Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

aa france

FRANCE, Chartres

Publié le par kreizker

1° CONVENTION TERRITORIALE CENTRE-PARIS-ILE DE FRANCE

4-5 JUIN 2016, à CHARTRES

 

FRANCE, Chartres
FRANCE, Chartres

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

Rencontrez les AA d'Alsace

Publié le par kreizker

Rencontrez les AA d'Alsace
Rencontrez les AA d'Alsace

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

« L’alcool, une  drogue  dure en vente libre »

Publié le par kreizker

 

 

« L’alcool, une  drogue  dure en vente libre »

 

 

in "Le Réveil" (Haute Loire, France), 31 mai 2016

Les groupes de paroles sont des aides pour se libérer des souffrances de l’alcoolisme.

Les groupes de paroles sont des aides pour se libérer des souffrances de l’alcoolisme.

Les outils de rétablissement, tel était le thème général de la 26e convention des Alcooliques Anonymes Auvergne et Rhône-Alpes qui a eu lieu ce week-end à Saint-Beauzire. 


 

Rassemblés dans les locaux du centre de vacances Léo-Lagrange, les adhérents des AA (Alcooliques Anonymes) ont participé à plusieurs réunions durant ces deux jours. Cinquante participants ont échangé sur leurs expériences et les différents outils de rétablissement qui s’offrent à eux lorsqu’ils adhèrent au programme des AA. Une adhésion motivée par le désir de s’arrêter de boire.

 

Honnêteté et pratique des étapes

Dimanche, une des réunions portait sur l’honnêteté. Dans ce groupe composé à 50 % de femmes (l’alcoolisme touche autant les femmes que les hommes), chacun a pu prendre la parole pour partager sa vision. Être honnête avec son entourage et arrêter le mensonge mais aussi l’être avec soi et admettre que l’on a un problème avec l’alcool. « C’est la première étape d’un long chemin » souligne Benoît, adhérent aux AA dans l’Allier. « Il faut plonger au fond de soi et ces réunions permettent de poser son sac et de mettre le doigt sur le malaise physique et psychique qui a provoqué la maladie, l’alcoolisme », ajoute-t-il. L’alcool devient soit un anesthésiant face aux colères ou un stimulant à l’incapacité de s’extérioriser. Benoît insiste : « l’alcool est une drogue dure en vente libre. » La pression de la société et la culture de la bonne chère sont fortes. Benoît vit mal ces apéros, moments douloureux qui le « privent de relations humaines s’il ne consomme pas d’alcool ». La prise en compte de son abstinence par son entourage est un encouragement. Le rôle de la famille reste important pour le malade.
Le déni de son alcoolisme par ses parents a été majeur pour Éliane mais « les réunions permettent une écoute sans jugement », relève celle-ci. « La souffrance de l’alcool nous a permis d’arriver à un bien-être et une découverte de l’autre », diront Benoît et Éliane. Chez les AA, il y a des histoires de vie et de partage. Les RTIL (Réunions, Téléphone, Internet, Littérature) sont les outils de rétablissement et les supports d’aide pour les actions à mener en vue de la guérison. Un programme à appliquer dans tous les domaines de la vie, autre thème d’une des réunions de ce dimanche.

Alanon, groupes familiaux

Les groupes d’entraide pour l’entourage et la famille des malades alcooliques ont participé samedi à cette convention. Souvent ceux-ci réalisent mais ne savent pas comment aider le malade ou comment intervenir. Un soutien qui peut être essentiel pour les alcooliques même si la décision doit être avant tout personnelle. 

« L’alcool, une  drogue  dure en vente libre »
« L’alcool, une  drogue  dure en vente libre »

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

Un petit mot du fondateur de AA France

Publié le par kreizker

in "BIG" (Bulletin des Intergroupes, Paris Banlieue), n°375, juin 2016

 

Barcelone 2016

 

On m’appelle Manuel de Paris et j'appartiens aux Alcooliques anonymes dans mon corps et dans mon âme. 
 
Tout a commencé pour moi au milieu des années 1960. A.A existait déjà depuis 25 ans. J'en avais 37. 
 
Je les ai découvert en lisant "France Soir" dans un article de Joseph Kessel. 
 
Quelques «gringos», comme je les appelais avec un certain dédain à l’époque, se réunissaient à l'Eglise Américaine de Paris, Quai D'Orsay dans le 7ème arrondissement. 
 
Pendant 20 ans, j'avais vécu toutes sortes d'aventures, de péripéties et de malheurs. Il n’y avait plus de place pour les larmes, les excuses et même les mensonges, et je pensais très sérieusement à me suicider. 
 
Mais quand je les ai vus et entendus, j'ai su que j'avais trouvé les miens, qui comme moi, avaient fui sans savoir où et pourquoi; ces idéalistes qui avaient échoué dans la vie et que l'alcool avaient ruiné. 
 
P. Fuller, était mon parrain, Nick H. était le sien et Bill W., était celui de Nick. Je fus donc quelque chose comme le petit-fils des fondateurs de A.A. 
 
