FRANCE / AA Midi-Pyrénées
20° Convention régionale Alcooliques Anonymes Midi-Pyrénées
Ce blog, fondé en janvier 2008, n'engage aucunement le Mouvement des Alcooliques Anonymes ni Al-Anon Alateen. Son unique objectif est d'informer sur AA et Al-Anon Alateen.
A l’attention des présidents et vice présidents des comités régionaux et délégués de la commission Internet
Bonjour,
Depuis plus d’une semaine maintenant, le serveur qui héberge nos sites nationaux (externe, interne et congrès) et des sites régionaux subit une panne matérielle et système majeure.
Les techniciens, tant du côté de notre fournisseur que de l’équipe sites du bureau national permanences & Internet, sont à pied d’œuvre.
Nous ne sommes pas encore en mesure de vous donner une date de redémarrage, mais les choses avancent !
Nous vous remercions de faire passer le message dans votre région, afin d’éviter si possible que les appels à ce sujet se multiplient inutilement auprès de notre BSG.
Si vous avez besoin d’accéder à une information précise présente sur les sites nationaux, nous vous proposons de nous en faire la demande sur cette adresse contactaafrance@sfr.fr nous devrions pouvoir vous aider dans la plupart des cas.
N'hésitez pas à donner les coordonnées des amis s'occupant du Congrès 2012 pour tout renseignement et inscription :
contact 06 61 21 06 53
trésorier : 06 82 54 53 72
Adresse postale :
Congrès AA 2012
BP 40 286
28005 CHARTRES CEDEX
Nous vous remercions de votre patience et de votre solidarité.
Nous avons prévu un communiqué plus détaillé au sujet de cette panne dans le prochain JSG.
Je vous remercie de votre aide
Fraternelles amitiés
Bureau Permanences & Internet – Equipe sites
IP du serveur : 85.10.128.117
ns1 : ns1.amen.fr
ns2 : ns2.amen.fr

Convention régionale des Alcooliques Anonymes
22 septembre 2012 - Saint-Aubin-lès-Elbeuf
(Haute-Normandie)
Et... merci à nouveau à Paul & Emilienne pour les photos !
in "La Nouvelle République", 5 octobre 2012
Membres des Alcooliques anonymes réunis en convention régionale à Celles-sur-Belle, Marie et Patrick ont réglé au prix fort l’ardoise de leur dépendance.
Un jour, l'une de ses filles lui a fait cette confidence : « Tu sais, maman, ce que j'ai vécu de plus violent, ce n'est pas de t'avoir ramassée ivre morte, mais c'est quand je t'ai recueillie dans mes bras, en larmes, et que tu m'as dit : " Je n'en peux plus de souffrir… " ».
Vétérinaire de profession, Marie a aujourd'hui 57 ans. En 2006, pour ne plus souffrir et faire souffrir son mari et ses quatre enfants, elle a franchi la porte des AA (Alcooliques anonymes) (1). Six ans de travail collectif et personnel pour dompter cette dépendance dévorante.
Marie a rencontré l'alcool dans la confortable maison de son enfance, celle d'un couple de pharmaciens aisés et bons vivants. « A table, il y avait toujours du vin, se souvient-elle. Dès l'âge de neuf ou dix ans, il était normal pour mon père, qui avait une très belle cave, de nous faire goûter. »
" Je fonçais au bar entre deux rendez-vous… "
Après le suicide de sa mère, Marie se souvient que pour apaiser sa peine, la famille est allée au ski. « J'avais onze ans et les descentes me faisaient peur. A l'apéritif, mon père nous a autorisé à boire un gin-fizz et je me suis rendu compte que j'avais nettement moins peur… »
Un soir de Noël, au sortir de la messe de minuit, Marie est en proie à un gros chagrin. Son père débouche le champagne et lui en sert une coupe… « Je me suis sentie soudain moins triste. Peu à peu, je prenais ainsi conscience des bénéfices de l'alcool dans la maîtrise des émotions… »
Les bénéfices apparents vont se solder par une faillite humaine. En Afrique, où Marie a suivi son mari, la dépendance s'amplifie. « Je travaillais seule dans mon cabinet, j'étais très stressée. Je fonçais au bar entre deux rendez-vous. Je buvais en cachette. » De la bière, surtout. Quatre, cinq ou six bouteilles de 75 cl par jour, Marie ne se souvient plus. Et, plus tard, de l'alcool à 90 ° dilué dans de l'eau gazeuse… « J'aurais aimé que mon cerveau me dise " stop " mais il me disait encore et encore… » Bérézina professionnelle et lourdes peines pour conduite en état d'ivresse…
Aujourd'hui, grâce aux AA, Marie a repris une route plus sereine. « Depuis mon abstinence, j'ai vécu d'autres moments difficiles, mais j'ai pu les assumer sans le secours de l'alcool. Grâce au programme de rétablissement des AA, j'ai pu partager ma souffrance. »
Les treize groupes AA du Poitou-Charentes se retrouvent aujourd'hui, pour trois jours, à Celles-sur-Belle.
" Je n'avais plus de frein "
Patrick, lui aussi, sait ce qu'il doit aux AA : vingt-six années sans alcool, la fin d'un enfer et la possibilité de se reconstruire. Il accomplit ses obligations militaires, quand il prend ses premières cuites réglementaires. Pour faire l'homme, comme les autres. Révélation : l'alcool donne au timide le bonus de l'assurance. Face aux filles, mais tout autant face à un défi professionnel…
Il n'a que 23 ans, quand on lui confie un poste de directeur commercial. « J'étais trop jeune, analyse-t-il aujourd'hui. L'alcool me permettait de gagner en confiance lors de mes rendez-vous importants face à des gens plus âgés. » Le hic : il lui en faut de plus en plus. « Un matin, je me suis réveillé et j'avais soif. Soif d'alcool… » S'il finit par quitter son emploi pour créer sa propre société, c'est, dit-il, pour se sentir plus libre. Libre de boire plus que d'entreprendre… « Je n'avais plus de frein… »
La déchéance s'accélère, double malus à la clé : divorce, chômage… A 40 ans, il touche le fond. Après avoir essayé plusieurs associations pour tenter, en vain, de reprendre pied, il échoue chez les AA. Et ça lui plaît. « Ici, on ne connaît que votre prénom, rien d'autre. On est tous égaux et on s'adresse d'abord à votre esprit. Grâce à eux, j'ai réussi à me débarrasser de mon obsession mentale. »
(1) Leur 11e convention régionale se tient aujourd'hui, demain et samedi, à l'abbaye de Celles-sur-Belle. Contact au 06.41.89.27.20, au 06.20.12.77.97 ou au 06.20.10.52.19.