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414 articles avec aa france

France : Les AA de Altkirch cherchent un local

Publié le par kreizker

Le groupe des AA d'Altkirch a récemment contacté Radio Quetsch pour présenter ses activités et lancer un appel pour retrouver un lieu de rencontre. De cette rencontre est née la série radiophonique "Radio Sans Alcool". Un moment sonore et anonyme qui vous parle de la maladie alcoolique.

Pour contacter AA Altkirch-Sundgau : 07 68 73 09 73

Deux membres du groupe Alcooliques Anonymes "Espoir-Sundgau" de Altkirch (Haut-Rhin) ont participé à l'émission "Radio sans alcool" sur Radio Quetsch.

 

Radio Sans Alcool sur ... Radio Quetsch !  cool 

En Alsace, dans la région de Bâle, en Haute-Saône, en Lorraine ainsi qu'au Luxembourg, on appelle quetsch (sans e) le schnaps (eau-de-vie) obtenu par distillation de quetsches fermentées. Cette boisson se déguste soit fraîche, soit à la température de la tasse à café. Dans d'autres régions francophones, on se réfère parfois tout simplement à cette eau-de-vie en parlant de « prune ».

 

Publié dans AA france

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« Non merci, j’ai déjà bu ma part, c’est fini »

Publié le par kreizker

in "La Ruche" (France), 28 Mai 2016

Dominique participe au groupe de paroles des Alcooliques Anonymes de Brioude. Il n’a jamais nié sa dépendance et travaille au jour le jour pour en sortir.

 « Le soir je calculais la dose qu’il fallait que je garde pour le lendemain matin. Cette dose qui me permettrait de faire disparaître tous les symptômes du manque avant d’aller acheter une autre bouteille à l’épicerie du coin. »

Dominique se souvient de ces périodes sombres de sa vie qui se sont multipliées. « En tout j’ai replongé sept fois. J’ai eu des périodes d’abstinence de sept ans, de quatre… Là, ça fait un an et demi que j’ai arrêté l’alcool. »
Pour expliquer cette addiction qui lui a bouffé une partie de sa vie, il revient sur son enfance et les angoisses qu’il avait petit. « En fait, je crois que l’expression “avoir les boules”, c’est moi qui l’aie inventée. Je me souviens de répéter ça à ma mère, de lui expliquer que quelque chose m’enserrer la gorge. Déjà à 5-6 ans j’étais un enfant anxieux, réservé mais pas introverti. Vers 20 ans, l’alcool a été un remède miracle. Plus d’angoisse, j’abordais les filles sans réticence, j’étais même devenu quelqu’un d’extraverti… L’alcool n’avait que des aspects positifs. »
 
 
« J’étais devenu un junkie »
 
« La lune de miel » avec l’alcool va durer quelques années. Et puis son corps va s’habituer et réclamer des doses de plus en plus importantes pour atteindre ce bien-être artificiel. Jusqu’au jour où son corps va lui réclamer physiquement ce verre festif devenu médicament. « Du jour au lendemain, j’ai eu des symptômes. Des tremblements, les mains moites, une transpiration abondante. J’étais devenu un junkie. Je ne buvais plus pour être bien mais pour ne plus être mal. »
Dominique n’a jamais été dans le déni, il a toujours eu conscience de son problème d’alcool mais ça ne l’empêchait pas de mentir à ses proches et de cacher des bouteilles. « On est con quand on est alcoolique, on est les seuls à croire que les autres ne savent pas ».
 
 
« J’ai passé ma vie à essayer d’arrêter »
 
Le boulot ? Ça va. Il a un agenda très organisé : « Je buvais le matin avant de partir, et puis après dans la journée je buvais une ou deux bières toutes les 1 h 45. Ça me permettait de faire disparaître les symptômes. Totalement désinhibé, j’étais à fond. Ça m’a d’ailleurs valu un burn-out à 53 ans. »
Dominique va tenter plusieurs fois de se sortir de cet engrenage infernal. « J’ai passé ma vie à essayer d’arrêter. » Il fera des séjours à l’Unité Bernard de Sainte-Marie au Puy-en-Velay, et il intégrera la structure Calme, un centre de cure pour l’alcoologie et l’addictologie.
 
