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aa en prison

Témoignage d’Ahmed, détenu incarcéré à la maison d’arrêt de La Santé à Paris 14e.

Publié le par kreizker

in "BIG" (Bureau des Intergroupes - France) - n° 332, novembre 2012

 

Bureau Justice Paris intra-muros des AA

 

Ahmed nous fait part de son expérience et nous fait partager ses émotions à l’occasion du 4e anniversaire de son abstinence d’alcool continue au sein du groupe de parole hebdomadaire chaque mardi après-midi de 14 h à 15 h 30

Le bureau justice compte aujourd’hui six serviteurs tous visiteurs de prison en une équipe de serviteurs très soudée avec le sens de l’engagement.

15 détenus sont inscrits dans le groupe de parole AA.

Par ailleurs, une permanence mensuelle est assurée au centre d’hébergement « L’Ilôt » à Paris, rue du Chemin vert le 4e jeudi du mois depuis 5 ans.

 

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« Le 18 septembre 2012.

Mon 4e anniversaire,

Je m’appelle Ahmed, j’ai 39 ans aujourd’hui.

J’ai rencontré les membres AA à la maison d’arrêt de La Santé fin mai 2008, date de mon incarcération.

Là, j’ai fait la connaissance de Jean, Jack, Nicolas et Mostfa qui est devenu mon parrain en AA. Ces bénévoles que je remercie du fond du coeur pour l’aide et le soutien qu’ils m’ont apportés.

Je me souviens quand je suis arrivé dans le groupe, j’étais « spécialiste » et avais l’impression de perdre mon temps. Mais ici, on a du temps à perdre !

Alors, j’ai fréquenté le groupe AA tout le temps.

J’ai fréquenté des gens, écouté leur histoire et ai constaté qu’il n’y avait pas une classe sociale qui n’ai pas été touchée par ce fléau qu’est l’alcoolisme.

A force de fréquenter les réunions, je remarque que beaucoup d’histoires sont différentes mais on a une chose en commun, c’est la solitude et c’est notre perte.

Depuis que j’ai compris ça, j’ai trouvé les réponses et les solutions. Vous me direz, c’est peut-être normal, le fait d’être en prison nous prive que de la liberté mais pour le reste, si on veut, on peut. J’aurais pu boire de l’alcool mais je n’aurais pas changé et aujourd’hui, je sais ce que je peux faire et devenir sans alcool.

J’étais une personne dangereuse et ai fait beaucoup de mal. J’ai rendu malheureux mes proches par ma descente aux enfers en particulier mes enfants qui me craignent.

Mais par la grâce de Dieu ainsi qu’aux amis et mon parrain qui m’ont permis de me construire physiquement et psychologiquement, j’ai retrouvé la sagesse, ma patience, mes enfants, ma famille et ma vie.

Juste pour dire aux membres des AA que tout est une question de volonté : quand ça ne va pas et qu’on est renfermé, il faut au contraire penser que vous n’êtes pas seuls. Les amis sont là car indirectement, ils l’on été pour moi.

Je terminerai ce témoignage en remerciant Jean, Jack, Nicolas et Mostfa pour tout.

Merci pour cet anniversaire qui m’a permis de parvenir à « m’évader » un moment par le geste que vous m’avez apporté. Merci, merci, merci !

Merci au groupe carcéral AA et à tous les bénévoles.

Je vous dis à bientôt et surtout que vous n’êtes pas seuls. »

Ahmed.

 

Il est important de souligner que les participants au groupe carcéral AA savent que le financement des gâteaux et boissons existe grâce à la contribution des groupes.

Ils vous en sont très reconnaissants.

Publié dans AA en prison

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Témoignage de LETIZIA : 27 ans de service en milieu justice … à aujourd’hui !

Publié le par kreizker

Poussé par mes p'tits camarades du comité de rédaction du PérIF j'ai demandé à Lètizia de m'accorder une interview sur le service en milieu justice car elle y a participé depuis pratiquement ses débuts en Île de France :

 

« Je m'appelle Lètizia et je suis une alcoolique, abstinente depuis le 3 mars 1979. A ma première réunion j’ai entendu parler du service en prison : c’était l’annonce de l’ouverture du groupe de Fresnes le 9 mars 1979 par Hélène. Comme c’était une grande nouveauté (les débuts du quatrième groupe de prison en France) on l’annonçait à chaque réunion en Île de France. L’idée faisait son chemin en moi.

 

Et c’est ainsi que j’ai participé aux débuts de l’action au quartier hommes de Fleury-Mérogis en 1985. Par un pieux mensonge vis-à-vis de mon mari à qui j'avais dit que j'intervenais chez les femmes, j’avais anticipé sur le démarrage du groupe du quartier femmes également à Fleury-Mérogis. Ce fût le 6 mai 1986, d’où la plaisanterie d’Hélène « le 6 mai, on s’y met » ! J’ai été très surprise par la jeunesse des détenues. Fleury c’était tout neuf, tout blanc, très grand, spacieux. Très impressionnant. Tous les mercredis le matin c’était la réunion du groupe des femmes et l’après-midi les trois réunions chez les hommes, une par quartier. J’habitais dans les Yvelines et le trajet aller/retour me prenait trois heures.

