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"Rimouski accueille le 39e congrès des Alcooliques Anonymes"

Publié le par kreizker

"Rimouski accueille le 39e congrès des Alcooliques Anonymes"

 

in "L'Avantage" (Québec), 12 juillet 2018

Selon le dernier recensement effectué en 2013, il y aurait à l’échelle de la planète 114 642 groupes AA dans 152 pays différents et 2 131 549 membres inscrits et possiblement davantage, car tous les membres et les groupes ne figurent pas nécessairement dans ces statistiques. Les données régionales ne sont pas comptabilisées.

Selon le dernier recensement effectué en 2013, il y aurait à l’échelle de la planète 114 642 groupes AA dans 152 pays différents et 2 131 549 membres inscrits et possiblement davantage, car tous les membres et les groupes ne figurent pas nécessairement dans ces statistiques. Les données régionales ne sont pas comptabilisées.

LE DÉSIR D’ARRÊTER DE BOIRE. Le 39e congrès AA du Bas-Saint-Laurent, aura lieu les 20, 21, 22 juillet au Cégep de Rimouski et avec la participation des groupes Al-Anon et Alateen. 

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Quelques milliers de personnes, dont 13 groupes du district 88-06 en provenance de Matane, Mont-Joli, Sayabec, Lac-au-Saumon, Amqui et Rimouski, sont attendues lors de cet événement qui pourrait sauver la vie de quelqu’un désirant changer ses habitudes de vie.

 

 
 
 
 

Il y a une seule condition pour entrer dans le mouvement des Alcooliques Anonymes. C’est le désir d’arrêter de boire ! 

Suzanne

D’entrée de jeu, les organisatrices Suzanne et Julie insistent sur le principe fondamental de ce mouvement : l’anonymat. « C’est une tradition depuis les tout débuts de ce mouvement en 1935 », disent-elles. Quant à savoir qui est alcoolique ou ne l’est pas, aucune définition officielle n’existe. « La plupart d’entre nous conviennent que c’est une assuétude physique doublée d’une obsession mentale. Ici, on ne parle pas de quantité, mais plutôt de la façon de consommer et de cette obsession qui peut s’installer au sujet de la consommation », ajoute Suzanne.

 

Ce congrès sous le thème « La Métamorphose avec AA » permettra de transmettre le message et de faire connaître le mouvement. « Le but ultime serait de sauver ne serait-ce qu’un alcoolique actif et de le faire entrer dans le mouvement. Il n’y a aucuns frais d’entrée. Seules les contributions volontaires des membres permettent aux AA de subvenir à leurs besoins depuis 39 ans. Il y aura 13 partages AA au cours de la fin de semaine en collaboration avec Al-Anon et Alateen », précise Julie.    

 

Pour joindre la ligne d’aide téléphonique des AA : 418 723-6224.

Publié dans AA Québec

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"Mai ramène le congrès des AA… ouvert au public"

Publié le par kreizker

in "La Nouvelle Union" (Québec), 19 avril 2018

Le mouvement AA a son site Web, son numéro de téléphone et son application mobile pour repérer les lieux et heures des réunions.

Le mouvement AA a son site Web, son numéro de téléphone et son application mobile pour repérer les lieux et heures des réunions.

Le mois de mai ramène l’annuel congrès des AA, le 34e pour ce qui concerne celui du district 03.

Comme à l’habitude, le congrès s’ouvre au public, tant à ceux et celles qui projettent cesser de boire ou qui veulent obtenir des informations sur le mouvement.

Il aura lieu toute la journée à la salle du Canton de Warwick, le samedi 5 mai.

Sa formule demeure la même. D’heure en heure se succèdent des témoignages d’hommes et de femmes issus de tous les milieux qui partagent un pan de leur histoire de vie.

La journée commence à 8 h 30 avec le mot de bienvenue pour se poursuivre jusqu’à 21 h 30 avec le partage d’un couple.

À l’heure du midi, Lise Setlakwe, directrice générale du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), prononcera une conférence. Ce moment du Congrès est toujours réservé à un professionnel qui peut parler du mouvement AA «vu de l’extérieur». Par son travail, Mme Setlakwe se retrouve souvent en relation avec des personnes aux prises avec l’alcoolisme. Au CALACS elle observe que plusieurs victimes d’agression se réfugient dans l’alcool.

Le congrès AA s’adjoint toujours les mouvements Al-Anon et Alateen, le premier destiné à soutenir les proches d’une personne alcoolique, le second s’attardant aux enfants d’un parent alcoolique.

Collaboration avec l’Hôtel-Dieu

La responsable de l’information publique des AA pour le district 03 indique qu’à partir du mois de mai, une fois par mois, un membre AA du comité en milieu professionnel ira à la rencontre de gens hospitalisés en psychiatrie à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska.

