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"Les AA lui ont sauvé la vie, affirme-t-elle"

Publié le par kreizker

in "La Nouvelle Union" (Québec), 25 Avril 2017

:«AA… ma responsabilité» est le thème du 33e congrès du district 88-03 le 6 mai à Warwick.

:«AA… ma responsabilité» est le thème du 33e congrès du district 88-03 le 6 mai à Warwick.

Elle l'affirme… anonymement bien sûr. Ce sont, dit-elle, les Alcooliques Anonymes (AA) qui lui ont sauvé la vie. «Il faut que les femmes sachent que les AA, c'est aussi pour elles», souligne celle qui a la responsabilité de l'information publique du district 88-03 des AA.

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Le 6 mai, à la Salle du Canton de Warwick, le public aura l'occasion d'entendre les témoignages de ces gens qui, par les AA, ont opté pour la sobriété, s'échappant aux abîmes de l'alcoolisme.

 

Elle pourrait raconter son parcours, ce mal-être qu'elle noyait en sifflant quotidiennement sa bouteille de vin chaque soir, sans que personne, pas même son employeur, ne s'en aperçoive.

 

«Beaucoup de femmes font ça, boire seules dans leur maison.»

 

Chaque année, les AA du district 88-03 organisent un congrès que fréquentent des centaines de personnes.

 

 
Le programme emprunte toujours la même formule, une suite de «partages». Le congrès commence à 9 heures, les témoignages de 45 minutes se suivent à partir de 10 heures. Un homme, une femme se racontent en alternance. La série de portraits se clôture avec celui d'un couple.

 

 
 
À 12 h 30, c'est un médecin – pas membre des AA – qui explique comment la maladie ruine la vie de l'alcoolique et gâche fréquemment, celle de ses proches.

 

 
À cette activité où le public est convié, on trouvera de l'information pour soi ou pour un parent, sur les AA ainsi que sur les programmes Al-Anon (pour les conjoints ou parents d'enfants de personnes alcooliques) et Alateen (pour les enfants de personnes alcooliques). Pour ces deux programmes, des témoignages seront aussi présentés entre 11 et 15 heures, ceux-là au sous-sol de la salle du Canton.

 

 
Des réunions de AA, il y en a toutes les semaines. D'autres activités ont lieu, comme des dîners de gratitude.

 

 
Se prépare aussi pour 2018 la tenue du forum territorial, lieu de rendez-vous des AA en provenance de tout le Canada. Cette activité se tiendra dans la région, mais n'est pas ouverte au public.

 

En tout temps, les AA s'offrent à aider ceux qui les appellent, au 819 758-3959.

Publié dans AA Québec

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"Ce n'est pas plate être sobre"

Publié le par kreizker

 in "L'Info du Nord Sainte-Agathe",18 avril 2017

Témoignage à l'aube du Congrès des AA à Mont-Tremblant

 

Une dame de la région témoigne avoir changé de vie grâce au soutien des Alcooliques Anonymes (AA). Impliquée et épanouie, elle invite la population à découvrir les bienfaits de l’organisation dans le cadre du prochain congrès du 21 au 23 avril au Grand Lodge de Mont-Tremblant.

Une dame de la région témoigne avoir changé de vie grâce au soutien des Alcooliques Anonymes (AA). Impliquée et épanouie, elle invite la population à découvrir les bienfaits de l’organisation dans le cadre du prochain congrès du 21 au 23 avril au Grand Lodge de Mont-Tremblant.

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par Isabelle Houle/collaboration spéciale

Suzanne (nom fictif) affirme qu’elle a toujours aimé faire la fête. « J’étais une fille de party, j’avais le vin gai disons », soutient-elle.

Elle raconte avoir été dépendante de l’alcool durant 18 ans. Elle dit avoir eu une belle enfance, ne pas avoir vécu de traumatismes comme on pourrait souvent le croire lorsqu’une personne développe ce type de dépendance. « Non, je n’ai pas perdu d’emploi à répétition, ni ma famille, ni fait faillite, ni la prison, ni la prostitution, etc. Par contre j’ai souffert de mon alcoolisme et atteint mon bas fond pareil.  La souffrance c’est personnel et ça ne se compare pas. »

 
 
 

Je me disais cette semaine je vais être tranquille mais cette semaine-là n'arrivait jamais

Suzanne (nom fictif)

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À l’âge de 33 ans, elle s’est rendue compte que sa vie « n’allait nulle part ». « Je me disais toujours : « Cette semaine, je vais être tranquille. Mais cette semaine-là n’arrivait jamais. Je ne voulais plus continuer cette vie-là. »

 

De l’espoir

Une personne l’a aidée et lui a suggéré de participer à une rencontre des AA. « La belle aventure a débuté pour moi. J’ai été accueillie chaleureusement », ajoute Suzanne. C’est à partir de là qu’elle a compris que « le problème c’était la première bière. Je ne savais pas ça. L’alcoolisme prend possession de nous. »

Depuis, elle vit une journée à la fois et n’a jamais rechuté. « Ce n’est pas plate être sobre! Le soutien des AA offre un beau mode de vie pour se rétablir et ça marche. Je suis une fille heureuse et accomplie. Je me réalise aujourd’hui. »

Suzanne soulignera sa 14e année de sobriété le 1er mai. Impliquée au sein de l’organisme, elle rappelle que la seule condition pour devenir membre des AA est d’avoir le désir d’arrêter de boire. Tout le monde, alcooliques ou non, peut assister aux rencontres et aux congrès. Les AA est un mouvement de partage basé sur le bénévolat qui s’autofinance par ses contributions. Plus de deux millions d’alcooliques dans le monde y ont adhéré.

