numéro 312
"Venez aux réunions et voyez ce qui arrive
à ceux et celles qui n'y vont pas."
in Ma tête veut ma peau
Ce blog, fondé en janvier 2008, n'engage aucunement le Mouvement des Alcooliques Anonymes ni Al-Anon Alateen. Son unique objectif est d'informer sur AA et Al-Anon Alateen.
"Venez aux réunions et voyez ce qui arrive
à ceux et celles qui n'y vont pas."
in Ma tête veut ma peau
Pensée du jour des AA
L'une des réalités de la vie les plus encourageantes, c'est que votre point faible peut devenir votre plus grande force. Le vent fait voler les avions et les cerfs-volants. Pour escalader une haute montagne, les escarpements rocailleux et les endroits rugueux facilitent notre ascension. De même, votre point faible peut devenir un atout si vous le regardez en face, l'examinez et en cherchez la source. Mettez-vous bien dans l'esprit qu'aucune faiblesse, comme l'alcoolisme, ne peut devenir une force tant que vous ne l'aurez pas honnêtement regardée en face.
Est-ce que je fais de mon point faible ma plus grande force ?
Méditation du jour
Chaque fois que nous cherchons à vénérer Dieu, nous pensons à l'immense royaume sur lequel II règne, à la création, à l'ordre sacré qui règne dans tout l'univers. Nous ressentons alors l'admiration qui précède l'adoration. Je dois également ressentir cette admiration et éprouver le désir de vénérer Dieu et de m'émerveiller. Mon esprit est un cadre d'espace et de temps tel que je ne peux concevoir ce qui est au-delà de l'espace et du temps, l'infini et l'éternel. Mais je sais qu'il doit y avoir quelque chose au-delà de l'espace et du temps, et ce quelque chose doit être la Puissance infinie et éternelle cachée derrière l'univers. Je sais aussi que je peux sentir la présence de cette Puissance dans ma vie.
Prière du jour
Je prie pour pouvoir accepter l'Esprit infini et éternel. Je prie pour qu'Il se manifeste dans ma vie.
Ce titre est extrait de l'album : Tostaky
Année de sortie : 1993 | Label : Barclay
Oh lord, hear me please
you have to make me sober
aspirin, come on please
I don't want to suffer
I found one of my socks under the telephone
I've never asked these bells to ring in my home
what have I done to my hat? I had no hat before
something like a tear is running on my bones
It's all right now
but what an awful night
I'm almost reaching the kitchen
I'll drink water till I die (about yesterday)
Yesterday was the time of lavishness
everything 'round me was only loveliness
I was the king but the night was reigning over me
so much excitement but now this pleasure's gone without me
It's all right now
but what an awful night
I'm almost reaching the kitchen
I'll drink water till I die
I'll drink water till I die
I'll drink water till I die
Aspirin, come on please
I don't want to suffer
oh lord, hear me please
you have to make me sober
but I don't know what's going on there
Elles sont sept femmes ce mercredi à participer au groupe de parole. Tout démarre par un tour de table pour prendre des nouvelles. Certaines sont abstinentes, d’autres luttent contre elles-mêmes presqu’à chaque instant pour ne pas boire. Aux commandes pour animer l’atelier, Rachida Messen, infirmière, et Elsa Taschini, une psychologue. Ici, on vient pour vider son sac. « Elles utilisent ce groupe de parole comme dépôt, elles déversent tout ici alors qu’elles mentent parfois à l’extérieur, aux autres », expliquent les professionnelles.
Catherine explique qu’elle n’a pas bu une goutte d’alcool depuis quinze jours. Elle a perdu son mari il y a un an et demi, doit s’occuper de son fils et quand la pression devient trop forte, elle s’assomme avec l’alcool. Depuis dix ans, elle se rend régulièrement à des réunions des Alcooliques Anonymes.
Marie prend alors la parole. S’ensuit le récit d’une descente aux enfers entre pression professionnelle et vie de maman solo. Elle raconte comment elle a perdu son boulot et son permis le même jour. Un déclic ? En tout cas, elle ne boit plus une goutte d’alcool depuis 15 mois. Son témoignage est précieux pour celles qui viennent de commencer à se soigner.
La plus jeune des participantes a une vingtaine d’années. Hospitalisée, Sandra ne sort que pour venir assister au groupe de parole et s’inquiète de l’avenir de son histoire d’amour : « J’ai vu mon copain : il dit qu’un truc est cassé entre nous. Quand il était à la maison, je buvais derrière son dos. Il m’en a voulu de lui mentir : quand il me disait ‘tu as bu ?’, je répondais ‘non’. Je n’en pouvais plus, je buvais même au travail. » Gwen explique qu’elle connaît bien ça : « Je prends une petite bouteille de vin blanc dès 10h pour me donner du courage avant d’aller bosser »....
reportage sur ELLE.FR