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divers en vrac

Les médicaments pour «guérir» l'alcoolisme: un sujet tabou

Publié le par kreizker

in "Huffington Post" (Québec), 28 décembre 2016

Une pilule capable d’annuler l’effet euphorique de l’alcool. Une autre qui entraîne une forte réaction allergique dès les premières gorgées de «boisson». Ce n’est pas de la fiction : ces médicaments existent bel et bien, mais ils demeurent pourtant méconnus, voire tabous, tant au sein de la communauté médicale que celle des Alcooliques Anonymes.

Regardez notre reportage vidéo ci-haut.

Cela fait deux ans qu’Ada (nom fictif) a entrepris son long combat contre la toxicomanie. Et parmi les outils qui l’aident dans cette nouvelle vie sans drogue ni alcool, un médicament joue un grand rôle. «Ça s’appelle l’Antabuse (nom commercial). Si je consomme de l’alcool alors que je l’ai pris, ça entraîne des réactions physiques violentes. Je l’ai testé, pour en avoir le cœur net. C’est horrible, ça te rend très malade», raconte l’étudiante de 26 ans.

Chaque matin, Ada trouve la motivation d’avaler cette fameuse pilule qui fait effet durant environ 24 heures. «Pour moi, c’est un moyen efficace, ça me protège et ça aide ma bataille mentale. Car, parfois durant la journée, tu te demandes : “est-ce que je vais craquer, et boire”? Avec l’antabuse, la réponse est claire, c’est non.» La jeune femme reconnaît que l’existence de ces médicaments est peu connue de la communauté des Alcooliques anonymes, qui prône davantage un sevrage basé sur la volonté personnelle. «Je suis plutôt d’accord avec cette mentalité, le travail sur soi est primordial, car il ne faut pas croire qu’il y a de pilule miracle contre l’alcoolisme, le médicament seul ne réglera pas tout. Mais dans certains cas, il peut faire la différence», admet-elle. 

Le grand hic avec les médicaments, c’est qu’il est très facile d’arrêter de les prendre et hop, la vulnérabilité est de retour, laisse tomber Sarah-Maude Pilon. Elle aussi a déjà pris de l’Antabuse. «Mais je finis toujours par arrêter, ça demande une très grande discipline… et j’ai réalisé que je préférais juste faire de la thérapie que de compter sur une pilule», explique la jeune femme de 22 ans. Sarah-Maude a récemment décidé de se permettre de boire une ou deux fois par mois. «L’alcool est tellement incrusté dans notre quotidien… Je sais que je peux retomber, mais pour l’instant, je suis en contrôle», dit-elle.

Même si elle admet que les médicaments peuvent l'aider à gérer ses problèmes de consommation, Sarah-Maude Pilon a décidé d'arrêter de les prendre et de mettre son énergie sur la thérapie et le travail sur soi.

Même si elle admet que les médicaments peuvent l'aider à gérer ses problèmes de consommation, Sarah-Maude Pilon a décidé d'arrêter de les prendre et de mettre son énergie sur la thérapie et le travail sur soi.

Il existe différents médicaments pour aider à s’émanciper d’un problème de dépendance à l’alcool. Au pays, trois médications principales sont approuvées par Santé Canada.

Disulfiram (Antabuse) : Agent dissuasif qui entraîne une réaction allergique avec nausée, vomissement et dysphorie lorsque pris avec de l’alcool.
Naltrexone (Revia) : Bloque l’euphorie associée à la consommation d’alcool.
Acamprosate : Réduit les symptômes chroniques du sevrage et aide à maintenir une vie sobre.

Source: www.sbir-diba.ca

 
 

Contrairement à l’Antabuse, le Revia n’a pas du tout d’effet physique dissuasif : il vise plutôt à annuler l’«euphorie» ou le «buzz» que procure la consommation d’alcool, en modulant les récepteurs des endorphines, explique le Dr Jean-Pierre Chiasson. Ce médicament est très utile pour éviter les rechutes, fait valoir le spécialiste en toxicomanie, puisqu’il permet à certaines personnes de vivre une transition «plus douce» vers un mode de vie sobre, en pouvant prendre un verre devant des inconnus, par exemple, sans avoir à déballer tout leur passé dès les premières minutes. Aux États-Unis, le Revia est aussi disponible sous forme d’injection qui fait perdurer l’effet durant un mois, tandis qu’ici, il faut le prendre une fois par jour par voie orale.

