AA et les médicaments

Publié le par kreizker

in "BOX 459", vol. 44, n° 3 - automne 2011

 

« Le membre des AA face à la médication et autres drogues »

 

‘Aucun membre des AA ne devrait jouer au médecin.’


Même s’il y a des changements majeurs dans les révisions à la brochure « Le membre des AA face à la médication et autres drogues », changements approuvés par la Conférence des Services généraux 2011, l’un des thèmes importants qui n’a pas changé entre l’ancienne et la nouvelle version, c’est « qu’aucun membre des AA ne devrait ‘jouer au médecin.’ Tous les conseils médicaux et les traitements devraient être donnés par un médecin qualifié. »
 

 

On traite davantage de cette question plus loin dans la brochure en partageant l’expérience suivante : « Comme plusieurs alcooliques éprouvent des difficultés avec les médicaments, certains membres ont adopté la position que les membres des AA devraient s’abstenir de prendre des médicaments. Si cette position a évité plusieurs rechutes, elle a aussi eu des effets désastreux chez d’autres personnes. »
 

Il est aussi dit dans le texte : « Il est également clair [par expérience] que s’il est mauvais de permettre ou d’encourager un alcoolique à redevenir dépendant de toute drogue, il est aussi mauvais de priver un alcoolique de sa médication qui peut réduire ou contrôler d’autres problèmes physique ou mentaux débilitants ».
Dans toute la brochure, y compris l’introduction et dans de nombreuses histoires, on insiste sur l’importance cruciale d’avoir une relation honnête et de coopération entre les membres des AA qui auraient besoin d’une ordonnance médicale pour des problèmes de santé sérieux et les médecins qui prescrivent cette médication.
 

 

Puisque le sujet même de la brochure comporte des décisions médicales importantes, nous avons demandé à un groupe de médecins amis des AA de réviser la brochure. Juste après l’introduction, il y a une nouvelle section intitulée : Note à l’intention des professionnels de la médecine. On y lit dans l’un des paragraphes de cette section : «

 

Comme nous l’avons dit dans l’introduction, certains membres des AA doivent suivre des traitements médicamentés. Cependant, notre expérience nous apprend que l’abus de médicaments d’ordonnance peut menacer l’atteinte et la poursuite de l’abstinence. Les suggestions que nous avons incluses dans notre introduction sont offertes pour aider les
membres des AA à trouver l’équilibre et à réduire les risques de rechute. »
 

 

Quelles sont certaines des « suggestions proposées dans notre introduction ? » Elles comprennent celle qui est mentionnée dans le premier paragraphe de cet article – « Aucun membre des AA ne devrait ‘jouer au médecin’ », et aussi :
 

 

• La participation active au programme de rétablissement des AA constitue la meilleure sauvegarde contre la rechute alcoolique.
 

 

• Soyez totalement honnête face à votre médecin et à vousmême au sujet de l’usage de médicaments. Informez votre médecin si vous oubliez une dose ou si vous prenez plus de médicaments que ce qui vous a été prescrit.   

 

• Dites à votre médecin que vous ne prenez plus d’alcool et que vous essayez de mettre en pratique un nouveau mode de vie.

 

Informez immédiatement votre médecin si vous avez envie d’augmenter votre dose de médicaments ou si vous éprouvez des effets secondaires qui vous font sentir plus mal.

 

• Soyez attentif aux signes d’un changement de comportement quand vous commencez une nouvelle médication ou quand on modifie la posologie.

 

• Si vous avez l’impression que votre médecin ne comprend pas votre problème, envisagez de consulter un médecin qui a de l’expérience dans le traitement de l’alcoolisme.

 

• Remettez un exemplaire de cette brochure à votre médecin.

 

La version révisée de cette brochure est maintenant offerte par le BSG (FP-11 ; 25¢)

 

Publié dans box459

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
K
et qu'en est-il de l'emploi du baclofène dans un cadre thérapeutique, prescrit par un médecin ? Je suis sûre pauvre membre d'une secte qui ne dit pas son nom que n'accepterais pas que ce pauvre
malheureux malade de l'alcool en prenne pour stabiliser sa maladie...Vous êtes vraiment des sectaires vous autres....Mais quand allez vous une fois enfin ouvrir les yeux, nous ne sommes plus dans
les années 30, à l'époque de la Prohibition vous savez
Répondre