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USA michigan - breaking news

Publié le par kreizker

 

POIGNARDE PENDANT UNE REUNION AA

 

Vendredi, vers 7h55 du matin, juste avant le meeting, un homme d'une quarantaine d'années, au comportement erratique, a commis une tentative de meurtre sur le "chairman" d'une réunion AA (15 membres présents).

 

Les deux hommes ne se connaissaient pas.

 

La victime, 48 ans, de Traverse City, a été transportée au Munson Medical Center (blessures au visage et au cou).

 

Le suspect arrêté et déféré à la prison du conté de Grand Traverse et inculpé de coups et blessures avec tentative de meurtre.

 

Traverse City Group,
1610 Barlow St.

Michigan - USA 49686

 


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"L'ange des alcooliques"

Publié le par kreizker

in "L'Etoile", Québec (Acadie), 31 mars 2011

Un ex-policier rend hommage à «l'ange des alcooliques»

En tout près de 30 ans de carrière comme policier municipal et à la GRC, Laurie Losier en a vu de toutes les couleurs. Du vol de quelques malheureux dollars aux meurtres sordides. En tant que technicien à l'ivressomètre, il a également eu affaire avec de nombreux conducteurs aux facultés affaiblies par l'alcool. Et quand il en avait un qui était un peu trop magané par la boisson devant lui, il pensait à appeler immédiatement une personne bien spéciale : Simon Savoie, «l'ange des alcooliques».

 

«Durant une carrière, tu ne rencontres que très peu de gens qui vont te marquer pour la vie. Et moi, j'ai eu la chance de connaître Simon Savoie, un type très spécial. Il m'a beaucoup aidé. Une fois, j'avais arrêté un homme qui avait conduit de Saumarez jusqu'à Tracadie-Sheila. Il était tellement saoul que c'est le volant qui le tenait. Quand il l'a lâché, il est tombé par terre. Je l'ai amené au poste pour la nuit. Par son comportement, ce gars me laissait savoir qu'il avait besoin d'aide et j'ai contacté Simon. Quand l'individu s'est réveillé le lendemain, il ne savait pas où il était, ce qu'il avait fait. Il se demandait même s'il avait eu un accident et s'il avait tué quelqu'un. Simon est venu et l'a amené avec lui. Et aujourd'hui, cet homme est sobre grâce à lui», raconte M. Losier, qui a fait souffler près de 380 individus dans la «balloune» et qui a recueilli plus de 700 échantillons durant toutes ses années de service.

 

Selon ses propos, peu de thérapeutes face aux problèmes d'alcool revendiquent un taux de réussite aussi imposant que M. Savoie, un homme pourtant avec peu d'éducation, qui a travaillé dans la forêt, ancien esclave de la divine bouteille et qui organise à la bonne franquette des réunions d'Alcooliques anonymes dans le sous-sol de sa résidence de Tracadie-Sheila depuis plus de 20 ans, avec l'aide de son épouse.

 

 

simon

Simon Savoie organise des réunions pour les Alcooliques anonymes dans le sous-sol de sa résidence.

 

«Simon fait des rencontres chez lui tous les dimanches uniquement parce qu'il veut aider les autres. On sait tous qu'une personne en état d'ébriété, ce n'est pas toujours plaisant à voir ni à entendre. Il le fait avec la même patience d'ange chaque fois. Il a une façon de dire les choses si simplement. Une fois à Néguac, je négociais avec un homme intoxiqué qui voulait se suicider. Simon est venu, il a jasé avec lui pendant une heure et il lui a fait comprendre le bon sens. Le gars a rejoint le mouvement et se porte bien aujourd'hui. Simon est l'ange des alcooliques», indique Laurie Losier, jamais à court d'une anecdote concernant son ami.

Récemment, M. Savoie a obtenu un certificat attestant ses 36 ans de sobriété. Mais à part ça, l'homme ne reçoit que très peu d'attention, même si depuis le reportage dans L'Étoile, on a pu le voir dans l'émission Luc et Luc à Radio-Canada Acadie et que la télévision Rogers présentera sous peu un portrait de l'individu.

