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"Alcooliques Anonymes : victimes hier, combattants aujourd’hui"

Publié le par kreizker

in "L'Est Républicain" (France), 19 Décembre 2023

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"Alcooliques Anonymes : victimes hier, combattants aujourd’hui"

Publié dans AA france

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FRANCE Alcooliques Anonymes®

Publié le par kreizker

in "La Dépêche" (France), 15 Mars 2024

Ginoles. Ouverture d’un groupe des Alcooliques Anonymes

Depuis 1935, Alcooliques anonymes (AA) est une solution qui permet à des milliers d’alcooliques de se rétablir durablement de la maladie. Le fonctionnement des Alcooliques Anonymes, c’est d’organiser régulièrement et dans le monde entier, des réunions afin que les membres puissent partager leur expérience, leur force et leur espoir dans le but de résoudre leur problème commun et d’aider d’autres alcooliques à se rétablir. Le désir d’arrêter de boire est la seule condition pour devenir membre des AA. Le but premier est de demeurer abstinents et d’aider d’autres alcooliques à le devenir.

 

Ce partage entre alcooliques favorise une identification et un sentiment d’appartenance propices au rétablissement mutuel, l’une des clés de la réussite des Alcooliques Anonymes.

Cette organisation d’entraide mondiale est présente dans plus de 180 pays. Près de 600 groupes sont présents en France avec 19 groupes en Languedoc Roussillon dont un nouveau groupe audois nommé Renaissance qui vient de se créer à Ginoles et propose des réunions, tous les lundis à 18 heures, salle polyvalente de la mairie.

Les séances de rencontres se déroulent dans une ambiance conviviale où chacun a droit à une prise de parole sur un thème ou une étape concernant l’alcool, ceci dans le plus grand anonymat.

Le groupe adresse ses remerciements à Daniel Calvi, maire, et à la municipalité pour le prêt gracieux de la salle.

Site : www.alcooliques-anonymes.fr. N° Cristal 09 69 39 40 20. Mail : aa.languedocroussillon@gmail.com. Un groupe anglophone d’Alcooliques Anonymes existe déjà à Quillan. Renseignements auprès de Mike au 06 08 06 36 46.

FRANCE Alcooliques Anonymes®
FRANCE Alcooliques Anonymes®
Groupe "Renaissance"

Place de la Mairie - 11500 Ginoles

Fondé le 5 Février 2024

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"Mon fils est prisonnier de l'alcool"

Publié le par kreizker

in "Le Pélerin" (France), 2 Mars 2024

"Mon fils est prisonnier de l'alcool"

Mon fils est prisonnier de l'alcool

Bertrand, 50 ans, est père d'une fille de 13 ans, née de son union avec Séverine, avec laquelle il a vécu en couple vingt-cinq ans durant. Son addiction à l'alcool l'a désocialisé et il a fini par perdre son emploi. Bien qu'ayant été suivi par un psychologue, il a recommencé à boire et cherche à s'isoler. Cela fait un an que sa compagne l'a quitté. Se sentant impuissante à lui venir en aide, elle ne supportait plus de le voir s'alcooliser. Je ne sais pas quelle attitude adopter vis-à-vis de lui. Pierre

Votre fils souffre non seulement d'une rechute mais aussi de ses conséquences : la fin de sa vie de couple, la perte de son emploi ainsi que de la confiance de personnes qui pouvaient et voulaient l'aider. Vous-même vous trouvez désemparé, Pierre. Vous pourriez pousser avec lui la porte des Alcooliques Anonymes afin de lui permettre de rencontrer d'autres personnes dans sa situation. Au cas où Bertrand ne voudrait pas entendre parler de ce soutien possible, le mieux serait qu'il se fasse hospitaliser dans un service d'addictologie. S'il le refusait, vous devrez demander son hospitalisation sous contrainte. Je souhaite que vous n'en arriviez pas là. Et pour l'éviter, vous pouvez lui dire : « Ta seule chance, c'est d'être hospitalisé. » Pourquoi ? Parce que dans un tel cadre, il bénéficiera d'un accompagnement jour après jour et qu'un suivi ultérieur pourra être organisé. Car le traitement des addictions doit également prendre en compte le risque de rechute. La première cure peut, en effet, ne pas être concluante ; une deuxième, voire une troisième, pourrait se révéler nécessaire. Il importe de ne pas lâcher. Dites-le à Bertrand. Vous avez un rôle à jouer, Pierre : donner de l'espoir à votre fils et vous tenir à son côté.

