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Congrès AA de Montréal 2015

Publié le par kreizker

ÉMISSION SPÉCIALE EN DIRECT DU CONGRÈS RÉGIONAL DE MONTRÉAL 

 

Bonjour à tous!
Samedi le 24 octobre 2015 de 12 h à 14 h (spécial 2 heures) l'émission ''Un jour à la fois'' sera diffusée, sur les ondes de CKVL 100,1 FM, en direct du Congrès Régional AA de Montréal
Partage et plusieurs entrevues au programme.

Pour écouter l'émission en direct le samedi 24 octobre à midi (12h) : http://tunein.com/radio/CKVL-FM-1001-s97799/

Congrès AA de Montréal 2015
Congrès AA de Montréal 2015

 

Emissions "Un jour à la fois" en podcast : 

http://www.ckiafm.org/emission/un-jour-la-fois

 

 

Congrès régional de Montréal 2015
      23-24-25 octobre 2015

Congrès AA de Montréal 2015

Thème : 80 ans, un jour à la fois
 

En plus du 80e anniversaire de AA (1935-2015), on souligne les :
50 ans de la "Vigne AA"
45 ans d’Al-Anon ouest du Québec
40 ans de présence 
AA hispanophone
Participation :  Al-Anon – Alateen / MONQYPAA

Publié dans AA Québec

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"Pour une histoire d'un soir chez les Alcooliques Anonymes"

Publié le par kreizker

in "La Tribune" (Québec), 24 septembre 2015

En marge du dossier que consacre La Nouvelle cette semaine à notre rapport collectif à la boisson, Dominic Tardif s'est rendu assister à un meeting des Alcooliques anonymes.

 

 

 

 

«Qu'est-ce qui se passe ce soir à l'église? » me demande le chauffeur de taxi. « Il se passe une réunion des Alcooliques Anonymes », que je ne lui réponds pas. « J'ai un rendez-vous », que je balbutie plutôt très évasivement, parce que lui expliquer que je m'en vais chez les AA pour un article serait trop long, mais aussi parce qu'il y a, tapie quelque part au fond de moi, une sorte de pudeur, à l'aune de laquelle je mesure la véritable honte avec laquelle négocient sans doute les vrais alcooliques.

Murs couverts de tapisserie fleurie, chaises en bois de salle de classe, violents éclairages aux néons. Je n'ai pas mis les pieds depuis deux minutes dans ce sous-sol d'une église de l'Est de Sherbrooke que quinze personnes sont déjà venues me serrer la main. « Bienvenue, je m'appelle Roger*, bon meeting. »

Un meeting, c'est ainsi que l'on nomme une rencontre des Alcooliques Anonymes. Je participe en ce frisquet lundi soir à ce qu'on appelle un meeting ouvert, c'est-à-dire à un meeting auquel n'importe qui peut assister, pas que les membres des AA.

 

Il y a ici toutes sortes de rescapés de la bouteille : les bums aux visages burinés par de nombreuses et rocambolesques dérapes que vous imaginez, oui, mais aussi plusieurs ricaneuses dames dans la cinquantaine, plusieurs trentenaires occupant fort probablement de bons boulots. Ils sont tous unis par une relation trouble à la bibine et par leur amour-passion pour le café filtre. Presque tout le monde s'accroche à son verre en styromousse comme à une bouée.

L'homme qui animera le meeting prend bientôt place derrière sa table et débute la séance en récitant la Prière de la sérénité. La cinquantaine de participants se lève d'un bloc et murmure : « Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d'en connaître la différence. »

Tour à tour, différents membres en règle prennent ensuite la parole pour, entre autres, réciter les douze promesses des AA, puis les douze étapes du programme de rétablissement. Numéro 3 : « Nous avons décidé de confier notre volonté et notre vie aux soins de Dieu tel que nous Le concevions. » Le discours rédempteur des AA est certes enraciné dans une tradition turbo-catho un peu barbante pour quiconque ne croie pas, j'aime bien cette précision - « Dieu, tel que nous le concevions » - qui supporte que je modèle ma foi comme je le veux.

