Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

aa bretagne

À Landivisiau, Les Alcooliques Anonymes recherchent un local pour se réunir

Publié le par kreizker

in "Le Télégramme" (France), 14 Février 2021

Le groupe des AA du Pays de Landivisiau qui accompagne les personnes vers une abstinence heureuse est à la recherche d’un local pour se réunir.

Le groupe des AA du Pays de Landivisiau qui accompagne les personnes vers une abstinence heureuse est à la recherche d’un local pour se réunir.

Le groupe des Alcooliques Anonymes de Landivisiau continue de travailler malgré la crise sanitaire. Aujourd’hui il cherche un local pour se réunir.

Depuis quelques années, le groupe des Alcooliques Anonymes (AA- du Pays de Landivisiau) constitué d’une dizaine d’adhérents, a pris l’habitude de se réunir un soir par semaine, le jeudi, dans un local partagé, mis à disposition par la Communauté de Communes du Pays de Landivisiau (CCPL). La crise sanitaire est passée par là depuis un an. Rencontre avec Loïc pour le groupe des AA de Landivisiau.

 

Comment avez-vous fonctionné depuis un an ?

Depuis un an, le groupe de Landivisiau, bien ancré entre Morlaix et Landerneau, a dû s’adapter au gré des confinements et déconfinements, privant à certains moments les habitants du territoire, abstinents ou souhaitant sortir de la maladie, de ces temps de réunions hebdomadaires si précieux. Hors confinement, nous avons continué notre travail de proximité en nous déplaçant chez les personnes et en appliquant toutes les mesures de précaution préconisées. Nous n’avons eu aucun cas de covid au sein du groupe. Nous avons également continué à entretenir les liens par visioconférence. La multitude de groupes qui existent rend les échanges faciles. La règle de l’anonymat est préservée du fait que l’on peut masquer la caméra.

Quels sont les projets dès que les réunions en présentiel redeviendront possibles ?

Nous n’avons pas encore totalement mesuré les effets du confinement sur les malades alcooliques, mais je peux vous dire que la tâche est grande. Les décès, les hospitalisations, les incarcérations en lien avec l’alcool ont continué. S’il est établi que 10 % de la population d’un territoire est concernée par la maladie alcoolique, et que dans l’environnement d’un malade au moins quatre personnes sont impactées, je vous laisse faire les calculs pour une ville de plus de 9 000 habitants, comme Landivisiau, sachant que l’alcool n’épargne personne.

Aujourd’hui, en cochant la case « Aide aux personnes en danger » nous continuons nos visites au domicile, hors couvre-feu. Nous continuons notre travail d’écoute sans se substituer au corps médical et aux familles. On met des mots sur les maux des personnes qui ont la même maladie que nous, pour qu’ils trouvent leurs solutions ensuite.

Quel est votre vœu pour 2021 ?

Notre groupe est à la recherche d’un local pour ses réunions hebdomadaires, du fait que le local partagé retourne à ses propriétaires. Nous sommes en attente d’une réponse de la municipalité à ce sujet. Par le passé, nous avons utilisé une salle de l’Espace Quéguiner qui s’est vite montrée incompatible avec l’une des règles fondamentales des AA : la discrétion et l’anonymat. Aujourd’hui, nous sommes prêts à étudier toutes les offres qui pourraient nous être faites dans ce sens.

Contact

aalandivisiau@laposte.net Téléphone : 06 42 23 72 22

 

Publié dans AA Bretagne

Partager cet article
Repost0

Pontivy. « Pour s’en sortir, il faut pousser la bonne porte »

Publié le par kreizker

in "Ouest-France", 15 Janvier 2021

A l’occasion du Mois sans alcool, un habitant de Pontivy témoigne de la manière dont il s’est sorti de l’alcoolisme. 

Si cet homme vivant à Pontivy (Morbihan) ose parler aujourd’hui de son alcoolisme, c’est « en espérant qu’un gars ou qu’une fille qui, comme moi, est tombé au plus profond du trou, saura y trouver un peu d’espoir ». Il témoigne.

