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GHANA Alcoholics Anonymous®

Publié le par kreizker

GHANA Alcoholics Anonymous®

Big Book en TWI

Tiré à 1 200 exemplaires et imprimé localement

Relié et cousu à la main

Les 12 Etapes

Les 12 Etapes

Prière de la sérénité (anglais)
Prière de la sérénité (anglais)

Prière de la sérénité (anglais)

Prière de la sérénité en TWI

Prière de la sérénité en TWI

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"Cachez ces Alcooliques Anonymes que le Maroc ne saurait voir"

Publié le par kreizker

in "Le Monde" (France), 7 septembre 2018

Plus de 1 % des Marocains seraient dépendants, mais soigner cette addiction est difficile car, officiellement, les locaux n’ont pas le droit de boire de l’alcool.

Nadia*, la cinquantaine, est une femme de forte corpulence, vêtue d’une djellaba rouge, les cheveux grisonnants couverts d’un voile à fleurs. C’est un peu la « maman » du groupe. D’ailleurs, aujourd’hui, c’est elle qui prend la parole en premier. « La semaine dernière, c’était l’Aïd. Et vous savez quoi ? Pour la première fois depuis trente ans, je me suis levée le matin. C’est moi qui ai cuisiné les moutons, trois moutons ! » Une salve d’applaudissements salue ses efforts. « Bravo ! », lâche un camarade. « Grâce à Dieu ! », lance un autre.

Cela fait bientôt huit mois que Nadia n’a pas bu une goutte d’alcool. Pendant trente ans pourtant, chaque jour, le rituel était le même. Le réveil ? Pas avant midi. La marche de la honte vers l’épicerie du coin. La bouteille de vodka de mauvaise qualité. Les verres « cul sec, sans mélange ». Nadia se terrait dans sa chambre, rideaux fermés, et passait sa journée « à boire devant les chaînes de télévision françaises ». Jusqu’à ce que son fils, longtemps pétrifié par la peur du déshonneur, finisse par l’emmener à l’hôpital Ar-Razi de Salé, où elle a été soignée dans le premier centre d’addictologie au Maroc, ouvert en 2000.

Depuis, Nadia revient tous les jeudis pour participer à la réunion des Abstinents anonymes d’Ar-Razi (AAA), lancée il y a un an pour assurer le suivi des personnes dépendantes et prévenir les rechutes. « Pour se protéger, on ne dit pas “Alcooliques Anonymes”, car les textes de loi sont clairs : l’alcool est interdit pour les musulmans au Maroc. Nous ne voulons pas avoir de problèmes », explique Rachida Benbaze, infirmière à l’hôpital et modératrice des AAA. Mais le groupe suit à l’identique la méthode des Alcooliques Anonymes, nés en 1935 aux Etats-Unis, et les douze étapes nécessaires pourparvenir à l’abstinence.

 

La crainte du « faux pas »

Chaque jeudi matin, une douzaine de « AA » (et jusqu’à trente pendant le ramadan, où la participation atteint son pic) se réunissent dans une petite salle sobre et lumineuse. La séance commence par un « Bismillah ! » prononcé en chœur. « Au nom de Dieu ». Même si « les confessions n’ont pas leur place ici », rappelle Rachida Benbaze. « Les AA sont basés sur la spiritualité, on s’inspire forcément de l’islam car nous vivons dans un pays musulman. Mais nous sommes laïcs. » Le mot haram (qui désigne ce qui est interdit par la religion) est proscrit. « Il n’y a aucun jugement. L’addiction est une maladie chronique du cerveau », rappelle l’infirmière.

