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entourage de l'alcoolique

Publié le par kreizker

alanon revue


page 3
:
"Cher lecteur,


La première fois que j’ai vu l’image de la jeune femme regardant à travers les persiennes, j’ai pensé que c’était curieux. Pourquoi quelqu’un laisserait-il ses persiennes fermées par une journée manifestement ensoleillée ?


Je me suis alors rappelé comment l’alcoolisme avait affecté tant de personnes parmi nous. Je me rappelle avoir dû passer sous silence ce qui  se passait chez nous, la peur de ce que les autres allaient penser (étaient
ils au courant de la violente bagarre la nuit dernière ?), et la confusion qui traversait mon esprit tandis que j’essayais de savoir comment j’aurais pu réagir différemment pour éviter tout cela. Ma réalité et celle de beaucoup d’autres personnes était – et est toujours – que l’alcoolisme créé l’isolement, la solitude, la perte de dignité et le désespoir. Je pensais que j’étais le seul à me sentir ainsi. Je ne me sentais pas à l’aise pour discuter de mes sentiments avec mon frère et ma soeur – et encore moins avec ma mère. Pour moi, garder des secrets et mentir pour couvrir des comportements que je n’avais pas causés était devenu la norme. Tout le monde semblait avoir une famille heureuse, mais ce n’était pas notre cas. Et ce n’était même pas entièrement vrai, parce que nous faisions semblant d’être heureux et feignions de croire que ce qui s’était produit la nuit précédente ne se reproduirait jamais plus.


L’alcoolisme produit cette démence dans la vie des familles et des amis des buveurs problèmes. Demander l’aide de professionnels semble inutile et menaçant. Et si le professionnel en question nous obligeait à quitter la situation familiale ou à chercher de l’aide à l’extérieur ? Alors, nous continuons à nous isoler et à croire que personne d’autre ne pourrait comprendre la honte et la peur que nous ressentons.


De nombreux professionnels spécialistes du traitement, tout comme ceux qui ont rédigé des articles dans ce numéro, ont fini par reconnaître que les Groupes Familiaux Al-Anon sont une ressource pour leurs clients ou patients qui sont préoccupés par la consommation d’alcool d’une autre personne. Ces professionnels rapportent que d’une part, les clients qui sont régulièrement orientés vers les Groupes Familiaux Al-Anon bénéficient des avantages du programme, et d’autre part qu’Al-Anon améliore l’interaction du professionnel avec le membre de la famille. Je comprends qu’entrer dans une salle remplie d’étrangers peut être intimidant; nous ne sommes pas sûrs des avantages à nous confier à d’autres personnes qui ont des problèmes semblables aux nôtres. Vous seriez peut-être surpris de ce que vous pourriez apprendre en assistant à une ou plusieurs réunions Al-Anon. Nous avons également des réunions Alateen pour vos enfants.


En demandant de l’aide, vous pouvez commencer à briser le cycle du secret et de l’isolement. J’espère bientôt vous voir dans une réunion.

Dans la fraternité,

Ric B., Directeur général

Al-Anon Family Group Headquarters, Inc."

afa2010FR afa2010FR  document PDF de 21 pages

SITE ALANON France

 


Publié dans ALANON ALATEEN

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FRANCE, normandie, yvetot

Publié le par kreizker

Parler pour se libérer

ALCOOLISME. Chaque lundi soir, à l'hôpital d'Yvetot, des hommes et femmes qui ont décidé d'arrêter de boire participent aux réunions des Alcooliques Anonymes.

Reportage.

 yvetot

Extrait : 

«Bonsoir, je suis malade alcoolique. Je suis toujours abstinent. Je vais bien. » Lundi, 20 h 30, le rendez-vous hebdomadaire des Alcooliques anonymes commence. Ils sont quatorze autour de la table : dix hommes, quatre femmes, âgés d'une vingtaine à une soixantaine d'années. Vraisemblablement de catégories socioprofessionnelles variées. Mais tous ont vécu ou vivent le même drame : l'alcool. Chaque lundi, dans un préfabriqué qui jouxte l'hôpital, ils partagent leur expérience, leurs espoirs, leurs déceptions pour se maintenir hors de cette spirale et aider les autres à en sortir." ....

