AL-ANON ALATEEN à Saint-Bruno (Québec)

Publié le par kreizker

 

in "Le Journal de Saint-Bruno/Saint-Basile" (Québec), 8 octobre 2014

 

 

Une aide aux proches d’alcooliques à Saint-Bruno

 

Les groupes familiaux Al-Anon et Alateen oeuvrent partout dans le monde pour aider les familles et les amis des alcooliques à se rétablir des conséquences de cette maladie. À Saint-Bruno, des réunions ont lieu tous les mercredi soirs.

«À la différence des Alcooliques Anonymes, qui aident les alcooliques, nous tentons d’aider leurs proches», explique Joséphine Corona, une femme qui a choisi ce pseudonyme évocateur pour préserver son anonymat et faire un pied de nez à la maladie dont un de ses proches est atteint. Car, pour cette résidante de Saint-Bruno, l’alcoolisme est bel et bien une maladie.

«Souvent, on fait l’erreur de considérer l’alcoolisme comme un vice. Plus on tente d’aider l’alcoolique à s’en sortir, plus il boit», explique-t-elle.

À Saint-Bruno, les membres d’Al-Anon et d’Alateen se réunissent le mercredi soir à la United Church, au 25, rue Lakeview, à partir de 20h, en toute intimité, pour partager leurs difficultés et se faire aider.

Les rencontres sont libres et ouvertes à tous. Il n’y a pas de chef, et personne n’est obligé de parler. L’anonymat est obligatoire.

 

Tabou

«L’alcoolisme touche 40 millions de personnes en Amérique du Nord. Cette maladie est très présente partout au Canada, et aussi à Saint-Bruno. Nous avons, ici, un noyau dur d’une trentaine de personnes, mais vu l’ampleur du problème, nous devrions avoir beaucoup plus de monde», explique Joséphine.

Il faut dire que l’alcoolisme est encore tabou, surtout pour les proches d’alcooliques.

«Il est plus facile pour un alcoolique d’aller aux Alcooliques Anonymes que pour un proche de venir à nos rencontres. On se dit que ce n’est pas nous qui avons un problème, c’est l’autre. Finalement, après avoir tout essayé, on vient frapper à la porte d’Al-Anon. Le plus dur, c’est de franchir ce premier pas.»

À Saint-Bruno, toutes les classes sociales sont représentées, d’où l’importance de respecter l’anonymat.

«Tout ce que vous entendez ici, tout ce que vous voyez ici, reste ici», conclut Joséphine.

Une étude d’Éduc’alcool, réalisée en 2012 au Québec, indique qu’environ 7 Québécois sur 10 sont d’accord pour dire que «boire deux ou trois verres par jour, 5 ou 6 jours par semaine, ça rend alcoolique» (76 %), et qu’«une cigarette est plus nocive qu’un verre d’alcool» (74 %).

Publié dans ALANON ALATEEN

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