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"Même quand on a posé son verre d'alcool, on reste malade" raconte Marie, abstinente depuis plus de trois ans

Publié le par kreizker

in "FranceBleu", 19 Mai 2025

France Télévisions a diffusé la semaine dernière un documentaire sur l'alcool et les femmes . On a choisi d'y revenir ce lundi matin avec le témoignage de Marie, qui a une quarantaine d'année et vit dans la vallée de l'Hérault.

 

Dans le documentaire de France Télévisions, des célébrités  comme Muriel Robin se livrent pour la première fois sur leur addiction. C'est important de libérer la parole, estime Marie, une Héraultaise abstinente depuis trois ans, 11 mois et quelques jours et membre des Alcooliques Anonymes.

 

Si vous avez besoin de rejoindre les Alcooliques Anonymes, sachez que dans l'Hérault, il y a des réunions à Béziers, à Sète, à Pézenas, à Agde et qu'il y en a une aussi qui ouvre à Lunel. Il y a aussi moyen de se rencontrer en réunions zoom.

 

A écouter sur : 

Publié dans AA france

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Alcool pendant les Fêtes du Sud Ouest : "On ne doit pas fermer les yeux" explique un médecin psychiatre

Publié le par kreizker

Alcool pendant les Fêtes du Sud Ouest : "On ne doit pas fermer les yeux" explique un médecin psychiatre

 

in "Ici Pays Basque", 16 Mai 2025

Emmanuel Palomino, ancien président des Alcooliques Anonymes France

Emmanuel Palomino, ancien président des Alcooliques Anonymes France

Les Alcooliques Anonymes d'Aquitaine sont réunis en convention régionale du 16 au 18 mai à Anglet. Le docteur Palomino, originaire du Pays Basque était l'invité d'ici matin et décrit combien l'alcool est souvent à l'origine de faits divers.

 

"On ne doit pas fermer les yeux sur le problème de l'alcool dans les fêtes du Sud Ouest et notamment les Fêtes de Bayonne. Les Africains ont un vieux proverbe que je trouve délicieux : quand l'autruche met la tête dans le sable, cela n'empêche pas le lion de lui bouffer le cul". Ce sont les mots du docteur Emmanuel Palomino, médecin psychiatre à la retraite qui a exercé pendant 34 ans à Jonzac, ancien président des Alcooliques Anonymes France et membre du Conseil d'administration. Il participe à Anglet à une convention régionale des AA et à une réunion publique, vendredi 16 mai à 14h30 à la Maison pour tous d'Anglet.

 

Fils d'immigrés espagnols, le docteur Palomino a grandi à Biarritz et garde des attaches à Boucau. Il a découvert les Alcooliques Anonymes au début de sa carrière et s'est appuyé sur les groupes d'entraide de patients établis pour sauver les malades. Une révolution pour l'ancien étudiant en médecine qui n'avait jamais entendu parlé de ces groupes de parole. Aujourd'hui, les choses ont un peu changé mais les professionnels de santé ne sont pas forcément formés à l'écoute et à la détection de la "maladie alcoolique".

Publié dans AA france

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"Je buvais du matin au soir, mais je n'étais pas alcoolique" : abstinent depuis 29 ans, Jacques raconte la fin du déni et son retour à la vie

Publié le par kreizker

in "France 3 Aquitaine", 17 Mai 2025

Jacques a bu son dernier verre d'alcool, il y a 29 ans. Il a commencé une nouvelle vie

Jacques a bu son dernier verre d'alcool, il y a 29 ans. Il a commencé une nouvelle vie

Jacques, ancien alcoolique, a frôlé la mort du fait de son addiction. Sa rencontre avec les Alcooliques Anonymes a changé sa vie. Il est désormais abstinent depuis 29 ans.

Il préfère garder l'anonymat, c'est pourquoi nous l'appellerons Jacques. Cet habitant du Pays basque a souffert d'une addiction à l'alcool, qui l'a fait descendre au plus bas avant qu'il ne réagisse. Il en est conscient aujourd'hui : il aurait pu en mourir. "Il a fallu que je sois dans un état physique, mental et psychologique tel, que je ne puisse plus vivre sans alcool. Ni vivre avec l'alcool", résume-t-il.