 


Hôpital Hédelin Asselin  Réunion : lundi 20h30

LOCAL PORTAKABIN
14 Av. Maréchal Foch
76190 YVETOT

Publié dans medias

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JELLINEK et sa courbe

Publié le par kreizker

Cliquer sur la photo pour agrandir

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SIGNES D'UNE ALCOOLODEPENDANCE PROGRESSIVE

01) Consommation occasionnelle pour obtenir un effet physique, indépendamment du goût.
02) Consommation régulière, par jour ou par semaine pour obtenir un effet psychique.
03) Attachement dissimulé à l'alcool.
04) Besoin pressant de boire quelques verres.
05) Impossibilité de contrôler les quantités d'alcool à partir du premier verre.
06) Apparition d'un sentiment de culpabilité intermittent.
07) Début des trous de mémoires.
08) Pretextes avancés pour justifier la conso d'alcool, mensonges visant à cacher les alcoolisations.
09) Comportements incontrôlés, grandiloquents, pompeux ou agressifs.
10) Sentiment de culpabilité et de honte persistant. Apitoiement sur soi.
11) Promesses et résolutions d'abstinence non tenues.
12) Echec des essais de limitation volontaire de consommation.
13) Abandon progressif de tous centres d'intérêts antérieurs.
14) Retrait de la vie amicale et sociale.
15) Dissensions familiales provoquées par l'alcoolisation.
16) Souci travail, argent en relation avec l'alcoolisation.
17) Sentiments de persécution.
18) Nourriture négligée.
19) Passivité- Impossibilité d'efforts physiques ou intellectuels.
20) Apparence extérieure négligée.
21) Détérioration physique visible et manifeste.
22) Erreurs grossières de jugement.
23) Incapacité à prendre une décision.
24) Obsession d'alcool.
25) Pertes de critère de morale sociale ( multiplication des dettes, vols...).
26) Vagues aspirations spirituelles.
27) Sentiment de toucher le fond.



STOP, IL EST TEMPS DE REMONTER



 

VERS LE RETABLISSEMENT ET L'ABSTINENCE

01) Désir d'aide sincère.
02) Accepter la démarche des soins.
03) Identification de l'alcoolisme comme une maladie (psychique et physique.
04) Accepter d'en parler avec les soignants.
05) Accepter d'en parler avec d'autres alcooliques.
06) Se reconnaître comme alcoolique, c'est à dire accepter le fait que l'on ne pourra jamais boire de l'alcool avec modération, accepter l'impuissance devant l'alcool.
07) Prise de conscience qu'un nouveau mode de vie est possible par l'abstinence.
08) apprendre à rester abstinent dans le cadre d'une durée limitée, renouvelable : mise en application du principe du "vingt quatre heures à la fois".
09) Tenir compte des caractéristiques de l'entourage pour prendre des mesures immédiates appropriées. En parler avec les soignants.
10) Observer les termes du contrat médical : entretiens réguliers avec les soignants, pratique systématique des réunions de groupe. Acquisition de la ponctualité et de l'esprit de contrat.
11) Suivre des réunions de groupe sans soignants.
12) Continuer à travailler les documents du projet thérapeutique et s'efforcer d'en appliquer les enseignements dans la vie quotidienne.
13) Réussir à vivre au présent, en évitant de se projeter loin devant.
14) Se donner et atteindre des objectifs fixés :famille, emploi, activités de loisirs.
15) Savoir positiver les évènements quotidiens.
16) Savoir distinguer ce qui est réaliste de ce qui ne l'est pas.
17) Raisonnements plus objectifs, plus pondérés.
18) Abstinence vécue positivement. Acceptation sereine de sa condition.
19) Accroissement de la tolérance aux autres et du contrôle emotionnel.
20) Se donner des projets nouveaux et chercher à les realiser.
21) Faire évoluer en profondeur les relations avec ses proches et se servir de cette évolution pour conforter son abstinence.
22) Poursuite des réunions de groupe et possibilité d'aider les autres.
23) Insertion sociale adaptée à ses moyens intellectuels et épanouissement affectif.
24) Acquisition d'une maîtrise de vie de bonne qualité.


LA VERITABLE FAIBLESSE C'EST DE SE CROIRE FORT;
ALORS QUE LA VERITABLE FORCE EST DE SE RECONNAÎTRE FAIBLE

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réflexion quotidienne

Publié le par kreizker

Ce n'est pas une question de bonheur

  
Je ne pense pas que la question primordiale soit le bonheur ou le malheur.
Comment affrontons-nous les problèmes ?
Comment y puisons-nous les meilleures leçons et les communiquons-nous aux autres, lorsqu'ils veulent les recevoir ?

Réflexions de Bill, p. 306



Dans ma recherche du bonheur, j'ai changé d'emploi, je me suis marié, j'ai divorcé, j'ai recherché le dépaysement et je me suis endetté -- financièrement, émotivement et spirituellement.
Chez les AA, j'apprends à grandir.
Plu tôt que d'attendre le bonheur des gens, des lieux et des événements, je demande à Dieu de m'aider à m'accepter tel que je suis.
Quand un problème me dépasse, les Douze Étapes m'aident à grandir par la souffrance.
La connaissance que j'en retire pourra peut-être servir à d'autres qui souffrent du même problème.
Comme l'ajoute Bill: «  Si la souffrance fait son apparition, nous devons consentir à en tirer une leçon et à aider les autres à en faire autant.
Si nous nageons dans le bonheur, nous l'acceptons comme un don et rendons grâce à Dieu. »

Publié dans pensées - citations

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