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FRANCE, normandie, yvetot

Publié le par kreizker

Parler pour se libérer

ALCOOLISME. Chaque lundi soir, à l'hôpital d'Yvetot, des hommes et femmes qui ont décidé d'arrêter de boire participent aux réunions des Alcooliques Anonymes.

Reportage.

 yvetot

Extrait : 

«Bonsoir, je suis malade alcoolique. Je suis toujours abstinent. Je vais bien. » Lundi, 20 h 30, le rendez-vous hebdomadaire des Alcooliques anonymes commence. Ils sont quatorze autour de la table : dix hommes, quatre femmes, âgés d'une vingtaine à une soixantaine d'années. Vraisemblablement de catégories socioprofessionnelles variées. Mais tous ont vécu ou vivent le même drame : l'alcool. Chaque lundi, dans un préfabriqué qui jouxte l'hôpital, ils partagent leur expérience, leurs espoirs, leurs déceptions pour se maintenir hors de cette spirale et aider les autres à en sortir." ....

 


Hôpital Hédelin Asselin  Réunion : lundi 20h30

LOCAL PORTAKABIN
14 Av. Maréchal Foch
76190 YVETOT

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VIVRE FM / témoignages

Publié le par kreizker

Le témoignage de Geneviève Casasus  -  13 avril 2010

 

 vivre fm 

 

Geneviève a 18 ans et elle fait la fête. L’alcool coule à flots, elle est délivrée de sa timidité, se sent séduisante et… vivante ! Mais la dépendance n’est pas loin et elle va durer 25 ans. Geneviève est alcoolique mais elle apprend à dissimuler sa situation, y compris dans son métier d’hôtesse de l’air. Un jour viendront les crises de démence, les comas, les hospitalisations jusqu’à ce qu’elle trouve la force de s’en sortir. Comment ? Où trouver de l’aide ? Comment travaillent les alcooliques anonymes ?

 

Avec Geneviève Casasus, auteur de J’ai commencé par un verre, paru chez Oh éditions, Laurent et Dominique, des Alcooliques Anonymes.

 

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FRANCE, Bretagne, Ploumagoar

Publié le par kreizker

in "Ouest-France, lundi 5 avril 2010

 

« À 12 ans, j'ai bu mon premier verre de schnaps » - Guingamp

 

Les Alcooliques Anonymes organisent samedi 10 avril, un accueil physique et téléphonique. Toute la journée.

 

Olaf (1), abstinent depuis 3 ans, témoigne.

 

Je suis alcoolique abstinent mais, à 66 ans, je vais bien. La première fois que j'ai fait connaissance avec l'alcool j'étais avec mon grand-père. Nous sommes nés le même jour et mois. Une fois, pour notre anniversaire, il m'a versé un verre de schnaps. « Jamais un sans deux » m'a-t-il dit. C'était pas particulièrement bon. Je n'étais pas vraiment malade, mais je ne me sentais pas bien. J'avais douze ans...

Après, je n'ai pas bu avant mes 15-16 ans. À cet âge, j'aimais la bière. À bicyclette, on faisait le tour du village pour se cacher des parents ou voisins. Cigarettes, alcool... Mais on ne se saoulait pas. Lorsque j'ai commencé à apprendre un métier dans la Marine marchande, l'alcool était présent le week-end.

Comme pour tous les jeunes mais pas en énorme quantité. J'en prenais aussi lors des différentes cérémonies : mariages, fêtes... Modérément toujours. Après, lorsque j'ai travaillé, la quantité a augmenté. Une fois par semaine, deux fois, trois fois... Puis, presque tous les jours. À 35 ans, je me sentais de plus en plus mal le matin : transpiration, nervosité, tremblements des mains... Ce n'était pas une vie.

Un copain m'a dit : « Tu sais, quand tu te sens mal, tu prends la même boisson que la dernière avalée la veille avant de te coucher. J'ai donc pris un whisky le matin et, par miracle, ça allait mieux. J'ai continué. Du coup, je ne buvais plus l'après-midi ou le soir, mais dès le matin.

 

« De sevrage en sevrage »

Quand je me suis marié, ma femme m'a dit : « Je te donne une année, après tu arrêtes. Tu cherches un autre travail où tu rentreras tous les soirs à la maison. » J'ai accepté. Un médecin m'a prescrit des médicaments et des injections de vitamines. J'ai tenu. Un nouveau boulot, les années qui s'égrènent sans l'alcool... Ce n'est pas une vie tout à fait normale non plus. Lorsqu'il y avait un anniversaire, une occasion particulière, le champagne, la bière... sortaient. Je savais qu'il ne fallait pas en prendre mais quelque fois... Il y a eu des petites rechutes, mais je m'en suis sorti avec les médecins.

Pendant les années 1980-1981, il y a eu une crise dans mon mariage. Un jour, je suis sorti pour me calmer. Au lieu de faire une grande promenade je suis allé au bistrot. Je m'y suis saoulé. Je ne pouvais plus travailler, j'ai perdu mon emploi. Parce que je ne voulais plus travailler, que j'étais toujours dans les hôpitaux pour des cures... Je buvais jusqu'à ce que je n'en puisse plus.