 

J’y allais depuis deux ans quand, donc en 1987/88, l’ami qui tenait seul le groupe de la Maison d’Arrêt des Yvelines (à Bois d’Arcy) a demandé de l’aide lors des réunions de l’Inter Groupe Ouest. Je l’ai donc rejoint mais il est malheureusement tombé malade un peu plus tard.

 

La première réunion que j’ai modérée seule j’étais tellement émue que j’ai demandé aux détenus de la commencer par la prière de la sérénité. L’un d’entre eux m’a rassuré, en aparté : « t’inquiètes pas, si y’en a un qui bouge je le calme vite fait, je sais comment faire : un coup derrière les oreilles…c’est comme ça que j’ai tué mes deux femmes ! ». Pendant un an j’y ai été pour faire des réunions avec un seul détenu…mais ce n'était pas celui-là ! Puis le groupe s’est reétoffé, de même que le nombre d’intervenants, à force d’appels dans les groupes.

 

En 1990 j’ai commencé à accompagner Nicole qui allait seule à la Maison d’Arrêt des Femmes de Versailles où le groupe comptait une douzaine de membres. Nous faisions les réunions tous les samedi matin dans une grande salle. Preuve que, même chez les femmes « cela marche » ! Malheureusement par la suite une intervenante a fait dans le copinage avec les détenues, leur rendant de menus services, rentrant et sortant des objets divers et variés, prenant par exemple en charge la gestion de la réparation de lunettes. Ce qui a faussé nos rapports avec les membres du groupe… et avec la direction pénitentiaire ! Ce sont des relations très longues et très difficiles à construire. Il faut créer des circonstances favorables et toujours être prêts à ré-intervenir.

Le même genre de problème s’est produit à la Maison Centrale de Poissy où AA avait ouvert son deuxième groupe en 1974. Suite à un passage de courrier et également à cause d’un intervenant non abstinent nous en avons été exclus pendant des années et n’avons pu y revenir qu’aujourd’hui.

 

FRANCE 14a

 

Le service en milieu carcéral c’est difficile et exigeant car il y faut encore plus de rigueur qu’ailleurs : nous sommes attendus et nous ne devons pas nous tromper de message. C’est un service très vivant et très constructif spirituellement où le slogan est « Patience Prudence Persévérance ». En effet même avec la meilleure volonté possible nous ne pouvons, de par le turnover dans les Maisons d'Arrêt, qu’essayer que la tenue de ces réunions soit la plus proche possible de celles que les amis trouveront à l'extérieur. C’est pour cela que ce service nécessite une bonne sobriété. C’est ainsi que j’avais dû m’en éloigner à une époque où, émotionnellement, ma vie ne m’était pas facile. Et c’est aussi pour cela qu’il y a deux ans j’ai commencé à aller également à la Maison d’Arrêt des Hauts de Seine (Nanterre) afin de m’y « ressourcer », la MAY traversant une période houleuse à cause d'une « clientèle difficile » : des détenus très jeunes et trop nombreux. Ce qui s'est produit également à Nanterre juste après... Mais depuis le "calme" est revenu dans les réunions de ces deux établissements.

 

C’est un service gratifiant bien au-delà de ce que l’on peut imaginer. Nous y pratiquons, comme partout en AA, la rotation des services quels qu’ils soient (référent/RSG/correspondants etc.) mais nous continuons à aller régulièrement en prison car ce sont nos groupes. Les amis détenus m'apprennent à faire avec ce que j'ai et non à rêver de ce que je n'ai pas. Etre serviteur en justice nous donne une qualité d’abstinence très particulière, entre autre peut-être par les liens qui nous unissent, et par cette pratique obligée de la prière de la sérénité à l'instant même où nous nous présentons à la porte d'entrée.

 

Pour aujourd’hui je suis donc intervenante dans les trois Maisons d’Arrêt du District Ouest et y trouve toujours autant de joie à y transmettre notre message. Même si le résultat ne m’appartient toujours pas. «

 

in "Le Perif", n° 45, été 2012

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POLOGNE Anonimowych Alkoholików

Publié le par kreizker

16 juin 2012

Maison d'arrêt de Śledczym à Inowrocław

REUNION DE L'INTERGROUPE

 

pologne 2012a

Présentation multimédia des activités du groupe „Nadzieja”

 

pologne 2012-copie-1

Ont participé des détenus, des membres du groupe "Nadzieja", ainsi que des fonctionnaires de l'administration pénitentiaire et des AA de la région d'Inowrocław 

Le groupe „Nadzieja  est présent depuis janvier 1989 à Śledczym

Il y a maintenant 18 groupes AA dans les prisons polonaises

Publié dans AA en prison

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POLOGNE, prison de tarnow-mościce

Publié le par kreizker

19 MAI 2012

20° ANNIVERSAIRE DU GROUPE "KINGA"

 

POLOGNE 48 prison de tarnow

 

 POLOGNE 48a prison de tarnow

Messe par le Père Zbigniewa

ul. Chemiczna  1 Zakład Karny  -  33-101  Tarnów

 

Publié dans AA en prison

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