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Revue de presse des buveurs de flotte

Publié le par kreizker

Les Alcooliques anonymes célèbrent leurs 50 ans en France

 

"Le mouvement des Alcooliques anonymes (AA) célèbre ce week-end ses 50 ans d'existence en France avec pour mission de pousser de plus en plus de malades à devenir des "buveurs de flotte", selon son président."

 

lol !!!

 

FRANCE 96 paris

La photo est un peu datée, car c'est un Big Book 3ème édition ...

 

ARTICLE COMPLET SUR

Lepoint.fr

tempsreel.NOUVELOBS.com

PIERRE FACON, conseiller général Neuilly Plaisance

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CONGRES AA FRANCE

Publié le par kreizker

in "Romandie News", 13 novembre 2010

 

Les Alcooliques anonymes peinent face aux habitudes des Français

 

PARIS - Le mouvement des Alcooliques anonymes (AA) célèbre ce week-end ses 50 ans en France avec pour mission d'épauler des malades vers l'abstinence, mais sans avoir réussi à modifier profondément les habitudes de boisson des Français dans un pays vinicole.

 

"En France, être un buveur de flotte, c'est un handicap social. C'est hyper difficile", a expliqué à l'AFP Emmanuel Palomino, psychiatre et président de conseil d'administration des AA, lors du congrès de leur 50e anniversaire qui se tient samedi et dimanche dans un hôtel à Paris, avec un millier de participants.

Né en 1935 aux Etats-unis, créé en 1960 en France, le mouvement des AA poursuit comme objectif "de rester sobres et d'aider d'autres alcooliques à parvenir à la sobriété", selon ses statuts.

 

Pour le docteur Palomino, "le défi du mouvement, c'est de poursuivre l'ouverture à la société", alors que 45.000 personnes meurent chaque année directement ou indirectement à cause de l'alcool, soit 18 fois plus que les décès liés aux drogues illicites.

 

D'après une étude du site de recrutement Monster, près d'un Français sur deux consomme de l'alcool au travail et 8% disent "en avoir besoin pour tenir la journée".

 

"Quand je buvais un verre de whisky dans mon entreprise, je m'arrangeais pour qu'on pense que c'était du Perrier", raconte à l'AFP Isabelle, 59 ans, cadre administratif. "J'ai mis très longtemps à réaliser que j'étais alcoolique", poursuit-elle.

Abstinente depuis 16 ans, elle avoue avoir "eu honte au début de ne plus boire d'alcool devant les autres, parce que ça voulait dire que j'avais été alcoolique".

 

Pour François, 48 ans, comédien, "arrêter l'alcool c'est difficile parce que c'est mal compris, mal perçu".

"Des gens me disent "Allez c'est juste un verre, c'est pas grand chose!" mais le problème c'est que si je bois un verre, je suis mort. Je ne sais pas gérer" la consommation d'alcool", témoigne-t-il.

 

En France, environ 7.000 membres des AA fréquentent 591 groupes, contre environ 8.000 membres pour 400 groupes il y a 20 ans. La moyenne d'âge est de 53 ans et la tranche d'âge la plus représentée est celle des 50/60 ans.

"Les jeunes viennent plus difficilement nous voir", reconnaît Patrick, membre des AA, ajoutant que "les alcooliques mettent souvent très longtemps à reconnaître leur maladie".

Pourtant, les alcooliques jeunes sont particulièrement vulnérables parce que "souvent dépendants d'autres produits", explique le docteur Palomino. "Plus de la moitié des alcooliques de 25 ans sont polyusagers. Ils consomment surtout du cannabis, mais aussi des médicaments ou des opiacés".

 

Professeur de piano dans les Yvelines, Patricia a rejoint les AA à 26 ans, quand elle buvait "toute la journée, toute la nuit et n'arrivait pas à (s)'arrêter". Elle n'a plus touché une goutte d'alcool depuis 16 ans mais continue à s'impliquer au sein de AA pour "transmettre" son témoignage.

"Il y a encore du travail en France. Le mouvement doit grandir pour amener plus de gens à décrocher", juge-t-elle.

 

A 87 ans, dont 50 sans alcool, Manuel, co-fondateur des AA en France, ne manque pas les réunions hebdomadaires, se sentant toujours "utile". "Quand on arrive à faire arrêter la boisson à quelqu'un c'est comme si on arrête nous-mêmes une nouvelle fois", sourit-il. Il voudrait que les membres des AA soient "toujours plus nombreux" pour "sauver les gens" de ce "cancer de l'âme".

