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"L'alcool au travail, un problème à affronter"

Publié le par kreizker

in "20 minutes", "24 Heures" & "Le Matin" (Suisse), 19 janvier 2018

L'alcoolisme coute chaque année 3,4 milliards de francs aux entreprises suisses, entre baisses des performances, absences pour maladie voire décès.

 

L'alcool au travail continue d'affecter de nombreux Suisses, et de coûter très cher aux entreprises. Il existe pourtant des solutions pour s'en sortir.

Brigitte peut en témoigner, même si elle préfère le faire anonymement. Elle a dû lutter durant les 23 dernières années de sa carrière professionnelle pour ne pas toucher un verre. Une sacrée réussite pour celle qui, durant 20 ans, a sombré dans l'alcoolisme.

Cette addiction l'a transformée physiquement - elle ne pesait plus que 36 kg - et a failli lui coûter la vie dans un accident de voiture. Ses absences répétées au travail ont aussi fini par exaspérer son patron: «Tu changes quelque chose ou tu pars», a-t-il prévenu un jour, sans savoir que ses mots allaient s'avérer salvateurs.

«Un alcoolique a besoin de toucher le fond avant de se reprendre», constate Brigitte. Car si elle s'était résignée à s'éloigner de ses amis, elle savait qu'elle ne pouvait pas se permettre de perdre son emploi, sous peine de se retrouver à la rue. Et ça, il en était hors de question pour Brigitte.

«Chaque personne ayant un problème d'alcool doit être confrontée à des faits», confirme Dwight Rodrick, expert pour l'organisation Addiction Suisse. En d'autres termes, il faut démontrer à l'alcoolique que son comportement va lui causer des ennuis.

Apéros pernicieux

Pour les entreprises aussi, l'alcoolisme est un fléau. Il coûte chaque année 3,4 milliards de francs aux sociétés suisses, entre baisses des performances, absences pour maladie voire décès. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) estime, lui, à 4,2 milliards le coût social de l'alcoolisme. Un montant qui comprend les traitements médicaux, les accidents ou encore les blessures.

Les secteurs de la construction et de la gastronomie ont longtemps été les plus touchés par l'alcool au travail. Mais aujourd'hui, le problème n'est plus lié à une branche particulière, mais aux emplois où la sociabilité joue un rôle important.

Brigitte en sait quelque chose. Autrefois consultante dans le domaine de la construction et de l'architecture, elle ne pouvait éviter les apéros quotidiens avec les clients. Les employeurs devraient toutefois comprendre que l'alcool ne sert pas à se rapprocher des clients, mais qu'il est une source de coûts, notent les experts en addiction.

«Il ne faut pas parler à quelqu'un de ses habitudes en matière de consommation d'alcool, mais des dégâts que cela engendre», relève Dwight Rodrick, précisant que cela s'applique aussi bien aux patrons qu'aux collègues. Selon lui, il faut fixer des objectifs aux employés touchés, pour autant que ceux-ci se basent sur des faits. Cela peut être le cas en demandant qu'il y ait moins d'erreurs au travail, moins de retards ou moins d'absences.

Demander de l'aide

Un bilan devrait ensuite être tiré après un mois. Et si aucun changement ne devait être observé, l'employeur pourrait alors s'en référer au médecin traitant. «Personne ne devrait être licencié à cause de sa maladie. Il faut, au contraire, amener le collaborateur à accepter de l'aide», explique Dwight Rodrick.

Brigitte a justement accepté cette aide. Elle a suivi plusieurs thérapies et fait partie durant plus de 20 ans des Alcooliques Anonymes. Ses efforts ont payé et, après un certain temps, elle a été pleinement réintégrée dans son équipe, comme si cette sombre période n'avait jamais existé.

Sa vie professionnelle a alors repris un cours normal. A une exception près toutefois, Brigitte n'ayant plus jamais pris part à des apéros avec des collègues ou à des fêtes du personnel. Et pour une bonne raison: elle était bien consciente qu'un simple verre pourrait la faire replonger.

Publié dans divers AA

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USA : Il remercie la police de l'avoir amené à une réunion AA

Publié le par kreizker

10 Janvier 2017

Police Department - Alameda - Californie

Arrêté plusieurs fois pour conduite en état d'ivresse, il a été personnellement accompagné par un policier à une réunion AA.