Un passage qui permettra de travailler sur lui pour essayer de trouver la cause à tout ça. « L’alcool est une conséquence pas une cause. » Il y apprend à ne pas hiérarchiser les souffrances, à légitimer la sienne. Un gros travail qui lui permettra d’entrevoir le bout du tunnel… Jusqu’au décès de sa maman qui le fera rechuter en 2013, puis le coup de téléphone de son père tout aussi violent en 2015. « Ça faisait un an et demi que j’étais abstinent, mais ce jour-là j’ai compris que je n’avais pas fermé toutes les portes, que je n’avais pas réglé tous les problèmes avec moi-même. J’ai replongé violemment pendant trois semaines. Au premier moment de lucidité j’ai demandé à mon infirmière de jour de me faire hospitaliser. Je suis resté à l’Unité Saint-Bernard cinq mois. Et je ne suis sorti que quand je me suis senti prêt. »
 
 
La bouteille de soda pour Domi
 
Cet épisode, c’était il y a un an et demi. Depuis, Dominique à une valise toujours prête dans son appartement… Au cas où, un jour, une faiblesse le fasse à nouveau vaciller. « J’ai explosé ma camisole je me sens libre, mais l’alcoolisme est une maladie émotionnelle. Pour s’en sortir il faut faire un travail de longue haleine sur soi. Je sais que je ne suis pas à l’abri de rechuter, mais je ne lâcherai pas. »
Sa maladie, Dominique ne la cache plus. « J’en ai parlé à mes proches et mes amis. D’ailleurs chez eux dans leur frigo ils ont tous une “bouteille de soda pour Domi”. À ceux que je ne connais pas et qui me proposent un apéro, je leur réponds simplement “Non merci, j’ai bu ma part, c’est fini”. »

Salle Foyer Restaurant, Impasse du Docteur Guillaume Cour, 43100 Brioude

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Les Alcooliques Anonymes, une main tendue en plein confinement

in "La Ruche" (France), 8 mai 2020

« Non merci, j’ai déjà bu ma part, c’est fini »

Publié dans AA france

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"Les Alcooliques Anonymes de Savoie mettent en garde contre les apéros du confinement"

Publié le par kreizker

in "France Bleu", 20 Avril 2020

Peut-on devenir alcoolique en quelques semaines de confinement ? C'est la question crue que nous avons posée à Danielle, ancienne alcoolique, une référente des Alcooliques Anonymes en Savoie. Le danger est réel.

 

Lever le coude à défaut de serrer des mains. Confinés, et certains soirs un peu confits. Autant l’avouer, après une anxiogène première semaine de confinement, est venu poindre en nous le "besoin de soupape". Ce fut la  découverte du "Visio-apéro", "festif", geek, tendance.Le verre virtuel semble moins nocif, il est admis, encouragé. Et puis, on est serein, on ne va pas conduire après. On reste chez soi.

La mécanique du verre quotidien

Après la découverte, est venue la confirmation. 

Assignation dans l’appartement, télé-travail chaotique, "continuité pédagogique" kafkaïenne, et surtout le "Corona-fout-la trouille". "Purée, j'ai de la fièvre, là ? La gorge gratte. Le nez coule, et moi avec..." 

Besoin de soupape. Allez ! Juste un petit apéro décontractant. Ersatz de champagne hyper sucré pour les jeunes, deux rondelles de saucisson et trois Apéricube. Un petit verre pour papa et maman. Et le tour est joué. L'improbable tunnel du confinement laisse entrevoir une lueur d'espoir, la team indoor conjure à peu de frais la journée sous tension. 

Allocution du Président, anniversaire de mamie, les copains de Paris, le changement d'heure, le début des vacances, la dent de lait du benjamin qui est tombée... on "fête" désormais à peu près tout ce qui passe à l'horizon du confinement. A force de remontants, on finit par cultiver sa descente.

Sur la précieuse liste de courses hebdomadaires, on a vu apparaître des noms exotiques à fort degrés - le pic fébrile du caddie à roulette. Jusqu’au jour où, en plein milieu de semaine, votre fils de 6 ans tire la sonnette d’alarme, en tout cas un signal, de son ton si enjoué : " Papounet ! On fait l'apéro, ce soir ! " 

Là, Papounet s’est dit qu’il fallait en parler à Danielle, 25 ans aux Alcooliques Anonymes à Aix-les-Bains, Chambéry et l’Avant-Pays-Savoyard.  