Assis autour d’une table sur laquelle sont posés boissons et gâteaux, certains, à l’instar de Nadia, affichent une mine optimiste. Mais beaucoup gardent la tête basse et restent silencieux, les mains tremblantes. Une mauvaise nouvelle tombe : la veille, Jalil*, 40 ans, a replongé. La crainte du « faux pas », dans le langage des « AA », hante chacun d’eux. « On a tous peur de rechuter », avoue Nasser*, un des deux parrains du groupe, malgré ses huit années d’abstinence. Lui a tout perdu à cause de l’alcool. Sa femme, son travail, sa maison, son statut social. « J’étais devenu clochard. J’ai fait une tentative de suicide, mais Dieu ne m’a pas tué. Alors je me suis dit que j’avais peut-être une mission : aider les autres à trouver le courage de se faire soigner dans un pays où l’alcoolisme est l’un des grands tabous. »

 

Au point qu’il a fallu des années d’acharnement pour voir le projet aboutir. Le 29 septembre, les AAA souffleront leur première bougie. « On s’est lancés un peu comme ça, en regardant des vidéos sur YouTube », sourit Mme Benbaze. Et pour suivre les douze étapes traditionnelles détaillées dans le livre des Alcooliques Anonymes, qui n’existe pas en langue arabe, il a fallu s’engager dans un long travail de traduction. « Je m’inspire de celui des Narcotiques anonymes, qui est édité en arabe », précise la modératrice, les mains posées sur l’ouvrage consacré aux toxicomanes.

 

Les femmes se cachent

Au Maroc, la loi interdit strictement la vente et la consommation de boissons alcoolisées aux Marocains musulmans. Théoriquement réservée, donc, en majeure partie aux touristes, la vente d’alcool est néanmoins largement accessible aux nationaux. Dans les grandes villes, les consommateurs en trouvent dans certaines grandes surfaces, dans des magasins spécialisés ou chez des vendeurs informels, dans des hôtels, des pubs chics ou des bars populaires. Dans les campagnes et les petits villages, les habitants fabriquent leur propre alcool, généralement de l’eau de vie (mahia).

« Il faut arrêter de se voiler la face. Il n’y a pas une famille au Maroc qui n’a pas connu au moins une fois un problème d’addiction », prévient Imane Kendili, psychiatre et addictologue à Casablanca. En 2009, elle a participé, avec l’association Nassim et d’autres médecins addictologues, à la mise en place des premières réunions des Alcooliques Anonymes, qui se rassemblent de manière plus ou moins régulière dans plusieurs villes, notamment à Casablanca, Rabat, Marrakech et Agadir.

« Nous sommes protégés parce que nous existons au sein d’un hôpital, indique Mme Benbaze. Mais les autres groupes à l’extérieur des structures hospitalières ont du mal à être pérennes. » Trouver un local pour accueillir des alcooliques est un parcours du combattant dans le royaume.

Pourtant, le besoin est là. « Une étude menée en 2009 par des psychiatres estime que 1,4 % des Marocains sont dépendants à l’alcool et que 2 % en abusent. C’est énorme », alerte la docteure Kendili. En 2014, un rapport de l’Observatoire national des drogues et des addictions (ONDA) faisait état de 50 000 à 70 000 Marocains (sur 35 millions d’habitants) présentant « un usage problématique d’alcool ».

Les hommes sont les plus touchés. Mais, contrairement aux idées reçues, les femmes alcooliques « sont beaucoup plus présentes qu’on ne le croit, mais elles se cachent », affirme la psychiatre addictologue. Nadia, la seule femme des AAA, en sait quelque chose : « Dans les milieux populaires, une femme qui boit tout court est une prostituée ou une dépravée. Alors imaginez une femme alcoolique : j’ai été stigmatisée, reniée par le voisinage, exclue de la société. »

 

Hypocrisie sociale

Dans ce climat d’hypocrisie sociale où la réalité est masquée par les discours moralisateurs religieux, l’accès aux soins et la prévention trouvent difficilement leur place. « L’alcoolisme est vu comme de l’insolence et de la déviance, il y a beaucoup de stigmatisation, y compris dans le milieu médical, témoigne une infirmière d’un hôpital casablancais, sous couvert d’anonymat. Quand un alcoolique est malade, on ne peut pas s’empêcher de penser que c’est de sa faute. »

