
La Septième Tradition me pose un défi personnel. Elle me rappelle de partager et de faire don de moi-même. Avant de devenir abstinent, la seule chose que je soutenais de mes dons, c'était mon habitude de boire. Aujourd'hui, j'essaie de donner un sourire, un mot gentil, une main secourable. J'ai compris que je devais commencer à marcher par mes propres moyens et permettre à mes nouveaux amis de m'accompagner parce que, grâce à la pratique des Douze Étapes et des Douze Traditions, ma vie n'a jamais été aussi belle.


Quand je fais des courses, je regarde les prix et si j'ai besoin d'une chose, je la prends et je la paie. Maintenant que je suis censé être en train de me rétablir, je dois mettre de l'ordre dans ma vie. Quand je vais à une réunion des A.A., je prends un café avec sucre et lait, parfois plusieurs. Par contre, au moment de la collecte, ou bien je suis trop occupé pour prendre de l'argent dans mon sac, ou bien je n'ai pas un sou. Pourtant, si je suis à cette réunion, c'est que j'en ai besoin. J'ai entendu quelqu'un suggérer de mettre le prix d'une bière dans le chapeau, mais j'ai trouvé que c'était trop ! Je ne donne presque jamais un dollar. Comme beaucoup d'autres, je compte sur les plus généreux pour financer le mouvement. J'oublie ce que coûtent la location de la salle, le lait, le sucre, les gobelets. Pourtant je vais payer sans hésitation un café au restaurant après la réunion ; pour ça, j'ai toujours de l'argent.Alors, combien valent ma sobriété et ma paix intérieure ?

ENTENDU EN REUNION (Jean-Louis V., Uccle) :
"Avec l'abstinence, la plus value est pour moi et les dividendes sont pour mes proches"