ALCOOLICOS ANONIMOS
Reportage (16 minutes 16 secondes...) de la RTP (Radio e Televisao de Portugal)
Ce blog, fondé en janvier 2008, n'engage aucunement le Mouvement des Alcooliques Anonymes ni Al-Anon Alateen. Son unique objectif est d'informer sur AA et Al-Anon Alateen.
Jeudi 11 mars à 20 h 30, salle municipale Aliénor-d’Aquitaine à Saint-Jean-d’Angély, dans le cadre de la campagne nationale de communication « Le Printemps du Rotary », le club-service, en partenariat notamment avec la Mutuelle d’assurances des professions alimentaires (Mapa), organise une soirée-dialogue sur le thème : « Les enfants boivent, les parents trinquent… ».
Animée par deux spécialistes des addictologies, Philippe Binder, de Lussant, président d’Icare, un réseau national de lutte contre les drogues, et Emmanuel Palomino, de Jonzac, président national des "Alcooliques Anonymes", cette manifestation, dont l’entrée sera gratuite, se voudra conviviale. Ni conférence, ni colloque savant, mais une rencontre, au cours de laquelle chacun pourra poser ses questions, écouter d’autres parents, trouver une adresse, parler avec un médecin.
Le but du Rotary-Club : rappeler le rôle primordial de la famille dans le combat contre l’excès d’alcool, rappeler aussi aux parents qu’ils ne sont pas seuls dans cette lutte, qu’ils peuvent trouver des conseils et - si nécessaire – des soins auprès du corps médical, qui, lui aussi, est très conscient de la gravité de la situation actuelle.
ARTICLE sur Blog canton de Saint-Jean d'Angély, Saintonge et sujets divers
«Bonsoir les amis. Edwige, malade alcoolique. » Annexe de l'église Sainte-Thérèse (Rosoirs), lundi soir. Edwige est la dernière à prendre la parole au sein du groupe de sept personnes réuni sous l'égide des Alcooliques anonymes (AA). Thème de la soirée, défini par Patrice, le modérateur : « Confier sa vie. » Un thème qui correspond à la page du 8 mars de Réflexions quotidiennes, l'ouvrage de référence des AA.
« Quand j'étais alcoolique, je vivais dans la solitude et la peur. Je n'allais pas bien. J'avais un pied dans la tombe », raconte Edwige. « Je suis allée en cure. j'avais peur de la sortie. Quand je suis sortie, je suis allée aux AA. Sans vous, je ne m'en serais pas sortie. Dès que je franchis la porte des AA, j'ai comme une bouffée de bonheur. »
Tour à tour, chacun des participants livre son témoignage. Les autres écoutent, sans jamais interrompre.
Jean-Michel, 59 ans, s'estime « miraculé car [il a] gardé [sa] femme et [ses] enfants ». Des enfants qu'il n'a pas « vu grandir ». « C'est l'alcool qui me menait ». « Aujourd'hui, je vois grandir mes petits-enfants. Pouvoir les prendre dans mes bras, c'est merveilleux. »
« Je suis parti de la maison, j'avais 12 ans et demi. J'ai commencé à boire à 13 ans. J'ai bu jusqu'à 52 ans », raconte pour sa part Maurice. « J'ai arrêté de boire il y a sept ans. Je n'ai pas rebu parce que je suis venu aux réunions. J'avais besoin qu'on m'écoute. »

« Jamais jugé »
Patrice, lui aussi, a saisi cette bouée : « Les amis ne m'ont jamais jugé, même si parfois je n'étais pas clean pendant les premières réunions. J'ai pu me confier. J'ai pleuré, ça m'a fait du bien. Il n'y a jamais eu un sourire, un air moqueur. »
« Il n'y a qu'à un ancien alcoolique qu'on peut confier sa vie. En société, c'est très difficile d'en parler », relève Serge. Pour lui, le combat contre l'alcool est quotidien : « Quand je buvais, j'avais l'impression d'être plus fort. En fait, j'avais perdu le contrôle de ma vie. L'alcool me fait peur. Dire que je ne reprendrais pas un verre, je n'en sais rien. Je fais 24 heures par 24 heures avec la boîte à outils confiée par les AA. »
Sophie (*), elle, assure que « l'alcool est complètement sorti de [sa] tête. » « Je continue à venir aux réunions car elles sont indispensables à mon bien-être », souligne-t-elle. « Les réunions, c'est primordial », explique Jean-Michel. « Il y a des choses dont je ne peux pas parler avec ma femme, avec mes enfants. Ici, on partage nos peines. »
(*) Il s'agit d'un prénom d'emprunt.