Il livrera son expérience, parlera du fonctionnement du mouvement et offrira à ceux et celles qui se débattent avec des problèmes d’alcool la possibilité d’un jumelage éventuel avec un membre AA. «Cette rencontre se déroulera toujours en présence et sous la surveillance d’un professionnel de la santé», précise la responsable de l’information.

Elle ajoute que pour le mouvement AA, il s’agit d’un autre moyen de se rendre visible, de dire et de redire que ses services sont gratuits, qu’il s’adresse à tous et toutes, la «souffrance» n’ayant ni âge, ni profession, ni classe sociale, souligne la porte-parole.

Un Forum territorial

Le centre des congrès du Victorin à Victoriaville sera, par ailleurs, à la fin de juillet, le lieu de rencontre et de formation de plusieurs centaines de membres AA provenant du Canada et de l’est des États-Unis. «Ce Forum a lieu tous les deux ans et on y attend quelque 500 personnes.»

La responsable précise qu’au 819 758-3959, on peut téléphoner pour obtenir des informations sur le mouvement, l’heure et le lieu des rencontres (certaines étant ouvertes). Le mouvement possède son site québécois (http://aa-quebec.org) et même une application mobile gratuite (Meeting Guide) pour repérer le lieu et l’horaire des réunions.

 

Publié dans AA Québec

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"Les réunions des Alcooliques Anonymes sont toujours aussi importantes"

Publié le par kreizker

Rdio-Canada, 27 avril 2018

À 19 H, c'est le début de la réunion des Alcooliques Anonymes

À 19 H, c'est le début de la réunion des Alcooliques Anonymes

Le vendredi à 19 h, au lieu d'aller boire un coup dans un bar ou chez eux, des dizaines de personnes se rassemblent dans un petit local de Boucherville pour la réunion des Alcooliques Anonymes (AA). Hugo Lavoie a assisté aux préparatifs de celle-ci.

« Bonjour, mon nom est Sylvie et je suis une alcoolique. » C’est comme ça que les gens se présentent à la réunion des AA.

Il n’y a aucun jugement lors de ces réunions, seulement du soutien. « À ma première réunion, je ne m’étais pas lavé depuis plusieurs jours, je n’étais pas rasé et on m’a accueilli comme si de rien n’était », confie Guy.

Dans une autre vie, Sylvie pensait à son vendredi soir dès le mardi d’avant. « C’était une obsession », explique-t-elle.

Jean, lui, était sous l’influence de l’alcool tous les jours de la semaine, mais surtout le vendredi. « On savait qu’on n’avait pas à se lever pour aller travailler le lendemain », souligne-t-il.

Leur première réunion n’a pas été facile. « J’avais honte », avoue Jean. « Faire ce premier pas, c’est admettre que tu as un problème. Tu ne pouvais plus vivre dans le déni », ajoute Sylvie.

Pour elle, pas question d’arrêter les réunions, même si elle est sobre depuis plus de 29 ans. « J’ai encore besoin, après toutes ces années, qu’on soit content de me voir et de me sentir utile. »

Aider les autres alcooliques, c’est une façon très efficace de ne pas rechuter.

 Guy, alcoolique

Publié dans AA Québec

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"Février sans alcool: vers des (non) alcooliques (non) anonymes"

Publié le par kreizker

in "Le Devoir" (Québec), 14 février 2018

Éliane Gagnon a fondé Soberlab, un organisme pour «faire grandir la culture de la sobriété», montrer à tout le monde qu’on peut être heureux sans «compulser» avec des facteurs extérieurs.

Éliane Gagnon a fondé Soberlab, un organisme pour «faire grandir la culture de la sobriété», montrer à tout le monde qu’on peut être heureux sans «compulser» avec des facteurs extérieurs.

Quasi-impératif social, lubrifiant relationnel par excellence, substance légale la plus consommée : l’alcool est devenu incontournable. Pour ceux qui y sont dépendants, les avenues de traitement n’ont pourtant jamais été aussi nombreuses. Le Devoir s’y intéresse, à mi-chemin du mois de février, que plusieurs tentent de traverser sans une goutte d’alcool.

« J’ai toujours eu tous les traits de personnalité liés à la toxicomanie et à la dépendance : excessive, compulsive, obsessive, il n’y a pas de demi-mesure pour une personne affectée par la dépendance. » Éliane Gagnon, 32 ans, ne boit plus.

 

Depuis deux ans « seulement » et en même temps une éternité, quand elle se rappelle « avoir conduit au moins une soixantaine de fois en état d’ébriété ». La comédienne fait le tour des tribunes médiatiques depuis le début du mois pour parler du Défi 28 jours sans alcool, une campagne de la Fondation Jean Lapointe.