Fondateur et directeur médical du centre de réadaptation en dépendance Nouveau départ, basé à Montréal, le Dr Chiasson recommande à tous les patients qui y séjournent un traitement à la fois basé sur la pharmacothérapie et la psychothérapie. Selon lui, les médicaments peuvent faire la différence durant la période critique où les personnes sont le plus susceptibles de rechuter. Contrairement à la vaste majorité des maisons de thérapie, Nouveau départ incite ainsi fortement à la prise de médication. «Les médicaments sont un bon outil pour réussir son sevrage, c’est un adjuvant thérapeutique. Mais ils doivent faire partie d’un traitement global», insiste le Dr Chiasson.

Méconnaissance des médecins

L’approche pharmacothérapeutique en toxicomanie est un sujet encore trop méconnu du corps médical, déplore le Dr Jean-Pierre Chiasson. Celui qui axe sa pratique dans ce domaine depuis 30 ans estime qu’aux États-Unis, les praticiens sont bien plus nombreux à connaître et à prescrire les divers médicaments qui peuvent aider à contrer l’alcoolisme.

«[...] il n’y a pas un seul bon remède qui doit être privilégié.» –Dr Didier Justras-Aswad
 
 

Le psychiatre Didier Jutras-Aswad, qui dirige l'Unité de psychiatrie des toxicomanies au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), partage la même opinion. «Un grand nombre de médecins sont peu confortables à prescrire cette médication, par manque de connaissance. [...] C’est que, jusqu’à très récemment, la toxicomanie et son traitement n’étaient pas enseignés dans les écoles de médecines», observe le chercheur. Il ajoute qu’au Québec, on privilégie depuis très longtemps la psychothérapie comme seul remède à l’alcoolisme, excluant ainsi la médecine de la solution.

Le psychiatre Didier Jutras-Aswad dirige l'Unité de psychiatrie des toxicomanies au CHUM.

Le psychiatre Didier Jutras-Aswad dirige l'Unité de psychiatrie des toxicomanies au CHUM.

Mais s’affranchir d’un problème de dépendance sans aucune médication, n’est-ce pas la voie à privilégier? «Il y a tellement d’individus différents, avec des situations de santé mentale et des parcours distincts, qu’il n’y a pas un seul bon remède qui doit être privilégié», répond le Dr Jutras-Aswad. L’idéal, selon lui, serait que chaque personne puisse être informée de toutes les options possibles, dont celle de prendre des médicaments, et puisse avoir la liberté de faire un choix éclairé.

Le psychiatre insiste : «Il faut absolument démystifier l’existence de ces médicaments, tant aux patients potentiels qu’aux médecins». Il stipule que plusieurs études scientifiques ont déjà démontré que la prise de médication diminue le nombre de rechutes. Il est d’autant plus navrant, dans ce contexte, que les personnes qui prennent ce type de médication font l’objet de préjugés, poursuit le Dr Justras-Aswad. Il admet que certains de ses patients sont parfois vus par leurs confrères comme des «faibles» qui optent pour «la voie de la facilité».

Tabous et malaises chez les AA

Sobre depuis neuf ans, Jean-Luc Blouin a rarement entendu parler des médicaments pour contrer la dépendance à l’alcool. Il a pourtant aidé des dizaines de personnes à s’en sortir et est un membre actif de la communauté des Alcooliques Anonymes (AA). «Les gens ont de la difficulté à en parler, ils se sentent jugés. C’est difficile déjà de parler de tes problèmes, et là arriver avec une histoire de pilules dans un milieu où on prône l’abstinence totale de substances, ce n’est pas évident», dit-il.

