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"La convention régionale des Alcooliques Anonymes a réuni 150 personnes à l’abbaye de Saint-Jacut-de-la-Mer"

Publié le par kreizker

"La convention régionale des Alcooliques Anonymes a réuni 150 personnes à l’abbaye de Saint-Jacut-de-la-Mer"

in "Le Télégramme" (France), 5 Septembre 2022

Extrait : 

La 36e convention régionale des Alcooliques Anonymes s’est déroulée du 2 au 4 septembre à l’abbaye de Saint-Jacut-de-la-Mer. Trois jours de retrouvailles, de débats et de partage après deux années chahutées par la covid, qui a réuni plus de 150 participants venus de Bretagne et de Normandie.

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"Ploërmel. Nouveau : une salle de réunion pour les Alcooliques Anonymes"

Publié le par kreizker

in "Les Infos du Pays Gallo" (France), 1° septembre 2022

"Ploërmel. Nouveau : une salle de réunion pour les Alcooliques Anonymes"

Les Alcooliques Anonymes viennent en aide à ceux qui veulent sortir de cette addiction. Il existe 8 groupes dans le Morbihan : 2 à Lorient et à Vannes ; 1 à Pontivy, à Lanester, à Auray et à Ploërmel.

L’antenne de Ploërmel, annonce la mise à disposition d’une salle de réunions, au 35, rue de la gare. Elle permettra les rencontres chaque dimanche en matinée, de 10h30 à midi, et dès le dimanche 11 septembre prochain…

 “L’accompagnement se fait en 12 étapes qui correspondent au projet de rétablissement. L’idée est de pouvoir parler de ses craintes, de ses angoisses. La première étape est d’accepter son impuissance, son désarroi par rapport à l’alcool. Après les 12 étapes, viennent les 12 règles de bonne conduite, pour que tout fonctionne bien…”, explique  Béatrice, membre de l’association depuis plus de 10 ans.

Aux Alcooliques Anonymes, il n’y a pas d’adhésion, on vient aux réunions, quand on en ressent le besoin. La participation se fait au chapeau, à chaque fin de rencontre. Les dons récoltés servent à financer le café et goûter offerts et la remise de documentation aux participants. Alcooliques Anonymes est une association d’hommes et de femmes qui partagent leur expérience dans le but de résoudre leur problème commun et d’en aider d’autres à se sevrer et à se rétablir de l’alcoolisme. La seule condition pour en être membre est un désir d’arrêter de boire. L’objectif premier est de rester sobre et d’aider d’autres alcooliques à parvenir aussi à la sobriété, grâce aux prises de paroles de chacun. Les séances ont lieu une fois par semaine, autour d’un thème préalablement choisi. Elles débutent par un tour de table où chacun, s’il le souhaite, parle de ses joies face au progrès réalisés ou à l’inverse des difficultés rencontrées depuis la dernière réunion, témoigne de son quotidien. La réunion peut être agrémentée aussi par la présentation d’un nouveau participant. Les réunions sont des partages, et apportent le soutien des uns aux autres…  

INFOS PRATIQUES :

Alcooliques Anonymes, 35 rue de la gare, Ploërmel.

Tous les dimanches matin à partir de 10h30
-Première réunion : 11 septembre 2022.

-Pour plus de renseignements : 06 95 67 84 12

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"Pays de Pontivy : "J'ai arrêté de boire pour vivre et je continue de vivre pour ne pas boire"

Publié le par kreizker

in "Pontivy Journal" (France), 24 Janvier 2022

Cinq ans de dépendance et deux années nécessaires pour s’en sortir, cette quadra du pays pontivyen revit aujourd’hui grâce aux groupes de paroles, entre autres. ©Photo d’illustration/Pontivy Journal

Cinq ans de dépendance et deux années nécessaires pour s’en sortir, cette quadra du pays pontivyen revit aujourd’hui grâce aux groupes de paroles, entre autres. ©Photo d’illustration/Pontivy Journal

Abstinente depuis 3 ans, cette mère de famille de la région de Pontivy (Morbihan) s'est battue pour décrocher. Des séances de groupes de paroles plus tard, elle témoigne.

« C’est venu de façon insidieuse, on ne s’alcoolise pas d’un coup… » Elle a 43 ans et cela fait trois ans qu’elle est abstinente. Cette femme de la région de Pontivy (Morbihan) préfère garder l’anonymat, mais se fait un devoir de partager son vécu, sa maladie, son alcoolisme, sa descente aux enfers…

La dégringolade à partir de ses 30 ans

Durant cinq ans, de ses 30 à 35 ans, c’est la dégringolade, comme elle le confie.

