"Face à l'alcoolisme d'un proche, une solution"

Publié le par kreizker

in "Le pays Gessien" (France), 11 décembre 2014

 

Les groupes familiaux de l'association Al-Anon (contraction d'Alcooliques Anonymes) qui en compte environ 26 000 répartis sur 110 pays, permettent aux personnes, dont la vie est affectée par l'alcoolisme d'un proche, de se réunir.


Les premiers groupes furent créés en 1941 aux Etats Unis, après ceux des Alcooliques Anonymes par l'épouse d'un des fondateurs, persuadée que l'alcoolisme est un mal familial et qu'un changement d'attitude est indispensable. Elle décide alors de lancer ces réunions basées sur le partage de leurs expériences, de leur force et de leur espoir.

Le groupe du Pays de Gex, basé à Saint-Genis, accueille des personnes de toute la région jusqu'en Haute-Savoie. Dans cet espace d'échanges, tous les vendredis soirs, le modérateur laisse parler ceux qui le désirent, sans jamais qu'ils ne jugent ou conseillent.

Chacun peut apporter son témoignage ou son soutien dans le respect de l'anonymat. En effet tout ce qui se dit en réunion ou à l'extérieur, entre les membres, est confidentiel pour garantir la liberté d'expression autant des expériences que des pensées et des sentiments.
Ils s'appuient sur le programme Al-Anon basé lui-même sur les douze étapes des Alcooliques Anonymes, revues et adaptées aux besoins de l'entourage.

 

alanon

Al-Anon, affilié à aucune secte, entité religieuse ou politique, propose des publications et ouvrages variés.


Les membres essayent de les appliquer dans leur vie quotidienne et souvent se les approprient pour en faire une philosophie de vie sur laquelle ils peuvent s'appuyer pour évacuer leur détresse et connaître une vie plus sereine.

Marie (pseudonyme) explique : « Ces rencontres et nos échanges par téléphone nous aident d'abord à sortir du déni et à accepter. Personnellement, j'ai compris que c'était une maladie et que je n'étais plus seule face à elle, grâce à cette compréhension mutuelle. Réaliser que je n'en étais pas responsable m'a permis aussi d'arrêter de culpabiliser. Ainsi j'ai pu adopter une attitude nouvelle face à mon mari, qui m'amenait à ne plus le protéger face à son alcool et à ses conséquences, lui laisser ses responsabilités et être plus ferme. Je ne rentrais plus dans son jeu. Personne ne me disait ce que je devais faire mais à travers les témoignages je décidais ce que je pouvais faire. A l'époque je vivais l'enfer et ce groupe m'a sauvé la vie. » Aujourd'hui son mari est sobre, mais elle continue à venir aux réunions car elle n'est bien sûr pas à l'abri d'une rechute, mais c'est aussi principalement pour elle, un devoir de transmettre à son tour tout ce qu'elle a reçu.

Publié dans ALANON ALATEEN

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