 

Après 30 ans à boire beaucoup trop, Michel a vu le bout du tunnel. « J’ai été un alcoolique invétéré. Dès les premières heures de la journée, six à huit demis de bière dans l’estomac, avec un enchaînement sans fin, tout au long de la journée. »

Si aujourd’hui, il ne boit plus une goutte d’alcool, longtemps, sa seule motivation de la journée était« de picoler. Bières, rouge, pastis, rhum, tout était bon, pourvu que je sois bourré et que je vois la vie en rose… Façon de parler. »

« D’énormes déboires »

Un cercle infernal qui a coûté cher au retraité : « J’ai eu la chance de ne pas perdre mon boulot, mais j’ai connu d’énormes déboires : divorce, interdit de chéquier, perte de mon logement… J’ai atterri dans un hôtel où, pour payer ma chambre, je servais le week-end en salle. Bien entendu, s’il restait du vin à table, il n’était pas perdu. »

Son seul regret, en regardant cette vie d’errance : « Ce que j’ai pu fait subir à mes parents. »Deux cures de désintoxication qui restent vaines. Michel arrête finalement de boire, « un jour pas comme les autres ». Le jour où il a rencontré les Alcooliques Anonymes, une association dans laquelle il s’investira complètement, en prenant du service.

« Dire non au premier verre »

« J’y ai appris quelque chose de fondamental : pour ne pas amorcer la pompe, il faut dire non au premier verre. Et si l’envie est trop forte, bois un verre d’eau et occupe-toi l’esprit pour que cet alcool qui a ruiné ta vie s’éloigne de toi. Mais comme chacun est différent face à l’alcool, si tu ne te sens pas à l’aise dans un groupe d’anciens buveurs et bien n’hésite pas à pousser une autre porte, les associations ne manquent pas. »

Le chemin de l’abstinence n’a pas été sans embûche. À deux reprises, Michel a replongé. « À chaque fois que je me sentais assez fort pour me passer de l’association, et en oubliant ce que l’on m’avait suggéré, à savoir ne pas amorcer la pompe en prenant le premier verre. »Des rechutes difficiles à surmonter, dont il garde un très mauvais souvenir. « Les autres ne peuvent hélas rien faire pour aider un alcoolique, c’est une démarche qui doit venir directement de la personne concernée. Cela, je le vis actuellement, avec une de mes filles, et je ne peux pas poser le verre à sa place. Ma seule espérance, c’est qu’elle puisse, à son tour, pousser la bonne porte. »

En Bretagne, où il est venu passer sa retraite, il s’est remarié et vit tranquillement auprès des siens. Mais pas question de baisser la garde, car les occasions ne manquent pas. Aujourd’hui, il refuse ce premier verre, en ajoutant : « Merci, mais j’en ai assez bu. »

Dans le pays de Pontivy, plusieurs associations peuvent aider les malades de l’alcool. Notamment les Alcooliques Anonymes, qui se retrouvent tous les mardis, à 19 h 30 au centre paroissial de Bolumet, 2, rue Paul-Valéry à Pontivy. Renseignements au 09 69 39 40 20.Le centre hospitalier de Centre-Bretagne dispose d’une unité spécialisée en alcoologie : 02 97 79 01 35.

Publié dans AA Bretagne

Partager cet article
Repost0

"Gouarec. Les Alcooliques Anonymes sont venus témoigner"

Publié le par kreizker

in "Ouest-France", 19 Novembre 2020

L’intervention de l’association des Alcooliques Anonymes s’est faite dans le strict respect des mesures sanitaires et des gestes barrières

L’intervention de l’association des Alcooliques Anonymes s’est faite dans le strict respect des mesures sanitaires et des gestes barrières

Maureen Léauté, Romane Calohard, Lucille Hélibert et Alysan Monnier sont quatre étudiantes en classe de deuxième année de BTS service, prestation des secteurs sanitaire et social, au lycée de Notre-Dame de Campostal. Dans le cadre de leurs études, elles doivent réaliser une action professionnelle. Elles ont choisi de faire intervenir l’association des Alcooliques Anonymes, afin de sensibiliser les jeunes. Cette intervention a eu lieu lundi, dans la salle des fêtes de l’établissement de Gouarec.