USA : Il remercie la police de l'avoir amené à une réunion AA
USA : Il remercie la police de l'avoir amené à une réunion AA

Publié dans divers AA

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WHARFRATS & CAMP TRACTION au HIGH SIERRA MUSIC FESTIVAL

Publié le par kreizker

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"Le Gros Livre des AA – L’opinion d’un médecin sur l’alcoolisme"

Publié le par kreizker

in "LE SITE WEB DE MATHIEU BINETTE"

16 Février 2017

 

MON COMMENTAIRE SUR LE CHAPITRE DU GROS LIVRE DES AA

Je crois sincèrement que le programme des Alcooliques Anonymes (AA) convient à tout le monde, car tout le monde souffre du péché. Chaque personne souffre, consciemment ou non, de certains choix qu’elle a faite. Ces décisions que l’on prend ont pour effet de nous séparer de l’être que nous sommes fondamentalement, des autres personnes autour de nous, mais surtout, d’un contact conscient avec Dieu. Car toute relation exige de la confiance, et je sais que je brise mon lien de confiance avec Dieu quand je lui mens, quand je porte offense à l’un de ses enfants, qui sont mes frères et mes soeurs.

Tout au long de cette série, j’exprimerai ce que je retiens du contenu de chacun des chapitres du Gros Livre (c’est ainsi que les membres des AA appellent le livre « Les Alcooliques Anonymes », paru en 1939 et qui donna son nom à l’organisme mondialement connu de nos jours) et les parallèles à faire avec l’enseignement de l’Église. Car je crois que ce livre est carrément un cadeau de Dieu et que l’Esprit Saint a inspiré ses auteurs.

L’opinion d’un médecin

Le gros livre commence par le témoignage d’un médecin-psychiatre qui travaillait avec des cas lourds. Dans les années 30, on ne savait pas grand chose de l’alcoolisme, car ce sont précisément ce mouvement des AA qui a apporté de nouvelles pistes de traitement de cette maladie. À cette époque, on ne parlait même pas encore de maladie, puisque cette dépendance a été inscrite au DSM-IV (l’inventaire officiel de toutes les maladies), qu’en 1978.

Le Dr. William D. Silkworth

Le Dr. William D. Silkworth

Le docteur Silkworth raconte que c’est au troisième traitement que l’alcoolique qui a changé le cours de l’histoire a commencé développer ses idées au sujet des moyens possibles de se rétablir. Ça veut donc dire que nous ne devons pas nous décourager si quelqu’un a essayé une fois ou deux d’arrêter de boire (ou toute autre forme de péché) sans réussir. Il faut essayer encore.

Le bon médecin nous apprend aussi que l’alcoolisme n’est pas une question de mauvaise volonté, de manque de courage ou de conviction. Il s’agit également d’une condition physique. Tous ne réagissent pas également à la substance éthylique. De la même manière, l’Église nous enseigne que le péché est ancré à nous, que nous avons une propension profonde à faire ce qui est contraire à notre bien. « Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. » (Rm 7, 19-20). Si l’alcoolique et le pécheur souffrent donc du même mal, cela me fait dire qu’ils peuvent se rétablir par la même méthode. Et cette méthode commence par admettre qu’un alcoolique ne peut se permettre de prendre ne serait-ce qu’un verre d’alcool. Le pécheur peut également en venir à la conclusion que le mal qu’il fait, il devrait s’efforcer à ne pas le faire. 

Plus loin dans le récit, on peut lire que l’un des plus importants participants à la rédaction du Gros Livre a immédiatement mis en pratique certaines idées contenues dans le livre. Cela veut dire que si quelque chose me semble avoir du bon sens, je ne devrais pas attendre d’en avoir saisi toutes les subtilités avant de m’y mettre. Practice makes perfect, comme disent les chinois. Ce n’est qu’en faisant de mon mieux pour appliquer les conseils de ceux qui ont réussi à faire ce que je n’ai pas réussi à faire moi-même que je pourrai savoir si la méthode proposée me convient ou non. De même, ce nouvel adepte n’a pas attendu d’avoir obtenu un diplôme avant de raconter son histoire à d’autres patients de l’hôpital . Il a tout simplement raconté son expérience, en ses mots, et à partir de son vécu.