 

«Simon est comme un père. Il y a peu de mots pour dire comment je l'apprécie. On voit des gens qui reçoivent pleins de mérites, mais Simon préfère rester dans l'ombre. Mais à un moment donné, quelqu'un devra lui rendre l'hommage qui lui est dû. Moi, je le fais à ma manière en racontant mon expérience avec lui. Il est un personnage unique. Il existe beaucoup d'organisations pour contrer l'alcoolisme, mais lui fait du travail de rue. Il va travailler sur la personne. Moi, je comprends les alcooliques par mon travail de policier, mais lui il les comprend en tant qu'ancien alcoolique. Il connaît ce que c'est la soif, le besoin de prendre un verre. C'est mon ami pour la vie. Je vais toujours l'estimer, l'avoir près de moi. Des amis exceptionnels comme lui, c'est extrêmement rare», soutient Laurie Losier.

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FAITS DIVERS

Publié le par kreizker

in "La Presse", Québec, 29 mars 2011

 

Après avoir découvert que son voisin avait du matériel de pornographie juvénile dans son ordinateur, Patrick Bélanger l'a tué. Or, la possession de pornographie juvénile a beau être un crime «révoltant», «horrible», cela ne donne pas le droit à un citoyen de jouer les justiciers.

C'est ce qu'a fait valoir le procureur de la Couronne, Thierry Nadon, hier, au moment des plaidoiries sur la peine à infliger au jeune homme de 28 ans. En janvier dernier, Patrick Bélanger a plaidé coupable à une accusation réduite d'homicide involontaire.

De son côté, Me Julien Archambault, en défense, a soutenu que la découverte du matériel de pornographie juvénile devait être considérée comme un facteur atténuant. Le père de l'accusé a été victime de sévices sexuels et physiques dans sa jeunesse, a révélé la défense. Le jeune homme aurait en quelque sorte voulu venger son père en s'en prenant à un cyberpédophile.

La victime, Leonard Wells, 62 ans, habitait dans le même immeuble que l'accusé, à LaSalle. Ils étaient amis. Wells invitait souvent le jeune homme, qui souffrait d'un problème d'alcool, à boire de la bière chez lui.

 

Le 25 juillet 2009, l'accusé a découvert dans l'ordinateur de Wells une série de photos d'enfants dans des positions sexuelles explicites. Choqué, il a quitté le logement. Il a téléphoné au 911 et demandé aux policiers de venir rapidement, sans quoi il allait lui-même régler le compte de Wells.

 

Menace à exécution

L'accusé, qui n'avait pas d'antécédents judiciaires, a mis sa menace à exécution environ 20 minutes plus tard. Intoxiqué à l'alcool, il a asséné trois coups de poing et autant de coups de pied à l'homme de 62 ans. Il a immédiatement rappelé la police pour annoncer que sa victime gisait dans son sang. Wells a sombré dans le coma et est mort moins d'un mois plus tard. Bélanger l'ignorait, mais Wells avait été condamné en Ontario pour avoir agressé sexuellement de jeunes garçons.

Depuis son arrestation, l'accusé a suivi une thérapie pour régler son problème d'alcool. «Je suis plus libre en prison que lorsque je prenais de la drogue et de l'alcool. Je n'avais pas de but dans la vie avant de suivre cette thérapie», a témoigné le jeune homme, qui rêve aujourd'hui de devenir soudeur. Il a même remercié la poursuite de l'avoir inculpé. «Je sais que je dois payer pour ce que j'ai fait. Je n'en veux pas à la Couronne d'avoir fait son travail. Sans le système de justice, la vie serait un chaos», a-t-il ajouté.

