BORDEAUX, samedi 13 février 2010

Publié le par kreizker

AA Information publique
samedi 13 février, à 14 heures à la Maison des associations



Mercredi 10 Février 2010  (in SUD-OUEST)

MÉRIGNAC, ALCOOLIQUES ANONYMES.
Anciens malades, familles et ados veulent transmettre le message de leur calvaire à l'extérieur. Rendez-vous samedi à la Maison des associations


Ils tombent les masques

Contre la tentation, il y a le téléphone, la littérature, les réunions et la solidarité. (Photo D. M.) 
Contre la tentation, il y a le téléphone, la littérature, les réunions et la solidarité. (Photo D. M.)

Ils ont pour ainsi dire gravi tous les échelons de l'association : « Au début, on accueille les gens et on sert le café. Puis on se raconte et on parraine un nouveau. Aujourd'hui, nous animons des séances d'information publique pour aider les professionnels de santé, les éducateurs, les associations, bref, tous ceux qui peuvent être en contact avec des alcooliques et ne savent que faire. Et bien sûr, tout le monde peut y participer. »

Thierry et Brigitte sont fiers de leurs « galons ». « Si cela a marché pour nous, c'est aussi bon pour les autres. Espoir est un mot-clé ». AA les a fait renaître. Ils sont reconnaissants.

Face au public, ils exposeront leur vécu, comme des adhérents de Al-Anon et d'Alateen viendront témoigner en tant que parents, amis ou enfants de malades (1). Tous veulent faire circuler le message à l'extérieur.


Une maladie émotionnelle

Thierry a commencé à 10 ans avec des panachés. Puis les fêtes, inconcevables sans boire. Les tremblements au boulot, l'ivresse au volant, la cellule de dégrisement, la violence conjugale. L'obsession de la bouteille. Deux litres de whisky par jour. Surtout ne pas être en manque. Physique et mental, le mal détruit.

« Début 2004, j'ai rencontré quelqu'un d'Alcoolique Anonyme. On ne vous dit jamais c'est le dernier verre, mais essaie pour une journée. Au départ, on est abstinent malheureux. Maintenant, je suis abstinent heureux. Mais rien n'est réglé. Dès que je ressens le besoin d'aide, je téléphone pour partager et me libérer. Il faut se protéger tous les jours car on garde une part de fragilité et on n'est jamais à l'abri de ses émotions. C'est une maladie émotionnelle. À la moindre joie ou la moindre peine, l'envie peut revenir. » Thierry affirme qu'il y a des outils contre la tentation : le téléphone, la littérature, les réunions. C'est-à-dire les potes d'AA.


Le tabouret à trois pieds

C'est une souffrance intime qui l'a fait basculer. Avec des phases successives de boulimie, d'anorexie et d'alcoolisme. Un mari qui buvait, un enfant qui trinquait, un autre qui fumait du cannabis, un troisième qui sombrait dans la dépression. « Une hospitalisation m'a mise sur le chemin d'AA. J'ai pensé que la solution était là », se souvient Brigitte. « Ma détresse était telle que j'avais besoin de rencontrer des gens qui me portent de l'attention. Qui me montrent la voie de la stabilité, de la paix intérieure. »

La jeune femme a tiré un trait sur trente ans de galère : « On se rétablit, on ne guérit jamais ». Tous deux affirment que la reconstitution du noyau familial est une victoire immense. Ils ont retrouvé une cellule unie et l'amour qui avait fait longtemps défaut. « Le bonheur revient avec l'équilibre : au niveau associatif, familial et professionnel », assure Thierry. Qui appelle cela le tabouret à trois pieds.


AA Information publique samedi 13 février, à 14 heures à la Maison des associations. AA Bordeaux : 05 56 24 79 11. AL-Anon ou Alateen : 05 56 98 02 09.

Publié dans AA france

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