"Des moments de partage et d’échanges": le groupe Al-Anon de Sainte-Maxime tend la main aux proches de personnes alcooliques

Publié le par kreizker

in "Var-Matin" (France), 21 Avril 2022

Dérivée des premières syllabes d’Alcooliques Anonymes, l’association Al-Anon offre une aide aux familles et aux amis de personnes dépendantes à l’alcool, sans porter le moindre jugement.

Le groupe Al-Anon de Sainte-Maxime organise des réunions deux fois par mois, où l’anonymat y est respecté, afin de mieux appréhender les troubles liés à l’alcoolisme.

Le groupe Al-Anon de Sainte-Maxime organise des réunions deux fois par mois, où l’anonymat y est respecté, afin de mieux appréhender les troubles liés à l’alcoolisme.

Né aux États-Unis en 1951, le groupe Al-Anon est arrivé dans l’Hexagone il y a maintenant soixante ans. Près de 30 000 groupes existent partout à travers le monde dont près de 200 en France. Parmi ceux-ci figure celui de Sainte-Maxime.

Mis en place dans les années 90, il a été en sommeil pendant une décennie, avant de renaître de ses cendres en 2018.

Dérivée des premières syllabes d’Alcooliques Anonymes, l’association Al-Anon vient en aide aux familles et aux amis de personnes dépendantes à l’alcool.

On estime qu’entre cinq à dix proches d’une personne alcoolique souffrent de cette situation. Le groupe de Sainte-Maxime se réunit chaque deuxième et quatrième vendredi du mois à 20 h, au second étage de la maison des associations. 

"Ce sont avant tout des moments de partage et d’échanges. Notre première règle est bien sûr de préserver l’anonymat. On ne se connaît que par le biais de notre prénom", souligne Christine, responsable cette année du groupe de la cité du Préconil (1).

Venir écouter

Isabelle, présente à la dernière réunion, tient à préciser: "Nous ne sommes pas là pour juger. Les personnes qui souhaitent nous rejoindre et assister à nos réunions ne sont pas dans l’obligation de parler, elles peuvent tout simplement venir pour écouter ou prendre des informations. L’objectif commun est avant tout de comprendre et de mieux vivre les situations auxquelles nous sommes confrontés, de près ou de loin. Nous vivons les mêmes souffrances. Ces échanges permettent de mieux appréhender les troubles liés à l’alcoolisme."

Un message qui peut avoir un impact sur toutes celles et ceux qui n’osent pas encore faire le premier pas.

On l’a compris, ces réunions sont basées avant tout sur l’écoute. Chacun est libre de témoigner de sa propre histoire, de son ressenti. "On estime qu’il faut assister au minimum à cinq réunions pour se sentir déjà mieux. Se retenir, ne pas dire, cacher, j’ai rangé beaucoup de choses dans ce que j’appelle mon sac de linge sale, il a suffi qu’un ami parle en réunion pour provoquer un flash-back sur des événements que j’ai vécus. Cela me permet aussi de comprendre certaines de mes réactions. Je repars alors avec de nouvelles solutions", précise Olivier. Des thématiques servent de fil conducteur lors de chaque réunion.

Al-Anon collabore étroitement avec les Alcooliques Anonymes. "Des réunions que l’on appelle ouvertes sont d’ailleurs organisées chaque troisième mercredi du mois, à 20 h toujours au second étage de la Maison des associations", rajoute Monique.

L’association n’a qu’un seul but : venir en aide aux familles et à l’entourage alors que la période du Covid-19 aurait semble-t-il augmenté le nombre de personnes souffrant d’alcoolisme. Les personnes désireuses de prendre contact avec l’association peuvent se renseigner au : 07.68.60.45.90.

 

Publié dans ALANON ALATEEN

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