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Al-Anon

Publié le par kreizker

N'oublions pas Al-Anon, Alateen

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Les membres d'Al-Anon suivent un programme de sérénité et de paix.

Publié le par kreizker

in The Portugal News", 12 Février 2021

Les membres d'Al-Anon suivent un programme de sérénité et de paix.
À propos des Al-Anon et du "groupe familial Algarve Al-Anon"

Les membres d'Al-Anon suivent un programme de sérénité et de paix.

Nous ne sommes que des gens ordinaires qui se trouvent être des amis et des membres de la famille d'alcooliques. Fondée à l'origine en 1951, Al-Anon est une association mondiale qui propose un programme de rétablissement aux familles et aux amis des alcooliques, que l'alcoolique reconnaisse ou pas l'existence d'un problème lié à l'alcool ou qu'il cherche de l'aide.

Nous suivons un programme en 12 étapes similaire à celui des Alcooliques Anonymes - "AA". L'objectif est de trouver la paix et la sérénité en présence d'un alcoolisme ou d'une dépendance chez un ami ou un parent. Nous partageons souvent un problème commun ayant vécu avec l'alcoolisme ou la dépendance chez un membre de la famille. Nous pouvons devenir co-dépendants et nous retrouver nous-mêmes sur le chemin de l'addiction, en essayant de contrôler notre proche. Notre vie devient ingérable et la situation est souvent extrêmement pénible.

Le groupe familial Algarve Al-Anon est composé de membres de tous âges, de différents milieux, hommes et femmes. Il y a des hommes et des femmes plus jeunes qui sont les conjoints d'alcooliques, des adultes plus âgés qui ont des enfants alcooliques et des enfants adultes d'alcooliques. Nous sommes tous engagés sur une chemin en commun pour trouver la paix et la sérénité en suivant le programme Al-Anon.

Par exemple, l'un des membres, Sarah, est la mère d'une fille alcoolique qui est maintenant en voie de guérison, grâce aux Alcooliques Anonymes. Sarah assiste aux réunions Al-Anon parce que le programme l'aide à gérer ses propres réactions émotionnelles après avoir été élevée autour de l'alcoolisme. Sarah dit : "Sans Al-Anon, je continuerais à m'immiscer et à réparer la vie des autres au lieu de me concentrer sur moi-même et mon propre rétablissement. Je suis reconnaissante pour ce que j'entends dans les réunions, la communauté et l'amitié".

Le groupe familial Algarve Al-Anon se réunit actuellement deux fois par semaine pour des réunions en anglais. Ces réunions se tiennent actuellement en ligne via Zoom. Dans une situation normale, nous nous rencontrerions également en personne, une semaine sur deux, dans un lieu situé dans la région d'Almancil en Algarve. Comme les réunions sont maintenant en ligne, nos membres ne sont pas seulement de l'Algarve mais aussi d'autres endroits au Portugal ainsi que quelques membres d'outre-mer. Au sein du groupe de l'Algarve, il existe également une réunion lusophone qui se réunit une semaine sur deux, également en ligne.

L'anonymat est une partie importante du programme et les membres s'engagent à ce que tout ce qui est entendu ou dit lors des réunions y reste et ne soit pas discuté en dehors de la réunion. Les membres se soutiennent mutuellement et peuvent partager leurs coordonnées afin que, même en dehors des réunions, en cas de besoin, un membre puisse demander de l'aide à un autre membre.

Écrit par : Un Anonyme lecteur de The Portugal News et un membre très reconnaissant d'Al-Anon

Publié dans ALANON ALATEEN

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Al-Anon

Publié le par kreizker

N'oublions pas Al-Anon, Alateen

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Grupo "Unidad"

Pedro Moreno 303 - Centro - 33700 Ciudad Camargo - Chihuahua

 

Zapopan - Jalisco - Mexique

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"Dans l'ombre d'un alcoolique"

Publié le par kreizker

in "La Presse" (Québec), 29 Décembre 2015

Voir une personne que l'on aime se détruire avec l'alcool peut être dur, très dur. Les réunions des Fêtes, souvent, en pâtissent. Rencontre avec des membres des groupes familiaux Al-Anon, destinés aux proches de personnes alcooliques.

* Tous les noms ont été changés pour préserver l'anonymat des protagonistes.

Lyne, 57 ans

À l'âge de 15 ans, Lyne* a appris deux choses, et de façon brutale : premièrement, qu'il est possible de se donner la mort. Et deuxièmement, que son père voulait mourir. Il venait de faire sa première tentative de suicide.

Le père de Lyne souffrait d'alcoolisme depuis de nombreuses années. Avant même la naissance de Lyne, il avait tué quelqu'un alors qu'il était ivre au volant. Ça ne l'avait pas convaincu d'arrêter de boire, malheureusement.

Son père, Lyne l'aimait beaucoup. Quand il buvait, il n'était ni violent ni méchant ; il partait. Une, deux journées. Et quand il revenait à la maison, de grosses chicanes éclataient entre ses parents.