Publié dans AA Bretagne

Partager cet article
Repost0

"Brest : en période de confinement, les Alcooliques Anonymes gardent le lien en visio"

Publié le par kreizker

in "Côté Brest"(France), 12 novembre 2020

Les Alcooliques Anonymes proposent désormais des réunions en visio. Avec le confinement, elles permettent à beaucoup de rester abstinents. Illustration à Brest.

"Brest : en période de confinement, les Alcooliques Anonymes gardent le lien en visio"

Abstinent à l’alcool depuis neuf mois, Jean-Rémy (*) essaie de participer à une réunion des Alcooliques Anonymes (AA) tous les jours. « Plus je fais de réunions, moins j’ai envie de boire », indique l’homme de 46 ans.

 

Il poussé la salle de réunion des AA en 1993, à Angers. Avant de s’en éloigner pour revenir quelques années plus tard. Il vit désormais à Brest. Et malgré la période de confinement, qui ne permet plus de participer à des réunions présentielles, il participe à des visio-réunions. Avec des personnes de Brest ou de toute la France. 

 

« Je perdais la maîtrise de ma vie »

Cinq groupes de AA existent à Brest. En général, ils sont une dizaine à participer aux réunions dans les différents quartiers de la ville. « Les soirs de matches de coupe du monde de football,  on peut n’être que deux », sourit Henry.

Lui a 62 ans. Il n’a pas touché une goute d’alcool depuis quatre ans. Il a débuté les réunions des Alcooliques Anonymes en 1993 aussi. A rechuté trois fois dans sa tentative d’arrêt. « Je perdais la maîtrise de ma vie, j’y ai repris goût. Aujourd’hui, l’obsession de la bouteille a disparu. Nous nous entraidons. Nous apprenons à être tolérants en fonctionnant 24 heures à la fois. Demain est un autre jour. Pour éviter de nous apitoyer sur nous-mêmes. »

Avec le confinement et le développement des visio-réunions, de nouvelles personnes ont intégré l’association. « Il n’y a pas d’adhésion à faire. Pour devenir membre des AA, il faut juste avoir le désir d’arrêter de boire. Nous gardons l’anonymat, nous ne cherchons  pas à savoir quelle quantité de boisson, ou plus généralement de produits, prennent les membres. Nous ne sommes pas non plus obligés de donner notre prénom. » 

Avec le confinement, on restreint nos libertés. Or, beaucoup d'alcooliques détestent la frustration.

Henry.Membre des Alcooliques Anonymes

En visio, les participants peuvent aussi décider de ne pas montrer leur visage. Parler n’est pas obligatoire. « Dès le mois de mars, beaucoup ont franchi le pas », constate Henry.

« Avec le confinement, nos libertés sont restreintes. Or, beaucoup d’alcooliques détestent la frustration. On joue avec le feu, on fait tout à fond. » Un besoin d’excès qui peut parfois entraîner des rechutes.

D’où l’intérêt des réunions pour en parler, « avec des personnes qui connaissent nos problèmes, même si nous ne contestons pas l’apport des médecins. Mais les médecins, ils ne peuvent pas nous écouter quand on le veut, il faut parfois attendre une semaine pour avoir un rendez-vous », glisse Jean-Rémy. 

 

* : Les prénoms des personnes interrogées ont été changés à leur demande. 

Infos pratiques. 
Pour participer aux réunions, passer par un membre des AA de Brest qui pourra vous orienter et vous donner les codes pour accéder à une réunion en visio : 07 80 49 14 50. 
Le numéro de la plateforme nationale : 09 69 39 40 20. 
Site Internet : https://www.alcooliques-anonymes.fr/covid-19/ 

Publié dans AA Bretagne

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>