En pleine addiction alcoolique, sa vie a basculé, dans le bon sens, le jour où il a rencontré les AA et entamé son combat intérieur contre l'alcoolisme. Une victoire de chaque jour pour la vie, il n'a plus jamais sombré. Cela fait 29 ans aujourd'hui qu'il a touché son dernier verre d'alcool.

Ancien alcoolique, Jacques (le prénom a été changé) témoigne de sa nouvelle vie, depuis 29 ans sans alcool.

Ancien alcoolique, Jacques (le prénom a été changé) témoigne de sa nouvelle vie, depuis 29 ans sans alcool.

"Dès l'âge de 7 ans"

C'est très jeune que Jacques a appris à connaître les effets de l'alcool. La première fois, "à l'âge de sept ans", en vidant "les fonds de flûtes de champagne, à la maison, en cachette". Cette première sensation d'apaisement, il ne l'oubliera jamais. "J'étais bien", se souvient le Basque qui souffrait à l'époque "d'un mal-être avec les gens, un mal-être en famille" et éprouvait la sensation "de ne jamais être à (sa) place".

"Ce mal-être, dans lequel j'étais depuis que j'étais né, a été immédiatement anesthésié". Le bien-être fugace ressenti ce jour-là a fait l'effet d'une bombe chez le petit garçon qui y trouve une sorte de refuge. 

J'ai su tout de suite que ce produit-là allait m'aider à survivre.

Jacques

Ancien alcoolique

Une "béquille", puis un "déni"

Adolescent, Jacques continue de trouver dans ces gorgées d'alcool du réconfort, de la force pour affronter ne serait-ce que le regard des autres. "À 12-13 ans, je consommais avec les élèves pour croiser le regard d'une jeune fille,"  témoigne-t-il

Il poursuit ainsi sa consommation à l'âge adulte, sans vouloir voir qu'il glisse sur une pente et a même déjà atteint un seuil critique. "Je buvais du matin au soir, mais je n'étais pas "alcoolique"", se persuadait-il alors. "J'étais dans le déni total de l’alcool. Dans ma tête, je n'étais pas alcoolique, car j'avais la vision de quelqu'un dans le caniveau".

Avec l'aide des Alcooliques Anonymes (AA), Jacques a appris a repoussé le premier verre chaque jour.

Avec l'aide des Alcooliques Anonymes (AA), Jacques a appris a repoussé le premier verre chaque jour.

Bientôt, il ne compte plus les verres. Et, il peut le dire aujourd'hui qu'il connaît la définition de la maladie alcoolique, l'addiction était ancrée en lui. C'est "lorsqu'un consommateur boit un verre d'alcool et ne peut plus s'arrêter". Il s'en rend compte, mais ne peut plus lutter.

Depuis longtemps, je savais que ma consommation, abusive mais nécessaire pour moi pour essayer de survivre, allait m'amener à mourir.

Jacques

Ancien alcoolique, abstinent depuis 29 ans

"Bonjour, je suis alcoolique..."

La rencontre avec les Alcooliques Anonymes lui a sauvé la vie. Lors de la première réunion, il ne le sait pas encore. "Bonjour, je m'appelle Jacques et je suis alcoolique", cette phrase, il l'a prononcée sans se rendre compte de l'effet qu'elle produirait sur lui. "Ça a été un soulagement". Le fait de se confier, tout en étant entouré de personnes partageant le même calvaire, a eu un effet libérateur.

Un numéro gratuit est à la disposition de tous pour en parler.

Un numéro gratuit est à la disposition de tous pour en parler.

Auprès des autres alcooliques anonymes, Jacques réalise alors que la maladie fait son œuvre destructrice quel que soit le milieu social ou professionnel. Cet effet miroir lui procure un choc. Mieux, une reconnaissance : il n'est plus seul. 
"On ne vient pas du même milieu, de la même profession, mais ils parlent d'une souffrance de vie qui est la mienne et de cette incapacité à modérer sa consommation d'alcool". Dans ces réunions, il peut enfin partager et échanger sur son vécu et surtout cette "obsession mentale qui se crée à partir du moment où on a bu un verre" : boire le suivant.

Cette rencontre avec les AA, il le dit sans détour, "c'est une naissance pour moi. Une autre vie totalement différente". Sa vie sous alcool, il la voit comme une petite mort. 