« Yeah, t'es capable mon chum! »

« Bonsoir, je m'appelle Carole, je suis alcoolique », annonce la dame chargée de l'accueil des nouveaux venus. « Salut Carole », répondons-nous tous en choeur (je commence à comprendre le rituel). « Si tu es ici pour la première fois, je peux te jurer que tu as pris une bonne décision », poursuit-elle, en ne cessant jamais d'employer la deuxième personne du singulier.

Un jeune homme se lève et annonce qu'il a décidé d'arrêter de boire hier. Un déluge d'applaudissements le porte jusque dans les bras de Carole, à l'avant. « Yeah, t'es capable mon chum! » s'exclame un bonhomme au fond sur le ton de celui qui voudrait approuver le choix de chanson d'un groupe dans un show rock.

Un autre membre se lève pour « parler de la littérature », ce qui n'a aucun lien avec Balzac, mais plutôt à voir avec les livres et prospectus disponibles à l'avant. « Mais si comme moé, tu trouves ça plate, lire, tu peux acheter les cd pis les écouter dans ton char. » Tout le monde s'esclaffe. Je m'imaginais assister à une cérémonie austère et outrancièrement sérieuse, à un rassemblement de mines abattues léchant leurs plaies, alors que ça rigole joyeusement. Ces gens-là rient comme des gens qui ont déjà failli ne plus jamais rire.

Nous en sommes déjà au programme principal de la soirée : le témoignage d'une dame qui n'a pas bu depuis trois ans. Son histoire est à la fois singulièrement douloureuse et tristement commune : sordides agressions, brosses d'une semaine, problèmes de santé mentale, mais elle y injecte un tel nombre de petits détails que son récit gagne bientôt une densité qui l'élève au-dessus de sa propre banalité.

C'est sans doute ce qu'il y a de plus beau ici. Raconter sa vie et ses malheurs, dire devant d'autres gens : "J'ai vécu ceci, j'ai longtemps surnagé, là ça va mieux" compte parmi les plus salvateurs remèdes sur le marché. Effet secondaire : votre glande de l'empathie pourrait se dilater.

« Notre Père qui es aux cieux,que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne... »

21 h, le meeting se termine. Je tiens la main de deux inconnus, un à ma gauche, un à ma droite, et récite ce Notre Père que je n'ai pas récité depuis des lunes. J'aime les beaux poqués qui m'entourent. Merci quand même mon Dieu ne pas avoir fait de moi un alcoolique.

* Les prénoms des personnes évoquées dans ce texte ont été modifiés afin de préserver leur anonymat.

 

Publié dans AA Québec

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"Les AA s'intéressent à la justice"

Publié le par kreizker

in "Le Quotidien" (Québec), 4 septembre 2015

"Les AA s'intéressent à la justice"

(Chicoutimi) L'organisation du Congrès des Alcooliques anonymes (AA) de Saguenay, qui commence ce soir à la Salle François-Brassard du Cégep de Jonquière, diversifie ses activités avec un atelier sur les impacts de l'état d'ébriété face à la justice, un événement qui vient à point après les derniers accidents survenus dans l'actualité.
 

 

 

 

 

 

 

 

Des spécialistes du milieu judiciaire viendront renseigner les participants samedi matin. Le président du congrès, Gérald T., n'a pas pu s'étendre à propos de la tragédie de la famille de Saint-David-de-Falardeau, décimée lors d'un accident impliquant le chauffard et récidiviste de l'alcool au volant Yves Martin. L'affaire a visiblement touché l'association.

«Je ne peux pas dire ce qui va être abordé précisément lors de l'atelier. C'est sûr que cet événement s'est vécu beaucoup à l'interne et qu'entre membres, ça se parle. Nous ne voulons pas nous impliquer publiquement ou créer une controverse. »

Un autre atelier est offert en après-midi, sur le parrainage. Le but est de briser la routine des messages livrés par les membres des AA, issus de partout dans la province, qui viennent partager leur expérience jusqu'au dimanche.

