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Alcooliques anonymes. Sobre durant 43 ans

Publié le par kreizker

in "Le Télégramme" (France), 19 février 2016

 

À Brest, les AA proposent des réunions les lundis, mardis, mercredis et vendredis.

À Brest, les AA proposent des réunions les lundis, mardis, mercredis et vendredis.

Les membres des Alcooliques anonymes fêtent deux anniversaires, celui de leur naissance et celui du jour où ils ont arrêté de boire. Lundi dernier, trois d'entre eux fêtaient respectivement 43 ans, 20 ans et une année de sobriété.

« Bonjour, je m'appelle Jean-Luc, je suis alcoolique et c'est ma 43e année de sobriété », annonce l'un des membres de la réunion des Alcooliques anonymes (AA) qui se tient chaque lundi soir, à partir de 18 h 30, au 22 de la rue Louis-Pasteur. Le mouvement est né aux USA en 1935 pour aider les alcooliques à demeurer abstinent ou à le devenir, sans jugement.

Valeur d'une maison en alcool


« Je suis content que l'on m'ait tendu la main, je pense comme beaucoup avoir dépensé la valeur d'une maison en alcool, cela faisait partie de ma vie tout le temps ! », témoigne Pierre. La formule n'a pas varié depuis l'origine : chacun se présente, salué par le groupe, puis parle un peu ou beaucoup de sa vie, de ses difficultés et de sa maladie alcoolique, de ses réussites et des douloureux échecs, en toute honnêteté. Comme Didier qui connaît les AA depuis 15 ans, il s'est cru sorti d'affaire, puis il a replongé. « J'avais honte d'être retombé pendant dix ans, j'ai eu beaucoup de mal à décider de me faire soigner. Je pensais que j'allais y passer, puis quinze jours d'hospitalisation m'ont sauvé et ensuite je suis revenu aux réunions. Ce soir je fête mon année d'abstinence. Boire ne me dit plus rien, j'ai fait le tri dans mes amis, d'ailleurs je n'ai plus d'amis, je bien suis content d'être revenu parmi vous ».

L'obsession du verre


Des femmes, moins nombreuses, sont aussi présentes comme Nathalie. « J'ai connu l'obsession mentale du verre et aujourd'hui je n'ai plus envie de boire. Il faut changer nos habitudes et nos façons de penser. Avancer, sans boire, 24 heures par 24 heures ». 

Pratique 
Contact : tél. 02.98.46.44.54. Quatre réunions par semaine sont proposées à Bellevue, Pen-ar-Créac'h, Saint-Pierre et au centre-ville.

Publié dans AA Bretagne

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Alcooliques Anonymes. Unis contre la boisson

Publié le par kreizker

in "Le Télégramme" (France), 15 février 2016

 

Anne et Sophie refusent toute photo, comme le veut la politique de l'association de lutte contre l'addiction à l'alcool, fondée à Landerneau en 1998.

Anne et Sophie refusent toute photo, comme le veut la politique de l'association de lutte contre l'addiction à l'alcool, fondée à Landerneau en 1998.

Ils se rencontrent tous les mercredis, jours fériés compris. Eux, ce sont les « amis », comme ils s'appellent entre eux, de l'association Alcooliques anonymes (AA). Témoignage de deux femmes qui ont trouvé, dans le groupe, la force de s'en sortir.

 

Anne et Sophie (les prénoms ont été changés) sont alcooliques, même si cela fait une quinzaine d'années qu'elles n'ont pas touché à un verre. « C'est une maladie dont on ne guérit pas », explique Anne, 58 ans. Aujourd'hui, elle aide les autres à se sortir de l'enfer de la boisson lors de réunions hebdomadaires ou pendant ses visites dans les différents centres de soins de la région. « J'ai commencé à boire à 17 ans, lorsque j'étais étudiante, explique-t-elle. Je buvais de façon festive, mais c'était jusqu'au bout de la nuit. Moi, je n'en avais jamais assez, j'étais toujours la dernière à me mettre minable. Cela a duré vingt ans. Je me détruisais physiquement, moralement, socialement... Jusqu'au jour où j'ai eu des envies de mort. J'en avais assez ». Sa rencontre avec les AA lui a sauvé la vie. Idem pour Sophie, 62 ans, qui buvait pour pallier un vide. « On croit que les alcooliques ont envie de mourir, mais c'est faux. Ils ont envie de vivre. Simplement, ils ne savent pas comment », dit-elle.