Lyne, cadette de trois enfants, avait honte de l'alcoolisme de son père. Elle avait l'impression d'être seule à vivre cela. Elle se sentait coupable, aussi. «Quand un de nos parents consomme quand on est petit, on ne comprend pas trop, on a l'impression que c'est un peu de notre faute, finalement.»

La culpabilité l'a aussi assaillie lorsque son père a voulu mourir.
 

«À l'école, je n'étais pas une top. J'avais l'impression qu'au fond, je n'étais pas assez bien. Ça m'a suivie longtemps : je ne suis pas assez bien, je n'en fais pas assez. De vouloir être parfaite pour être aimée.»

Lyne était tout juste majeure lorsque son père a fait sa dernière tentative de suicide, celle qui a fonctionné. Après sa mort, elle a poursuivi ses études et rencontré l'homme qui deviendrait le père de sa fille. Un homme qui s'est avéré, quelques années plus tard, alcoolique toxicomane.

Sa fille était encore petite lorsque Lyne a cogné à la porte d'Al-Anon. C'est là qu'elle a réussi à aborder le suicide de son père, qu'elle avait gardé pour elle. Elle a aussi décidé de laisser son conjoint, parce qu'elle n'était plus heureuse, qu'elle était à bout de souffle.

Les circonstances de la vie ont fait que son conjoint a pris la décision d'arrêter de consommer et d'entreprendre une longue thérapie. Tranquillement, la vie les a réunis de nouveau. Ils sont toujours ensemble aujourd'hui.

«Aujourd'hui, on vit une belle vie, dit Lyne. Je ne dis pas que c'est parfait. Lui-même, s'il était ici, dirait qu'il reste un alcoolique toxicomane, même s'il n'a pas consommé depuis 25 ans. Et moi, malgré tout le cheminement que j'ai fait, je demeure l'enfant d'un père alcoolique.»

François, 54 ans

Gisèle* a commencé à boire «sur le tard», vers la mi-quarantaine. Au départ, elle buvait socialement, entre amis. «On était dans les années 80. Il fallait découvrir les cépages, les régions», raconte son conjoint, François*.

Dans la famille de François, personne n'avait jamais eu de problème avec l'alcool. Alors pour lui, l'alcoolisme se résumait à l'image d'un homme couché sur un banc de parc, une bouteille vide à la main. Ces soirées bien arrosées ne l'inquiétaient donc pas outre mesure. «On avait du fun et c'était correct d'en avoir : on travaillait fort et on fêtait fort.»

Mais tranquillement, dit-il, les choses ont commencé à évoluer.
 

Gisèle travaillait de la maison. Quand François l'appelait du bureau, les jours de semaine, elle lui demandait presque systématiquement de rapporter une bouteille de la SAQ, prétextant qu'elle venait de goûter au reste de la veille et qu'elle l'avait jeté parce qu'il n'était plus bon.

«Il fallait vraiment être dans le déni pour réussir à accepter jour après jour que la bouteille d'hier soir n'était pas bonne», dit François. Au fond de lui, François savait bien que le reste de la veille, Gisèle l'avait bu pendant la journée.

François s'est dit qu'il allait «prendre le problème en charge» : il s'est mis à calculer, mesurer, contrôler. À boire plus vite pour que Gisèle en ait moins. À marquer le niveau de la bouteille avant de la remettre au frigo. «Ce que je ne savais pas, c'est qu'elle avait caché une autre bouteille quelque part dans l'armoire.»

Au bout de quatre années, Gisèle et François en étaient arrivés à vivre de façon parallèle. François avait perdu le goût de prendre un verre. Quand il revenait, le soir, Gisèle était déjà un peu engourdie par l'alcool. Et elle continuait à boire jusqu'à ce qu'elle aille se coucher, absente.

«Je n'ai jamais été en colère contre ma blonde ; c'était de la tristesse. J'avais perdu quelqu'un.»

Un jour, au retour d'un brunch familial au cours duquel elle avait trop bu, Gisèle a proposé à François d'arrêter prendre une bouteille à la SAQ pour le souper. Et, pour la première fois, François l'a affrontée de façon affirmative.

Gisèle lui a donné raison. Oui, elle avait un problème. Elle a pris le téléphone et a appelé tous ses proches pour leur dire qu'elle était alcoolique, comme si elle pouvait enfin se libérer de ce secret devenu trop lourd à porter.

Cinq ans se sont écoulés depuis ce jour. Gisèle n'a jamais consommé d'alcool depuis.

Charles, 72 ans

Lors de ses premières réunions d'Al-Anon, Charles* était incapable de prononcer un mot. Il était dans un état d'apesanteur, un état «à la Marguerite Duras», dit-il. «Tellement souffrant que tu n'es pas capable d'y toucher.»

À l'époque, sa fille consommait depuis plus de 20 ans déjà. «En bon père monoparental, j'ai voulu la sauver. Et je n'ai pas réussi, je n'ai pas réussi, dit Charles. Ça fait 36 ans aujourd'hui que j'essaie de la sauver et je n'ai toujours pas réussi.»

