ils réalisent un défi : "on devait chacun ramener une bouteille et les boire dans un château abandonné près du village où on habitait". Le CAP électricien en poche, première voiture, premier salaire et surtout "première sortie. Je me suis rendu compte que j’étais très timide, quand on arrivait au bal si je buvais quelques verres j’étais plus timide". Il se souvient aussi de la rencontre avec celle qui deviendrait sa femme, là aussi l’alcool était au centre : "Il y avait une course de vélo, l’arrivée et le départ étaient devant le bar. Il y avait 18 tours de vélo et donc 18 verres de ricards. La serveuse qui était au bar allait devenir mon épouse".

 

Son mariage gâché

"Le matin j’étais très bien, la cérémonie j’étais très bien, à l’église j’étais très bien, à l’apéro bien sûr j’étais bien. A la fin du repas j’étais bourré, faut le faire : marié, bourré, au lit". Ce qui apparaît comme de l’alcool "joyeux" devient rapidement de l’alcoolisme, Jean-Marc ratera la naissance de sa première fille : "elle est née et pendant deux ou trois jours je ne l’ai pas vue".

La descente aux enfers

Jean-Marc ne se rend plus compte de rien, et l’alcool lui fait perdre son mariage. Il ne quitte plus les bars, le soir il n’arrive pas à rejoindre son lit pour dormir il s’effondre sur son canapé. Sur son lieu de travail, cela devient compliqué : "L’alcool rend fou : quand il fallait monter en haut des silos, il y avait bien 20 à 25 mètres. Le matin je ne pouvais pas monter la nacelle, et l’après-midi je pouvais : entre les deux j’avais déjeuné".

"Les derniers temps je ne cuisinais même plus" poursuit le membre d’Alcooliques Anonymes, "je mangeais directement les petits pois dans la boite, froids".

Un soir, Jean-Marc avoue qu’il prépare son suicide : "J’ai dû toucher le fond, je m’imaginais sur la route et foncer sur un camion". Mais sur sa table de chevet, il parcourt le journal le 40 où il trouve un communiqué des Alcooliques Anonymes avec un numéro : "allez savoir pourquoi j’ai composé ce numéro je ne sais toujours pas".

Le 09 69 39 40 20 l’aura sauvé.

Publié dans AA france

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