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Ce blog, fondé en janvier 2008, n'engage aucunement le Mouvement des Alcooliques Anonymes ni Al-Anon Alateen. Son unique objectif est d'informer sur AA et Al-Anon Alateen.
Pensée du jour des AA
Chez les AA, nous devons capituler, abandonner, admettre que nous sommes impuissants. Nous remettons notre vie à Dieu et Lui demandons de l'aide. Lorsqu'il sait que nous sommes prêts, II nous donne par Sa grâce le don gratuit de l'abstinence. Et nous ne pouvons pas nous attribuer le mérite d'avoir cessé de boire, parce que ce n'est pas le fait de notre propre volonté. La fierté et la vantardise ne sont pas de mise. Nous pouvons seulement être reconnaissants envers Dieu d'avoir fait pour nous ce que nous n'aurions jamais pu faire nous-mêmes.
Est-ce que je crois que Dieu m'a fait don de la force nécessaire pour demeurer abstinent ?
Méditation du jour
Je dois travailler pour Dieu, avec Dieu et grâce à Son aide. En aidant à établir une véritable fraternité entre les êtres humains, je travaille pour Dieu. Je travaille également avec Dieu parce que c'est ainsi que Dieu travaille, et II est avec moi quand je fais ce travail. Je ne peux cependant pas faire un bon travail sans l'aide de Dieu. En dernière analyse, c'est par la grâce de Dieu que tout changement réel s'effectue dans la personnalité humaine. Je dois me reposer sur la puissance de Dieu, et tout ce que j'accomplirai se fera avec Son aide.
Prière du jour
Je prie pour travailler pour Dieu et avec Dieu. Je prie pour devenir, avec l'aide de Dieu, un facteur de changement des personnalités humaines.
in "l'Argenteuil" - 5 mars 2010
Pour en finir avec la dépendance à l'alcool
LACHUTE - Banalisée dans notre société, la consommation d’alcool à outrance peut toutefois mener tout droit à l’enfer. Perte d’emploi, de la famille, des amis, sans compter de l’amour propre. Mais pour ceux et celles qui s’interrogent sur leur consommation ou qui veulent carrément se sortir de leur dépendance à l’alcool, une ressource existe : les alcooliques anonymes.
Communément appelés les AA, ce regroupement célèbrera cette année ses 75 ans d’existence. Originaire de l’Ohio, le mouvement est présent au sein de 180 pays et rassemblerait près de deux millions de personnes à travers 106 000 groupes. Les AA misent sur l’échange et la discussion entre personnes dépendantes de l’alcool ou qui désirent demeurer sobres pour cheminer ensemble. Gratuit et respectant l’anonymat de ses membres, les AA constituent pour plusieurs une véritable planche de salut.
La semaine dernière, dans un sous-sol d’église de Lachute, une cinquantaine de personnes s’étaient réunies pour une réunion ouverte. Celle-ci permet à des visiteurs d’assister à la rencontre, alors qu’une réunion fermée ne s’adresse qu’à des alcooliques.
À l’entrée, quelques membres accueillent les arrivants. Tous se donnent la main en se présentant par leur prénom. L’accueil chaleureux donne le ton. Tout autour, des femmes et des hommes de tous les âges se côtoient, certains avec le visage fatigué par la dépendance à la boisson. Du café et des biscuits permettent de réchauffer le corps et le cœur. Ce soir-là, les chaises étaient en rangées. On s’installe et tous les gens que nous croisons ou qui sont installés près de nous se présentent, toujours avec cette poignée de main amicale.
Jeanne (prénom fictif pour protéger son anonymat) est présente ce soir-là. La dame dans la jeune cinquantaine est sobre depuis l’âge de 24 ans. Chaque semaine depuis lors, elle se rend dans une rencontre avec les AA. En tête-à-tête, elle nous raconte avec sincérité et générosité son récit, qui ressemble à tant d’autres.
« Ma vie tournait autour de l’alcool. Je buvais tellement parfois que je me réveillais au matin avec un inconnu dans le lit, me demandant où j’étais, confie-t-elle. La raison pour laquelle tu consommes de l’alcool, c’est que tu n’es pas bien avec toi-même. Moi j’avais un mal de vivre, un mal à l’âme. Le mouvement des AA, ça m’a sauvé la vie. »
Jeanne soutient que l’alcoolisme est une maladie, au même titre que le diabète. Elle souligne que ses comportements alcooliques seront toujours là et que son combat en est un de tous les jours. Chaque journée sans toucher à un verre constitue ainsi une petite victoire. « Avant, mon réflexe était d’aller à la taverne. Aujourd’hui, c’est d’appeler des membres [des AA]. On se rend compte que l’alcool fait des ravages. J’aime mieux mon Seven Up! »
Aux yeux de Jeanne, il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour se prendre en mains. Durant toutes ces années, elle en a vu, des gens arrivés avec pour seul bagage leur désespoir mais également une envie de se sortir de ce gouffre. Des jeunes de 15 ans comme des gens de 70 ans, au bout du rouleau.
Et à ceux qui ricanent de la voir dépendante des rencontres, elle répond du tac-au-tac qu’elle préfère être dépendante des AA que de l’alcool. « Je ne pourrais pas vivre sans les AA. C’est cela qui me garde sobre. »
Pour obtenir de l’information sur le mouvement des alcooliques anonymes ou pour connaître les prochaines réunions dans votre région, composez le 450 560-3902 ou visitez le site www.aa90.org
À noter que des réunions en anglais sont également offertes.

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