 

Un jour un médecin m'a dit : « Vous avez une bonne santé malgré tout. » J'ai donc cherché un travail et là j'ai réussi à tenir assez longtemps. J'arrivais à m'arrêter après une ou deux bières. Mais, après huit ans et demi et quelques petites rechutes, j'en ai eu une sévère. Du coup, j'allais de sevrage en sevrage.

L'année 2000, Bégard ; 2001, Bégard ; 2002, Bégard... jusqu'en 2006. Là, un mercredi, un responsable des Alcooliques anonymes est arrivé avec deux copains. Ils m'ont parlé de l'association, expliqué la nécessité d'être aidé. Je suis sorti de l'hôpital un jeudi et, le lendemain, j'ai assisté à une réunion des « AA ».

 

Depuis tout va bien. Je vais régulièrement aux rencontres, je n'ai plus du tout envie de boire. J'ai même de l'alcool à la maison que je ne touche pas. Si je vais chez un copain et qu'il m'en propose, je bois de l'eau ou du jus de fruit. Je suis content car l'alcoolisme est une maladie progressive et fatale. J'ai vu des gens se suicider par honte. Personne ne veut devenir alcoolique. Vous buvez, sans comprendre pourquoi. On vous explique que c'est une maladie. L'alcoolique est dans une misère terrible. Pour lui, pour son entourage, c'est l'enfer !

 

(1) Il s'agit d'un prénom d'emprunt.

 

Patrick CROGUENNEC.



L'article ne l'indique pas, il s'agit du...

groupe de Ploumagoar    VENDREDI 20H30

Communauté de Kerprat
72 rue Yves Mazé
22970 PLOUMAGOAR

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FRANCE, maine-et-loire, cholet

Publié le par kreizker

in "Ouest-France", vendredi 9 avril 2010

 

L'anonymat, pour mieux lutter contre l'alcoolisme - Cholet

 

René et Michel participent aux réunions des Alcooliques anonymes à Cholet. Ils décryptent l'importance de la démarche qui fonde l'association.

 

FRANCE 89 cholet

 

Témoignage

 

René et Michel (1), participants aux groupes de parole des Alcooliques anonymes à Cholet.

 

Protéger. « L'anonymat a une importance plus grande que ce qu'on peut penser de prime abord. Il permet d'éviter le jugement mais aussi de protéger l'entourage. Car quand on dit qu'on est alcoolique, c'est toute la famille qui est vue comme malade... Certains disent qu'on a honte, qu'on se cache. Non : on protège nos membres. »

 

Reconnaître. « On pousse la porte des Alcooliques anonymes quand la souffrance dépasse l'orgueil. Reconnaître cette impuissance devant l'alcool est la première étape. Et l'anonymat n'empêche pas cette reconnaissance. Au contraire : la communication dans le groupe permet de faire passer des choses fortes, de mieux comprendre le chemin qui nous a amenés là. »

 

Rire. « L'anonymat permet de travailler l'humilité : si je me présentais comme le meilleur des alcooliques abstinents, je pourrais prendre la grosse tête... et replonger ! Je plaisante bien sûr. Mais notez-le : l'humour, c'est une chose très importante dans nos rencontres. »

 

Respecter. « Chacun est libre de son anonymat, mais pas de celui des autres. C'est très important de le respecter. Surtout quand on arrive la première fois, qu'on est paumé. Je compare ça à une deuxième virginité. Ça veut dire aussi que, quand on rencontre un autre membre dans la rue, on n'est pas obligé de se dire bonjour. Parce qu'on n'est plus dans le cadre des Alcooliques anonymes. »

 

Rencontrer. « Bien sûr, il y a aussi des liens qui peuvent se nouer en dehors des réunions. Des gens qui se retrouvent pour dîner. Des numéros de téléphone échangés pour s'appeler en cas de coup de blues ou au contraire pour partager un bonheur. »

S'ouvrir. « Les membres sont anonymes. Mais le mouvement ne doit pas l'être. S'il était invisible, il passerait à côté de son objectif. »

 

 

Persévérer. « On donne rarement son nombre d'années d'abstinence. On préfère parler d'aujourd'hui. Parce qu'on ne sait pas comment se passera demain. Et qu'on ne peut pas revenir sur hier. Un seul verre nous sépare d'un alcoolique non abstinent. C'est pourquoi on participe aussi à des groupes lorsqu'on est en vacances. On entend d'autres gens. On a besoin de se retrouver les uns les autres. Car l'alcool n'est jamais en vacances. »

Émeric ÉVAIN.

 

(1) Prénoms d'emprunt

 

 



Groupe de Cholet   MARDI 20H30

Centre Social Pasteur
1 rue du Dr Maillard
49300 CHOLET

 

Groupe du language du coeur   JEUDI 20H30

Centre socio culturel Le Verger
Rue du Bois Régnier
BP 40701
49307 CHOLET Cedex

 

Groupe Sérénité   SAMEDI 10H30 

Centre Social du Verger
Rue du Bois Régnier
Ctre Social du Bois Régnier Rue du Bois Régnier
BP 40701
49307 CHOLET

 

 

 

 

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