Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

LOGO AA

Publié le par kreizker

LOGO AA

Russie, Samara

 

LOGO AA

Russie

Partager cet article
Repost0

ABBEVILLE Aux Alcooliques anonymes, «on ne dit jamais qu’on ne boit pas, ni qu’on ne boit plus»

Publié le par kreizker

in "Le Courrier Picard" (France), le 19 septembre 2016

Le mardi soir, le groupe des Alcooliques Anonymes ou « AA » se réunit à Abbeville. Autour d’un café, les « amis » échangent autour de leur maladie. Sans aucun tabou.

ABBEVILLE Aux Alcooliques anonymes, «on ne dit jamais qu’on ne boit pas, ni qu’on ne boit plus»

19 h 45, ce mardi 13 septembre. Marie (prénom d’emprunt), professeure de philosophie à la retraite, fait couler un café, dans une salle de conférences, au second étage d’un immeuble appartenant à une mutuelle, au 10, petite rue Notre-Dame à Abbeville. Elle dispose des prospectus, sort du sucre et quelques bonbons dans une boîte métallique. «  On essaie de soigner l’accueil  », précise-t-elle, sans savoir combien de personnes pousseront la porte ce soir-là. C’est le principe des réunions hebdomadaires – tous les mardis soirs à Abbeville – des Alcooliques Anonymes ou « AA » : chacun vient à son rythme. Qu’importe, Marie continue ses préparatifs. Elle exhume «  un peu de littérature  ». Comprenez : un livre intitulé Vivre sobre, édité par les AA. Et allume une bougie, «  signe d’espoir  ».

Marie, qui a longtemps vécu dans le Nord avant de poser ses valises dans la région, fréquente les AA depuis 37 ans. Elle est «  abstinente  » depuis 36 ans. «  Je n’ai pas bu très longtemps, relate-t-elle. Je buvais de l’alcool comme les jeunes, en société. Je me saoulais plusieurs fois par semaine ; j’ai eu des accidents de voiture. J’avais 35 ans lorsque j’ai arrêté. »

Vers 20 h 05, Sandrine (prénom d’emprunt) pousse la porte. «  À partir de deux amis – nous sommes tous des amis aux AA – nous pouvons faire une réunion  », précise Marie.

Le début de la réunion se passe comme dans l’imaginaire collectif, avec des phrases déjà connues de tous : «  Bonjour, je m’appelle Marie. Je suis alcoolique. Je vais bien ce soir. Je suis abstinente et toujours heureuse de l’être.  » Sandrine, embraye. Cette mère de famille âgée de 48 ans, qui buvait «  depuis 6-7 ans  », est aux AA depuis mai 2015 : «  J’ai arrêté de boire en mai 2015. J’ai rechuté en janvier et je suis abstinente depuis le mois de février.  » C’est avec l’aide de sa mère que Sandrine, qui est autoentrepreneuse, a rejoint le groupe d’Abbeville : «  Avec mes bêtises, j’ai perdu mon permis de conduire deux fois. Ma petite fille m’avait toujours vue alcoolique. J’en avais ras le bol et toute seule, je n’y arrivais pas.  »

« Une maladie progressive, incurable et mortelle »

Marie confirme : «  C’est une maladie à rechute : elle est progressive, incurable et mortelle. Aux AA, on se remet en question. C’est long. Mais petit à petit, avec les réunions, on prend une distance par rapport à sa propre personne. Les AA permettent d’éliminer le symptôme alcool, l’essentiel étant d’arrêter de boire. Ici, on ne dit jamais qu’on ne boit pas ni qu’on ne boit plus. Ici, on vit une journée à la fois. On essaie de ne pas boire jusqu’au soir. Avoir une abstinence bien installée prend environ une année.  »

Un thème abordé à chaque réunion

Chaque réunion hebdomadaire s’articule autour d’un thème : «  C’est une étape d’un programme spirituel, mais ce n’est pas religieux !  » Ce 13 septembre, c’est « réparer les dommages ». «  On travaille beaucoup sur la relation aux autres, ajoute Marie. Il s’agit de faire amende honorable car on fait souffrir des personnes  ».