L'écoute au coeur de tout


L'association et ses codes lui ont permis de parler de son mal-être. « On ne peut pas arrêter seul, c'est quasiment impossible. J'ai essayé, avec des médicaments, mais au bout de quelques mois, je replongeais », enchaîne Sophie, qui précise toutefois qu'elle n'est pas contre les aides médicales. Lors de ces réunions, qui durent entre une heure et une heure et demie, les barrières sociales s'effacent. On ne connaît que le prénom des interlocuteurs, rien de plus. Des sujets de discussions sont proposés, un modérateur lance le thème et chacun peut alors s'exprimer. « Ce n'est pas un échange, nous respectons l'écoute.
 Il n'y a pas de contradiction, pas de querelle d'ego. Écouter les autres, c'est aussi important, car on peut s'identifier aux problèmes des autres. Et surtout, celui qui n'a pas envie de parler n'est pas obligé. Je précise que nous ne parlons jamais de religion ou de politique. Nous refusons les débats polémiques ». Après ces échanges, le traditionnel petit café permet, à ceux qui le désirent, d'échanger plus intimement, voire de créer des liens plus forts. « Je côtoie certains amis depuis des années et je ne sais toujours pas ce qu'ils font dans la vie. P-DG, infirmier ou ouvrier, nous sommes tous égaux », explique Sophie. Chez les AA, il n'y a aucune obligation, ni adhésion. Seule l'écoute est importante.

Une drogue dure


« On ne peut pas forcer un alcoolique à arrêter de boire, enchaîne Sophie. Quand il vient, c'est qu'il a reconnu avoir un problème. L'alcool est une drogue dure. L'impulsion du groupe permet de libérer les émotions. Lorsque je suis arrivée aux AA, j'étais en souffrance et j'ai vu des gens heureux ! Je croyais que c'était impossible pour moi ! » Lors de ces sessions, les malades apprennent des « trucs » pour éviter de boire, pour éloigner cette addiction qui ne lâche jamais, comme l'explique Anne. « J'ai arrêté pendant sept ans. À l'occasion d'un deuil, je n'ai pas réussi à gérer et j'ai replongé pendant trois ans ! Les AA m'ont aidée. Aujourd'hui, je suis sobre depuis 14 ans. » Actuellement, 15 groupes fonctionnent dans le Finistère, 42 en Bretagne et 600 en France. 

Pratique. 
Chaque mercredi, à 20 h 30, au 4, place Saint-Houardon. Site Internet : www.alcooliques-anonymes.fr Permanence 7 jours sur 7 et 24 h sur 24, tél. 0.820.32.68.83
 

Publié dans AA Bretagne

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Addiction alcoolique. Un coup de fil c'est un premier pas pour s'en sortir

Publié le par kreizker

in "Le Télégramme" (France, Bretagne), 8 décembre 2015

 

L'association des Alcooliques Anonymes organise samedi localement une journée d'écoute téléphonique non-stop. Un premier contact suffit parfois pour trouver le moyen et l'énergie de s'en sortir...

 

L'association des Alcooliques Anonymes organise samedi une journée de sensibilisation. Il s'agit d'une main tendue aux personnes qui « ont un problème avec l'alcool », aimeraient bien en sortir, se heurtent à leurs propres limites et ne savent à qui confier leur mal-être... Cette main tendue, en réalité, les bénévoles des deux groupes des « AA » de Saint-Brieuc, auxquels se joignent ceux de Ploufragan, l'offrent en permanence à leurs alter ego. Ces bénévoles sont tous passés par l'addiction alcoolique, l'ont dominée avec le soutien de l'association, et consacrent désormais une part de leur temps libre à aider les autres. Ils animent des réunions mensuelles et des permanences téléphoniques qui, grâce à une organisation qui requiert une forte implication des écoutants bénévoles, sont accessibles tous les jours et 24 h sur 24.