Psychologie morale

S’il apparaît évident à notre bon docteur que la psychologie morale découlant des philosophes Kant et Hume, et des psychanalystes Freud et Jung soit le traitement de la dépendance le plus approprié, cette méthode est, dans les faits, trop compliquée à appliquer et développer avec des sujets aussi peu enclins à l’obéissance et plutôt portés à l’auto-destruction. Silkworth s’avoue démuni devant l’écart entre les théories développées et la pratique clinique. Le médecin constate toutefois que ces alcooliques qui se rétablissent ont un trait commun en ce qu’ils croient tous en eux-mêmes, mais encore plus en une « une Force capable de ramener à la vie normale des alcooliques chroniques autrement voués à une mort certaine ».

L’alcoolique sait qu’il doit cesser de boire et le fait d’en être incapable est devenu précisément la cause de son malheur chronique. Reconnaître notre impuissance devant le péché correspond donc à la première étape de la méthode de rétablissement proposée par les AA. Ce n’est pas qu’un problème de maîtrise de soi. Le mal est plus profond. L’Église Catholique parle, de son côté, de péché originel, soit cette propension à faire le mal qu’on souhaiterait ne jamais faire. C’est comme si c’était dans notre ADN, dans nos cellules. La méthode des AA et l’Église nous donne justement un moyen de purifier nos cellules par un contact conscient avec Dieu. Si la plupart des alcooliques parviennent à se rétablir, d’autres décident, dans un excès de désespoir, de faire le sacrifice suprême plutôt que de choisir de se laisser aimer par Dieu.

Péché originel

Je trouve intéressant que le docteur Silkworth évoque le fait que les personnes alcooliques ont tous « un symptôme en commun: elles sont incapables de boire sans contracter un goût immodéré pour l’alcool ». J’y vois un lien avec le récit génétique du jardin d’Eden car au chapitre 3, où le serpent réplique à la femme: « (…) Vous ne mourrez pas! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal. » (Gn 3, 4-5) Personnellement, j’ai commencé à boire et à m’intoxiquer de plusieurs autres substances pour connaître une autre réalité, une réalité cachée, que les moralisateurs (parents, tuteurs, etc) ne voulaient pas que je connaisse. Par orgueil, j’ai voulu savoir par moi-même tout le mal qui pouvait se trouver dans ces substances. Une fois le seuil franchi, je n’ai pas plus pu revenir en arrière que la pauvre Ève du récit biblique n’a pu faire revenir son mari à l’époque où ils n’avaient pas conscience qu’ils étaient nus. Il ne m’a suffi que du premier verre pour arriver, quelques années plus tard, au fond du baril. J’imagine que ce fut pareil pour les joueurs compulsifs la première fois qu’ils ont mis un sou dans une machine, ou pour un outre mangeur la première fois qu’il a englouti un Oreo (ma marque préférée), ou encore pour un voleur la première fois qu’il a subtilisé un objet simple dans un petit commerce. Le buzz était puissant, il nous fallait recommencer.

Si Jésus-Christ nous ordonne de nous aimer les uns les autres comme Il nous a aimés, c’est qu’il sait que le péché pèse lourd non seulement pour la personne qui le commet, mais sur l’ensemble de la société. D’un point de vue plus ésotérique, on pourrait dire que l’univers entier en est affecté et que le Royaume de Dieu n’arrivera définitivement que lorsque chacun des êtres humains saura rejeter définitivement le Mal. Le Dr. Silkworth le constate à son tour: les tragédies vécues par les conjointes et les enfants des alcooliques méritent d’être guéries, et seul un changement profond de l’être pourra définitivement réparer la famille et la société. Car pour le pécheur, la vie qu’il mène est « la seule qui soit normale. Il se montre impatient, irritable, mécontent, aussi longtemps qu’il ne ressent pas de nouveau cette sensation d’aise et de confort que lui procure [son vice] ».

Abstinence

Pour notre ami William Silkworth, la seule solution possible pour qu’un alcoolique retrouve ses moyens, c’est l’abstinence totale. Mais comment arriver à prendre une telle décision quand on n’a pas les idées claires et que le problème consiste justement en une « volonté déchaînée » [de boire]? Je vous le donne en mille: la première étape est d’admettre son impuissance devant une situation qui nous dépasse.

Publié dans divers AA

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