Aux AA, la tolérance envers autrui est primordiale ; l’anonymat, de mise. «  L’alcoolisme est encore assez tabou. On est catalogué, analyse Sandrine, en touillant son café. Ici, on n’est pas jugé, et c’est ce que j’aime dans ces réunions.  » Et Marie de prévenir : «  Ce n’est pas parce qu’on a plus d’années d’abstinence qu’on est mieux que les autres. La réunion est un lieu où l’on peut vider son sac. Même une réunion à deux amis me fait du bien ».

Pour Sandrine, l’avenir s’annonce moins sombre : «  J’apprécie plus de vivre ma vie aujourd’hui qu’avant d’être alcoolique. Les AA nous apprennent à vivre pleinement, après être descendus tout en bas de l’échelle, et d’en être remontés.  » Et elle sait qu’elle pourra compter sur un soutien important : celui de Marie, sa «  marraine  ».

 

A.M.

Réunion des Alcooliques Anonymes, tous les mardis, de 20 heures à 21 h 30, au 10, petite rue Notre-Dame, à Abbeville. Accès libre. Informations sur www.alcooliques-anonymes.fr et 09 69 39 40 20 (numéro Cristal, appel non surtaxé).

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

BRESIL Alcoólicos Anônimos®

Publié le par kreizker

BRESIL Alcoólicos Anônimos®

Grupo "Madre Celeste"

R. C 10 CONJUNTO DA COHAB GLEBA II Marambaia 66623-590 Belém - PARA

Fondé en janvier 1990

 

BRESIL Alcoólicos Anônimos®

Grupo "Botao de Rosa"

Avenida Principal S/N KM 08 - Parque Verde - 66823-095 Belém - PARA

Fondé le 5 mai 1984

 

BRESIL Alcoólicos Anônimos®

Grupo "Independencia"

ESCOLA JOÃO C. BATISTA - R. Cristina Cardoso S/N  - Cabanagem - 66625-630 Belém - PARA

 

BRESIL Alcoólicos Anônimos®
BRESIL Alcoólicos Anônimos®

Réunion du District 24 de Marambaia - Rua Samaritano c/a Passagem Dalva - Altos - Belem - PARA

Publié dans AA Monde

Partager cet article
Repost0

"Ils résistent à l'alcool grâce aux Alcooliques Anonymes"

Publié le par kreizker

in "La Dépêche" (France), 19 septembre 2016

 

"Ils résistent à l'alcool grâce aux Alcooliques Anonymes"

Tous les lundis, une dizaine de personnes dépendantes à l'alcool se retrouvent dans une petite salle près du théâtre Sorano pour leurs réunions d'Alcooliques Anonymes.

Encombrée de meubles poussiéreux et d'ouvrages défraîchis, la petite pièce prêtée par la paroisse Saint-Exupère pour les réunions des Alcooliques Anonymes ne respire pas la joie de vivre. Mais le local reprend vie tous les lundis lorsqu'il accueille les rires, les inquiétudes, les fiertés et les difficultés que rencontrent la dizaine d'alcooliques qui s'y retrouvent pour se soutenir dans leur combat contre l'alcool.

Il est bientôt 20 heures. Chloé*, la cinquantaine, élégante, s'affaire à préparer le local comme on s'apprête à recevoir ses amis. Sur la table, des gâteaux, du raisin, du café, des infusions et du mojito… sans alcool.

Peu à peu les autres amis du groupe arrivent et se retrouvent avec une joie non feinte. Hommes, femmes, trentenaires ou sexagénaires, diplômés ou non, tous ont un profil différent, mais ont en commun d'avoir réussi à s'éloigner durablement de l'alcool grâce au soutien de leur groupe d'Alcooliques Anonymes (AA).

En Haute-Garonne, le mouvement associatif, indépendant de tout soutien financier, organise des réunions hebdomadaires à Toulouse, Colomiers, l'Union et Muret. En semaine, ils sont environ une dizaine à y participer, et plus d'une vingtaine le week-end.

Les réunions sont très ritualisées : instant de silence, rappel des anniversaires d'abstinence, lecture de la pensée du jour. Puis vient le tour de table, pour prendre des nouvelles de chacun. L'un après l'autre, les participants prennent la parole pour évoquer leurs fiertés, leurs peurs, les décisions qu'ils ont prises dans la semaine et les difficultés qu'ils rencontrent. Ce soir-là, Tom annonce avoir repris contact avec son ex-compagne après une séparation houleuse, Éric est fier d'avoir su, pour la première fois, mettre fin à une relation sentimentale toxique, et Stéphane est ému de voir sa fille rentrer à la fac et de pouvoir enfin être un exemple pour elle. Vient ensuite le sujet de discussion du jour, différent à chaque session.