En compagnie de Moshe V. Desgagné, aussi membre des AA, M. Blouin raconte que son ami et lui se sont affranchis de leurs problèmes de consommation grâce à un long travail sur soi. Tous deux admettent éprouver un certain malaise avec la pharmacothérapie comme solution à l’alcoolisme. Non pas que les médicaments risquent de créer une nouvelle dépendance physique (les études prouvent que non), mais selon Jean-Luc Blouin, ils vont forcément créer «une dépendance mentale», une vulnérabilité. «La journée où tu as oublié de prendre ta pilule, si tu comptes normalement là-dessus pour garder le contrôle, c’est très dangereux», estime-t-il.

«Quand on est à la guerre, tous les moyens sont bons pour sortir de là victorieux.» –Moshe V. Desgagné
Jean-Luc Blouin (gauche) et Moshe V. Desgagné sont membres des AA depuis plusieurs années et admettent avoir un certain malaise avec les médicaments comme outil d'émancipation aux problèmes d'alcoolisme.

Jean-Luc Blouin (gauche) et Moshe V. Desgagné sont membres des AA depuis plusieurs années et admettent avoir un certain malaise avec les médicaments comme outil d'émancipation aux problèmes d'alcoolisme.

Moshe V. Desgagné reconnaît aussi qu’il y a une certaine forme de «facilité» à vouloir compter sur des médicaments pour rester sobre. «Je vais faire une métaphore à deux sous : c’est un peu le principe du gars qui veut être hyper-musclé, mais qui ne veut pas trop aller au gym. ‘’Je vais prendre des shots [de stéroïdes], puis je serai découpé’’. [Il] n’a pas fait le travail, car il y a une discipline derrière la sobriété, derrière la démarche que nous avons privilégiée.» Et le jour où la prescription de médicament est finie, c’est la force mentale qui assurera d’éviter une rechute, ajoute-t-il.

Ceci dit, que les médicaments soient la voie de la facilité ou non, M. Desgagné fait valoir que «quand on est à la guerre, tous les moyens sont bons pour sortir de là victorieux». Qu’il s’agisse de «bouées ou de béquilles», si ces médicaments aident certaines personnes à s’en sortir, «tant mieux», et il ne faut surtout pas les juger pour autant, affirme-t-il. 

Publié dans divers en vrac

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La méthode des 12 Étapes est-elle compatible avec le judaïsme ?

Publié le par kreizker

in "Aish.fr", 19 janvier 2014

La réponse du Dr. Abraham J. Twerski, psychiatre juif spécialisé dans le traitement des addictions.

 

La méthode dite des 12 Étapes s’est avéré être une méthode très efficace pour surmonter le fléau de diverses dépendances à l’alcool, la drogue, la nourriture, le jeu, le sexe, et autres.

Toutefois, certaines voix se sont élevées pour s’interroger sur la bienséance de ces programmes pour les Juifs respectueux de la Torah, et je souhaiterais éclaircir ce point. 

Étant donné que la plupart des rencontres ont lieu dans les sous-sols des églises ou dans des salles communautaires, certains ont le sentiment que ce sont des programmes chrétiens. Malheureusement, très peu de synagogues ont mis à disposition des salles pour les rencontres de ce programme. Attendu que ces diverses dépendances ont gravement touché de nombreux Juifs, ce serait une mitsva que les synagogues ouvrent leurs portes pour ces rencontres.

On pourrait argumenter que le premier de ces programmes en douze étapes, Alcooliques Anonymes, fut initié par un groupe chrétien, certes. Néanmoins, comme nous allons le voir, le contenu de ces programmes en douze étapes est non seulement compatible avec la Torah, mais il semblerait qu’ils’en soit inspiré. J’ai du mal à comprendre comment le fondateur d’Alcooliques Anonymes, Bill Wilson, a eu accès à des concepts que nous trouvons dans les écrits du Talmud et du moussar (développement personnel). Le fait qu’ils ont été adoptés par un groupe chrétien ne les disqualifie pas vraiment, pas moins que la reprise de la prière de l’Amida dans la prière chrétienne « Notre Père » ne la disqualifie pas pour le judaïsme.

Examinons à présent ces 12 étapes à l’aune du judaïsme :

Étape N°1 : Nous avons admis que nous étions impuissants devant l'alcool et que nous avions perdu la maîtrise de notre vie.

