BACLOFENE ? Vous avez dit "baclofène" ?

Publié le par kreizker

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Pas si mal vu peut-être       ?

 

 


 

L'Agence du Médicament Française a donné son feu vert officiel à l'utilisation du baclofène dans le traitement de l'alcoolisme via une procédure d'autorisation temporaire, le 14 mars 2014

 

in "Le Nouvel Observateur", 14 mars 2014

 

Pour Pierre Veissière, psycho-sociologue, ce décontractant musculaire peut apporter du confort à certaines personnes mais pas, par sa seule action, guérir l’alcoolisme.

 

Je ne suis pas contre le Baclofène mais je reste circonspect face à l'enthousiasme que ses résultats déclenchent. Il peut aider certaines personnes mais je doute qu’il guérisse, à lui tout seul, les alcooliques.
 

Abstinence et groupe d’entraide

Mon expérience m’a montré que le meilleur moyen pour sortir de l’alcoolisme est de combiner abstinence et groupe d’entraide. 

 

On devient alcoolique pour soigner un mal-être : une trop grande timidité par exemple. L’alcool joue le rôle d’une pilule miracle qui supprime cet état et l’on se sent beaucoup mieux… jusqu’à ce qu’au contraire les troubles empirent. 

 

Pour se sevrer, une personne alcoolique doit rompre avec l’alcool en étant entourée et encouragée. Elle a besoin de se construire une nouvelle identité dans laquelle elle sera plus à l’aise. Il faut qu’elle réussisse à remplacer la vie artificielle de l’alcool par, cette fois, une vraie vie.

 

Certes, le Baclofène peut aider mais, pour se libérer de l’alcoolisme, il faut surtout changer de façon de vivre et pour ça, je doute que la chimie soit suffisante.

 

Efficace pour certaines personnes

Chez les buveurs excessifs, ceux qui ont besoin de limiter leur consommation d’alcool sans pour autant l’arrêter complètement, ou ceux qui ont des pulsions d’alcool soudaines et très fortes, le Baclofène peut apporter un certain confort, comme une sorte de régime, avec un verre de temps en temps. 

 

Chez les alcoolo-dépendants, cette possibilité de boire de temps en temps me paraît complètement exclue car une obsession du prochain verre peut très vite se développer. Sans compter les rechutes qui risquent d’être très graves. 

 

Nous manquons de recul 

Cela dit, je suis ravi que les études sur le Baclofène se poursuivent, avec cette fois une expérimentation en vraie grandeur, car nous manquons de recul. 

 

Les derniers tests connus mesurent un temps d’abstinence très court (six mois, un an) et les convaincus actuels ont 4-5 ans maximum d’expérience. C’est bien peu et cela ne permet pas de tirer de véritables conclusions. 

 

Guérir totalement de l’alcoolisme du jour au lendemain ? Si certains se sentent libérés durablement, et sans trop d’effets secondaires, ce sera déjà un résultat fort appréciable. 

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