«Je suis entrée à 16 ans aux Alcooliques Anonymes et j’y suis toujours»: une Romande de 31 ans raconte son combat

Publié le par kreizker

in "Le Nouvelliste" (Suisse), 23 Octobre 2025

Le Nouvelliste
Une trentenaire valaisanne, entrée aux Alcooliques Anonymes à 16 ans, est toujours sobre

La première fois que j’ai rencontré Julia (prénom d’emprunt), elle avait à peine 17 ans et était sortie de l’enfer de l’alcool dix mois auparavant. Elle était alors la plus jeune participante aux groupes des Alcooliques Anonymes du Valais francophone. Elle s’était confiée en dissimulant difficilement un sentiment de honte d’avoir bu avec excès de 11 ans à 16 ans.

Elle démarrait tout juste son parcours de résilience, mais semblait plus décidée que jamais. Je me suis demandé comment elle parviendrait à s’épanouir dans sa vie privée et professionnelle.

Les hasards de la vie font que je me retrouve à l’interviewer une nouvelle fois, 13 ans après son premier témoignage. Et belle surprise, Julia est aujourd’hui une trentenaire bien dans ses baskets qui n’a jamais replongé dans son addiction, même si elle a vécu des hauts et des bas dans son parcours de rétablissement.

Si elle a accepté de se confier une nouvelle fois, c’est surtout pour donner de l’espoir à ceux qui sont dans un tunnel dont ils ne voient pas le bout. «A 11 ans, j’aurais voulu qu’on me montre que c’est possible de s’en sortir», confie-t-elle avec émotion.

 

 

in "Le Nouvelliste" (Suisse), 22 Octobre 2025

Extrait : 

«Je suis entrée à 16 ans aux Alcooliques Anonymes et j’y suis toujours» Une Valaisanne de 31 ans raconte

Julia*, une trentenaire sédunoise, était addict à l’alcool de 11 ans à 16 ans. En 2012, elle nous confiait être la plus jeune à rejoindre les groupes des Alcooliques Anonymes. Treize ans après, elle raconte comment elle a évolué.

Julia, qui veut garder son anonymat, tient le premier jeton qu'elle a reçu des AA lors de sa première séance de groupe. "Je le garde tout le temps dans mon porte-monnaie."

Julia, qui veut garder son anonymat, tient le premier jeton qu'elle a reçu des AA lors de sa première séance de groupe. "Je le garde tout le temps dans mon porte-monnaie."

«Hier soir, je me suis demandé dans quoi je m’étais embarquée en acceptant de témoigner dans le journal et, juste après, je me suis dit qu’on verrait bien», souligne Julia*, 31 ans. La Sédunoise, addict à l’alcool de 11 ans à 16 ans, doit ce lâcher-prise au suivi de ses nombreuses séances avec les Alcooliques anonymes (AA) qu’elle a rejoints en 2011. «C’est l’une des choses que j’y ai apprises et qui me sert dans tous les domaines de ma vie. J’ai une forme de confiance en la vie maintenant.»

Ce n’est pas la première fois que la trentenaire évoque sa dépendance à l’alcool dans «Le Nouvelliste». Elle a déjà témoigné à l’âge de 17 ans, dix mois après avoir rejoint les AA. Elle était alors la plus jeune participante au mouvement en Valais.

«Je suis entrée à 16 ans aux Alcooliques Anonymes et j’y suis toujours»: une Romande de 31 ans raconte son combat

Publié dans AA Suisse

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