À l’écoute des Alcooliques Anonymes

Publié le par kreizker

in "L'Union L'Ardennais", 15 décembre 2013

 

l union 2013

 

CHALONS-EN-CHAMPAGNE (51). L’espace Gabriel-Rigot a accueilli, samedi soir, le centre d’écoute national. Au bout du fil, des alcooliques abstinents champardennais pour les aider.

Dès 17  heures, le service d’écoute nationale des alcooliques anonymes a basculé sur le central téléphonique du siège régional, à savoir la permanence de Châlons. Près du téléphone, des alcooliques abstinents champardennais sont prêts à répondre et aider les personnes qui le souhaitent, à « poser le verre ». Ils ont prévu café, bonbons et gâteaux pour tenir jusqu’à 21 heures. Quelques minutes plus tard, ça sonne. Mireille prend l’appel et va s’isoler dans une autre pièce. Une personne en Loire-Atlantique cherche de l’aide. « Nous respectons l’anonymat à 100 %. Nous nous présentons que par nos prénoms. Nous les écoutons, nous essayons de les aider et de les inciter à venir aux réunions les plus proches de leur domicile », explique Jean-Claude, alors que Mireille revient s’asseoir autour de la table avec ses cinq autres amis.

Ce qu’il s’est dit durant la communication reste confidentiel. Dans le groupe, pourtant, chacun et chacune n’hésite pas à faire partager leur expérience, pour transmettre le message. « Après sept ans d’abstinence seul, j’ai rechuté. Nous ne sommes pas des anti-alcool pour ceux qui savent en boire avec modération. Participer aux réunions, m’a permis de retrouver une certaine sobriété, de réfléchir autrement la maladie et de vivre une abstinence heureuse », relate Jean-Claude.

 

FRANCE 131

Hier soir, la permanence nationale des alcooliques anonymes était assurée par des champardennais.

La mise en place de cette permanence dite de jour, le deuxième samedi de chaque mois, est récente. Jusqu’en juin, Châlons n’avait qu’une permanence de nuit, soit une semaine deux fois par an. « La dernière était en juillet et début août. Nous avons pris 68 appels dont 8 contacts pour la douzième étape », indique Mireille.

La douzième étape fait partie du processus, du traitement, pour atteindre la sobriété « agréable ». Car l’alcoolisme est une maladie. « Celle des émotions que l’on a du mal à gérer », précise un alcoolique anonyme.

« Pour cela, il faut venir en réunion. Nous y sommes tous sur un même pied d’égalité. Maintenant, j’ai une vie bien meilleure qu’avant d’avoir connu l’alcool », souligne Jean-Claude et de conclure : « Nous accueillons tout le monde, de toute confession, athée ou agnostique. Le groupe permet de se raccrocher à quelque chose, c’est un formidable espoir qui devient un moteur. »

 

l union 2013-

 

Déjà parus sur le groupe de Châlons-en-Champagne  : http://0z.fr/B8zJm     http://0z.fr/2cn-M

Publié dans AA france

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article