En pratique. : L'association Alcooliques anonymes est reconnue d'utilité publique. Tél. : 03.86.52.94.73.
Courrier : BP 41
89010 AUXERRE CEDEX
Tel : 03 86 52 94 73
Courrier : B.P. 41
89011 AUXERRE Cedex
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in "l'Argenteuil" - 5 mars 2010
Pour en finir avec la dépendance à l'alcool
LACHUTE - Banalisée dans notre société, la consommation d’alcool à outrance peut toutefois mener tout droit à l’enfer. Perte d’emploi, de la famille, des amis, sans compter de l’amour propre. Mais pour ceux et celles qui s’interrogent sur leur consommation ou qui veulent carrément se sortir de leur dépendance à l’alcool, une ressource existe : les alcooliques anonymes.
Communément appelés les AA, ce regroupement célèbrera cette année ses 75 ans d’existence. Originaire de l’Ohio, le mouvement est présent au sein de 180 pays et rassemblerait près de deux millions de personnes à travers 106 000 groupes. Les AA misent sur l’échange et la discussion entre personnes dépendantes de l’alcool ou qui désirent demeurer sobres pour cheminer ensemble. Gratuit et respectant l’anonymat de ses membres, les AA constituent pour plusieurs une véritable planche de salut.
La semaine dernière, dans un sous-sol d’église de Lachute, une cinquantaine de personnes s’étaient réunies pour une réunion ouverte. Celle-ci permet à des visiteurs d’assister à la rencontre, alors qu’une réunion fermée ne s’adresse qu’à des alcooliques.
À l’entrée, quelques membres accueillent les arrivants. Tous se donnent la main en se présentant par leur prénom. L’accueil chaleureux donne le ton. Tout autour, des femmes et des hommes de tous les âges se côtoient, certains avec le visage fatigué par la dépendance à la boisson. Du café et des biscuits permettent de réchauffer le corps et le cœur. Ce soir-là, les chaises étaient en rangées. On s’installe et tous les gens que nous croisons ou qui sont installés près de nous se présentent, toujours avec cette poignée de main amicale.
Jeanne (prénom fictif pour protéger son anonymat) est présente ce soir-là. La dame dans la jeune cinquantaine est sobre depuis l’âge de 24 ans. Chaque semaine depuis lors, elle se rend dans une rencontre avec les AA. En tête-à-tête, elle nous raconte avec sincérité et générosité son récit, qui ressemble à tant d’autres.
« Ma vie tournait autour de l’alcool. Je buvais tellement parfois que je me réveillais au matin avec un inconnu dans le lit, me demandant où j’étais, confie-t-elle. La raison pour laquelle tu consommes de l’alcool, c’est que tu n’es pas bien avec toi-même. Moi j’avais un mal de vivre, un mal à l’âme. Le mouvement des AA, ça m’a sauvé la vie. »
Jeanne soutient que l’alcoolisme est une maladie, au même titre que le diabète. Elle souligne que ses comportements alcooliques seront toujours là et que son combat en est un de tous les jours. Chaque journée sans toucher à un verre constitue ainsi une petite victoire. « Avant, mon réflexe était d’aller à la taverne. Aujourd’hui, c’est d’appeler des membres [des AA]. On se rend compte que l’alcool fait des ravages. J’aime mieux mon Seven Up! »
Aux yeux de Jeanne, il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour se prendre en mains. Durant toutes ces années, elle en a vu, des gens arrivés avec pour seul bagage leur désespoir mais également une envie de se sortir de ce gouffre. Des jeunes de 15 ans comme des gens de 70 ans, au bout du rouleau.
Et à ceux qui ricanent de la voir dépendante des rencontres, elle répond du tac-au-tac qu’elle préfère être dépendante des AA que de l’alcool. « Je ne pourrais pas vivre sans les AA. C’est cela qui me garde sobre. »
Pour obtenir de l’information sur le mouvement des alcooliques anonymes ou pour connaître les prochaines réunions dans votre région, composez le 450 560-3902 ou visitez le site www.aa90.org
À noter que des réunions en anglais sont également offertes.

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