Étape N°2 : Nous en sommes venus à croire qu'une puissance supérieure à nous-mêmes pouvait nous rendre la raison.

Il s’agit ici essentiellement de l’affirmation talmudique (Kidouchin 30 b) selon laquelle les tentations du yetser hara (le mauvais penchant) décuplent chaque jour, et que si Dieu ne nous accordait pas Son aide,nous ne pourrions pas y résister. En d’autres termes, sans l’aide de Dieu, nous sommes impuissants devant le yetser hara. En effet, le Talmud relate que deux de nos rabbins les plus vertueux tentés par le Satan, furent sur le point de succomber au péché, et ce n’est que l’intervention divine qui les empêcha de sombrer (Kidouchin 81 a).

Sans l’aide de Dieu, nous sommes impuissants.

Le Talmud désigne l’origine de la faute comme une folie passagère (Sota 3 a). Par conséquent, de même que nous sommes incapables de résister à la tentation de la faute sans l’aide de Dieu, l’alcoolique est de même impuissant à résister à la tentation de boire, et seul un Pouvoir supérieur à lui-même (que nous définissons comme Dieu) peut empêcher une conduite insensée.

Étape N°3 : Nous avons décidé de confier notre volonté et notre vie aux soins de Dieu tel que nous Le concevions.

La phrase : « Dieu, tel que nous Le concevions » peut prêter à confusion. Le but de l’auteur était d’éviter une référence à une divinité particulière d’une religion donnée. Pour un Juif, cette formule devient donc : « Nous avons décidé de confier notre volonté et notre vie entre les mains de Hachem. » Cette étape exprime deux concepts de la Torah. (1) Mettez de côté votre propre volonté au profit de celle de Hachem (Éthique des Pères, 2:4) et (2) « Rejette sur Dieu ton fardeau, et Il te soutiendra » (Psaumes 55:23).

Étape N°4 : Nous avons courageusement procédé à un inventaire moral minutieux de nous-mêmes.

La littérature classique juive insiste sans cesse sur l’importance du ‘hechbon hanefech, l’introspection spirituelle quotidienne  qui est parfaitement bien rendue par l’expression « inventaire moral minutieux de nous-mêmes. » Il faut effectivement une bonne dose de courage s’introspecter avec honnêteté et affronter des points de notre caractère et de notre personnalité dont nous sommes peu disposés à reconnaître l’existence. 

En procédant à un bilan moral, nous devons établir un inventaire de nos bons et de nos mauvais côtés, de nos qualités aussi bien que nos défauts, car ce n’est qu’ainsi que nous pouvons accéder à une vraie conscience de soi. Si quelqu’un ne connaît pas ses défauts, il ne sait pas ce qu’il doit corriger. Néanmoins, celui qui ne connait pas ses qualités se trouve dans un état encore plus déplorable, car il ignore les outils qui lui sont nécessaires pour mener une vie convenable.

Étape N°5 : Nous avons avoué à Dieu, à nous-mêmes et à un autre être humain la nature exacte de nos torts.

Cette étape a été mal interprétée : certains l’ont associée à la confession catholique. C’est une erreur. Dans son guide pour une vie convenable, le rav Elimelekh de Lizensk affirme que l’on doit se confier à un ami de confiance, à qui l’on dire ouvertement ce qu’on a fait, même les pensées et les désirs déplaisants que l’on a eus. Car le fait de les verbaliser brise l’emprise du yetser hara, le mauvais penchant.

Étape N°6 : Nous étions totalement prêts à ce que Dieu élimine nos défauts de caractère.

Étape N°7 : Nous Lui avons humblement demandé de faire disparaître nos déficiences.

Si nous pouvons généralement contrôler notre comportement, il semble que nous n’ayons pas ou peu de contrôle sur certains de nos sentiments. Il apparaît clairement du Talmud que nous sommes nés avec certains traits de caractère, nous pouvons en sublimer certains et les réorienter vers des buts positifs. Il se peut que nous ne puissions pas, par nos propres efforts, extirper certains traits indésirables.

