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Alcool Ils ont arrêté de boire !

Publié le par kreizker

in "Le Télégramme" (France, Bretagne), 11 mars 2014

 

FRANCE 134 

 

Chaque vendredi, le groupe guingampais des Alcooliques anonymes se retrouve. Caroline (prénom d'emprunt) et Hervé racontent leur galère et comment ils ont réussi à arrêter de boire. Dans cette association, ils trouvent le soutien dont ils ont besoin dans leurs combats pour ne pas replonger.

Depuis sept ans, Hervé, 53 ans, n'a pas avalé une goutte d'alcool. Caroline (prénom d'emprunt), 58 ans, résiste depuis deux ans et demi. À la table des Alcooliques anonymes, ils partagent un café. Il est 18 h 30. Dans deux heures, ils seront rejoints par les autres membres du groupe guingampais de cette association, pour leur réunion hebdomadaire. « J'ai commencé l'alcool à la quarantaine », se rappelle Caroline. « On ne se rend pas compte... On tombe progressivement dedans. Au début, c'était l'alcool festif et occasionnel ». L'alcool va ensuite lui servir « à panser » ses blessures après un divorce. « Je ne pouvais plus m'arrêter de boire. Je me cachais. Je tremblais le matin. En buvant, mes tremblements s'arrêtaient ». Pour Caroline, c'est « la dégringolade. Je n'avais plus le choix. C'était du matin jusqu'au soir ». Le 11 septembre 2011, elle a croisé la mort : « J'étais seule chez moi. Je me suis fortement alcoolisé. Quand ma fille est venue chez moi, je n'ai rien entendu. Ils ont été obligés de défoncer la porte ». Le SAMU intervient et la transporte à l'hôpital. « Je me suis rendu compte alors de mon problème ».

 

FRANCE 134a

Après avoir frôlé la mort en 2011, Caroline a poussé la porte des Alcooliques Anonymes. Depuis, elle assiste à trois réunions hebdomadaires.

 

« C'est mon médicament »

Après avoir pris un traitement médicamenteux pendant deux mois, elle pousse la porte des Alcooliques anonymes : « C'est le plus beau jour de ma vie. Depuis, je n'ai jamais raté une réunion. L'alcool est partout. Je suis très fragile. Sans les réunions, je ne donne pas cher de ma peau ». Caroline assiste ainsi à trois réunions dans la semaine : « C'est vital pour moi. C'est mon médicament. Ce n'est pas facile. Il faut s'accrocher. Aujourd'hui, j'ai une nouvelle vie ». Hervé, le responsable du groupe de Guingamp, connaît bien, lui aussi, le fléau de l'alcool : « Quand j'ai arrêté de boire, je ne pouvais plus me regarder dans la glace. C'est comme une drogue. C'est de la souffrance. J'étais obligé d'aller en acheter tous les jours. Je ne pouvais vivre sans. Les doses augmentaient. C'est très progressif ». Le quinquagénaire habite en campagne. Sa maison s'était transformée « en troquet ». Ivre au volant, il multiplie les accidents de voiture. La justice le rattrape. Hervé continue pourtant à boire. « J'ai eu des obligations de soins. Je ne faisais rien à ce moment-là. Je n'étais pas prêt. Le déclic et venu quand j'avais 47 ans. C'était un 17 septembre. C'est le plus beau jour de ma vie. Je me suis dit : C'est aujourd'hui que j'arrête de boire ». À partir de ce jour, il accepte de se faire aider. Après avoir vu son médecin, il va en cure en Bégard : « À ma troisième semaine de cure, je suis venu en réunion ici. Je n'ai plus lâché après ». Il coupe avec son ancienne vie.


« Un travail à faire sur soi-même »

Au bout de quelques mois, il prend du service au sein des Alcooliques anonymes. « J'ai récupéré la clé du local au bout de six mois. On m'avait fait confiance ». Aujourd'hui, c'est lui qui ouvre la porte à ceux qui veulent arrêter de boire : « J'ai pour rôle de transmettre l'information. Les Alcooliques anonymes, ce n'est pas que l'alcool. Il y a un travail à faire sur soi-même. On a un programme de vie. On a des livres. On a une façon de gérer le problème avec ce programme ». Ici, on peut toujours compter sur des amis qui ne vous jugent pas. « Quand on a envie de boire, on se téléphone », témoigne Caroline. Chaque vendredi, le groupe de Guingamp se retrouve dans son local du 72, rue Yves-Mazé à Guingamp. Ils sont entre 15 et 18 à partager le café lors de ces réunions. L'alcool touche ici tous les milieux sociaux et toutes les professions. Ceux qui franchissent la porte guingampaise des AA ont 50 ans en moyenne et les hommes représentent les deux tiers. « C'est zéro alcool jusqu'à la fin de nos jours. On doit rester vigilant mais on peut s'en sortir avec nos réunions », conclut Hervé.

Pratique
Alcooliques anonymes, 72, rue Yves-Mazé à Ploumagoar. Réunion tous les vendredis, à 20 h 30. 

Publié dans AA Bretagne

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HONDURAS Alcohólicos Anónimos®

Publié le par kreizker

HONDURAS 50 talanga grupo nuevos horizontes

Grupo "Nuevos Horinzontes" - Talanga

 

HONDURAS 51 talanga grupo 6 de mayo

 

HONDURAS 51a talanga grupo 6 de mayo

Grupo "6 de mayo" - Talanga

Fondé le 6 mai 1986

 

HONDURAS 52 grupo superacion

Grupo "Superacion"

Bacadia

Fondé le 29 janvier 2002

 

HONDURAS 53 grupo una luz en el oriente

HONDURAS Alcohólicos Anónimos®

Grupo "Una luz en El Oriente"

Fondé le 31 août 1973

 

Publié dans AA Monde

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AA

Publié le par kreizker

RUSSIE 61

Russie

 

gratitude prayer

Prière de la gratitude

Voir aussi : http://0z.fr/2Nb2w

 

860 5 basics

Les 5 points de base

Demander de l'aide

Ne pas boire

Aller en réunion

Avoir un parrain

Faire du service

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BRESIL Alcoólicos Anônimos

Publié le par kreizker

 BRESIL 284 natal RN grupo soledade

 

BRESIL 284a natal RN grupo soledade 

 


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Grupo "Soledade"

Av. Itapetinga, Pista lateral 645 - Potengi - Natal 59108-120  - Rio Grande do Norte

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