in "Canoe.ca", 29 octobre 2011
MONTRÉAL – Près d’un millier de personnes étaient attendues samedi au congrès annuel des Alcooliques anonymes (AA) de la grande région de Montréal, qui fêtent cette année les 50 ans de l’arrivée de l’organisation au Québec.
Les Alcooliques Anonymes fêtent aujourd’hui leur 50 ans d’existence dans le cadre de leur congrès annuel au Centre des Sciences de Montréal, à
Montréal en ce samedi 29 octobre 2011.
Des conférences sont données toute la journée par des médecins et des psychologues et des membres qui racontent leur histoire, en français, en anglais et en espagnol. Une place est aussi laissée aux proches des membres.
«Tout ce qui est fait ici, c’est du bénévolat et de l’accompagnement», a expliqué Diane, abstinente depuis 18 ans.
Le congrès met aussi en évidence les 50 ans des AA du Québec, qui comptent aujourd’hui plus de 30 000 membres.
Ceux-ci tentent de se renouveler et ont une approche particulière envers les jeunes. «Récemment, nous étions au collège Charlemagne et nous avons rencontré 150 étudiants. On explique notre mission et on souligne les risques de l’alcoolisme. On le fait gratuitement et on ne demande pas d’argent. Nous offrons ce service à toutes les écoles qui nous appellent», a indiqué Réjean, membre des AA depuis 24 ans.
Le Grand Nord
Ce n’est pas le seul public à risque que l’organisme, qui compte plus de deux millions de membres au Canada et aux États-Unis, tente d’accompagner.
«En 2009, je suis allé sur l’île de Moose Factory, à la frontière de l’Ontario et du Québec, près de la baie d’Hudson. Là-bas, l’alcool décime les communautés», a expliqué Réjean.
«Il était interdit d’avoir de l’alcool sur l’île, mais les "bootleggers" étaient légion. Là-bas, l’alcool est consommé derrière des portes closes, dans des logis privés. Ça crée beaucoup de malheurs dans les familles», a ajouté Pierre, qui a cessé de consommer de l’alcool il y a trois ans et neuf mois. C’est sur cette île qu’il a rencontré Réjean et qu’ils sont devenus amis.
Pierre anime aussi une émission de radio communautaire au 101,1 FM où des AA viennent témoigner quotidiennement.
L’organisme s’est aussi adapté à l’ère numérique et tient des vidéoconférences, mais se méfie des réseaux sociaux, où l’anonymat sacré des AA ne peut pas être respecté.

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