FRANCE, reims, 51° congrès national AA (2)


Non masqué, le Dr Palomino
Merci à Monique S., pour les photos.
Voir aussi http://0z.fr/OUs0D & http://0z.fr/Gecgj
Ce blog, fondé en janvier 2008, n'engage aucunement le Mouvement des Alcooliques Anonymes ni Al-Anon Alateen. Son unique objectif est d'informer sur AA et Al-Anon Alateen.


Non masqué, le Dr Palomino
Merci à Monique S., pour les photos.
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France 3 : le 19-20 (édition Champagne) - 19 novembre 2011
Dr Palomino
in "L'Union - L'Ardennais", 19 novembre 2011
Aujourd'hui et demain, les alcooliques anonymes tiennent leur 51e congrès à Reims sur le thème : « La liberté et l'abstinence d'alcool ». Jean-Claude s'en explique.
« MOI, je me suis servi de l'alcool comme d'un médicament. Si on n'est pas allergique et qu'on fait partie, comme moi, des 2 % de la population prédisposée à devenir dépendant de l'alcool, on passe vite de quelques bières à une caisse ou deux puis l'on ajoute du whisky. Et c'est l'engrenage. » Responsable communication de l'association des alcooliques anonymes qui tiendra son congrès ce week-end à Reims, Jean-Claude parle aisément de l'alcoolisme depuis qu'il est devenu abstinent. Écoutons-le.
Né en 1935 aux États-Unis
« C'est le journaliste-écrivain Joseph Kessel qui a parlé pour la première fois en France, en 1960, des alcooliques anonymes (alcoholics anonymous, AA en anglais) dans un article de France soir (1). Il avait été séduit par les résultats obtenus par un docteur et un banquier alcooliques qui avaient créé le mouvement AA en 1935 aux États-Unis et remarqué qu'en plus de l'abstinence, il était indispensable que les malades alcooliques baignent dans un climat de fraternité pour s'en sortir. Qui mieux que d'autres alcooliques peuvent comprendre et partager le parcours d'un autre alcoolique ? »
Car Jean-Claude en est aujourd'hui persuadé. « L'alcoolisme est une maladie physique doublée d'une obsession mentale. Une maladie de l'émotion aussi. Si le problème physique doit être traité par des médecins alcoologues et des psychiatres, la partie mentale passe forcément par la participation à la vie d'une association. Je suis aujourd'hui persuadé que si j'arrive à être abstinent, c'est parce que je fais partie de l'association des alcooliques anonymes. Sans elle, je rechuterais, c'est sûr. Car il faut bien le savoir, la seule solution pour ne pas replonger, c'est l'abstinence totale. Il n'y a que ceux qui sont passés par cette saloperie du corps qui réclame et réclame encore de l'alcool, qui peuvent comprendre. L'alcoolisme est une maladie progressive, incurable et mortelle. On s'en sort ou on en crève. C'est clair, on ne doit pas consommer une goutte d'alcool. Tout commence par un programme de rétablissement en douze étapes. »
600 groupes en France
Pas facile de savoir combien l'association des alcooliques anonymes a d'adhérents en France. Il n'y a pas d'inscription obligatoire. Les gens sont protégés par l'anonymat. Ils ne se connaissent simplement que par leurs prénoms. Jean-Claude les évalue toutefois à environ 8 000, rassemblés dans un peu plus de 600 groupes. Un chiffre en augmentation. Petite précision pour ceux qui, comme nous, ont consulté sur internet des informations sur le mouvement des AA. Quand il est dit que la démarche proposée par les alcooliques anonymes est dite « théiste » parce qu'elle fait référence à Dieu, le responsable communication est clair. Il ne s'agit pas d'un programme religieux, mais spirituel. On fait d'abord référence au groupe qui accueille, à la conscience personnelle de chacun, à charge ensuite pour chacun de définir la puissance supérieure qui peut l'aider : ce peut être la nature, la religion, telle que chacun la conçoit. C'est dit.
Alain MOYAT
(1) Il en a aussi fait un livre intitulé : « Avec les alcooliques anonymes ».







Merci à Richard P., pour les photos
Prochaine publication sur le congrès de Reims : reportage de France3 Champagne-Ardenne, avec interview du Dr Palomino, président de AA France, reportage radio de France Bleu Champagne du 20 novembre 2011 & l'article du 19 novembre dans "L'Union-L'Ardennais"
in "Sud-Ouest", 9 novembre 2011
Le 19 novembre, les Alcooliques Anonymes d’Angers organisent une journée d’accueil téléphonique, de 8 h à 20 h. Une manière de rappeler que face aux problèmes d’alcool, il ne faut pas rester seul. Les AA proposent une écoute et de l’accompagnement vers la sobriété.
À Angers, la doyenne des AA a 82 ans. Elle n’a pas bu une goutte d’alcool depuis 36 ans. « Pourtant, les tentations sont nombreuses. Un jour, alors que j’aidais à débarrasser une table, je suis arrivée seule dans la salle à manger, face à la table. Il restait un unique vers de vin. Il me regardait. »
Des réunions se tiennent tous les soirs. « Toutes les personnes participantes ont ou ont eu des problèmes avec l’alcool. Nous avons les mêmes réactions. Nous nous comprenons », assure Philippe, alcoolique abstinent depuis quatre ans et demi. Celui-ci continue d’aller aux réunions des AA presque tous les soirs. « Pour voir les coups arriver. » Des réunions sont également prévues pour les proches des malades de l’alcool.
Philippe et Catherine, alcooliques abstinents, savent qu’on n’est jamais guéri mais regardent vers l’avenir.