Anonymat strictement respecté


Leur action, généralement discrète, se fait connaître publiquement lors de cette journée annuelle, afin d'atteindre de nouveaux bénéficiaires potentiels. « Mais le principe d'anonymat à la base de notre action est toujours respecté, aussi bien pour les bénévoles que pour les personnes accueillies », explique François, l'un des organisateurs. On ne saura ni son vrai prénom, si rien d'autre sur lui, sinon qu'à 72 ans, il est abstinent depuis 24 ans. Et qu'il a posé son dernier verre grâce à l'écoute et à la chaleur humaine qu'il a trouvée aux Alcooliques Anonymes. Aujourd'hui, il se donne beaucoup de mal pour faire partager son expérience et tenter de « sauver » quelques-uns de ses semblables de l'alcoolisme.

« Lutter contre la solitude qui renvoie à l'alcool »


« Vous savez, celui qui boit est souvent un hypersensible, un faible qui ne sait pas dire non. Après les périodes de cure, durant laquelle vous êtes entouré, vous vous retrouvez souvent dans la solitude qui renvoie vers l'alcool, tandis que votre famille dévastée s'est éloignée », raconte en substance François. Il évoque encore avec émotion son premier contact avec l'association. « Alors que je touchais le fond, des personnes m'ont accueilli chaleureusement et surtout, je me suis reconnu dans leurs parcours, ce qu'elles disaient m'était familier. Je n'ai même pas eu de mal à cesser de boire. »

Un parcours en douze étapes


Le travail sur soi, ensuite, se fait à raison d'une réunion par semaine. Mais François, les premiers temps, passait chaque jour chez les AA pour trouver l'amitié et le soutien qui l'aidaient à tenir. « Le chemin vers la guérison se fait selon un parcours en douze étapes. Physiquement, on récupère très vite. Dans la tête, c'est autre chose. L'envie d'alcool se fait sentir longtemps, et il est essentiel de changer de mode de vie pour éviter ses anciens compagnons de boisson », explique le bénévole. La tâche est parfois ingrate, et les rechutes ne sont pas rares, parmi la trentaine de bénéficiaires nouveaux reçus chaque année par les AA de Saint-Brieuc. Mais décrocher son téléphone, c'est déjà un premier pas vers la résurrection... Il n'y a ni cotisation, ni engagement, ni besoin de décliner son identité... 

Pratique 
Samedi, les Alcooliques Anonymes à votre écoute, tél. 02.96.62.31.06, de 9 h à 19 h.

 

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"Les Alcooliques anonymes ont 55 ans : "Savoir que l'on n'est plus seul" confie Charles"

Publié le par kreizker

France 3 Bretagne, 8 octobre 2015

Les Alcooliques Anonymes fêtent leurs 55 ans d'existence, lors d'un congrès exceptionnel à Paris ce week-end. Depuis 1960, l'association aide les personnes à sortir de la dépendance. Charles, un Rennais, raconte son expérience, comment il a réussi à poser le verre.

Les Alcooliques anonymes sont nés en 1960 en France, l'association est basée sur l'entraide par les pairs et la valeur de l'exemplarité. Ce sont donc d'anciens buveurs qui aident les personnes alcooliques à sortir de la dépendance, les malades se viennent en aide mutuellement et s'entraident pour sortir de la boisson. Outre la règle de l'anonymat et de l'absence de hiérarchie entre les membres des AA, l'objectif de l'abstinence ne vaut que pour le jour même. C'est à dire qu'il s'agit d'arrêter d'abord pour 24 heures, puis encore 24 h....

Près de 6000 AA en France


Les AA doivent respecter un programme de douze étapes et l'assiduité aux réunions est présentée comme une des clés de la méthode. Cette association a été créée en 1935aux Etats-Unis, à partir de la prise de conscience de deux amis à propos de l'importance de l'entraide pour se défaire de l'alcool.
Aujourd'hui, les AA regroupent près de 2 millions de membres dans le monde, dont près de 6 000 en France.
En Bretagne, il existe des groupes dans toutes les grandes villes, nous avons rencontré Charles, (prénom d'emprunt), qui confie "Quand on est dedans, on ne pense qu'à boire, à passer de l'autre côté... Boire, dormir, oublier". Il y a quelque 30 ans, il a poussé la porte des Alcooliques anonymes... là il s'est senti compris, ne s'est pas senti jugé, "c'est savoir que l'on n'est plus seul" dit-il. Charles a alors pu poser le verre et entamer une nouvelle existence.

Publié dans AA Bretagne

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