"C'est ahurissant ! Des gens qui ne buvaient jamais se mettent à boire tous les soirs !" - Danielle des Alcooliques Anonymes

Elle s’est sortie de l’alcool après un long combat. La bienveillante Danielle sait de quoi elle cause. "C'est ahurissant ! Ces apéros improvisés qui se multiplient. Des gens qui ne buvaient jamais se mettent à boire tous les soirs ! On a l'impression d'être ensemble même si on ne l'est pas. On a une illusion de relation sociale qu'on a perdu à cause du confinement. On se donne aussi une bonne raison de boire. Les gens ne perçoivent pas qu'ils prennent un très gros risque pour l'avenir."

La dépendance à l'alcool, ça va très vite !

La question qui nous taraude est la suivante. Après un premier mois, se profile un deuxième mois de "Allez ! Un petit décontractant..." Peut-on basculer, devenir alcoolique en aussi peu de temps ?

Danielle est catégorique. "La dépendance à l'alcool, ça va très très vite. La première semaine, vous prenez un verre qui vous fait du bien, qui vous apaise en cette période si angoissante du coronavirus. La deuxième semaine, il vous faut deux verres."

Oui, mais si je suis raisonnable ? 

"Peu importe l'alcool, peu importe la quantité. C'est le fait de boire tous les soirs et d'en ressentir le besoin. Et de ne plus parvenir à passer un ou plusieurs jours sans boire. Un apéro le week-end, oui. Tous les jours, non ! C'est très difficile de revenir en arrière. Croyez-moi ! " 

"J'ai peur pour l'après confinement. Les rechutes et les nouveaux cas." - Danielle, Alcoolique Anonyme en Savoie 

Ce n'est pas la morale, mais son expérience qui guide la mise en garde de la Savoyarde. Les interdictions sont suffisamment nombreuses en ce moment. Son message est un warning, une petite lumière  " Attention ! " qui doit clignoter chez chacun de nous qui traversons une période hors norme. 

L'après-confinement va être terrible pour certains

Celle qui ne boit plus une seule goutte d'alcool depuis 25 ans redoute l’arrêt du confinement, quand il va aussi falloir arrêter le « Allez, ça détend..." quotidien ou presque. D’ores et déjà, elle s'inquiète devant le mutisme du répondeur des permanences téléphoniques d’alcooliques anonymes. Il est vide. "Aucun appel ! Je suis sûre que certains, en fragilité, ont rechuté et qu'ils ont besoin de boire en ce moment. C'est terrible." Avant le confinement, Danielle recevait cinq appels de détresse par semaine en moyenne. A tel point, qu’elle vérifie tous les jours si le téléphone n’est pas en panne. 

Elle vérifie aussi tous les jours comment va son fils. "J'ai très très peur. Quand je lui parle le soir, je sens qu'il n'est pas net. Il boit trop. Je suis si inquiète pour les mariages, les enfants, les conséquences de tout ça."

Des réunions d'Alcooliques Anonymes par téléphone

Les réunions d’anciens alcooliques sont salutaires, d’après Danielle. "Vous pouvez essayer tous les médicaments et tous les médecins, même les meilleurs. Rien ne remplace un ancien alcoolique qui vous soutient. Il faut bien sûr un suivi sérieux avec des spécialistes, des psys et on a énormément besoin des groupes de parole."

Avec le confinement , la réunion physique n’est plus possible. Le groupe d’une trentaine de compagnons dont fait partie Danielle se soutient au téléphone. Avec de la Visio , mais sans apéro.

 Permanence téléphonique des Alcooliques Anonymes 24 h sur 24. 7 jours sur 7. Valable dans toute la France. 09 69 39 40 20 

Publié dans AA france

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Alcooliques Anonymes - MAGAZINE N°2

Publié le par kreizker

Var-Télé (France), Avril 2020

Au sommaire : Le Confinement et les solutions - L'organisation pyramidale des A.A - Témoignage Live de Chloé.

 

Publié dans AA france

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