C'était une sorte de suicide lent.

Jacques

Ancien alcoolique, abstinent depuis 29 ans

"J'ai arrêté de me fuir par l'addiction", estime Jacques, qui a commencé, après cette première rencontre, a commencé à écouter les conseils des AA et mettre en place un programme sur 24 heures. On lui dit : "Tu devrais essayer de repousser le premier verre". Au bout de 24 heures quand il revient, on lui propose d'essayer 24 h de plus.
A chaque jour suffit sa peine. Avec les AA, Jacques s'engage à se concentrer sur l'instant présent. Au bout d'un an, il se surprend. "C'était subjuguant de me dire que j'avais réussi à ne pas boire pendant un an !", se souvient-il avec satisfaction.

Témoigner pour les autres

Vingt-neuf ans d'abstinence plus tard, Jacques prend aujourd'hui la parole, "pour les autres". Il veut témoigner de cette renaissance grâce à cette mise à distance de l'alcool. Lui-même sait qu'il n'avait pas la capacité à "demander de l'aide", à faire face à cette "acceptation" de soi, où même à utiliser "le verbe essayer".

Parler aujourd'hui ouvertement de cette maladie, "permet de transmettre le message à d'autres personnes qui seraient toujours dans une souffrance de vie à cause de cet alcoolisme". Et peut-être leur offrir, à eux-aussi, un précieux retour à la vraie vie.

 

En savoir plus sur l'association des Alcooliques Anonymes

Publié dans AA france

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Pays basque : « La honte, c’est quelque chose que les femmes alcooliques partagent beaucoup »

Publié le par kreizker

in "Sud-Ouest" (France), 12 Mai 2025

Extrait : 

Les Alcooliques anonymes ouvrent un espace de parole où les personnes sont disponibles les unes pour les autres, face à la maladie alcoolique.

Les Alcooliques anonymes ouvrent un espace de parole où les personnes sont disponibles les unes pour les autres, face à la maladie alcoolique.

Les Alcooliques Anonymes organisent une réunion publique, vendredi 16 mai, à Anglet, en ouverture de leur convention régionale. Fanny, Mimosa et Anne témoignent du tabou que représente l’alcoolisme chez les femmes

Les femmes alcooliques, un tabou dans le tabou. Fanny, Mimosa et Anne connaissent ce « sentiment de honte » décuplé pour l’épouse, la mère, la veilleuse du foyer. Si l’alcool est un stigmate universel, personne comme une femme ne ploie sous la peur de décevoir les attentes d’autrui. Les trois dames savent ce poids et l’isolement sans pareil qu’il suppose. Elles l’ont rompu grâce aux Alcooliques Anonymes, les « AA ».

« La honte, c’est quelque chose que les femmes alcooliques partagent beaucoup », expose Mimosa, abstinente depuis 22 ans. « Autour de moi, personne ne savait que j’étais alcoolique. » « On le cache, on trouve tous les moyens de le dissimuler », acquiesce Fanny, qui rencontre depuis 20 ans un secours précieux auprès des Alcooliques Anonymes. Mimosa décrit « beaucoup de culpabilité » chez celles qui doivent tenir le rang socialement assigné. Anne le dit ainsi : « Quand vous êtes une femme, vous devez vous occuper des enfants, de la maison, vous devez aussi assurer au boulot. On attend tout ça d’une femme. » Mimosa définit un recours traître : « Au début, l’alcool peut aider à supporter la charge mentale. On se désinhibe, on a l’impression de faire plus, plus vite et mieux. » Jusqu’à ne plus pouvoir faire sans.

Dans nos discussions aux AA, beaucoup expriment leur hypersensibilité, se disent écorchés vifs

Maladie des émotions

Fanny a glissé vers l’alcoolisme à la suite de « problèmes familiaux », aggravés d’une dépression. « L’alcool est un très puissant anxiolytique et un anesthésiant », souffle-t-elle. Le deuil, une chute sociale, une maladie, une rupture, le glissement insidieux de la consommation conviviale dans l’asservissement au produit… L’alcoolisme s’insinue de mille façons et nul n’est immunisé. « Il faut un terrain de perturbation émotionnelle », analyse Mimosa. « On parle de la maladie des émotions. »

Publié dans AA france

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