Ses parents, son parrain chez les Alcooliques anonymes, un ancien employeur et une vieille amie ont tour à tour décrit Bélanger comme un jeune homme «non violent» rempli de potentiel. Un intervenant social de la maison de thérapie Freedom House a même plaidé pour que le jeune homme purge sa peine dans la communauté. Le père de l'accusé, Michael Bélanger, a raconté qu'il avait abandonné son fils lorsqu'il était enfant pour «régler ses propres problèmes». Il a repris contact avec lui à l'adolescence. Assis dans le box des accusés, son fils a éclaté en sanglots.

La défense suggère une peine de trois ans de prison, alors que la Couronne propose une peine de six ans. La juge Louise Bourdeau, de la Cour du Québec, rendra sa décision le 21 avril.

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FRANCE, charente maritime, rochefort

Publié le par kreizker

in "Sud-Ouest", 21 mars 2011

 

Dire non à la bouteille pour une vie plus belle

 

Ils aident ceux qui veulent cesser de boire à s'en sortir

 

Oui, l'alcoolisme est une maladie. De celles qui peuvent tout faire perdre, famille, boulot, maison ; de celles aussi qui enferment dans une prison, comme un suicide à petit feu. Pourtant, même si la science a du mal à connaître les causes précises de cette addiction, il n'y a pas de fatalité. L'aide qu'apporte le groupe des Alcooliques anonymes depuis dix-huit ans à Rochefort le prouve. Avoir envie d'arrêter

Chaque mardi soir, une quinzaine de personnes fréquentent cette association, dans l'anonymat, mais avec le désir commun d'arrêter de boire. « Par la parole, nous aidons les alcooliques (1) tombés dans le trou et les abstinents qui luttent toujours. Car on ne guérit pas de l'alcoolisme, on se rétablit. Surtout, nous ne faisons pas la morale ! », explique Philippe, le président.

Bien sûr, au début, les gens ont honte car la condamnation sociale de l'alcoolisme est forte. Voilà pourquoi ce cocon des AA, où chacun est l'égal de l'autre, permet de se libérer et de se réconforter. Et puis, pour éviter les rechutes très fréquentes après un sevrage, l'expérience d'autrui fait comprendre que « la seule solution, c'est d'arrêter de boire de l'alcool », martèle Philippe.

 

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La seule solution pour ne pas replonger, c'est d'arrêter de boire, même occasionnellement.

 

Se soigner

Ici, peu importe que l'on ait commencé à boire pour se désinhiber, calmer son stress ou dormir ! Ce qui compte, c'est se soigner, ne pas replonger vers la mauvaise pente et ne plus connaître les tremblements du matin, la forte transpiration et la violence irrationnelle qui frappent souvent les alcooliques.

En réunion, on s'adresse à un modérateur qui favorise l'écoute et le respect. « On n'évoque que sa propre expérience, sans donner de conseils. Ensuite, chacun grappille les éléments qui ressemblent aux siens », commente Philippe, qui malgré ses dix ans d'abstinence, veut apporter son témoignage aux nouveaux et tout en les écoutant « pour ne pas oublier que je suis toujours alcoolique. »

 

Une nouvelle vie

Le but des AA est de faire comprendre à leurs membres le bien-fondé d'une abstinence heureuse, que l'on décide pour soi et qui ne doit pas être vécue comme une punition. C'est pour cela que chaque anniversaire d'abstinence est fêté en groupe. Une façon d'être fier de soi et de baliser son chemin d'une pierre blanche.

Finalement, ils exhortent chacun à s'imposer une hygiène de vie qui atténue les souffrances et mène, si ce n'est au bonheur, au moins à une nouvelle vie.

(1) Il faut distinguer les buveurs excessifs et les alcooliques qui ont besoin de leur dose tous les jours, quelle que soit la quantité.

 

Réunion chaque mardi à 20 heures, 17, rue Jean-Jaurès, 1er étage du temple. Anonyme, gratuit, sans inscription, ni adhésion, ni cotisation. Réunion ouverte aux proches le premier mardi du mois. Tél. 05 46 99 91 70.

 

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