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"Le goût de la modération"

Publié le par kreizker

in "Le Devoir" (Québec), 18 Janvier 2020

Plus de quatre Québécois sur cinq (82%) boivent.

Plus de quatre Québécois sur cinq (82%) boivent.

Deuxième article sur les rapports du Québec à l’alcool : après les 100 ans de la prohibition aux États-Unis rappelés vendredi, voici les 75 ans et quelque des Alcooliques Anonymes au Québec.

On discute du rôle des Alcooliques Anonymes (AA) depuis un bon moment, dans un bureau montréalais de l’organisme, quand Daniel G., assez laconique jusque-là, se met à raconter l’histoire de Martine.

« J’habite dans un immeuble d’une trentaine de logements. Une autre locataire, Martine, a fait une rechute profonde après avoir perdu son chum. Après 10 ans de sobriété. Une nuit, elle a cogné à ma porte complètement saoule et nue, pour me demander de la bière. On a essayé en groupe de l’amener dans un meeting. Ça n’a rien donné. On l’a envoyée en désintoxication. Ça n’a pas marché. »

Martine était une patiente régulière des hôpitaux. Daniel G. la retrouvait intoxiquée, couchée sur le trottoir. « Elle était rendue au point qu’elle buvait du Purell. Un jour, j’ai vu la police, une ambulance devant l’immeuble. C’était pour Martine. Elle était morte dans son appartement. Elle avait 40 ans. »

Il en tire une règle générale. « On n’a pas du succès à tout coup. Même en donnant tout ce qu’on a, on ne sauve pas tout le monde. C’était à Martine de poser des gestes, de prendre des décisions. Elle refusait les soins. Avec ses parents, on a même tenté de la placer par ordre de la cour. »

Daniel G., sobre depuis cinq ans, est l’adjoint de Lucien J., coordonnateur du comité de l’information publique pour la région 87 des AA. « C’est un cas extrême, dit Lucien J. à son tour en commentant le cas de Martine. On ne remplacera jamais les professionnels. Mais on offre des moyens de combattre l’alcoolisme. Avec l’aide des autres, avec le parrainage, on peut y arriver. »

Une organisation tentaculaire

Tout le territoire des États-Unis et du Canada a été découpé en 1974 en 93 régions AA désignées par ordre alphabétique, en commençant par l’Alaska, no 1. Il y a quatre régions au Québec. La 87 englobe Montréal (au sud de la Métropolitaine) et la Montérégie. C’est la moins étendue, mais la plus populeuse du Québec.

Elle compte plus ou moins 500 groupes de réunions sur les 1200 de la province. Ils organisent des centaines de réunions quotidiennes, des milliers à l’échelle continentale, à toute heure, le midi, le soir, le week-end.

Il y en a pour tous les genres et catégories, des réunions pour femmes, pour gais, pour jeunes, pour anciens prisonniers, en anglais, en français, en espagnol. Il existe une application pour les localiser dans un rayon de 60 km. Un AA dévoué participe à plusieurs meetings par semaine.

La région 87 rassemble environ 12 000 membres sur les quelque 35 000 AA québécois. « C’est stable depuis quelques années. Ici, dès que tu dis que tu es membre, tu le deviens, dès que tu assistes à une réunion, tu es membre », dit Lucien J., coordonnateur du comité, abstinent depuis près de trois décennies.

Chez les AA, on n’utilise que le prénom et l’initiale du nom de famille. Quand Lucien parle d’un des deux fondateurs du mouvement, il dit « Bill W. » pour conserver son « anonymat posthume ». Même les brochures des AA le désignent ainsi tout en révélant son nom complet (Wilson). Bill W. a cofondé les AA avec Dr Bob, un médecin, en Ohio, en 1935. Le mouvement s’est ensuite étendu rapidement sur le continent.

