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"Comment les Alcooliques Anonymes vivent-ils le confinement?"

Publié le par kreizker

in "Var-Matin" (France), 6 Novembre 2020

Le confinement et plus particulièrement l’isolement a un effet néfaste sur les personnes ayant tendance à l’alcoolisme.

Le confinement et plus particulièrement l’isolement a un effet néfaste sur les personnes ayant tendance à l’alcoolisme.

La section locale des Alcooliques Anonymes reste au chevet des membres des cinq groupes du Golfe grâce à l’Internet, car seul, il est difficile de résister à la tentation.

Depuis une trentaine d’années et plusieurs fois par semaine, ils poussent la porte de la maison des associations à Sainte-Maxime pour y tenir réunion.

 

Ils sont des "alcooliques abstinents", mais aussi et surtout ils sont bénévoles des Alcooliques Anonymes, les AA, comme ils se surnomment eux-mêmes.

Des femmes et des hommes qui donnent de leur temps libre pour écouter, partager et aider les personnes souffrant de cette maladie physique et psychique qu’est l’alcoolisme.

Apportant un peu de soutien et de chaleur humaine à celles et ceux qui ont soif. Non plus de leurs démons mais de résilience.

Une main tendue qui contribue au rétablissement et au maintien de l’abstinence chez de nombreux AA, mais qui n’est pas facilitée par l’instauration du confinement.

"SEUL CHEZ SOI, IL EST DUR DE DIRE NON À L’ALCOOL"

"Jusqu’ici, cinq groupes différents du Golfe se réunissaient chaque semaine à Sainte-Maxime", explique Jacques, Maximois bénévole de l’association et référent pour sa communication au niveau régional.

"Évidemment, les réunions sont désormais arrêtées. Mais nous avons d’ores et déjà mis en place des visio-réunions accessibles à tous et en un clic depuis notre site Internet. C’est un outil que nous avions déjà mis en place lors du premier confinement et qui s’est même maintenu une fois celui-ci terminé car il a permis à de nouvelles personnes, éloignées de tous lieux de réunion, de pouvoir intégrer les Alcooliques Anonymes."

Une minorité d’adhérents pour qui la réactivité des AA face aux mesures sanitaires a été salutaire mais qui ne doit pas masquer la réalité du confinement pour de nombreux autres.

"Il est certain que les réunions en présentiel permettent de dégager une osmose, une force collective qui aide beaucoup à transmettre le message de rétablissement à l’alcoolique qui cherche de l’aide. Il y a aussi le cas des personnes âgées qui ont des difficultés avec les nouvelles technologies et qui se sont retrouvées esseulées. Et quand on est seul chez soi... il est dur de s’empêcher de tendre le bras vers la bouteille."

C’est ainsi que les Alcooliques Anonymes ont pu constater une hausse du nombre de sollicitations pendant le confinement du printemps dernier.

"UNE TENTATIVE D’ÉVASION CONTRE L’ENFERMEMENT"

"Il y a eu une augmentation de l’alcoolisme, notamment chez les jeunes. Des personnes qui ne sont jamais venues à une seule réunion mais se sont inscrites à des visioconférences. Expliquant qu’être enfermées, seules, dans de petits appartements ne leur avait guère laissé d’autres moyens de s’évader."

Et ils ne sont malheureusement pas les seuls à avoir été durement éprouvés par l’enfermement.

"Nous avons également reçu quantité d’appels émanant de personnels soignants et du milieu hospitalier", poursuit Jacques.

Des "héros" que l’on applaudissait chaque soir mais qui rentraient chez eux usés par de trop longues et trop éprouvantes journées.

"Dans leur cas, l’alcool a été la solution pour calmer leurs angoisses."

Cinq mois après, nul ne doute que ce nouveau confinement et cette "deuxième vague", pressentie comme plus meurtrière encore, ne fassent encore chauffer l’accueil téléphonique des Alcooliques Anonymes.


Rens. : 09.69.39.40.20 (appel non surtaxé) ou www.alcooliques-anonymes.fr.

Les AA en quelques chiffres

61% des AA sont des hommes et 39% des femmes. Ainsi se répartissent les membres des Alcooliques Anonymes, selon un sondage interne réalisé par l’association cette année.

76% des AA ont plus de 50 ans, alors que seuls 2% ont moins de 30 ans.

46% des AA déclarent être mariés ou pacsés (29% sont divorcés ou séparés, 21% sont célibataires, 2% sont veufs)

51% des AA déclarent être abstinents depuis dix années ou plus. La durée moyenne d’abstinence est de 13 ans.

18% des AA sont des cadres et 5 % sont des ouvriers. Ainsi que le rappelle régulièrement l’association : l’alcoolisme touche toutes les catégories socio-professionnelles.

0 euro de subvention. L’association met un point d’honneur à ne pas dépendre du contribuable et fonctionne uniquement grâce aux contributions volontaires de ses membres.

