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Vu en AA

Publié le par kreizker

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«Je prenais une caisse de 24 tous les jours pour survivre» – Mickaella

Publié le par kreizker

in "L'Express" (Drummondville, Québec), 27 Janvier 2021

Le confinement a affecté la consommation de Mickaella.

Le confinement a affecté la consommation de Mickaella.

TÉMOIGNAGE. Pendant le confinement, Mickaella habitait dans un appartement à Drummondville avec sa fille. Du matin au soir, elle avait une bouteille de bière à la main pour s’enivrer. L’alcool a coulé à flots dans ses veines, jusqu’à ce qu’elle décide de se prendre en main. Cinq mois plus tard.

 

Âgée de 24 ans, Mickaella a trois enfants. Il y a deux ans, sa première fille est née. Six mois plus tard, la jeune femme est tombée enceinte de jumeaux. Un choix déchirant s’est présenté à elle. «J’ai fait adopter mes jumeaux parce que j’étais séparée du père qui était alcoolique et toxicomane. Je ne pouvais pas être seule avec les trois enfants. Les jumeaux ont été adoptés par une bonne famille. On se parle souvent et ils m’envoient des photos. On a une belle relation», explique-t-elle, avec franchise.

Lorsque Mickaella s’est séparée de ses deux enfants, un vide l’a habité. La jeune mère a sombré dans la consommation d’alcool pour oublier ses soucis. Dès la nuit tombée, une gardienne s’occupait de sa fille pendant qu’elle faisait la tournée des bars. Plusieurs mois se sont déroulés ainsi, jusqu’à l’arrivée de la pandémie.

«Quand le confinement a commencé au mois de mars, j’ai arrêté de sortir. Je me suis mise à boire à la maison. J’ai découvert que l’alcool faisait disparaître mon anxiété», prononce celle qui était sans emploi.

Mickaella se sentait dépassée par les événements. «J’étais seule à la maison avec mon enfant. Elle est hyperactive. Il faut toujours faire quelque chose avec elle. Je n’avais plus l’énergie et je ne savais pas comment m’y prendre. En buvant de l’alcool, ça me donnait l’énergie nécessaire pour être présente pour ma fille.»

La Drummondvilloise ressentait le besoin d’augmenter sa consommation d’alcool. «Vers le mois de juillet, je prenais une caisse de 24 par jour pour survivre. Mon taux d’alcool était assez haut dans mon corps. Dès que j’arrêtais ou je réduisais ma quantité, je tombais en sevrage. Je n’étais plus capable de faire mes journées», prononce-t-elle, en un souffle.

L’élément déclencheur

La jeune femme a atteint un point de non-retour, à la fin de l’été. «À la mi-août, j’ai fait une crise de panique pour la première fois de ma vie. Je me suis rendue à l’hôpital. Une de mes amies est venue chez moi pour garder ma fille. C’était tellement sévère que je n’avais plus d’oxygène dans mes bras et dans mes jambes. Je ne sentais plus mon visage», se remémore-t-elle, en frissonnant.

À ce moment précis, un déclic s’est produit chez Mickaella. La jeune femme a réalisé que sa consommation d’alcool était problématique. Elle devait reprendre le contrôle de sa vie. «C’est là que j’ai commencé à aller chercher de l’aide.»

Cette dernière s’est rendue dans un centre thérapeutique pour traiter sa dépendance. Mickaella a aussi rejoint les Alcooliques Anonymes (AA) pour la supporter dans son cheminement. «Je faisais au moins un meeting par jour. Je faisais mes rencontres même quand j’étais en thérapie.»

Pendant que la jeune femme soignait ses blessures, la Protection de la jeunesse (DPJ) est arrivée dans le décor. «Le 26 octobre, la police est venue chez moi. Ils ont retiré ma fille parce qu’ils pensaient que je continuais de consommer, raconte-t-elle. Pourtant, j’étais sobre depuis le 4 septembre. Je ne voulais pas que ma fille aille en famille d’accueil. C’est ma mère qui l’a prise en charge.»

Vers le rétablissement

Mickaella s’est sortie la tête de l’eau grâce à sa détermination. «Je fais des démarches pour ravoir ma fille à la maison. Je dois faire du dépistage. Je sais que si je consomme et que je me fais prendre, je ne retrouverai pas ma fille, appuie-t-elle. Je fais aussi tout ça pour moi-même. Je sais que je ne veux pas retourner à la personne que j’étais avant. Je ne veux pas tout perdre encore.»

Si autrefois les pensées de Mickaella étaient endormies par des boissons alcoolisées, l’esprit de la jeune femme est dorénavant lucide. Elle s’implique activement dans les AA afin d’éviter les rechutes. Une marraine l’accompagne au quotidien pour l’appuyer dans ses hauts comme dans ses bas.

La jeune mère certifie que les AA ont eu un impact positif dans sa vie. «Le premier appel est important. Il y a toujours une ligne téléphonique qui est ouverte chez les AA. Ça vaut la peine de téléphoner pour voir si l’alcool est un problème pour nous. On peut avoir l’information et on peut commencer à s’aider et à s’en sortir.»

Il y a quelques semaines, la jeune mère est retournée à l’emploi, à son grand bonheur. Pour le futur, Mickaella rêve de retourner aux études pour décrocher un diplôme en tant qu’intervenante en toxicomanie.  À son tour, elle souhaite aider son prochain.

Pour ceux qui en ressentent le besoin, vous pouvez appeler au (819) 478-7030.

 

Publié dans AA Québec

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"Les Alcooliques Anonymes, contre vents et marées"

Publié le par kreizker

in "L'Express" (Drummondville, Québec), 27 Janvier 2021

ALCOOL. Même si l’organisation des Alcooliques Anonymes (AA) est considérée comme un service essentiel, plusieurs groupes ont dû suspendre leurs activités à cause des restrictions sanitaires et du couvre-feu, ce qui a entraîné la rechute de plusieurs membres.