Le premier membre québécois, Dave B., s’est déclaré le 17 avril 1944, il y a donc un peu plus de 75 ans. Les réunions se faisaient deux fois par semaine chez Dave B. Un premier article de la Gazette a parlé du phénomène croissant à l’hiver 1945.

Le défi 28 jours sans alcool

« Une des transformations importantes des dernières années, c’est que les membres arrivent de plus en plus jeunes, dit Lucien J. Moi, je suis arrivé aux AA à 32 ans et demi et j’étais le jeune dans un groupe de vieux dans la soixantaine. Maintenant, on en voit de 20, 22 ans. Ce n’est pas rare. »

Daniel G. ajoute que parfois les jeunes, comme bien d’autres, sortent de thérapie de désintoxication. Devenir AA permet de poursuivre sur le bon chemin.

Ce n’est pas la seule voie empruntée pour arriver, sinon à la désintoxication, au moins à plus de modération. La Fondation Jean-Lapointe, « passionnément engagée dans la lutte contre la toxicomanie » selon son slogan, relance en février le Défi 28 jours sans alcool. Ou 13 jours de week-end sans boisson. Ou une semaine du mois. La campagne d’abstinence volontaire permet d’amasser des fonds pour soutenir la prévention auprès des adolescents du Québec.

Jean-François Gibson relève le défi du mois sec depuis quelques années. Il est maintenant ambassadeur de l’événement et pourtant propriétaire de deux dépanneurs en Abitibi spécialisés en bières artisanales. Est-ce une contradiction ?

« J’ai toujours été partisan de boire de façon intelligente, dit-il. J’organise beaucoup de dégustations. J’aime l’alcool. J’en vis. Mais je veux que les gens entretiennent un rapport sain au produit. Le défi permet de prendre du recul par rapport à sa consommation, de s’arrêter, de réfléchir, pour finalement mieux consommer. »

Il observe des changements positifs des comportements. L’alcool au volant est totalement condamné. Ses jeunes clients se rendant à des soupers lui achètent souvent seulement deux bières, dont une sans alcool. D’ailleurs, les microbrasseries en produisent de plus en plus, dit le fin connaisseur en citant celle du BockAle, microbrasserie de Drummondvile. « La tendance est à boire moins, mais mieux », résume-t-il.

Une société d’ivrognes

Certainement, mais pas partout. Plus de quatre Québécois sur cinq (82 %) boivent. La consommation d’alcool par personne au Québec est passée de 8 litres en 2004-2005 à 8,9 litres en 2011-2012 puis à 8,5 litres en 2017-2018. Ce qui équivaut maintenant à 500 verres par personne, par année. Le Canada en est à 8,2 litres.

Est-ce trop ? Les professionnels de la santé établissent que la consommation abusive équivaut à 5 verres ou plus par semaine pour les hommes et 4 pour les femmes en une seule occasion, au moins une fois par mois, pendant l’année précédente. Le critère des seuils de faible risque est aussi souvent cité. L’alcool, même en quantité raisonnable, aggrave la malchance de développer d’autres maladies.

« Il y a à peu près 200 problèmes sociaux et de santé qu’on peut associer à la consommation d’alcool, dont quelques maladies spécifiquement reliées, l’hépatite alcoolique, la dépendance alcoolique, explique Réal Morin, médecin rattaché à l’institut national de santé publique du Québec (INSPQ). L’alcool est aussi impliqué dans de nombreuses autres maladies, dont plusieurs cancers. Les gens ignorent trop souvent l’impact sur les maladies chroniques. »

La ligne de risque se situe à trois verres maximum dans une journée pour lui et deux pour elle, comme rapporté dans les campagnes d’Éduc’alcool. Et ce, sans boire tous les jours, avec un maximum de 10 (pour les femmes) ou 15 verres (pour les hommes) par semaine.