Ce qu’il faut savoir sur cet organisme d’aide aux personnes dépendantes

Qui sont les Alcooliques Anonymes?
Les Alcooliques Anonymes (AA) sont une association bénévole auto-financée, internationale, d’hommes et de femmes provenant de toutes les catégories sociales, qui se réunissent dans le but de devenir abstinents et de le rester. Le désir d’arrêter de boire est la seule condition pour être membre. Les AA ne demandent ni cotisation, ni droit d’entrée. L’alcoolisme est une maladie caractérisée par l’obsession de l’alcool et la perte du contrôle de sa consommation. Comme toute addiction, elle nuit à la santé, à la capacité de travail et au comportement relationnel et social. L’alcoolisme est une maladie émotionnelle et psychologique autant que physique.
Les nouveaux venus sont vivement encouragés à assister avec assiduité aux réunions (ou visio-réunions). L’objectif primordial des AA est de transmettre leur message de rétablissement à l’alcoolique qui cherche de l’aide. Comme son nom l’indique, AA repose sur le principe de l’anonymat, 
"non par honte ni par goût du secret, mais par discrétion et par respect".

Quels sont les symptômes?
Les alcooliques ne présentent pas tous les mêmes symptômes. Plusieurs, cependant, à différentes étapes de la maladie, donnent les signes suivant: seul l’alcool semble leur donner confiance en eux-mêmes et les mettre à l’aise en présence d’autres personnes. Il leur arrive souvent, à la fin d’une réception, de vouloir un dernier verre ; ils cherchent les occasions de boire et y pensent très souvent ; ils s’enivrent sans en avoir l’intention ; ils essaient de se maîtriser en modifiant leur choix de boisson, en s’imposant l’abstinence ou en faisant des promesses ; ils boivent en cachette ; ils mentent au sujet de leur penchant à boire ; ils cachent des bouteilles ; ils boivent au travail ; ils boivent seuls ; ils ont des trous de mémoire ; ils boivent le matin pour soulager les malaises qui suivent un excès, pour chasser la peur ou la culpabilité ; ils négligent de manger et souffrent de malnutrition ; ils développent la cirrhose ; ils ont de violents tremblements, des hallucinations ou des convulsions quand ils sont privés d’alcool.

Aux origines du mouvement
La naissance des AA remonte à 1935, à Akron (États-Unis), et résulte de la rencontre entre un agent de change de New York et un chirurgien de l’Ohio qui avaient un passé d’alcooliques irrécupérables. Ils ont fondé les AA pour aider d’autres personnes qui souffraient et pour rester eux-mêmes abstinents. L’association s’est développée par la formation de groupes autonomes qui ont vu le jour, d’abord aux USA, pour ensuite se multiplier à travers le monde. Le nombre de ces groupes est estimé à plus de 125 000 et plus de 2 millions de membres répartis dans 180 pays.

Publié dans AA france

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PORTRAITS

Publié le par kreizker

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Alcooliques Anonymes : « Je veux juste être libre, heureuse et joyeuse. »

Publié le par kreizker

in "Le Courrier du Sud" (Québec), 5 Novembre 2020

À l’invitation de membres de la section 87 des Alcooliques Anonymes, Le Courrier du Sud a assisté à une réunion Zoom sur notre rétablissement.

Monique*, qui s’est présentée comme alcoolique et toxicomane, a raconté son histoire.

Elle a bu ses premières gorgées de bière à l’âge de 7 ou 8 ans, dans les bouteilles de son père, à l’invitation de celui-ci. Lors de sa première brosse à 14 ans, son père lui disait qu’il était fier d’elle et qu’elle «savait boire». «Je buvais autant que lui… mais je ne savais pas boire», dit-elle.

Dépendante affective, Monique est tombée enceinte d’un homme dont elle était tombée amoureuse lorsqu’elle travaillait dans un bar de danseuses. «Deux ans après, je rentrais dans les AA. Pas parce que j’étais alcoolique; parce que j’avais perdu la garde de mon fils.»

Dans les débuts, elle a continué à consommer, malgré sa présence aux réunions. «Je prenais un verre de vin, une petite sniff et je trouvais que je ne consommais pas beaucoup», raconte-t-elle.

Lorsqu’elle a demandé si un verre de vin était considéré comme une rechute, on lui a répondu que ça dépendait de son honnêteté. «J’en n’avais pas ben ben… Je suis allée au meeting et j’ai pris mon jeton de deux mois.»

Tout au long de son récit, elle témoigne du mal-être et de la rage qui l’ont longtemps habitée, même si elle était devenue sobre. «J’ai été en tabarnak pendant 10 ans», résume-t-elle. Après 14 ans de sobriété, elle a suivi une thérapie, qui a été libératrice. «J’ai perdu 150 lb de colère. J’étais capable de respirer jusqu’au nombril! Ça ne m’était jamais arrivé. J’ai atteint cette paix.»

