Les AA de Montréal célèbrent leurs 70 ans

Publié le par kreizker

in "Le Journal de Montréal", 8 octobre 2014

 

La première rencontre des Alcooliques anonymes à Montréal a eu lieu dans un appartement de la rue Victoria. Soixante-dix ans plus tard, le mouvement aide encore des milliers de membres à demeurer sobres.

 

En 1944, un petit groupe d’anglophones se réunissait dans un appartement montréalais pour tenir la toute première réunion des Alcooliques anonymes au Québec. Soixante-dix ans plus tard, le regroupement aide toujours des milliers de membres à rester sobres... un jour à la fois.

 

Il s’appelait Dave B. et il était alcoolique; «un cas lourd», disait-on au Pavillon Burgess de l’Institut Douglas où il a séjourné à plusieurs reprises dans les années quarante. C’est dans les jardins de l’ancien Hôpital Douglas que ce commis de banque a fait la rencontre du Dr Travis E. Dancey, un psychiatre qui lui avait suggéré la lecture d’un livre : Alcoholics Anonymous, surnommé the Big Book.

Ce «gros livre» portant sur les fondements du mouvement AA né aux États-Unis en 1935 est la bible des membres. Ses deux fondateurs, Bill Wilson et Bob Smith, étaient deux alcooliques qui cumulaient les rechutes avant de se tourner vers une approche plus spirituelle.  

 

CANADA

 

Au vieux forum    

On raconte que Dave B. aurait d’abord jeté le livre au bout de ses bras avant de le lire et de décider de démarrer un regroupement des Alcooliques anonymes à Montréal.

«Il faut comprendre qu’à l’époque on internait les alcooliques pour les protéger d’eux-mêmes. On les désintoxiquait, ils retournaient chez eux et recommençaient à boire», raconte Pierre V., archiviste pour le regroupement des AA à Montréal et membre depuis 22 ans.

Peu à peu, les membres qui se réunissaient chez Dave B. deux fois par semaine ont quitté l’appartement de la rue Victoria.

Après la parution d’un article dans le journal The Gazette au début de l’hiver 1945, on loua une salle au Forum de Montréal pour 10 $ par mois.

 

Francophones    

Des francophones se sont joints au mouvement qui gagnait en popularité. Au groupe du lundi s’est ajouté un groupe le mardi, puis le mercredi et finalement tous les jours de la semaine.

Pour Thomas G., membre depuis 33 ans, le succès des AA repose sur la simplicité de la méthode.

«C’est un mode de vie fondé sur l’entraide, le partage d’expériences. Il n’y a pas de patron, pas de pression, pas de jugement. On n’insiste pas sur l’engagement, la collecte d’argent ou la religion. Si tout le monde vivait comme nous, ce serait fantastique!»

L’organisation serait aujourd’hui présente dans 162 pays et compterait 1,3 million de membres au Canada et aux États-Unis. 

 


 

A propos de Dave B.  :  http://0z.fr/N4tsL

 


      

 

70 ans de AA au Québec : tout a commencé ici!    

 

Jeudi 9 octobre, l’Institut Douglas a eu le plaisir et l’honneur de souligner 70 ans de collaboration avec l’organisme des AA (Alcooliques Anonymes) du Québec avec le dévoilement d’une plaque anniversaire au pavillon Douglas Hall.

Le maître de cérémonie, Dr John Sader, a présenté les invités, nombreux, qui ont participé à l’événement en présence de Lynne McVey, Directrice général de l’Institut et de Dr Jacques Tremblay, président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de l’Institut Douglas.

Quand on pense au chemin parcouru par le mouvement de Alcooliques Anonymes, il y a de quoi être fier : depuis le travail de Dave B., ce patient qui permis aux AA de s’implanter au Québec à la suite d’une rencontre dans les jardins du Douglas, jusqu’à aujourd’hui, quelle évolution!

Les AA comptent aujourd’hui 12 000 membres rien que dans la région de Montréal. Merci à tous et longue vie à un organisme qui permet à des milliers de gens de demeurer sobre, un jour à la fois.

 

aa-plaque

 

Publié dans AA Québec

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