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QUEBEC : Le plus vieux groupe AA francophone au monde a 65 ans !

Publié le par kreizker

Aujourd'hui !  Lundi 17 février 2014


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MONTREAL

Presbytère

 


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Publié dans AA Québec

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Les Alcooliques Anonymes ne sont jamais seuls

Publié le par kreizker

in "La Revue" (Gatineau, Québec), 25 décembre 2013

 

Dès qu'on intègre le mouvement des Alcooliques Anonymes (AA), on n'est plus seul. Encore moins durant les Fêtes.

 

Deux journées de partage sont organisées pour tourner l'année en fraternisant, une tradition chez les AA qui rameute environ 150 participants chaque fois.


Denis a décidé de se faire «le plus beau des cadeaux» il y a sept ans et de demander de l'aide après avoir touché le fond. Il s'implique désormais dans le mouvement et a bien voulu se confier pour inciter d'autres hommes et femmes à franchir le pas.

Contrairement à bien des alcooliques, Denis a été chanceux de ne pas tout perdre (travail, maison, famille, amis), surtout qu'il s'est joint au mouvement sur le tard. Il a quand même agi à temps pour s'en sortir, a fait amende honorable auprès de ceux et celles qu'il a blessés et ne regrette pas sa vie d'avant.

Rappelons d'abord que le programme en douze étapes a été fondé en 1935 et depuis, plusieurs branches ont poussé: NA, EA, Al-Anon, OA, etc. Tous fonctionnent sur la même base et mènent vers le mieux-être, l'abstinence (et non la sobriété, qui ne veut pas dire la même chose).

 

Une «maladie sournoise»

Denis essayait de combler ses problèmes émotionnels dans le travail et quand ce ne fut plus suffisant, il est tombé dans la boisson. Aujourd'hui, il n'a plus soif et ne prévoit pas rechuter, car il a traversé de dures épreuves sans avoir le goût de boire.

Mais quand il est entré chez les AA, il cultivait un désir sincère de mourir, comme bien d'autres avant et après lui. «T'arrives pas là de gaieté de cœur en limousine avec le chauffeur qui te débarque sur le tapis rouge. On arrive tous la tête entre les jambes. Quand tu arrives là, c'est que tu n'as plus aucune place où aller», dit-il.

Des réunions, ouvertes ou fermées, ont lieu plusieurs fois par jour à Gatineau. Suffit de prendre sa vie en main et de se pointer avant qu'il ne soit trop tard. «La boisson, ça mène à trois places: la folie, la prison ou la mort. Pour la prison, tu es prisonnier de toi-même, pas besoin de barreaux de fer. Certains sont plus libres derrière les barreaux… Et la folie, je m'en venais là-dedans.» C'est justement ce que Denis a perdu le plus, sa liberté. Liberté de choisir, de contrôler son existence…

Denis courait les 5 à 7 pour s'évader, se promettant de ne pas trop boire. Il s'est aperçu que le seuil à ne pas dépasser se situait à… une bière. Dès qu'il a cessé de boire cette première bière, il a emprunté le bon chemin et a appris le principe de base du mouvement: l'honnêteté.

Denis essaie d'inculquer cette valeur à ses protégés et à ceux et celles qu'il accompagne sans les juger. Il redonne ce qu'il a reçu avec bonheur.

Et il s'assure que personne ne soit seul.

 

Mardi 31 décembre à la salle de l’Église St-François-de-Sales, 799, rue Jacques-Cartier de 9h à 22h30. Souper à 17h30. Le mercredi, Jour de l’an, à la salle de l’Église N.D.de l’Île, 115, boul. du Sacré-Cœur (Hull) de 11h à 21h. Infos: 819 561-2002/819 595-1916.

Publié dans AA Québec

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"Dépendance à l’alcool : l’enfer sur terre"

Publié le par kreizker

in "L'Echo de Repentigny" (Québec), 11 décembre 2013

 

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REPENTIGNY - Plusieurs personnes ont eu, un jour, à vaincre leur dépendance à l’alcool, mais avant de la mettre K.O. il leur a fallu descendre aussi profond que les enfers.

C’est le cas de trois personnes, toutes alcooliques anonymes que l’on nommera Julien, Myriam et Andrée. Si pour Julien tout a commencé parce que chez lui, on faisait son propre vin, pour Myriam, c’est en commençant à vider les fonds de verre dans une famille où l’on recevait sur une base régulière que l’enfer a débuté. Pour Andrée, à huit ans seulement, elle goûtait déjà les vins fruités que concoctait sa grand-mère. Tous ont été grisés et toutes les sortes d’alcool y sont plus tard passées. «Je recherchais le bien-être que cela pouvait m’apporter», dira Myriam à ce sujet. «Toutes les boissons fortes ont pris le relais. Je suis tombée dans le cognac, les mixtes. Au début, je buvais pour le goût, ensuite pour le feeling que cela apportait», relate Andrée.