« Selon nos enquêtes, on sait que du quart au cinquième de la population consomme au-delà des seuils de faible risque, dit le Dr Morin. C’est beaucoup de monde et c’est encore plus si on rapporte le taux aux seuls buveurs. Du point de vue des gens qui se préoccupent de prévention, c’est trop de Québécois qui ne boivent pas bien. »

En plus, le problème est en croissance. Pendant les 15 premières années du siècle, la consommation abusive a augmenté de 18 à 26 %, une hausse de 44 %. Les femmes ont largement contribué à faire faire ce bond en passant de 10 % à 22 % de consommation abusive. « Leur mode de consommation rejoint ceux des hommes », résume le spécialiste Morin.

 

L’ALCOOLISME, MALADIE OU SYMPTÔME ?
Les alcooliques ont un problème de dépendance, c’est indéniable. Ce problème peut malheureusement en créer bien d’autres, y compris des maladies mortelles. Est-ce pour autant en soi une maladie ?

« Non », répond franchement le professeur Amnon Jacob Suissa de l’École de travail social de l’UQAM. Il a publié un essai au titre transparent comme de la vodka : Pourquoi l’alcoolisme n’est pas une maladie (Fides, 2007), tiré de sa thèse de doctorat.

« Les premières descriptions de l’alcoolisme comme maladie remontent au milieu du XIXe siècle, explique le professeur joint en Israël. Le mouvement des AA a récupéré le discours médical dans les années 1930. L’alcoolique anonyme dit que l’alcool le contrôle, qu’il se trouve sous son emprise. Pour moi, ça ne tient pas. Un comportement psychosocial ne constitue pas une maladie. Si 100 personnes développent l’alcoolisme, ça ne peut pas être 100 fois pour la même raison. »

Il veut aussi distinguer l’usage de l’abus. Le professeur approuve la consommation modérée, même après une thérapie. Le comportement psychosocial peut mener à l’abus, sans aucun doute, admet-il, tout en ajoutant qu’il n’y a pas qu’une seule façon de se débarrasser d’un abus. Environ 40 % des gens sortent du cycle de l’alcoolisme sans les groupes d’entraide anonymes. La menace de retirer les enfants peut être efficace. Ou la thérapie familiale.

Publié dans AA Québec

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CANADA Alcooliques Anonymes®

Publié le par kreizker

CANADA Alcooliques Anonymes®
Groupe « Amour et Partage »

Basilique Cathédrale Ste-Cécile – 66, rue du Marché – Salaberry-de-Valleyfield – J6T 1P5 - Canada

 

CANADA Alcooliques Anonymes®

Témiscouata - Québec

Edmundston - Nouveau-Brunswick

 

CANADA Alcooliques Anonymes®
Bureau des services de la Région 87
Les Éditions de La Vigne

3920 Rue Rachel E - Montréal - QC H1X 1Z3

 

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"Les Alcooliques Anonymes : 75 ans de sobriété au Québec"

Publié le par kreizker

Radio Canada, 30 Décembre 2019

Les AA ont aidé tellement de Québécois que cet anniversaire devait être souligné, s'est dit notre journaliste.

Un vieux jeton des Alcooliques Anonymes

Un vieux jeton des Alcooliques Anonymes

L'automne dernier, les Alcooliques Anonymes m'ont demandé si j'étais intéressé à faire un reportage sur le 75e anniversaire de leur présence au Québec. Ils avaient organisé une grande fête dans un hôtel de Montréal un vendredi soir de novembre. Je n'y suis pas allé. Mais j'ai eu des remords. D'autant plus qu'aucun média n'a parlé de cet anniversaire dans les jours qui ont suivi.

Plus j'y pensais, plus je me disais que ce mouvement très discret avait dû aider tellement de Québécois pendant toutes ces décennies qu'un tel anniversaire ne pouvait être passé sous silence.

Je songeais à tous ces clubs sociaux qui, à une certaine époque, étaient très présents dans la vie des gens : les Chevaliers de Colomb, les clubs Optimistes, les clubs Lion, sans parler des clubs Aramis. Toujours prêts à aider la veuve et l'orphelin, ces clubs ont fait beaucoup à une époque où le mouvement communautaire, tel que nous le concevons aujourd'hui, était moins développé.