Je me suis rendu compte que l’alcool me faisait oublier toutes mes angoisses, ça me faisait vraiment tout oublier. Mais dans le même temps, je m’isolais de plus en plus, m’éloignait de mes amis, de ma famille. J’étais très hypocrite, je ne buvais pas lors des repas de famille, ou bien je déclinais l’invitation de mes amis pour rester boire, chez moi, le soir… Je ne m’ouvrais plus à la vie. » Un quotidien que se limite très vite à son travail, ses enfants et son temps libre, « je passais mon temps libre, à boire.

Le déclencheur est une séparation amoureuse, la dépendance va s’installer tranquillement, au rythme d’un verre, puis deux, puis plus, le soir. « Je ne me posais pas la question d’arrêter : pour moi, c’était temporaire, je me disais que je pouvais arrêter n’importe quand sans problème… » Elle hausse les yeux, souffle.

Des réveils sans souvenir

Elle reprend : « Je pouvais boire à 10 h ou 16 h à la maison. Mes enfants me disaient parfois que je sentais l’apéritif… Je m’achetais toujours deux jours de consommation, mais des fois, je buvais tout d’un coup, jusqu’à perdre connaissance. Cela m’est arrivé de faire 60 km à 22 h pour trouver la supérette encore ouverte dans une grande ville… »

Parfois, la dépendance est plus forte, elle a ouvert parfois une bouteille dans sa voiture, en sortant du travail, n’attendant pas le retour à la maison. Certains matins, elle se réveille sans aucun souvenir de la veille : « Je prenais mon téléphone en mai, et là je voyais que j’avais téléphoné à des gens, et je ne me souvenais même pas des conversations. »

Le cliché de l’alcool au masculin

Elle finit par prendre conscience de son addiction, « mais au bout de ces cinq ans-là, j’ai mis deux ans pour comprendre que j’étais alcoolique. » La quadra a du mal à s’imaginer dépendante : « Pour moi, un alcoolique, c’était un pilier de comptoir titubant, un homme ; pas une femme. J’avais l’image de l’alcoolisme au masculin. »

Elle confie avoir vu récemment un film avec l’actrice Claire Keim, La Soif de vivre, sur l’alcoolisme au féminin.

J’aurais aimé le voir avant tout ça…Oui, il y a des femmes alcooliques en France. Et il ne faut pas avoir honte parce qu’on est une femme. Par exemple, les femmes qui boivent, changent de magasins très souvent pour ne pas se faire repérer, ou bien achètent un tas de  courses complètement inutiles pour fondre les bouteilles dans la masse ; un homme qui boit, il s’en fout, il ne change pas de magasin, et ça ne dérange pas les gens de voir un homme sortir avec plein de bouteilles, mais une femme, le regard est différent…

Avec cette de prise de conscience, d’autres doutes s’installent : la peur qu’on lui enlève ses enfants, qu’elle perde son travail. « Même si je l’avais déjà perdu à mes yeux, j’avais peur de perdre ma dignité aux yeux de la société. » Elle ne parle de son alcoolisme à son médecin traitant et fait une tentative de suicide.

Les groupes de paroles, sa délivrance

« Heureusement, la vie m’a retenue… » Finalement, elle s’ouvre à son médecin, « il m’a envoyé vers des professionnels compétents. Mais il m’a fallu deux sevrages, deux post-cures, deux rechutes. » Elle fait sa première rechute au bout de 7 mois d’abstinence, en pensant qu’elle pouvait consommer à nouveau comme tout le monde, « mais c’était pire qu’avant. » Sa deuxième période d’abstinence a duré neuf mois, « il a suffi d’un verre pour que je dégringole pendant un mois. »

Après cette deuxième rechute, elle se renseigne sur une autre façon d’être accompagné, « je recherchais des groupes de paroles d’anciens buveurs, je me suis rapproché des Alcooliques Anonymes et d’un autre mouvement dont je ne me souviens plus du nom. »

Et là, c’est la délivrance. C’est le mot qu’elle emploie, une délivrance.

Ils savaient de quoi je parlais, on avait tous vécu sensiblement la même chose. D’être dans ces groupes de paroles, cela m’a appris à appréhender la maladie, l’alcoolisme. Ça touche monsieur et madame Tout-le-Monde : c’est comme le diabète, ça peut toucher n’importe qui. C’est grâce à mon passage toutes les semaines dans ces groupes que je me suis rétablie sereinement. Je ne me sentais plus seule, ça m’a permis de me resociabiliser, de retrouver une légitimité.

Elle renoue avec ses proches

Trois ans sans boire, à se rendre compte que l’on peut être heureuse sans alcool, « je cultive mon grain de folie même à jeun !  » sourit-elle. Elle insiste, son abstinence est possible grâce à une vigilance de tous les jours ; un seul verre, et elle replonge. Elle se méfie aussi des aliments cuisinés avec l’alcool.