 

Descente aux enfers

«Quand je buvais, je devenais fou. Je faisais tout ce qu’on me défiait de faire», se souvient Julien. Lors d’une épluchette de blé d’Inde, j’ai jeté 25 personnes habillées dans une piscine. J’ai jeté en bas de mon bateau une personne qui ne savait pas nager. Le fort, ça me donnait des «black out». Comme père de famille, j’ai manqué des remises de gratification à l’école parce que j’avais pris un couple de bière. À 45 ans, je ne voyais plus de lumière au bout du tunnel. J’avais décidé de régler ça à ma manière, en me disant que les assurances permettrait de payer les dettes, parce plus tu bois, plus ça coûte cher. J’ai pris le fusil de chasse de mon père et je me suis tiré. Ma femme m’a trouvé juste à temps», raconte Julien.

«J’ai négligé les enfants. J’étais présente à la maison de corps, mais pas d’esprit. Un de nos enfants a gagné. Un championnat canadien et je n’y étais pas. Jai cru qu’en arrêtant de prendre des alcools forts et en prenant du vin et de la bière. Cela atténuerait le problème, ce qui est faux», affirme Myriam.

«Je suis devenue une buveuse de lux qui n’avait pas les moyens. C’était la déchéance, admet Andrée. Au travail, je ne laissais jamais rien paraître, mais une fois dans mon véhicule pour rentrer à la maison, je pleurais à chaudes larmes, j’aurais voulu que cela s’arrête cette vie sale-là. Je priais Dieu pour qu’il me donne la force et le courage d’utiliser ma carabine et d’en finir une fois pour toute. J’avais perdu ma dignité de femme», décrit Andrée, les larmes aux yeux.

 

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La bouée de sauvetage des AA

REPENTIGNY - C’est par un entrepreneur, venu aménager une 3e chambre pour ses enfants, que Julien découvre les Alcooliques Anonymes (AA).

«Au début, je croyais que c’était une secte», mentionne Julien en parlant du mouvement des AA. Mais après 14 mois, j’ai réalisé que j’étais un alcoolique. Après plusieurs rencontres, j’ai pu reprendre mon travail et commencer à mener une vie normale. L’accueil chaleureux, les poignées de mains, cela m’a marqué», nous dit Julien qui s’est libéré de l’alcool depuis 18 ans grâce aux AA a adopté un tout nouveau mode de vie.

Un membre des AA a prête le gros livre à Myriam. «Cela m’a pris deux ans avant de réaliser. Lors d’une soirée de libation avec ma voisine, elle me lance tout de go que j’étais folle et que je devais me faire soigner. Je sui revenu au gros livre des AA. Je suis retournée aux études, j’ai changé de branche. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus présente, et j’essaie d’aider les alcooliques qui souffrent toujours», confie Myriam.

De son côté, Andrée ne boit plus depuis 18 ans. C’est par son frère, qui a adhéré aux AA qu’Andrée a découvert le mouvement. «Je suis allée à la remise de son jeton de six mois. Lors d’un partage, une femme a témoigné de son expérience et j’ai dit à mon frère qui ne croyait pas que j’étais alcoolique que ce que cette femme boit dans une semaine, moi dans une soirée, je buvais plus que ça, admet Andrée. C’est ce témoignage qui m’a fait réaliser que j’avais un problème avec l’alcool. On m’accueilli comme j’étais chez les AA. On m’a donnée de la douceur, de l’accueil, de l’amour. J’en avais tellement besoin», assure-t-elle.

Pour une main tendue, on compose le 450 581-4011.

Publié dans AA Québec

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Si vous passez par Knowlton, Québec

Publié le par kreizker

IL Y A 29 ANS DECEDAIT DAVE B.

 HISTOIRE canada 5 dave b. à knowlton

Fondateur du 1er groupe AA du Québec (à Montréal).
Son histoire est désormais dans la 4ème édition (pages 216 à 223 , 4° édition française 2003, "La gratitude à l'oeuvre")

Date de sobriété : 7 avril 1944    

 

Je sais qu’il n’y a pas de garantie dans le mouvement des AA, mais je sais aussi qu’a l’avenir, je n’ai pas besoin de boire.

Je veux garder cette vie de paix, de sérénité et de tranquillité que j’ai trouvée.

J’ai retrouvé le foyer que j’avais quitté et la femme que j’avais épousée alors qu’elle était si jeune.

Nous avons deux autres enfants qui trouvent que leur papa est un homme vraiment important.

J’ai tous ces merveilleux bienfaits - des êtres qui signifient plus pour moi que tout au monde.

Je garderai tout cela et je n’aurai pas besoin de boire si je me rappelle une chose simple; garder ma main dans la main de Dieu.

Dave B.

Les Alcooliques Anonymes 4e édition, P.223

 

Epitaphe

IN LOVING MEMORY

Dave M. V. B.

June 25, 1908 — Dec. 9 1984

AND HIS WIFE

DOROTHY M. F.

DEC. 7 1911 — DEC. 29 1997

« By their works ye shall know them »

 

Si vous passez par Knowlton, Québec

Publié dans AA Québec

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