Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

aa france

FRANCE : SONDAGE AA 2020

Publié le par kreizker

Une enquête a lieu tous les cinq ans, elle nous permet d’actualiser les données sur notre mouvement en France.

Participez maintenant à cette enquête active du 3 mars au 3 avril inclus, cela ne vous prendra que quelques minutes.

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

"Les Alcooliques Anonymes privés de réunion physique"

Publié le par kreizker

in "L'Yonne Républicaine" (France), 21 Mars 2020

Toutes les réunions des Alcooliques Anonymes sont arrêtées en raison de la crise du coronavirus.

Toutes les réunions des Alcooliques Anonymes sont arrêtées en raison de la crise du coronavirus.

Chaque mardi, ils sont plusieurs à se réunissent à Migennes pour une réunion des Alcooliques Anonymes. Mais en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus, chacun doit s’adapter.

La petite salle, rue des Écoles, était fermée, mardi soir. Pas de réunion hebdomadaire pour le groupe des Alcooliques Anonymes (AA) de Migennes. A priori, la porte devrait rester close encore quelques semaines. Une décision prise le week-end dernier, juste avant les mesures officielles de confinement.
Un coup dur pour les membres de l’association migennoise. Ce rendez-vous étant un moment incontournable, indispensable même pour certains, dans le cadre du combat quotidien contre leur addiction.

 

Garder le lien grâce aux visio-réunions

« On nous a demandé de stopper toutes les réunions physiques, précise Alain, l’un des membres des AA de Migennes. Mais des réunions se font en visio, via Internet, tous les jours, sur le site des Alcooliques Anonymes France. Et on encourage toutes les personnes qui le souhaitent à en organiser elles-mêmes via des logiciels gratuits. Entre nous, on reste aussi en contact. On s’appelle, on s’envoie des mails. »
Lui-même le reconnaît, il n’a pas encore testé une visio-réunion. Ni même essayé d’en organiser une : « Je ne suis pas encore très au point là-dessus, même si ça n’a pas l’air trop compliqué. Mais on va peut-être s’y mettre à Migennes. On a des amis qui en ont vraiment besoin, qui passe des moments difficiles. La période n’est pas simple à gérer. » Notamment pour les abstinents les plus récents. L’un d’eux nous confiait récemment : « Quand je pars en vacances, je cherche en premier un groupe AA sur place. » C’est dire l’importance de ces instants de partage, presque de communion, dans leur quête d’équilibre.
« Personnellement, j’ai plus de vingt ans d’abstinence, vingt ans d’expérience, donc je peux me passer de réunions pendant un mois ou deux, témoigne Christian. J’ai suffisamment de recul par rapport aux difficultés qui pourraient éventuellement se présenter à moi. »

 

Situation difficile pour les jeunes abstinents

Toutefois, il admet une situation plus complexe pour les jeunes abstinents : « Certains ont besoin d’avoir des réunions. En particulier les plus fragiles. Le contact humain, il n’y a rien de tel. Mais il est donc possible de faire des réunions sur Internet. Et nous restons également en contact en permanence par téléphone : c’est un de nos outils les plus performants. On peut joindre quelqu’un tout de suite. Le plus dur pour les jeunes abstinents, c’est quand ils ont des problèmes d’obsessions. Ils ne savent pas trop comment réagir. Au téléphone, on peut suggérer des solutions. Et puis, souvent, en se parlant, en dialoguant, les obsessions disparaissent en quelques minutes. »

 


 

Les réunions sont une bouffée d’oxygène, ça nous permet de ne pas oublier que nous sommes des malades alcooliques.

SERGE (Membre des AA)


Membre des AA également, Serge doit aussi faire face à la suspension des réunions hebdomadaires : « Ça me manque. Les réunions sont une bouffée d’oxygène, ça nous permet de ne pas oublier que nous sommes des malades alcooliques. Les réunions, c’est aussi un plaisir : on voit les amis. C’est presque une deuxième famille pour nous. On aime se rencontrer et échanger. Ce qui va poser problème, c’est pour tous les nouveaux venus qui vont trouver porte fermée, ou pour ceux qui ont moins de deux ans d’abstinence. Moi, personnellement, l’absence de réunions ne me pose pas de problème aujourd’hui, même si ça m’enlève le plaisir de se retrouver tous ensemble. Même si j’ai 27 ans d’abstinence, j’estime être toujours dans la fragilité. Il n’y a qu’un verre qui me sépare de la catastrophe. C’est une maladie, comme le diabète. »
Au-delà des réunions, toutes les interventions des AA en milieu extérieur sont aussi suspendues. Mais la permanence téléphonique reste ouverte 24 heures sur 24. 