 

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SUISSE, 18 novembre 2010

Publié le par kreizker

Journée nationale sur les problèmes liés à l'alcool

 

in "20 minutes", 11 novembre 2010

 

Une consommation excessive d'alcool ne conduit pas automatiquement à des actes de violence, précisent les organisations de prévention des dépendances dans un communiqué commun. Mais l'alcool aggrave les conflits et le stress. Une personne sous son influence est moins capable de gérer les situations difficiles sans agressivité.

 

Jeudi prochain, les organisateurs de la Journée nationale sur les problèmes liés à l'alcool chercheront à briser le tabou qui entoure ce thème grâce à diverses conférences et actions. Les personnes concernées et leurs proches seront encouragés à utiliser les offres d'aide existantes.

 

La Journée est organisée notamment par addiction info suisse, la Croix-Bleue, le Groupe romand d'étude des addictions (GREA) et les Alcooliques anonymes (AA).

 

Les AA fêtent par ailleurs cette année leur 75e anniversaire. L'association, qui a été fondée aux Etats-Unis, a démarré son premier groupe en Suisse en 1956. Il en existe aujourd'hui quelque 300 sur le territoire helvétique. Ils sont financés par les cotisations des membres.

 

Au niveau mondial, l'organisation dit avoir actuellement plus de deux millions de membres, qui se rencontrent dans quelque 115'000 groupes. L'anonymat est sa première règle. Les participants à une séance ne donne jamais plus que leur prénom

 


in "Le Nouvelliste", 13 novembre 2010

 

logo nouvelliste new

Etre alcoolique et oser le dire
TEMOIGNAGE Depuis quatre ans et demi, Thierry est abstinent. Il raconte son parcours pour sortir de cette maladie. Plongée dans l'univers des AA à une semaine de la journée nationale sur l'acoolisme.

 

«Il fallait que je boive pour me sentir bien. Je ne pensais qu'à ça.» Thierry, 42 ans, est abstinent depuis quatre ans et demi. «Sans avoir fait de rechute», souligne-t-il d'emblée, avec un mélange de fierté et de soulagement. Ce bûcheron-forestier d'origine vaudoise est un fidèle des Alcooliques Anonymes (AA) dont il fréquente les séances en Valais deux ou trois fois par semaine. «Il y a une telle fraternité entre nous. Et puis, vous pouvez vous exprimer, sans qu'on vous juge. C'est juste de l'écoute; cela fait du bien de ne pas se sentir seul dans cette maladie.»

Depuis quelque temps, Thierry témoigne de son parcours lors de conférences, souvent devant un parterre d'adolescents. Se raconter est un moyen pour lui de sensibiliser les alcooliques qui veulent s'en sortir. «Mais je sais que la décision d'arrêter l'alcool ne peut venir que de la personne alcoolique. Si vous le faites pour faire plaisir à votre conjoint par exemple, cela échouera.»

Déculpabiliser

 

Thierry raconte aujourd'hui son parcours avec sérénité. «Je ne culpabilise plus. J'ai appris à le faire, aux AA notamment.» Fils de parents alcooliques, il a baigné dans l'alcool depuis tout jeune. «Je me souviens que mon père nous préparait du vin rouge avec du sucre quand on avait 10-12 ans.» L'alcool fait alors partie intégrante de sa vie.

A l'adolescence, il buvait pour vaincre sa timidité. «Dans ma chambre, j'avais toujours une bouteille de Martini blanc.» A 19 ans, il a une relation avec une jeune femme qui tombe enceinte. «J'ai l'impression d'avoir loupé l'adolescence. J'ai tout de suite eu des responsabilités, je me suis marié, suis devenu père. Mais même l'arrivée de cet enfant ne m'a pas rendu adulte au niveau de la boisson. La buverie primait toujours.»

Malgré sa prise quotidienne d'alcool, Thierry ne lâchait pas son travail de bûcheron-forestier. «Je bossais tous les jours; j'ai eu de la chance de toujours avoir du travail. Mais à l'époque, je n'appréciais pas mon job comme aujourd'hui. Maintenant, je sais regarder la nature autour de moi, regarder les animaux sauvages, sentir les odeurs. En automne, c'est vraiment magique.»

Le déni

 

Pendant des années, Thierry n'a pas voulu voir son alcoolisme en face. Il a cumulé les accidents - «j'ai eu plusieurs fractures». Il ne voulait pas reconnaître son problème. «Je ne me rendais pas compte à quel point l'alcool menait ma vie. Ma priorité, c'était l'alcool, toujours l'alcool.»