Pour en savoir plus sur le 44e Congrès des AA des Laurentides, composez le 1 (819) 321-7502.

 

Publié dans AA Québec

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"Association des Alcooliques Anonymes - Jean-François et Rachèle"

Publié le par kreizker

"Association des Alcooliques Anonymes - Jean-François et Rachèle"

11 Avril 2017

 

Publié dans AA Québec

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"L'alcoolisme, une maladie dont on ne guérit jamais"

Publié le par kreizker

"L'alcoolisme, une maladie dont on ne guérit jamais"
"L'alcoolisme, une maladie dont on ne guérit jamais"

 

in "Le Quotidien" (Québec), 5 mars 2017

Sylvie et Mélanie, deux membres des Alcooliques Anonymes (AA), s'entendent sur un point : de plus en plus de jeunes sombrent dans l'alcoolisme et la toxicomanie. Ils ont 20, 25, 30 ans et sont aux prises avec cette maladie qui mène à la déchéance, la pauvreté de l'être et le mépris de soi.

Samedi, à la Cité Saint-François de Jonquière, c'était la sixième édition du 12 heures de partage, organisé par les AA. Les membres étaient invités à assister à des témoignages, aussi appelés partages, chaque heure de la journée. Sur les lieux, la responsable des communications publiques pour le secteur Jonquière, Sylvie G, était heureuse de constater que des représentants de la presse ont répondu favorablement à l'invitation de la section locale du mouvement. L'activité, qui se déroule sous forme de colloque, est ouverte au public et les AA estiment qu'il est important de parler ouvertement d'alcoolisme, dans le respect de l'anonymat des membres. Plusieurs ont accepté de discuter de leur expérience et de la lutte qu'ils ont menée ou mènent toujours pour vaincre cette bête ravageuse.

«L'alcoolisme est une maladie dont on ne guérit jamais. Elle n'est pas valorisante, pas reconnue et elle est souvent perçue comme un manque de volonté de la part de la personne de se prendre en mains. C'est une maladie qui touche les émotions et qui nous amène à prendre les mauvaises décisions. L'alcoolisme mène inévitablement à la prison, la folie ou la mort», tranche Sylvie, abstinente depuis 20 ans.

La dame ouvre une parenthèse sur son propre passé, ces événements qui lui ont fait «toucher le bas fond» et l'ont forcée à aller chercher de l'aide.

 

«J'étais cokée ben raide. Je pouvais passer deux semaines debout, complètement saoule et gelée. J'étais finie. Je me suis retrouvée dans l'itinérance, habillée en sacs de poubelles», raconte la dame, qui, avant de joindre les AA, a tenté d'arrêter de consommer, sans succès.

«Je glissais tout le temps. J'étais vulnérable et fragile. En fait, j'étais dans un état de très grande fragilité émotivement», poursuit Sylvie G, qui ne manque pas de rappeler qu'un alcoolique «dérange au moins 40 personnes autour de lui». Sylvie a entrepris le voyage vers l'atteinte de la sobriété de son propre gré. Cette décision l'a sauvée.

Mélanie est entrée chez les AA à 21 ans
Mélanie a accepté de raconter un pan de son histoire à la journaliste du Progrès-Dimanche. La femme de 37 ans a joint les AA à l'âge de 21 ans. Après 11 ans de sobriété, elle a eu une rechute de 24 heures il y a trois ans. Elle n'a pas consommé depuis et est maintenant enceinte de 23 semaines.

Mélanie a accepté de raconter un pan de son histoire à la journaliste du Progrès-Dimanche. La femme de 37 ans a joint les AA à l'âge de 21 ans. Après 11 ans de sobriété, elle a eu une rechute de 24 heures il y a trois ans. Elle n'a pas consommé depuis et est maintenant enceinte de 23 semaines.

Mélanie, 37 ans, est la fille de parents alcooliques. Elle a baigné dans l'univers de la consommation toute sa vie et s'est mise à boire à l'âge de 12 ans.

Lorsqu'elle était adolescente, son père et sa mère ont joint les AA. Elle connaissait donc très bien l'organisme. Le rétablissement de ses parents ne l'a toutefois pas empêchée de s'enliser dans les dédales de la consommation pour «geler ses émotions», qu'elle n'aimait pas vivre à froid.

«Je voulais consommer. Je volais. Je vendais de la drogue. Ma vie, c'était au bar», dit-elle. C'est lorsqu'elle a appris qu'elle était enceinte de sa fille, maintenant âgée de 14 ans, que Mélanie a décidé d'arrêter de boire et de se droguer. Elle a pris son premier jeton des AA en 2002, à l'âge de 21 ans, et est demeurée sobre pendant 11 ans, avant d'avoir une rechute il y a trois ans et demi.

«La rechute a duré 24 heures. Je me suis dit : ''je suis en train de tout perdre''», raconte Mélanie, qui n'a pas pris une goutte d'alcool depuis et qui croit avoir enfin une maîtrise sur sa vie. Pendant ses onze années de sobriété, elle a fait un baccalauréat et s'est trouvé un emploi. Aujourd'hui, elle a un nouveau conjoint et est enceinte de 23 semaines.

Faire partie des AA lui permet de maintenir le cap, mais aussi de soutenir les autres. Avec modération, par contre.

«Il faut que je m'écoute et que je me dise que je ne peux pas aider ceux qui ne veulent pas s'aider eux-mêmes», conclut la jeune femme, qui a vécu des périodes sombres et qui semble aujourd'hui très sereine.

 
 

Publié dans AA Québec

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