Quelques mois plus tard, avec trois autres personnes qui sont venus grâce aux articles de "Jeff" (Joseph Kessel), nous avons ouvert le premier groupe en français en France 
 
Je me souviendrai toute ma vie de la qualité humaine, de la délicatesse et la bonté de ces «gringos» qui nous ont accueillis et aidés. 
 
Ils nous ont d’abord transmis le désir d'atteindre la dimension humaine qu'ils avaient acquises et inspirées ce programme. Cet amour partagé à travers une spiritualité aussi simple qu’indulgente, ainsi qu’un sens de la responsabilité pour que le message d'amour atteigne les alcooliques des pays vinicoles d’Europe, où le vin n'était pas considéré comme une boisson alcoolisée et où les mœurs avaient atteint des niveaux absurdes et nuisibles pour les alcooliques. 
 
Cela faisait plus de 14 ans qu’ils essayaient de mettre en œuvre un groupe en français en France, en vain. Il y a maintenant plus de 56 ans, et peu à peu tous les obstacles sont tombés. 
 
Ils nous ont suggéré de monter dans le "train" des gagnants, en acceptant un programme simple, un programme cosmique. Nous devrions vivre 24 heures chaque jour, ici et maintenant. Il y avait quatre saisons: les Etapes, les Traditions, les Concepts et les Promesses, divisés à leur tour en 12 parties, comme les mois de l'année. Ce “train” fonctionnait grâce à l’énergie émanant des aides partagées durant les réunions. Ils nous ont recommandé que nous rechargions nos batteries deux fois par semaine aux réunions. 

 
Avec l'aide du groupe et mon parrain, mes valeurs changèrent peu à peu. Je compris que d'être heureux était simple, et que le plus difficile était d'être simple et que plus vous donniez dans ce monde, plus vous receviez, que je devais me préparer chaque matin pour lisser les plis de l’âme de mon enfance, que j’avais confondu depuis le début de mon existence la souffrance avec la vie. Peut-être en raison d'une hypersensibilité innée et mon manque de maturité émotionnelle mes peurs avaient entravé ma croissance. Mal armé pour faire face à la vie, mon Ego s’est développé démesurément et lorsque finalement il rencontra l'alcool, il m'a fait perdre le sens des réalités. Le mot «alcool» en arabe signifie «simulateur». C’est diabolique. 

 
Sans vous, chers «gringos» de mes premiers jours, je n'aurais jamais su que la seule solution à tous mes problèmes, ne pouvait être qu’un réveil spirituel, ce qui m'a donné une nouvelle éthique de vie. 
 
Je vais bientôt avoir 93 ans, j'ai une bonne santé, une merveilleuse famille, et une situation confortable, me permettant d'assister régulièrement à mes réunions, où je vais donner le meilleur de moi-même, parce que je refuse d'être un vieux «dinosaure» et que j’aime partager. 
 
Je ne pense pas que A.A. est venu par hasard dans ce monde (ça va faire 81 ans), dans cette humanité qui se détruit de mille manières, comme nous l'avons fait lorsque nous buvions. 
 
Chaque fois que l'humanité est en danger, il émerge et apparaît quelque chose pour la sauver. Je crois que le christianisme, dans cette Rome pourrie et décadente, n’était pas un hasard, et je crois que A.A. non plus aujourd'hui. 
 
Il est difficile de prévoir aujourd'hui la portée et l'importance de A.A. dans cette humanité ainsi que l'impact de sa philosophie de vie et de sa spiritualité. 
 
Je suis un alcoolique des années 1940 à 1960, lorsque l'alcoolisme n'était pas encore considéré comme une maladie. On croyait alors que c’était plutôt un manque de volonté ou un vice, et aux alcooliques on leurs faisait des "électrochocs" qui, malgré leur puissance ne parvenaient pas à changer l'âme. 
 
Je pense qu’ aujourd'hui nous sommes tous des pionniers de quelque chose d'important. 81 ans n’est rien dans l'histoire de l'humanité. 
 
Dans ma vie d'Alcooliques anonymes, j'ai rencontré beaucoup de compagnons qui, après un certain temps, pensant être “guéris” ou auto satisfaits, ont délaissés les réunions, et bien qu’ils soient restés abstinents, ressemblaient à des fleurs fanées qui font peine à voir. 

 
Nous avons constaté que, bien que le nombre de groupes A.A. croît, il y a de moins en moins de personnes qui participent aux réunions. Nous avons remarqué cela il y a déjà 20 ou 25 ans. Il peut y avoir de nombreuses raisons à cela mais nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Cette question nous a tellement préoccupés qu’en utilisant "la demande des minorités" selon notre Cinquième Concept, nous avons demandé au Conseil U.A.A. France de le mettre à l'ordre du jour de la prochaine Conférence. 

Une fois alcoolique, toujours alcoolique. Une fois A.A, pour toujours A.A. Et si vous ne venez pas pour recharger vos batteries et que vous ne partagez pas dans les réunions, vos batteries se déchargeront et votre joie de vivre disparaîtra. 
 
 
Manuel de Paris 
 

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0