Les réponses des lecteurs du Pèlerin

  • Considérer la maladie. Je comprends votre désarroi, Pierre. Mon fils unique de 48 ans vient de décéder d'un cancer du foie lié à une cirrhose. Me fiant à mon expérience de mère, je vous conseille de considérer l'alcoolisme comme une maladie. Lorsque l'on en prend conscience, on s'éloigne de la stigmatisation, la relation avec son proche s'apaise et devient plus empathique. Sachez aussi que l'association Al-Anon accompagne l'entourage d'un proche alcoolique. Annie
  • Se tourner vers des associations. Cher Pierre, persuadez votre fils avec bienveillance de s'adresser à des associations: Les Alcooliques Anonymes, La Croix Bleue, Vie libre… Grâce à elles, certains de mes collègues ont trouvé écoute, compréhension et convivialité. Ils partageaient leurs difficultés, pratiquaient l'entraide, revivaient! Devenus abstinents, ils continuent leurs rencontres afin de ne pas rechuter et apporter aux autres le soutien qu'ils ont reçu. Marie-Jo

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Publié le par kreizker

BIG (Bulletin des Intergroupes Paris Banlieue), n° 467, Mars 2024

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Le Lien....

Le 19 février 1994, je me sens absolument au fond du fond, au bout du bout du trou. Je fréquente assidûment les salles des Alcooliques Anonymes de Milan depuis maintenant trois mois, mais pas moyen de lâcher ce foutu verre. Après une énième engueulade, particulièrement violente, avec mon ex, je sors de chez moi avec plusieurs ordonnances de tranquillisants en poche et commence à faire le tour des pharmacies ouvertes de nuit. À cette époque-là, il n’est pas très difficile de se procurer une dizaine de boîtes de Xanax et autres médocs. Je commence donc mon périple dans les rues du centre-ville en avalant mon trésor qui est censé de me libérer de cette vie dont je ne veux plus. Quarante-huit heures plus tard, je me retrouve dans un lit d’hôpital avec des tuyaux attachés à tous les coins de mon corps. Je sors d’une crise de delirium. Horreur absolue. Épuisement total. Ça tourne dans ma tête et je tombe continuellement au fond du trou. J’aperçois vaguement mon ex à mon chevet et j’aimerais qu’elle ne soit pas là. Un peu plus tard, un vieux médecin aux cheveux blancs passe me voir et me dit : « Vous avez presque réussi cher jeune homme ! Cinq minutes plus tard et c’en était fini de vous. Heureusement que les pompiers n’étaient pas loin de l’endroit où vous êtes tombé dans la rue ! ». Je ne partage pas son enthousiasme quant au fait que je sois encore en vie. Puis, il continue : « Vous avez quand même de la chance, vu qu’il reste encore un peu de sang dans votre vin ! Cela dit, je vous conseille ardemment d’aller faire un tour chez les Alcooliques Anonymes. Ils ont plusieurs groupes en ville et je crois qu’ils pourraient vous aider ! ». Je lui réponds que j’ai essayé, mais que pour moi ça ne marche pas. Il me dit alors : « Vous savez, dans leurs groupes de parole, il y a les Élus, qui arrêtent de boire dès la première réunion et les autres, plus ou moins coriaces. Essayez encore ! Vous savez ici, je vais pouvoir vous nettoyer et vous remettre sur pied, mais pas vous enlever l’alcool de la tête. Eux, les A.A., pourront le faire si vous êtes un homme de bonne volonté. Moi je ne suis qu’un médecin, mais je peux aussi être un lien entre votre maladie et la solution que les A.A. pourraient vous apporter ! ».

Ce mot « lien » a été magique. Quelques jours plus tard, dès ma sortie de l’hôpital, je suis retourné dans les salles et six mois plus tard, j’ai enfin posé le verre, grâce au médecin qui voulait être un lien entre ma maladie et la solution. Seraisje retourné dans les salles sans ce médecin ? Alors, par la suite et aujourd’hui encore, comment ne pas vouloir moi aussi être le « lien » à l’image de ce vieux médecin milanais. Comment ne pas vouloir dire qu’une solution existe ? C’est pour moi l’essence même du Programme et de mon rétablissement. C’est la raison pour laquelle j’ai accepté de rejoindre le Bureau Santé, pour servir de lien. Avec ceux qui y sont présents déjà et qui œuvrent dans les structures sanitaires et hospitalières de Paris. Beaucoup a été fait, mais il faut maintenir la machine en marche et aller de l’avant. Car d’autres interventions nous attendent !

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