Au début, Charles ne pouvait s'imaginer que sa fille, une enfant tellement intelligente, douée, généreuse, pourrait être emportée dans le tourbillon de la consommation. Quand le directeur de l'école l'appelait pour lui dire qu'elle fumait du pot dans la cour de récré, Charles la questionnait sans trop s'inquiéter.

«Au début, je n'y croyais pas, résume Charles, qui souligne qu'à l'époque, la drogue faisait moins partie du paysage. J'étais porté à banaliser l'événement.»

Mais avec les années, ces petites délinquances de cour d'école sont devenues de véritables histoires d'horreur.

«Chaque fois, raconte Charles, ma fille se prenait en main, allait faire une thérapie. Une partie de moi reprenait espoir. Et à un moment donné, la récréation était finie, ça recommençait.»

Charles a dépensé des fortunes en voulant l'aider. Combien ? «Dans les six chiffres. Facile.» Tickets de stationnement, nourriture, loyer... Il le dit sans détour : il était devenu, pour elle, un facilitateur de consommation.

Sa fille a eu des enfants à son tour. Une bonne mère, qui aime ses enfants, convient Charles, qui était néanmoins fou d'inquiétude pour ses petits-enfants (dont l'un a eu à son tour des problèmes de consommation à l'adolescence).

«Tu viens que tu n'existes plus, tout existe en marge de l'autre. Je me réveillais la nuit en me disant : "Ah ! Si je lui dis ça, ça va être correct !" Le lendemain, je l'appelais vers 2 h de l'après-midi - avant ça, elle n'est pas disponible - et ça ne marchait jamais. Et je recommençais.»

Le pire ? Connaître la valeur de sa fille, savoir à quel point c'est une personne fabuleuse, accrochée à une maladie qui la pousse à se détruire et à tout détruire.

Al-Anon, dit-il, lui a permis de retrouver la paix. «J'essaie, dans la mesure de mes moyens, de ne pas m'impliquer dans le problème de l'autre. Je continue d'aimer la personne, de lui assurer mon affection, mais je me détache de son problème. Et j'accepte que je peux être heureux, que l'alcoolique continue de consommer ou non.»

Emmanuelle, 34 ans

Les Fêtes arrivent, les réunions familiales aussi. Pour Emmanuelle*, ces rassemblements évoquent quelques souvenirs qu'elle aimerait oublier. Des souvenirs de son mari, ivre.

«Je me rappelle encore une fête de famille où mon chum a pris le micro et s'est mis à faire le con, complètement paqueté, raconte la jeune femme. Le monde rit, mais rit... Et moi, je suis dans mon coin, tellement en colère ! Pour moi, le monde ne rit pas de ce qu'il dit : le monde rit de lui.»

Emmanuelle s'est éloignée pour appeler un membre d'Al-Anon de son téléphone portable. Ça lui a fait du bien.

Le mari d'Emmanuelle est alcoolique toxicomane : alcool et cocaïne.
 

«Plusieurs périodes de consommation très active, d'autres plus faibles, et quelques périodes d'abstinence. On a deux enfants. Ça fait plus de 15 ans qu'on est ensemble.»

Quand Emmanuelle l'a rencontré, vers la fin de l'adolescence, il buvait un peu plus que la moyenne, mais c'était un gars bâti. Emmanuelle se disait qu'il était capable d'en prendre.

Ils ont vécu de belles années ensemble jusqu'à ce que son mari sombre dans la consommation, il y a une dizaine d'années, après avoir vécu des conflits avec sa famille et au travail.

«Il voulait la paix, dit Emmanuelle, dont les enfants étaient tout petits à l'époque. Parfois, je devais être achalante aussi. Quand il n'était pas là, j'assumais, mais quand il était là, je pouvais être sur son cas, parce que j'avais besoin de lui.»

Son mari a le réflexe de partir quand il consomme, sans doute pour que sa femme et ses enfants ne le voient pas ainsi. En période de consommation active, Emmanuelle tient la maison à bout de bras. Son mari, qui travaille beaucoup, consomme alors son salaire. «Même plus.»

«Quand il revient, il n'attend pas d'être correct, souligne Emmanuelle. On peut le retrouver par terre, ça peut être l'ambulance qu'on appelle. Ça peut être dramatique. C'est l'horreur.»

Tant qu'elle le pourra, et tant qu'il essayera de s'en sortir, Emmanuelle souhaite rester à ses côtés, bien qu'elle ignore si elle pourra subir encore longtemps les conséquences de sa consommation et qu'elle sait que certains seront portés à la juger.

«Lorsqu'il est sobre, il revient rapidement à lui et je peux vous assurer que je suis une femme comblée», dit Emmanuelle, qui souligne à quel point elle aime sa personnalité, son charme et son humour. Elle aime tout de lui. Tout, sauf cette maladie.

Publié dans ALANON ALATEEN

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