Aujourd’hui, après 29 ans d’abstinence, elle n’hésite pas à dire que ces réunions auxquelles elle assiste encore régulièrement, et les rencontres qu’elle y a fait, lui «ont sauvé la vie». Elles ont fait d’elle une meilleure personne.

«Si ne vous m’aviez pas donné autant d’amour, je ne serais pas aussi patiente avec mes parents. J’ai appris à être une mère avec vous. Je parlais à mes enfants comme si j’étais une enfant. Vous m’avez appris à devenir une adulte.»

Encore, elle suit les principes du «Gros livre» des AA, qui détaille les étapes à franchir vers le rétablissement.

«L’important est de vivre le moment présent. C’est difficile. Je veux juste être libre, heureuse et joyeuse.»

*Nom fictif

 

Alcooliques Anonymes: cheminer vers le rétablissement, en mode virtuel

Pas besoin de carte de membre pour entrer dans les AA; la volonté d’arrêter de boire est la seule condition. Désormais offertes aussi en mode virtuel, les réunions deviennent encore plus accessibles et ouvertes, amenuisant la barrière du difficile premier pas.

En moyenne, 2000 participants par semaine se connectent à l’une ou l’autre des réunions virtuelles Zoom sur notre rétablissement; une initiative du groupe 87 des AA, secteur incluant Montréal et couvrant de Sorel à la frontière de l’Ontario, en passant par Granby. Sur le Web, les participants viennent de partout au Québec.

Devant l’interruption abrupte des rencontres en mars, Rénald et Éric, deux résidents de Longueuil membres du groupe, ont voulu offrir rapidement une autre option. Et l’engouement pour les réunions en ligne s’est rapidement manifesté.

«L’alcoolisme est une maladie. Tu es incapable de venir à bout d’une obsession. Quand l’obsession te prend, tu perds tes moyens. Alors s’il n’y a plus de rencontres, surtout au début de ta démarche, quand tu es fragile…», laisse entendre Rénald.

Aux yeux d’Éric, responsable du volet technique des rencontres, pas de doute que le confinement a été particulièrement dur pour les personnes alcooliques. «C’est énorme le nombre de rechutes qu’on a vues, a-t-il constaté. Ç’a été une période très cruciale.»

Rénald seconde. «Le contexte d’isolement a généré du stress. Les gens boivent, ça les détend, mais ça devient vite une idée fixe, le centre de notre vie», soutient-il.

Il prend le temps d’expliquer.

 

«Notre but est de redevenir heureux. On a un mal de vivre coincé quelque part. La pandémie a été un catalyseur, surtout chez les personnes qui en étaient à un moment plus fragile.»

 

– Rénald, membre des AA
 

Il invite tous ceux qui se trouvent «dans un cul-de-sac» à découvrir les Alcooliques Anonymes.

L'amour traverse l'écran

La dynamique d’une discussion sur Zoom est forcément différente des rencontres en personne – qui ont d’ailleurs toujours lieu, dans le respect des mesures sanitaires.

Les participants retrouvent néanmoins ce qu’ils sont venus chercher : le contact humain. Lors des rencontres, un conférencier livre un témoignage, qui est suivi d’une discussion. Un moment où le conférencier reçoit une «belle dose d’amour».

«On est un mouvement de parole, et ç’a un bon effet, dit Rénald. L’amour passe très bien à travers l’écran.»

Le premier pas est aussi plus facile à franchir en mode virtuel. En raison des mesures sanitaires, les participants qui se joignent aux réunions en personne doivent inscrire leur nom à un registre. Cette simple mesure constitue pour certains un frein.

«À ton premier meeting, t’es gêné de passer le cadre de porte. On a chacun notre idée de ce qu’est un alcoolique, et c’est pas très glamour. Les jeunes qui sont aux prises avec cette maladie peuvent avoir un premier contact avec les AA et vont découvrir un groupe qui ne les juge pas.»

«On est une fraternité, ajoute-t-il. Des frères et des sœurs qui, peu importe leur âge, leur sexe, leur orientation, ont un lien en commun. Et c’est pour ça qu’on se sent égaux.»

Les rencontres sont ouvertes à tous. Les réunions virtuelles ont lieu chaque jour, à 9h, 12h, 19h et 23h. Il est aussi possible d’y assister via une ligne téléphonique. Rens. : www.AA87.org.

 

Publié dans AA Québec

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MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®

Publié le par kreizker

MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®
MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®
Grupo "Del Sufrimiento a la Paz"

Cipres No. 2138 - Del Fresno - Guadalajara - Jalisco 44900

 

MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®
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Grupo "Cuauhtémoc"

Avenida Centenario 13104 - Sanchez Taboada - Tijuana - Baja California

Fondé le 1° Février 2016

 

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