Depuis 2000, au moins quatorze centres d’addictologie ont toutefois ouvert leurs portes à travers le pays. Dix ans plus tard, un programme national de lutte contre les conduites addictives a été lancé sur instruction royale, signe d’une volonté politique de lutter contre tous les types d’addictions. Mais les places sont encore limitées, dans le secteur public comme dans le privé.  « En plus, il n’y a pas de suivi, de réinsertion sociale et encore moins de programme de prévention nationale », fustige Imane Kendili. Et l’interdit socio-religieux risque de décourager pendant longtemps les alcooliques de se faire soigner.

* Les prénoms des membres de l’AAA ont été modifiés pour respecter leur anonymat.

Note de Kreizker : 

Il existe des brochures AA en arabe (http://www.kreizker.net/article-litterature-aa-en-arabe-67444741.html) et le Big Book a déjà été partiellement traduit

 

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"Cachez ces Alcooliques Anonymes que le Maroc ne saurait voir"
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Publié dans AA Afrique

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"Avec les Alcooliques Anonymes de Casablanca"

Publié le par kreizker

in "TelQuel" (Maroc),  21 août 2017

Pour aider les personnes dépendantes à l’alcool à combattre l'addiction, les réunions des Alcooliques Anonymes fédèrent des milliers de personnes à travers le monde, et quelques dizaines au Maroc.

A peine prenons-nous contact par téléphone avec les Alcooliques Anonymes de Casablanca qu’une voix féminine peu amène nous refroidit : “Nous préférons ne pas communiquer avec la presse”. Le sujet est sensible – rappelons que la vente d’alcool à des musulmans est interdite par la loi - et les esprits timorés. On insiste quand même. Après plusieurs jours de tergiversations, Amal, la modératrice des AA de Casablanca, accepte de nous accueillir. D’un pas déterminé, on pousse la porte d’une annexe de l’église d’Anfa Maârif, un mardi soir de janvier.

 

“Il faut que ce soit convivial...”

Une élégante quadragénaire nous accueille, tout sourire. C’est Amal, la modératrice, qui s’affaire à tout préparer avant l’arrivée des membres. La salle où ils se réunissent tous les mardis est sobre et rustique. Livres (relatifs à l’alcoolisme et aux AA), café, chocolats, bougies… “Il faut que ce soit convivial, on n’est pas au confessionnal”, nous lance-t-elle, enjouée. Contrairement aux mythes cinématographiques hollywoodiens, les réunions des AA ne ressemblent pas à un enterrement. Du moins pas à Casablanca. Il est 19h20, et après les bises des retrouvailles, les sept membres qui sont venus aujourd’hui s’installent autour d’une table. Ils ont entre 30 et 60 ans, quatre femmes et trois hommes plutôt aisés, des Marocains mais aussi deux Européens résidant au Maroc. La réunion d’une heure et demie obéit à un rituel immuable. Elle s’ouvre avec un moment de silence pour les dépendants qui souffrent encore. S’ensuit la fameuse "prière de la sérénité", récitée par les AA du monde entier. “Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d'en connaître la différence”. Les AA de Casablanca rappellent toutefois qu’ils ne sont affiliés à aucune confession, parti politique ou un organisme quelconque. “Notre unique but est de rester sobres et d’aider d’autres alcooliques à y arriver”, rappelle Amal. Idem pour le financement des réunions (le loyer, entre autres charges), constitué par les contributions des membres. Tout le monde se lève et déclame le mantra, main dans la main. La machine est rodée. Les membres, qui sont pour la plupart sobres depuis plusieurs années, enchaînent avec un rappel “primordial” des douze étapes que chaque dépendant à l’alcool doit suivre afin de décrocher.