Ses histoires d'amour aussi s'en ressentaient. Après avoir divorcé de sa première épouse, il tombe amoureux d'une autre femme avec laquelle il a un fils. «Je vivais avec elle, mais je crois que je ne savais pas ce que c'était d'aimer. Est-ce que je le sais vraiment aujourd'hui?»

Dépendant affectif, comme il se qualifie lui-même, Thierry a alors un coup de coeur pour une autre femme, pour laquelle il quitte la mère de son dernier enfant. «Cela a duré deux ans. Des années où je n'ai cessé de boire. Il y avait un petit magasin au-dessous de chez elle, et je m'arrêtais tous les soirs acheter une bouteille. Je la mettais dans un emballage cadeau à la caisse, croyant faire illusion. C'est fou ce qu'on est menteur et manipulateur quand on boit.»

Les mois passant, Thierry se rend compte que sa consommation devient invivable. «Je me suis décidé à aller voir un médecin qui m'a dit que le seul moyen était de faire une cure. Mais, je n'étais pas prêt. J'ai pris de l'antabuse, mais j'ai bu par-dessus. Même si j'étais mal comme tout, je continuais à boire.»

Villa Flora, le réveil

 

Un jour, l'homme décide de se rendre à la Villa Flora de Sierre pour suivre un traitement. «J'ai dit la vérité à mes patrons. Ils ont été chics, car ils ont compris ma démarche, mais ils m'ont dit que si je récidivais, je serais licencié. J'ai pris cela comme une force supplémentaire pour m'en sortir.» Comme Thierry était alors établi sur le canton de Vaud, il a dû financer lui-même son séjour de cinq semaines à la Villa Flora. «Ça m'a coûté 11 000 francs à sortir de ma poche.» Il a racheté son assurance-vie, vendu sa voiture et payé le solde en mensualités. «J'ai pu vider mon coeur là-haut. Sans ce séjour, je crois que je ne m'en serais pas sorti.»

Après son passage à la Villa Flora, Thierry s'est mis à suivre les séances des AA. «Je me souviens de ma première séance. Tout le monde me souriait. J'ai tout de suite croché. C'est grâce à eux si je suis debout.» Le quadragénaire ne tarit pas d'éloges sur le groupement. «On peut parler de tout, partager nos expériences, appeler quelqu'un en urgence quand on en ressent le besoin. Tenez, là, j'ai une liste de personnes à qui je peux téléphoner n'importe quand», dit-il en sortant une carte de visite comportant une dizaine de contacts.

Toujours vigilant

 

Depuis un an, Thierry n'éprouve plus d'envie de boire. «Mais je ne m'estime pas guéri. Je suis toujours vigilant, car je sais que je suis alcoolique à vie.»

Il n'hésite pas à souligner qu'une nouvelle vie a commencé. «Désormais, je prends soin de moi, j'ai fait une formation de masseur et vais bientôt suivre des cours d'aromathérapie.» L'homme a également fait la paix avec son passé de buveur. «J'ai notamment pu parler avec ma fille aînée qui a 23 ans aujourd'hui. Je me suis excusé pour ce qu'elle a pu vivre dans son enfance. Elle m'a répondu que son plus beau cadeau, c'était que j'aie arrêté de boire», conclut Thierry.

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revue de presse "AA France 50 ans"

Publié le par kreizker

-Les Alcooliques Anonymes fêtent leur demi-siècle en France PARIS - Les Alcooliques Anonymes fêtent ce week-end à Paris leur demi-siècle de présence en France. "Cinquante ans d'espoir et d'action", souligne l'association d'origine américaine qui compte aujourd'hui dans l'Hexagone quelque 10.000 membres répartis dans 591 groupes nationaux.

 SUITE sur l-internet-facile.com (si vous cliquez sur  "en savoir plus", cela vous mène chez Yahoo !)

 

Même chose sur alvinet.com avec en prime un article sur les dépressifs anonymes à Saint Brieuc

 

Les Alcooliques Anonymes fêtent ce week-end à Paris leur demi-siècle de présence en France. "Cinquante ans d'espoir et d'action", l'association d'origine américaine qui compte aujourd'hui dans l'Hexagone quelque 10.000 membres répartis dans 591 groupes nationaux.

SUITE sur fr.news.yahoo.com

à noter dans ce dernier article l'erreur classique sur le prière de la sérénité, et le nombre de membres qui semble assez surévalué  ....

 

même chose sur eitb.com

Les Alcooliques Anonymes fêtent leur demi-siècle en France - EiTB Actualites Societe

 

ainsi que sur nouvelobs.com

et index-net.org

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