 

M. Gérald T. attend entre 300 et 400 personnes, déjà au sein de l'association ou en recherche d'information. Plusieurs font le voyage depuis la Côte-Nord, la Mauricie ou Charlevoix, par crainte de s'afficher publiquement dans leur milieu.

«Les nouvelles technologies amènent le défi de devoir faire plus attention pour conserver l'anonymat, explique le président. On sensibilise beaucoup nos membres par rapport aux réseaux sociaux. C'est bien beau vouloir faire un groupe Facebook pour échanger, mais est-ce que l'anonymat est préservé? »

L'organisateur avoue qu'il a aussi été difficile de recruter des bénévoles, qui ne peuvent rien répéter de leur fin de semaine. Ils font tous partie des Alcooliques anonymes et certains, identifiés par un badge «À l'écoute », seront disponibles pour les participants qui désirent se confier.

"Les AA s'intéressent à la justice"

Un mouvement qui change

«Il y a de moins en moins d'alcooliques purs et durs. Les gens viennent avant de tout perdre. Ce n'est plus comme dans les premiers temps, où on retrouvait surtout des ivrognes qui n'avaient plus rien », précise M. Gérald T. Il ajoute que le mouvement s'est depuis «libéralisé »et qu'on retrouve environ 40 % de femmes et 60 % d'hommes. Le président était d'ailleurs bien heureux que la région ne soit plus classée comme «la championne des gros buveurs », selon les dernières études.

Publié dans AA Québec

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«On sait qu'il y a de l'espoir»

Publié le par kreizker

CANADA Area 90, District 5

42e Congrès annuel 2015 des Alcooliques Anonymes
 

Thème : "De l'espoir pour toi"
 

in "Le Droit" (Québec) - 6 août 2015

«On sait qu'il y a de l'espoir»

Chantal L. avait tout juste 25 ans lorsqu'elle a admis être alcoolique. Dépressive, suicidaire, elle consommait même sur les heures de travail. «J'avais pourtant une grande volonté d'arrêter, mais la maladie fait en sorte que tu ne sais plus comment.» Cette année, la mère de deux enfants célèbre 30 ans de sobriété.

Alors que l'alcool menaçait sa vie, son entourage et son emploi, Chantal L. a cogné à la porte des Alcooliques Anonymes, afin de s'outiller pour vaincre son obsession pour la bouteille. «Je faisais des choses que je ne devais pas faire, dit-elle. Quand tu bois toute la journée, tu n'es plus une personne responsable.»

Sa vie a changé du tout au tout, depuis qu'elle a pris sa dernière goutte d'alcool. «Aujourd'hui, j'ai deux enfants dont je suis proche. J'ai aussi deux petits-enfants avec qui je peux jouer. Je suis bien dans ma peau. Je suis capable de les aimer et de leur dire que je les aime.»

Chantal L. a offert ce témoignage, hier matin, à quelques jours de l'ouverture du 42e congrès annuel du chapitre des Alcooliques Anonymes de Hull-Ottawa-Aylmer, qui se tient sous le thème «De l'Espoir pour toi». Près de 300 personnes sont attendues à cette rencontre, qui réunira plusieurs conférenciers issus des quatre coins du Québec et qui ont eux-mêmes été touchés par l'alcoolisme.

«Comme ancien alcoolique, on veut en aider d'autres parce que l'on sait qu'il y a de l'espoir et une méthode pour se rétablir», explique Chantal L.

Le congrès se tiendra samedi, de 9h à 22h, et dimanche, de 9h à midi, au Centre Pauline-Charron, situé au 164, rue Jeanne-Mance, à Ottawa. Il s'adresse non seulement aux personnes alcooliques, mais également à ceux qui souffrent de la consommation d'un proche. Pour plus de renseignements, composez le 819-205-0711.

Publié dans AA Québec

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