La méthode des AA, créée aux Etats-Unis au début du 20e siècle, repose sur ce programme de rétablissement en 12 étapes, l'échange d'expériences fortes et le partage d'émotions. Ce premier mardi de janvier est particulier. Il marque l’anniversaire d’abstinence de deux membres. “L’alcool ne me manque pas, mais j’avoue que j’appréhende l’état de fébrilité qui précède la rechute. Je ne sais pas quand ça va me tomber dessus. Mais en tout cas, aujourd’hui, je fête mes 11 ans d’abstinence”, nous confie avec émotion Amine. La modératrice, quant à elle, est sobre depuis 5 ans. “J’étais une personne qui allait mal, j’avais touché le fond. Le jour où j’ai fait un blackout, j’ai décidé d’arrêter de boire. Dès que je suis sortie de mon déni, les choses se sont éclaircies. (…) J’ai été énormément aidée par des groupes d’AA en Europe. À mon retour à Casablanca, j’ai voulu aider à la création de réunions sur place”, nous raconte-t-elle.

AA de Casablanca, la genèse L’idée d’organiser des réunions AA à Casablanca est née avec l’ouverture du centre d’addictologie du CHU Ibn Rochd, en 2009. Un an plus tard, c’était chose faite. “Avec d’autres médecins, j’ai participé à la mise en place des réunions des Alcooliques anonymes en collaboration avec des personnes dépendantes, se souvient Imane Kendili, psychiatre addictologue. Au début, différents médecins addictologues ont participé aux réunions en tant qu’observateurs, mais, très vite, nous nous sommes retirés pour laisser les dépendants gérer eux-mêmes leurs réunions”, poursuit-elle. C’est le principe des AA, qui fonctionnent sans thérapeute ni encadrement d'aucune sorte. Les débuts sont timides, avec très peu de participants. Malgré tout, un petit cercle finit par se constituer. “Plusieurs addictologues, dont moi-même, ont envoyé leurs patients participer aux réunions”, raconte le Dr Kendili. Aujourd’hui encore, le nombre de AA assidus reste peu élevé, les réunions de Casablanca rassemblant chaque semaine entre 2 et 10 membres.

Après trois ans et demi passés à se réunir dans le centre d’addictologie, les AA décident de se chercher un nouveau toit. “Je coordonnais les réunions au sein du centre, et me suis vraiment battue pour que ça perdure. Mais à un moment donné, le personnel a commencé à se montrer réfractaire, posant des conditions contraires au principe même des réunions des AA”, nous explique Amal, la modératrice. Trouver un autre local n’a pas été sans peine, mais les réunions élisent finalement domicile chez les Soeurs franciscaines, à l’église d’Anfa Maârif.

"Avec les Alcooliques Anonymes de Casablanca"

“Avant les AA, je rechutais constamment” “Au début, j’ai essayé d’arrêter de boire seul, dans mon coin. En vain. Je gardais toujours les choses pour moi car on vit dans une société où l’on vous juge constamment. J’ai sauté le pas en assistant tous les mardis aux réunions, et ça a marché. Avec les AA, j’ai pris conscience que je pouvais admettre mon alcoolisme pour le dépasser. Ça m’a énormément aidé”, nous confie Abdelkbir, qui fêtera bientôt ses cinq ans d’abstinence. Pareil pour Asmaa. “Avant les AA de Casablanca, je rechutais constamment. Pourtant, j’ai été suivie dans plusieurs centres d’addiction. Aujourd'hui, à chaque moment de fragilité, je me dis que je ne peux plus me permettre de rechuter, ne serait-ce que pour ne pas décevoir les membres qui croient en moi”, témoigne la jeune femme.