Plusieurs de ces clubs sont en perte de vitesse. Si vous m'aviez demandé il y a quelques jours comment vont les Alcooliques Anonymes, je vous aurais répondu que je n'en avais aucune idée.

 

Les AA vont bien

Bien sûr, les AA ne sont pas comme les autres clubs sociaux. Ce mouvement vient d'abord en aide à ses propres membres.

Lucien, le coordonnateur de la région 87, qui inclut Montréal et le sud du Québec, m'a résumé en ces mots la mission de l'organisation : « Les AA, c'est une association d'hommes et de femmes qui partagent entre eux leurs expériences, leurs forces, leurs espoirs, dans le but d'aider d'autres alcooliques à rester sobres. »

Pour tâter le pouls du mouvement, j'ai rappelé la personne qui m'avait invité à leur 75e anniversaire en novembre. Je lui ai proposé de faire un reportage dans le temps des Fêtes, à temps pour la nouvelle année.

On m'a alors mis en contact avec Lucien qui m'a invité à participer à un Midi express à Saint-Hyacinthe. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une rencontre qui se déroule de midi à 13 h. Il y en a quatre par semaine, du lundi au jeudi. Bien pratique pour les gens qui travaillent, me dit Lucien.

Sur place, une cinquantaine de personnes sont présentes. C'est comme ça tous les midis, semble-t-il. Un peu plus du tiers sont des femmes, un peu moins du tiers sont des jeunes, les autres sont des boomers grisonnants.

Une cinquantaine de personnes ont assisté au Midi express des AA à Saint-Hyacinthe. Une telle rencontre, qui dure une heure, a lieu du lundi au jeudi.

Une cinquantaine de personnes ont assisté au Midi express des AA à Saint-Hyacinthe. Une telle rencontre, qui dure une heure, a lieu du lundi au jeudi.

Tous sont de la région de Saint-Hyacinthe, où il existe 14 groupes de soutien qui se rencontrent en soirée – 15 en été, puisqu'il y en a aussi un au camping de Saint-Jean-Baptiste, le Domaine de Rouville.

« Le monsieur là-bas qui vient d'arriver n'est pas de la région. Il est de Saint-Jean-sur-Richelieu, je crois », me dit Lucien. L'homme en question m'explique qu'il roulait sur l'autoroute 20 et qu'il avait envie d'un « meeting ». Le plus près, selon l'application des AA sur son téléphone intelligent, était ici. Alors, il s'est arrêté.

Au Québec, on compte 1200 groupes des AA pour 36 000 membres, en légère baisse par rapport aux années 1990, mais en légère hausse par rapport aux dernières années. « Les groupes, ça va et ça vient, dit Lucien. Dans le district de Saint-Hyacinthe, il y a déjà eu 17 groupes. Il n'y a pas une grosse évolution. »

Le mouvement va bien parce qu'on a une structure. On a une grosse structure. Et on sera toujours là pour accueillir l'alcoolique qui souffre encore. C'est ça qui est important.

Lucien, coordonnateur régional des Alcooliques Anonymes

Ce qui fait aussi dire à Lucien que le mouvement va bien, c'est le fait que les membres arrivent de plus en plus jeunes.

L'alcool est insidieux, car il est accepté dans la société, contrairement aux drogues. Un alcoolique peut fonctionner longtemps, mais détruire à petit feu son couple et sa relation avec ses enfants, ou perdre son emploi.

Les drogues, on arrive très, très jeunes [dans les Narcotiques anonymes]. Moi, j'ai bu jusqu'à 32 ans, mais il y en a qui vont boire jusqu'à 40, 50 ans avant d'arriver dans les Alcooliques Anonymes.

