FRANCE, AA & AL-ANON à LENS

Publié le par kreizker

in "La Voix du Nord" (France), 8 janvier 2014

 

Lens : aux réunions, les proches de malades alcooliques partagent leurs souffrances

 

Le groupe des alcooliques anonymes (« AA ») de Lens organise des réunions une fois par semaine, réservées aux seules personnes ayant (ou ayant eu) un problème d’alcool. Dans une salle voisine se tient le même genre de séances, cette fois avec des familles de malades alcooliques. Nous avons assisté à l’une de ces réunions, lundi soir…

 

voix du nordUne fois par semaine, les familles de personnes ayant (eu) un problème avec l’alcool se rassemblent.

 

Lundi, 19 h 30, stade Léo-Lagrange, rue du Chemin-Vert. À l’étage, nous poussons la porte de la salle Coubertin. Nous rencontrons sept personnes installées autour d’une table ronde (habituellement, le nombre de participants tourne autour de 10-15), alors que dans une salle voisine, c’est la réunion des alcooliques anonymes avec 25-30 personnes. Toutes ont un point commun : elles ont un lien de parenté avec un malade alcoolique (dépendant ou abstinent).

Ici, on se tutoie. Ça met à l’aise. Sur la table, un message est affiché sur une petite pancarte : « Ce que vous voyez ici, ce que vous entendez ici, quand vous partez d’ici, laissez-le ici. » Le respect est l’écoute sont les règles d’or.

Tous ceux qui viennent, qu’ils soient père, mère, femme ou mari de malade alcoolique, sont là pour parler de ce qu’ils ont vécu, ou de ce qu’ils vivent encore. Ils expriment les difficultés qu’ils rencontrent. Avec parfois l’absence de solutions, de réponses à leurs questions. C’est le cas d’une mère, qui vient pour son fils qui a presque la quarantaine, et qui est malade depuis au moins 10 ans. « Il a perdu plusieurs fois son travail, même chose pour son permis de conduire, il n’a pas de copine… Il a déjà été hospitalisé. Ces personnes sont dans un autre monde, un autre état d’esprit, et on ne peut pas aller contre leur volonté, on se sent impuissants », confie-t-elle, avant d’ajouter, un peu plus tard : « Je sais ce que je devrais faire, mais je viens à cette réunion pour me l’entendre dire, me le répéter sans arrêt. »

« On vient aux séances quand on ne sait pas, on ne sait plus où aller. On vient dire tout ce que l’on a sur le cœur », ajoute une autre femme. Le vécu des uns parle forcément aux autres.

Lors de cette première séance de l’année, une dame, devenue une habituée des réunions « Alanons » (Al-Anon est le nom de l’association de parents et proches d’AA désireux de partager leur expérience) a expliqué qu’elle venait chez les Alanons depuis 3-4 ans. « J’avais mis mon compagnon à la porte car il était malade alcoolique et que je n’en pouvais plus. Depuis, il vient régulièrement aux AA, pendant que je suis ici. Il est devenu abstinent. Il a eu des petites rechutes, mais aujourd’hui, j’ai à nouveau confiance en lui. Pour le moment, ça va bien… »

« J’avais besoin que l’on m’écoute, raconte une autre personne. Avant, je gardais tout pour moi, et jamais je n’aurais pensé pouvoir sortir tout ça. Les réunions, ça nous aide pour les problèmes dus à l’alcool, mais aussi pour les autres soucis de la vie. »

21 h : la séance s’achève par un mot de la fin, et une petite prière de l’empereur et philosophe Marc Aurèle. Chacun repart avec le sentiment de s’être libéré d’un poids. Avec l’envie de revenir et l’espoir d’une vie meilleure.

Séances chaque lundi à 19 h 30. Numéro national (24h/24) : 0 820 32 68 83. Numéro régional : 03 21 51 01 64.

 


NOTE : Toujours la même et pénible erreur sur l'origine de la prière de la sérénité...

Voir : http://0z.fr/dOaXG   http://0z.fr/ETXcN

Publié dans AA france

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