Il est connu que le saint ‘Hafets ‘Haim se répandait en pleurs devant l’Arche de la Torah afin que Dieu lui supprime ses sentiments de colère. Le ‘Hafets ‘Haim n’a jamais extériorisé sa colère, car il avait une maîtrise de sa conduite, mais il ne parvenait pas à éliminer son sentiment de colère et il priait que Dieu S’en charge.

Bien entendu, nous devons faire notre part pour nous débarrasser de traits désagréables, et c’est ainsi que l’on devient « prêt à ce que Dieu supprime tous ces défauts de caractère. » Une fois que l’on a fait tout ce qui était en notre pouvoir, on peut « demander à Dieu de faire disparaître nos déficiences. »

Étape N°8 : Nous avons dressé une liste de toutes les personnes que nous avions lésées et nous avons consenti à réparer nos torts envers chacune d'elles.

Étape N°9 : Nous avons réparé nos torts directement envers ces personnes dans la mesure du possible, sauf lorsqu'en ce faisant, nous risquions de leur nuire ou de nuire à d'autres.

Le Talmud affirme que les fautes de l’homme sont pardonnées à Yom Kippour, mais cela ne s’applique pas aux offenses commises contre autrui. Le pardon divin n’est accordé que si l’on a cherché réellement à obtenir le pardon de la personne que l’on a blessée ou offensée.

Relevons avec intérêt que les avis sont partagés parmi les maîtres de la morale pour savoir si l’on doit chercher à faire amende honorable sachant qu’en agissant ainsi, la victime en sera mécontente. Un homme m’a demandé de lui pardonner d’avoir répandu une rumeur malveillante sur moi. Je lui ai pardonné sincèrement, mais j’aurais souhaité qu’il ne m’en informe pas, car désormais j’étais préoccupé par le fait que de méchantes rumeurs circulaient peut-être sur moi.  

Dans de tels cas, le rav Israël Salanter affirme qu’il vaudrait mieux ne pas demander pardon, car la demande de pardon aggrave l’état de la personne visée. Le ‘Hafets ‘Haim, en revanche, soutient qu’il faut demander pardon malgré tout. Je fus amusé par le fait que Bill Wilson semblait partager l’opinion de rav Israël Salanter. 

Étape N°10 : Nous avons poursuivi notre inventaire personnel et promptement admis nos torts dès que nous nous en sommes aperçus.

Dans Alé Chour, le rav Chelomo Wolbe affirme que l’on devrait porter sur soi un carnet et y consigner des événements à caractère moral ou éthique, et les revoir à la fin de la journée.

On ne peut insister assez sur cette idée : « et promptement admis nos torts dès que nous nous en sommes aperçus. » La tendance naturelle est de défendre notre faute et de la justifier par toutes sortes d’excuses. C’est là une erreur flagrante. Les récents événements politiques ont prouvé qu’on ne gagne rien à camoufler ses erreurs. On obtiendra de bien meilleurs résultats en surmontant notre tendance à défendre nos erreurs, et en les admettant promptement.

Étape N°11 : Nous avons cherché par la prière et la méditation à améliorer notre contact conscient avec Dieu, tel que nous Le concevions, Lui demandant seulement de connaître Sa volonté à notre égard et de nous donner la force de l'exécuter.

Inutile de préciser que la littérature juive classique regorge d'applications de ce principe.

Étape N°12 : Ayant connu un réveil spirituel comme résultat de ces étapes, nous avons alors essayé de transmettre ce message à d'autres alcooliques et de mettre en pratique ces principes dans tous les domaines de notre vie.

La Torah nous enseigne que nous avons un devoir de responsabilité mutuelle l’un envers l’autre. Il y a une mitsva tirée des Écritures d’adresser un reproche à quiconque adopte une conduite répréhensible. En effet, si l’on a la possibilité d’influencer positivement quelqu’un d’autre et que l’on s’en abstient, on est tenu responsable des méfaits de cette personne. 

Le Talmud soutient qu’il y a un verset sur lequel dépend toute la Torah : « Connais Dieu dans tous tes chemins » (Proverbes 3:6), la Torah rejette l’idée de « Donner à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César. » Nous n’avons pas deux modes de valeurs, l’un pour la religion et le second, pour la sphère laïque. On nous demande d’appliquer les principes de la Torah « dans toutes nos affaires. » 

Conclusion ? La méthode des 12 Étapes est-elle compatible avec le judaïsme ?

