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Moins d'Alcooliques Anonymes participent aux réunions en virtuel

Publié le par kreizker

in "Le Devoir" (Québec), 18 Janvier 2021

Le retraité montréalais Pierre D. (on n’utilise que le prénom et l’initiale du nom de famille chez les Alcooliques Anonymes) déballait depuis plus de trois quarts d’heure son sac personnel, comme le veut la tradition des témoignages dans une réunion des Alcooliques Anonymes (AA) vendredi matin, quand il a lâché pour une ixième fois sa formule visiblement préférée : « Pour faire une histoire courte… ».

Son récit autobiographique a effectivement coupé les coins ronds et traversé certaines décennies au pas de charge. Mais toujours sans tabous. Pierre D. a parlé de son enfance malheureuse et de ses parents maltraitants. De sa découverte des plaisirs solitaires à l’adolescence. De sa rencontre à 19 ans avec Huguette, danseuse en club, qui l’a initiée à « la boisson et aux plaisirs sexuels ». Elle le battait elle aussi. De sa plongée dans l’alcoolisme comme barman puis propriétaire de club de strip-tease. De ses tentatives d’abstinence, parfois sur plusieurs années. De ses rechutes nombreuses.

Pierre D. a fini par évoquer le moment charnière de sa vie quand deux cancers et des traitements de chimiothérapie l’ont décidé à visser les bouchons pour de bon. « Pour faire une histoire courte, ça fait onze ans que je ne bois plus », a-t-il dit en terminant.

Une quinzaine de participants l’ont écouté avant de partager leur récit à leur tour. La réunion visuelle connectait des membres de partout au Québec. Sylvain, de Trois-Rivières (il n’affichait pas l’initiale de son nom de famille), a expliqué qu’il se branche chaque matin à une réunion, devenue sa bouée quotidienne.

« La première vague de la pandémie a été plus dure, a dit Sylvain. Mais ces rencontres en ligne sont extraordinaires. Il faudrait garder cette bonne habitude, en plus [du fait] qu’on peut parler à du monde de partout. »

C’est fait, et ça continue. Les réunions ont basculé en virtuel depuis près d’un an, soit en utilisant la visioconférence, soit au téléphone. Les AA ont formé les animateurs et vite proposé des réunions quotidiennes. La première semaine, en mars, elles attiraient sept personnes en moyenne. Dès avril, les salles virtuelles gonflaient à plus de 60 participants. Les quatre jours de grandes solitudes et de tentations des 24 et 25 décembre, puis du 31 décembre et du 1er janvier, elles ont attiré 1400 personnes.

« C’est impressionnant, mais c’est moins qu’à notre habitude », dit Lucien J., porte-parole des AA. Il a toutefois une bonne nouvelle : après des mois de pression et de négociations, Québec vient d’autoriser la reprise des réunions en présentiel, enfin acceptées comme un service essentiel d’utilité publique. Les nouvelles règles en vigueur depuis mercredi dernier permettent de réunir jusqu’à 25 personnes dans un local en respectant les consignes sanitaires (port du masque, etc.). Le gouvernement autorise aussi des rencontres pendant les heures du couvre-feu.

« Il était temps, dit encore Lucien J. Il y a beaucoup de souffrances parmi nos membres, beaucoup de rechutes. Au printemps, j’animais de huit à dix réunions par semaine. Maintenant, j’en anime deux. C’est très triste, tout ce qu’on entend. La détresse s’étend. Je vois des membres qui rechutent après des années. Beaucoup pleurent. L’alcoolisme est un problème de santé mentale. L’isolement stimule ce problème. »

Il note que des membres refusent encore de participer aux réunions virtuelles et craint évidemment pour les semaines, les mois et les années à venir. « Beaucoup de gens n’ont pas Internet ou sont intimidés par la caméra, dit-il. On espère que les personnes qui vont rechuter vont revenir au plus vite. »

Pour son groupe d’attache de Saint-Hyacinthe, le retour à la normale en présentiel voudrait dire que 65 personnes en moyenne se réuniraient en face-à-face par réunion, jusqu’à 75 participants parfois. « Personnellement, j’espère qu’on pourra reprendre les activités comme avant quelque part en été, dit Lucien J. Là, on doit refuser la 26e personne [qui voudrait assister à une réunion]. »

Publié dans AA Québec

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MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®

Publié le par kreizker

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Grupo "Vivir en Plenitud"

Av. Juárez No. 79 - Centro - Huautla de Jiménez - Oaxaca 68300

Fondé en Mars 2004

 

MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®
Grupo "Fuente de Fortaleza"

Plaza Lepau Carretera a Salina Cruz - Santo Domingo Tehuantepec - Oaxaca

Fondé le 14 Décembre 2015

Publié dans AA Monde

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« L’alcoolisme, c’est le combat d’une vie »

Publié le par kreizker

in "Ouest France", 17 Janvier 2021

Saint-Lô. Témoignages : « L’alcoolisme, c’est le combat d’une vie »

Deux anciens alcooliques racontent leurs parcours de sevrage pour arrêter l’alcool.

Alors que le défi janvier ou mois sans alcool, est en cours, deux anciens alcooliques racontent leurs expériences de sevrage pour quitter l’alcool. Tous deux font partie des Alcooliques Anonymes de Saint-Lô qui se réunissent tous les mercredis soir.

 

Jean-Luc : « Pour arrêter l’alcool, au début, il faut tenir 24 heures. Chaque jour est un nouveau défi pour ne pas boire. Pendant le confinement, nous avons mis en place rapidement, avec l’antenne de Caen, des réunions via Internet. C’est important de garder un lien, c’est même nécessaire. Et puis cela a permis d’attirer de nouvelles personnes qui voulaient parler de leur difficulté. Mais, malheureusement, le confinement a fait replonger certaines personnes. D’où l’importance de venir et tenir tous ensemble. Dans notre charte, le principe est que chacun parle de son expérience, nous écoutons sans jugement. Pour moi, on en est jamais guéri de l’alcoolisme. C’est un combat de toute une vie : chaque jour pour ne pas replonger. C’est pour ça que c’est une leçon d’humilité, on ne peut jamais se dire débarrassé. »

 

Un tabou

Catherine : « Le plus difficile lorsqu’on est alcoolique est de passer la porte. Une fois qu’on est dans un groupe de parole, nous sommes déjà dans une démarche de parler et d’aborder le problème. Le fait de voir des personnes, de se dire : « Je suis avec des gens qui ont la même difficulté que moi », cela change tout. On parle le même langage, et cela permet de reprendre confiance en soi pour combattre l’addiction. Cela nous donne une certaine force pour rester abstinent. Il n’y a pas de jugement, et c’est anonyme. Tout le monde est au même niveau. Chaque parole compte autant que la mienne. L’alcoolisme, dans une famille ou dans un entourage, peut-être un sujet tabou. Car un malade alcoolique, pour les proches, c’est très compliqué. »

Publié dans AA france

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MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®

Publié le par kreizker

MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®
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Grupo "Nueva Vida"

Veracruz No. 18 - Bis - Xochimilco - Tapachula - Chiapas 30730

 

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Grupo "Siglo XXI"

Av. Benito Juárez S/N (dirección Calle Miguel Negrete) - Union Juárez S/N - Chiapas 30880

 

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Grupo "Tonalá"

5 de febrero no. 52 - Tonalá 30500 - Chiapas

Fondé le 31 Mars 2015

 

Publié dans AA Monde

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