Lucien, coordonnateur régional des Alcooliques Anonymes

Faire du meeting

Le fonctionnement des AA repose sur des rencontres de groupes pendant lesquelles quelqu'un vient témoigner. Des échanges s'ensuivent.

Les participants rencontrés à Saint-Hyacinthe avaient cependant tous fait une, deux, ou même trois thérapies individuelles avec des psychologues.

Le mouvement se qualifie avant tout de groupe d'entraide, entraide qui passe par l'implication de chacun des membres.

Certains participent à beaucoup de rencontres, comme Denise, une grand-mère âgée de 75 ans aux cheveux blancs bouclés et au visage lumineux. Voilà près de 30 ans qu'elle est dans les AA.

« J'ai toujours fait deux ou trois meetings par semaine. On ne guérit pas, vous savez. On a un sursis quotidien. »

Quand je suis arrivée au mouvement, moi, ce qui m'a attirée et ce qui m'a, dans le fond, aidée à m'identifier, c'était le désir d'arrêter de boire. C'est spécial, hein. C'est la seule condition pour être membre des AA. Et puis ça, je l'avais. À chaque fois que je buvais, je voulais arrêter de boire.

Denise, membre des Alcooliques Anonymes

La participation au meeting a toujours été très encouragée dans le mouvement.

Patrick me raconte que pendant trois mois, au début des années 2000, des membres des AA de sa région sont venus le chercher tous les soirs pour lui faire faire du meeting.

Patrick possède un vieux jeton des AA ayant appartenu à son grand-père. Dès le début des AA, le meeting était plus qu'important, c'était la clé du sevrage, explique-t-il.

Si on revient à l'histoire des AA, les premiers membres, nos fondateurs, ils faisaient un meeting [officiel] par semaine dans leur petit village où ils étaient 10, 12 membres. Sauf que les autres soirs, ils se rassemblaient quand même et, s'il en manquait un, ils allaient partout, ils voulaient le retrouver. Pour être certains qu'il ne rechute pas.

Patrick, membre des Alcooliques Anonymes
Divers jetons des Alcooliques Anonymes.

Divers jetons des Alcooliques Anonymes.

Le mouvement a été fondé en Ohio en 1935. Et il est arrivé au Québec en 1944. C'est Dave qui a lancé le mouvement à Montréal.

http://www.kreizker.net/article-si-vous-passez-par-knowlton-quebec-104280216.html

C'est un membre qui en a arraché beaucoup. Il s'est retrouvé en prison. Sa soeur, qui habitait aux États-Unis et qui aimait beaucoup son frère, avait entendu parler du Gros Livre. Elle a fait venir le Gros Livre et est allée voir son frère en prison pour le lui apporter.

Lucien, coordonnateur régional des Alcooliques Anonymes

Le Gros Livre, c'est un peu la bible des Alcooliques Anonymes. Il s'agit du texte de base du mouvement qui décrit les 12 étapes vers le sevrage.

À sa sortie de prison, Dave a commencé à organiser des rencontres chez lui. Cinq ans plus tard, le mouvement comptait 400 membres dans 18 clubs à Montréal.

Le premier club à l'extérieur de Montréal a vu le jour en 1949 à Trois-Rivières. En 1950, des clubs ont vu le jour à Québec, Shawinigan, Arvida (aujourd'hui un secteur de Saguenay) et Sept-Îles.

Il existe certes aujourd'hui de nombreuses ressources pour les alcooliques, mais il ne faut pas oublier que ce ne fut pas toujours le cas.

Et pour tant de persévérance, gens des AA, permettez-moi de vous dire merci et de vous souhaiter une très bonne année 2020!

Publié dans AA Québec

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"Les AA et l’anonymat"

Publié le par kreizker

in "Le Journal de Montréal" (Québec), 11 Décembre 2019

"Les AA et l’anonymat"
"Les AA et l’anonymat"

Publié dans AA Québec, articles sur AA

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