Je pense pour ma part qu’elle est 100% Cacher !

Publié dans divers en vrac

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Ivre, il fonce dans un panneau AA...

Publié le par kreizker

JUIN 2016

Le conducteur de 22 ans, ivre, s'endort et quitte la route pour aller s'encastrer dans le panneau des Alcooliques Anonymes.

Il y a 30 groupes à San Andres Tuxtla (Etat de Veracruz).

Ivre, il fonce dans un panneau AA...
Ivre, il fonce dans un panneau AA...
Ivre, il fonce dans un panneau AA...

Frente UGM - Costera del Golfo - San Andrés Tuxtla - Veracruz - Mexique

Publié dans divers en vrac

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Julie Godart n’a plus honte de dire «Je suis alcoolique»

Publié le par kreizker

in "La Voix du Nord" (France), 17 juillet 2016

Wavrechain-sous-Denain: avec ses peintures Julie Godart n’a plus honte de dire «Je suis alcoolique»

Julie Godart, est âgée de trente-sept ans, sa dépendance à l’alcool a débuté voilà vingt ans, alors qu’elle était à l’école d’infirmière. Depuis quatorze mois, elle est abstinente, mais pour elle, elle est et sera toujours alcoolique. Depuis 2010, elle s’est mise à peindre et elle expose ses tableaux à la médiathèque.

Julie Godart a indiqué sous un tableau : « je vis un toubillon d'émotions ».

Julie Godart a indiqué sous un tableau : « je vis un toubillon d'émotions ».

Julie pourquoi cette exposition ? : « Pour moi, peindre, c’est en quelque sorte un art-thérapie. Je ne me prends pas pour une grande artiste, mais je veux surtout faire passer de petits messages. En sortant de la cure, j’ai fait des tableaux différents, moins sombres. Le premier fut un volcan, qui rejetait l’alcool de mon corps. Depuis, j’ai découvert d’autres facettes de ma créativité, je fabrique des bijoux, des marque-pages, des crayons, des petits livres, tout cela m’aide à vaincre mon angoisse. Je voulais appeler mon exposition La Renaissance, mais ce n’était pas suffisant, j’ai donc décidé de la nommer Dés’alcoolisation ».

Comment sortir de cette dépendance ? : « Il ne faut pas rester seul dans son coin, car tout le monde peut s’en sortir. Mais il faut savoir qu’après la cure, c’est difficile, on souffre énormément. Les premiers jours d’abstinence ne sont pas faciles, mais je suis en train de me retrouver complètement. Sans alcool tout revient. Depuis, la foi m’aide beaucoup ainsi que mes amis de l’association des Alcooliques anonymes (AA). Je vois toujours mon alcoologue et je vois mes amis, le tout est complémentaire ».

Vous vous sentez comment désormais ? : « Je suis une autre personne. Je veux montrer par où je suis passée et ce que j’ai mis en place pour m’en sortir. La peinture m’aide à me vider de tout, je suis fière de montrer ce que je suis capable de faire ».

L’alcool est toujours présent ? : « Bien sûr, je passe mon temps libre avec des personnes sobres. Quand je suis moins bien, je ne sors pas pour ne pas me laisser tenter. Avant quand j’étais énervée, je buvais de l’alcool, aujourd’hui c’est fini ».

Quels conseils pouvez-vous donner aux personnes en prise avec l’alcool ? : « D’abord aller rencontrer les AA. Être conscient que l’alcoolisme est une maladie et que beaucoup de professionnels sont là pour soigner cette dépendance. Aujourd’hui, je n’ai plus honte de dire : je suis alcoolique. Je n’ai plus honte d’être au grand jour. Avec cette exposition, beaucoup de gens vont savoir qui je suis, mais ça ne me gêne pas, cela peut arriver à n’importe qui. C’est une drôle de maladie, mais ce ne doit pas être tabou, même si le plus souvent une partie de la société nous rejette ».

Publié dans divers en vrac

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