Peu importe avec quoi on trinque, on est juste là pour partager une bonne nouvelle, pas besoin d’alcool. J’ai les outils, je sais contrer cela.

Elle s’est fait de nouvelles relations amicales ; petit à petit, elle renoue avec sa famille. Quant à ses enfants, « ils ont toujours été d’un grand soutien. Ils ne m’ont jamais tourné le dos, ils me disent que je suis une battante. » La maladie de leur mère leur fait changer de regard sur l’alcool, à l’âge où les jeunes commencent à consommer. Et elle conclut, avec philosophie : « J’ai arrêté de boire pour vivre et je continue de vivre pour ne pas boire. »

Groupe "Pontivy Renouveau"

Bâtiment E - 6 Quai du Plessis - 56300 Pontivy

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"« Après l’alcool, il peut y avoir une vie heureuse », témoigne un membre des Alcooliques Anonymes de Landivisiau"

Publié le par kreizker

in "Le Télégramme" (France), 12 Janvier 2022

Chaque jeudi, le groupe des Alcooliques Anonymes se réunit à la Maison de l’aidant à Landivisiau.

Chaque jeudi, le groupe des Alcooliques Anonymes se réunit à la Maison de l’aidant à Landivisiau.

Chaque jeudi soir, le groupe des Alcooliques Anonymes (AA) de Landivisiau se réunit à la Maison de l’aidant, mise à disposition par la Fondation Ildys et David Guéguen, directeur de l’Ehpad Saint-Vincent Lannouchen. Rencontre avec Gilbert (prénom modifié), l’un des modérateurs.

Quel bilan d’année faites-vous pour le groupe de Landivisiau ?

« En début d’année 2021, nous avons eu la chance de pouvoir signer une convention de prêt à titre gracieux d’une salle à la Maison de l’aidant avec la Fondation Ildys et David Guéguen directeur du Centre Saint-Vincent. Notre première réunion s’est tenue le 10 juin, avec quatre personnes ; aujourd’hui, nous sommes souvent quinze. Au total, ce sont 30 réunions qui se sont tenues avec une moyenne de dix personnes présentes. Ce sont des données prometteuses pour le groupe.

En quoi les AA répondent-ils à un vrai besoin dans le Pays de Landivisiau ?

Les ratios relevés au niveau national s’appliquent au Pays de Landivisiau. Si sa population (INSEE 2018) est estimée à 26 077 personnes de plus de quinze ans, il est établi qu’environ 2 000 personnes ont un problème avec l’alcool. Si chacune d’elle affecte cinq personnes de son entourage, au total ce sont 12 000 personnes qui sont directement ou indirectement impactées par l’alcool. À Landivisiau, comme ailleurs, derrière un malade dans une addiction à l’alcool, il y a une famille, de la souffrance, de l’isolement. La fraternité AA s’interdit de lui fermer la porte, du fait du vécu de ses membres qui se reconnaissent dans ce combat et témoignent qu’après l’alcool, il peut y avoir une vie heureuse.

La maladie n’est pas dans la bouteille. Elle a pu être décrite comme une allergie psychologique doublée d’une obsession mentale. Qu’en pensez-vous ?

En effet, l’alcoolisme est une maladie obsessionnelle. Le malade est atteint d’une allergie à l’alcool, et, un malade alcoolique abstinent depuis plusieurs années s’expose à retrouver une consommation irraisonnée dès qu’il se remet à boire. Il s’agit d’une maladie qui peut être mortelle.

Que dire aux personnes qui hésitent à venir frapper à votre porte ?

Dans les réunions des AA, la personne est invitée à opérer un changement profond de comportement qui va au-delà de l’arrêt de la consommation d’alcool. La sobriété émotionnelle en fait également partie, et la rencontre de personnes atteintes de la même maladie et qui ont mis en pratique une méthode qui leur permet d’être heureux est un risque à prendre. Il ne faut pas oublier que l’alcool est un solvant puissant, qui dilue les couples, les emplois, les entreprises, les familles, les amis. Enfin, la garantie de l’anonymat inscrite dans l’une de nos traditions est assurée.

Quels sont les projets pour 2022 ?

Nous allons développer notre communication, pour nous faire mieux connaître auprès des publics concernés par l’alcool. Comment ? Par le biais de supports de communication à disposition dans les cabinets médicaux, les mairies, les lieux publics ; en ayant un interlocuteur auprès des municipalités et professionnels de santé ; en ayant nos réunions référencées sur les sites internet des communes ».

Pratique

Réunion des Alcooliques Anonymes, chaque jeudi soir, de 20 h à 21 h 30 à la Maison de l’aidant. Contacts : tél. 06 42 23 72 22 et 09 69 39 40 20.

Publié dans AA Bretagne

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