Permanence. Contact intergroupes (Migennes, Avallon, Sens et Auxerre) : 06.60.58.58.73.

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

Les Alcooliques Anonymes fêtent les soixante ans de l’association en France

Publié le par kreizker

3 Mars 2020

3 Mars 2020

Avec Louis et Paula, membres des Alcooliques Anonymes et alcooliques abstinents depuis douze et trente-cinq ans.

Les Alcooliques Anonymes fêtent les soixante ans de l’association en France

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

"« En acceptant cette vérité intime, j’ai pu la changer »

Publié le par kreizker

in "La Croix" (France), 10 Février 2020

Après avoir lutté contre son addiction, Angèle (1), une femme d’une soixantaine d’années, raconte comment, grâce aux réunions des Alcooliques Anonymes, elle a pu échapper aux faux-semblants qui la minaient.

 

« J’ai commencé à boire trop, sans m’en apercevoir, de façon festive, à l’adolescence. Je viens d’une famille où personne n’avait ce problème, j’avais une vie plutôt facile, je n’avais donc aucune raison de me méfier. L’addiction est entrée dans ma vie, mine de rien. Puis un jour, j’ai bu pour oublier un mal-être confus. Je me souviens très bien de ce moment précis, même si je n’ai jamais compris ce qui en avait été le déclencheur.

 

« Je me promettais que c’était le dernier verre, mais ça ne l’était jamais »

À partir de là, l’alcool est devenu une sorte de médicament. Je me promettais chaque jour que c’était le dernier verre, mais ça ne l’était jamais. J’ai essayé de lutter, en supprimant les sources de stress que je supposais être responsables de mon état : j’ai arrêté de travailler, nous avons déménagé, j’ai eu un deuxième enfant. Mais rien n’y a fait.

Au contraire même, plus j’avais de temps libre, plus je buvais. Jusqu’au jour où je suis allée chez le médecin après une mauvaise chute de plus, en prétextant, comme d’habitude, que j’avais trébuché sur un jouet de mon fils. « Et il n’y avait pas aussi un peu de whisky ? », m’a-t-il demandé. J’ai ouvert la bouche pour dire « non », mais j’ai finalement dit « oui ». Pour la première fois, j’ai pu prononcer le mot« alcoolisme » pour qualifier ce que je vivais. J’acceptais la vérité de cette maladie. Cela a été un immense soulagement.

 

« Je n’avais pas affronté la part de ma vérité personnelle qui m’avait conduite là »

Néanmoins, j’étais encore loin du compte car je n’avais pas affronté la part de ma vérité personnelle qui m’avait conduite là. J’incriminais toujours le contexte, le stress, etc. Mais non. Ce n’était pas ça. Il a fallu que j’entreprenne ce travail sur moi-même, que j’accepte de regarder mes failles en face pour en sortir. J’y suis arrivée grâce aux Alcooliques anonymes. Parce que j’y ai été accueillie sans jugement, parce que je pouvais y confier même les choses les plus inavouables, j’ai fini par accepter ma fragilité.

J’ai compris qu’il fallait que je vive en vérité avec moi-même, pour arrêter de boire. Plus que d’autres, je suis sensible aux renoncements et aux compromis. Il y a une part d’hypersensibilité chez moi. Je suis malade de mes émotions, qui sont trop intenses. Le comprendre m’a rendue plus douce. J’estime donc aujourd’hui qu’en acceptant cette vérité intime j’ai pu la changer. Cela m’a sauvé. J’ai 60 ans, et je n’ai pas touché une goutte d’alcool depuis mes 43 ans. »

 

(1) Le prénom a été modifié.

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0