S’il est impossible de chiffrer le taux de réussite des AA de Casablanca et des quelques autres groupes à travers le Maroc (voir encadré), pour le Dr Kendili, l’expérience est probante. “Ce qui est bien avec les réunions AA, c’est le fait d’avoir un groupe avec qui la personne dépendante peut échanger sans craindre le jugement ou les leçons de morale. Dans une certaine mesure, ces réunions ont permis à certains de mes patients de décrocher”, précise l’addictologue.

La modératrice du groupe évoque cependant des échecs: “J’ai parrainé deux filleules à Casablanca, qui n’ont pas réussi à décrocher. Mais d’autres ont réussi à le faire avec brio, c’est aussi une question de volonté”. Et Abdelkbir de conclure, avec humour: “Nous sommes maintenant tous accro aux réunions des AA”.

*Tous les prénoms ont été modifiés.

INFOS : les réunions des Alcooliques Anonymes de Casablanca se tiennent tous les mardis à partir de 19h dans l’annexe de l’église d’Anfa Maârif. Les réunions du premier mardi de chaque mois sont ouvertes aux personnes non alcooliques (notamment celles qui ont, ou ont eu, des dépendants dans leur entourage), les autres étant fermées et réservées aux personnes dépendantes. En français et en darija.

LES AA À TRAVERS LE ROYAUME

L’expérience des Alcooliques Anonymes de Casablanca n’est pas inédite au Maroc. D’autres réunions ont été mises en place par des personnes dépendantes dans d’autres villes du royaume.

À Marrakech, les réunions se tiennent tous les samedis à 18h, à l’église catholique. À Rabat, c’est au café Trianon (Agdal) tous les lundis à 17h. À Tiznit, les réunions sont organisées à la demande, et celles d’Agadir ont lieu à la Floralière (Talborjt) tous les mercredis à 12h30.

Une autre alternative a été lancée, il y a un an, par l’association Nassim de lutte contre l’addiction, qui regroupe principalement des médecins addictologues. L’association a mis en place des réunions de personnes dépendantes à l’alcool et à d'autres substances hallucinogènes dans les centres de l’INDH à Sidi Moumen. “Les groupes se réunissent tous les jeudis et vendredis à 15h et comptent entre 10 à 12 dépendants. Presque que des hommes”, nous explique Nezha Faham, psychiatre addictologue. L’association Nassim consacre également des réunions au suivi des familles des dépendants.

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RWANDA : AA français, english, kinyarwanda

Publié le par kreizker

RWANDA : AA français, english, kinyarwanda

Kigali Group Meetings

 

Monday, 6:00 pm, International School of Kigali (ISK) – English speaking 

 

Iskf

Directions:  The ISK is located behind the Ministry of Justice.  Coming from the direction of the U.S. Embassy, take airport road towards the airport, until you pass the ministry.  Take the second right turn after the taxi stand down the cobblestone road.  There are signs for a Chinese restaurant, Lemigo Hotel and a few other signs.  The first right turn is a dirt road for which also has a sign for the Lemigo Hotel, but this is not the right one.  Follow the cobblestone road until you hit a small circle…follow around the circle almost into a U Turn and then take a right. The school will be on your right side about a block down the road.  You will see the entrance, guards, etc.  Be sure to bring ID.

KG 515 Street

 

 

Saturday, 11:00 am Kinyarwanda, French

Wednesday, 06:00 pm

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Icyizere Treatment Center

Directions:  The treatment center is located across the Gitega School, which is located behind the Sky Hotel.  Coming from town towards Nyamirambo, about 100 meters from the Sky Hotel you will see a "School" sign on your right just before the Zebra crossings/speed bumps. Go over the first bump and turn left just before the second bump. You will see the words 'Gatagara' on a blue wall on the right and a small white sign with the words 'Icyizere'. Enter the white gate immediately on the right.

KK B14 Street

 

Thursday, 06:00 pm

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Centre Christus in Remera (near Amahoro Stadium) - KG 187 street

 

Currently only weekly meetings are held in Kigali in Rwanda. Meetings may be held in other parts of Rwanda based on demand.

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