Étonnamment, l'alcool n'est que très rarement évoqué au cours de la réunion. «Nos discussions portent surtout sur comment se reconstruire et réapprendre à vivre pleinement sans alcool. Ça se rapproche vraiment du développement personnel», explique Didier. «Quand on devient sobre, on devient à nouveau responsable de ses actes, ce qui est formidable et en même temps difficile puisqu'on ne peut plus blâmer l'alcool pour nos problèmes. Venir ici nous permet de nous soutenir mutuellement», précise Dominique.

Pour beaucoup des participants, les AA sont devenus une deuxième famille. «Les membres du groupe me connaissent mieux que mes proches. On sait ce qu'est l'alcoolisme, on se comprend», explique Jeff. «Je suis passée par les cures, les médicaments, les thérapies. Rien n'a marché, jusqu'à ce que je vienne ici. Sans leur soutien, je n'aurais jamais tenu», assure Chloé, qui n'a pas bu un verre depuis plus de six ans. Plusieurs études montrent que ce soutien psychologique mutuel chez les AA, réduit considérablement les risques de rechute chez les alcooliques abstinents.Ce lundi soir-là, les participants se sont quittés après de nouveaux éclats de rire. La bouteille de mojito sans alcool, elle, a été à peine entamée.

Les premières réunions AA de chaque mois sont ouvertes à tous. Informations : 05 34 40 82 98 Les AA tiendront leur convention régionale du 14 au 16 octobre.

*les prénoms ont été modifiés


Réunions pour les proches

L'alcoolisme a aussi un impact considérable sur l'entourage des malades, qui peuvent développer des symptômes de co-dépendance ou un sentiment de culpabilité. Pour les accompagner, le mouvement des Alcooliques Anonymes organise des groupes d'échange Al-Anon, pour les familles et amis d'alcooliques. Parmi eux figure Sophie, fille d'alcoolique. «Grâce à ces échanges, j'ai appris à comprendre mon père, à l'aimer, et surtout à m'occuper de moi, déculpabiliser et accepter que je ne peux pas régler ce problème à sa place». Informations : 07 50 95 95 25, alanonmidipyrenees@laposte.net


«Je n'avais pas vu que j'avais tout perdu»

À 44 ans, Jeff est aujourd'hui un membre actif des Alcooliques Anonymes (AA) en Haute-Garonne. Un engagement essentiel pour celui qui a pu surmonter plus de 20 ans d'alcoolisme grâce au mouvement. «Je suis l'aîné de trois enfants. Quand mes parents ont divorcé, j'avais 9 ans, et ma mère a sombré dans l'alcool. Alors j'ai passé mon enfance à protéger mon frère et ma sœur et à m'occuper de ma mère, la doucher, la coucher, jeter et cacher ses bouteilles. À 13 ans, je prends ma première cuite. Mais ma mère ne me dit rien parce qu'elle est plus bourrée que moi. Très vite, je deviens celui qui boit le plus de mon groupe d'amis, je fais la fête. Je crois que c'est ça la vie, et je m'enfonce dans la vie de bistrot». Jeff entre alors à l'école de journalisme de Toulouse. «À 23 ans, j'ai des ardoises au mois dans les bars du coin. Je perds tous mes amis et l'alcool me clochardise. Je dors dans la rue et je fais la manche au Pont-Neuf. La nuit, je me réveille avec des angoisses, tremblant. Alors la première chose que je fais, c'est boire. Je prends une cuite à midi, puis à 16 heures, un apéro à 19 heures, et je finis invariablement à l'épicerie de nuit. Et je ne vois pas que j'ai tout perdu». En 2005, sa vie bascule lorsqu'une amie l'emmène à une réunion des AA. Il a 33 ans. «J'étais bourré. Et là, il s'est passé quelque chose. Ils m'ont fait confiance alors que je ne me faisais pas confiance moi-même. Ils m'ont laissé les clés du local. J'ai appris à écouter les autres. Aujourd'hui, les amis du groupe me connaissent mieux que ma famille et je n'ai pas bu une goutte d'alcool depuis six ans et demi. L'alcool a capitulé. Je n'ai plus besoin de lui».

 

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>