Les Alcooliques Anonymes de Bretagne ont partagé « de belles raisons de vivre »
in "Ouest-France", 23 Juin 2026
Pendant tout le week-end les associations d’Alcooliques Anonymes de Bretagne se sont réunies pour leur 35e édition de convention au lycée La Touche de Ploërmel (Morbihan).
Les Alcooliques Anonymes (AA) de Bretagne ont organisé leur convention annuelle au lycée La Touche de Ploërmel (Morbihan) de vendredi 19 au dimanche 21 juin 2026. Cet évènement est l’occasion pour les AA de Bretagne de se retrouver et d’échanger sur les réussites ou les difficultés que rencontrent les adhérents au cours de l’année. La Bretagne compte quarante-quatre groupes Alcooliques Anonymes dont deux groupes anglophones, répartis dans quatre départements.
Les Alcooliques Anonymes (AA) de Bretagne ont organisé leur convention annuelle au lycée La Touche de Ploërmel (Morbihan) de vendredi 19 au dimanche 21 juin 2026. Cet évènement est l’occasion pour les AA de Bretagne de se retrouver et d’échanger sur les réussites ou les difficultés que rencontrent les adhérents au cours de l’année. La Bretagne compte quarante-quatre groupes Alcooliques Anonymes dont deux groupes anglophones, répartis dans quatre départements. Ces groupes organisent plus de cinquante réunions de partage chaque semaine. Ses membres tiennent des permanences ou des antennes régulières dans une trentaine d’établissements de soins : hôpitaux, cliniques, centres de cure et de postcure. Ils se déplacent aussi dans trois établissements pénitentiaires. Roland, membre des AA de Guingamp (Côtes-d’Armor) depuis 1999 se dévoile.
«Pendant tout le week-end, des groupes de parole sont mis en place. L’occasion de recueillir des témoignages sur l’expérience de chacun et surtout dans le rétablissement, et de comprendre comment nous faisons pour vivre heureux sans alcool. C’est l’occasion de trouver de belles raisons de vivre », explique-t-il.
« Comment s’en sortir de cette addiction ? »
Roland a commencé de consommer de l’alcool dès l’âge de 17 ans. Une addiction sans fin. Le piège dans lequel j’ai failli succomber au démarrage de mon abstinence, c’était de trouver une cause à mon alcoolisme. C’était une mauvaise idée, mais heureusement les amis m’ont dissuadé de poursuivre dans cette voie-là, de trouver pourquoi je buvais. On doit plutôt se poser la question comment s’en sortir de cette addiction ?
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C’est l’objectif des réunions hebdomadaires organisées par les antennes des AA. Ceux qui sont abstinents depuis quelque temps peuvent partager leurs expériences. Ceux qui démarrent au sein du cycle des AA parlent de la gestion du problème »,
ajoute-t-il.
Roland a mis trente ans à mûrir son alcoolisme, et c’est à l’âge de 47 ans qu’il fait connaissance et participe aux réunions de l’antenne des AA de Guingamp. Il n’y a pas eu que les AA. J’ai aussi été aidé par la médecine, après une hospitalisation au sein d’une clinique d’addictologie à cette époque-là. J’ai commencé le sevrage puis une thérapie psychologique. Et aux AA, les amis m’ont redonné confiance. Par leurs témoignages, j’ai pu maintenir mon abstinence à l’alcool tout en devenant comme eux »,
conclut-il.
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