 

«Avant la pandémie, seize groupes étaient ouverts. Les gens se rencontraient plusieurs fois par semaine. Certaines personnes faisaient deux rencontres par jour. À cause de la COVID-19, plusieurs groupes ont fermé», soutient la responsable du comité d’information publique AA Drummond, Denise.

Étant un service essentiel, certains groupes ont décidé de conserver les rencontres en présentiel. Plusieurs règles sanitaires doivent être respectées. «On n’avait pas le droit à plus de 25 personnes. On n’avait pas le droit au micro. Il fallait avoir un registre des personnes avec leur numéro de téléphone. On avait la distanciation et le nettoyage de la salle avant et après. C’était très exigeant», concède-t-elle.

Le couvre-feu a été fatal pour les quelques rencontres en soirée. «Ça a éliminé les réunions de soir. Pendant la semaine, les rencontres se déroulent sur l’heure du midi. Pour ceux qui travaillent le jour, ce n’est pas évident de venir nous rencontrer.»

L’organisation s’est rapidement tournée vers le format virtuel. «On anime des réunions avec la plateforme Zoom, mais ce n’est pas tout le monde qui est familier avec ça. Aussi, ce n’est pas tout le monde qui a l’argent pour avoir Internet. Il y a beaucoup de personnes âgées qui ont de la difficulté à utiliser la technologie.»

Perte du contact humain

Le contact humain et le sentiment d’appartenance représentent le cœur de l’organisation des AA. «La chaleur humaine est importante. Quand une personne arrive dans un groupe, il y a des gens qui l’accueillent. Ils vont s’asseoir à côté de la personne. On mise beaucoup sur l’entraide et ça va mieux quand on peut se voir», exprime Denise.

Les rencontres virtuelles ont démotivé plusieurs participants à cause du manque de proximité.

Pour sa part, Yvon est un membre actif depuis deux ans. L’homme de 64 ans s’est rangé vers la sobriété dès son arrivée dans les AA. Le Drummondvillois a eu de la difficulté à s’adapter aux changements reliés au confinement.

«Assez rapidement, les réunions des AA se sont transférées sur Zoom. Je ne trouvais pas ça chaleureux. C’était à distance. Je n’ai pas mordu beaucoup. On fait les Alcooliques anonymes pour être en groupe. On se rencontre et on s’encourage. Tout ça a été réduit et arrêté un moment donné», raconte celui qui a eu le réflexe de s’écarter.

Yvon s’isolait de plus en plus. Les frustrations s’accumulaient. «Je ne pouvais plus voir mes petits-enfants et mes filles. Je ne pouvais pas sortir comme je voulais. Il y avait plusieurs files d’attente dans les magasins. Il y a eu une certaine fatigue.»

Cet été, l’homme a flanché. «Un moment donné, je me suis rendu au IGA. Il y avait une file d’attente dehors. Je me suis déplacé jusqu’au Maxi, il y avait une autre file d’attente. Entre les deux, il y avait la SAQ et il n’y avait pas de file d’attente. Je me suis payé un bon 10 oz.»

 

Rechute et culpabilité

Pendant dix jours, Yvon s’est enfermé dans son appartement en buvant sans arrêt. Spiritueux, bière et vin, tout y passait. «En tant qu’alcoolique, je ne digère pas l’alcool de la même façon. Dès que je commence à consommer, au lieu de m’enlever la soif, ça me la donne. Il faut que je m’enivre.»

«On devient honteux. On n’appelle plus ses proches. On a honte de soi. On s’enferme. On se magane. On se lève le matin et ça ne va pas bien. La meilleure façon de se replacer, c’est de reprendre une consommation», ajoute-t-il.

Envahi par la culpabilité, Yvon a décidé de se redresser en renouant avec ses bonnes habitudes. «Lorsqu’on a connu l’abstinence, on sait qu’on peut s’en sortir. On sait que l’alcool ne mène à rien, soutient-il. Je prenais conscience du bien-être que j’avais lorsque je ne consommais pas. Je savais que je pouvais m’en sortir.»

Le Drummondvillois a repris contact avec les AA pour se greffer à un groupe, ce qui lui fit le plus grand bien. Depuis les dernières semaines, l’homme de 64 ans est ravi de pouvoir assister à des rencontres en présentiel.

«Ça me permet de me sortir de mon isolement. Je partage avec d’autres. Je me sens utile parce qu’il y a des nouveaux qui arrivent. Ça m’occupe et ça renforce mon sentiment d’appartenance. Je retourne à la vigilance qui m’habitait autrefois.»

Au moment d’écrire ces lignes, les AA ont six groupes en présentiel et trois en virtuel.

Malgré le contexte qui peut sembler difficile, l’organisation des AA sera toujours présente pour supporter les personnes en difficulté, rappelle Denise.

«AA, ça vaut la peine et je sais que ça change une vie. Par amour pour soi, ça vaut la peine de faire l’effort de téléphoner et d’aller dans les rencontres. Le plus vite on va pouvoir ouvrir des salles, le mieux ça va être pour tout le monde», conclut-elle.

Rappelons que le Défi 28 jours sans alcool est du 1er au 28 février.

 

Publié dans AA Québec

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MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®

Publié le par kreizker

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8a. Oriente #34 B Entre 11a y 13a. Sur - Tapachula - Chiapas

 

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Grupo "Nuevo Camino"

Av. Tercera Sur Pte. - Las Canoitas - Tuxtla Gutiérrez - Chiapas

Fondé le 1° Septembre 2012

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