 

Elle appelle à une sobriété joyeuse et créative, à se délester « de l’espèce d’autosabotage » ; « bref, à se regarder », dit la jeune comédienne en parlant de plus en plus vite. Refonder une communauté a été salutaire pour elle, une communauté autour de son Soberlab, un organisme pour « faire grandir la culture de la sobriété », montrer à tout le monde qu’on peut être heureux sans « compulser » avec des facteurs extérieurs, explique-t-elle.

 

Avant d’en arriver là, Mme Gagnon a choisi l’abstinence totale, convaincue « d’être née » avec la dépendance. Il n’existe en fait pas de consensus scientifique sur l’alcoolisme, sur ses « causes » ou sur pourquoi, par exemple, certains buveurs excessifs deviennent dépendants physiquement, et d’autres non.

 

Exit l’approche universelle

 

Le profil des consommateurs est au contraire « hétérogène » : « Il y a différents niveaux de sévérité, évidemment. Pour certains, le trouble va durer toute leur vie, de manière très chronique. Pour d’autres, ce sera à la suite d’un événement ponctuel, un gros stress, et leur façon de composer sera à travers la consommation », énumère Laurence D’Arcy, chargée de projet à l’Institut universitaire sur les dépendances.

 

Des formes de médication ont fait leur apparition depuis quelques années, notamment la naltrexone. Cette molécule agit en quelque sorte en « bloquant » l’euphorie liée à l’alcool, en modulant la libération de la dopamine dans le cerveau. D’autres médicaments vont par ailleurs induire une réaction très désagréable s’ils sont consommés en même temps que l’alcool, pour briser l’association plaisir-alcool. D’autres encore diminueront les effets du sevrage, notamment les convulsions, à l’étape de la désintoxication.

 

Puis vient l’étape de la thérapie, du traitement, de la réadaptation. Selon la sévérité du trouble, l’équipe de l’Institut peut par exemple choisir de réduire les méfaits en contrôlant l’environnement autour du buveur, ou par une approche cognitivo-comportementale, par exemple.

 

La toxicomanie et l’alcoolisme ne sont souvent que la « pointe de l’iceberg », poursuit Mme D’Arcy, s’intéressant à ce qui se trouve sous la surface pour s’adapter à la personne.

 

Une approche dominante

 

Le sociologue et professeur à l’UQAM Ammon Suissa reprend cet argumentaire en insistant sur « la diversité des raisons pour lesquelles on établit une relation de dépendance avec l’alcool ». Il critique vertement dans deux livres la conception des Alcooliques Anonymes (AA) et leur approche « peu professionnelle ».

 

Les AA exercent en effet une influence indéniable à l’échelle mondiale aujourd’hui, leur programme d’abstinence en douze étapes devenu presque hégémonique dans l’imaginaire populaire. Il n’a pourtant jamais fait sa démonstration scientifique, insiste M. Suissa, pour qui l’abstinence totale ne devrait pas être l’unique prescription.

 

« Les AA conceptualisent en effet la dépendance de manière très dichotomique : tu l’as ou tu ne l’as pas », note Laurence D’Arcy.

 

« Nous avons admis que nous étions impuissants devant l’alcool — que nous avons perdu la maîtrise de notre vie », lit-on dans ce programme auquel l’organisation québécoise des AA a renvoyé Le Devoir.

 

Impuissants, puisque l’alcoolisme est une maladie, affirme l’organisation devenue mondiale. Une conception formellement adoptée par l’Association médiale américaine, notamment sous l’impulsion du cofondateur des AA Bill Wilson. L’époque était alors encore au moralisme, à l’abus vu comme un péché que la foi peut racheter.

 

L’excès d’alcool est plutôt défini aujourd’hui par « trouble d’usage de l’alcool » dans le DSM-5, la bible américaine de la psychiatrie. Ce n’est donc ni la personne ni la substance qui sont ici pointées : c’est plutôt l’usage, donc « la nature de la relation entre les deux », souligne Ammon Suissa.

 

« Cette façon de dire des AA que vous serez en “perte de contrôle permanente” met en veilleuse les forces et les compétences cachées des personnes », critique-t-il par ailleurs.

 

Les AA représentent toutefois des groupes de soutien importants pour des centaines de milliers de personnes à l’échelle mondiale, dont plus de 85 000 membres au Canada, selon l’organisation. « Les pratiques ne sont pas incompatibles, notamment pour l’aspect social, la motivation, pour se rappeler les raisons derrière la volonté de contrôler la consommation », résume Laurence D’Arcy. Une affirmation à propos de laquelle abonde aussi Éliane Gagnon : « Choisissez-vous, peu importe l’approche ! »

 

Environ 20 % de la population québécoise dépasse le seuil de consommation à faible risque. Parmi ces buveurs excessifs, 4 % ont reçu un diagnostic d’abus ou de dépendance.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 5,9 % de tous les décès sont imputables à l’usage nocif de l’alcool dans le monde.

Publié dans AA Québec

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