Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

aa quebec

"Devenir parrain-marraine… chez les Alcooliques Anonymes"

Publié le par kreizker

in "La Revue" (Québec), 11 août 2017

"Devenir parrain-marraine… chez les Alcooliques Anonymes"

ALCOOL. À la veille du 43e congrès annuel des Alcooliques Anonymes de la région les 13 et 14 août prochains, TC Media s’est entretenue avec deux parrains et marraines du mouvement du district, afin d’en connaître davantage sur ce mystérieux rôle.

 

Être parrain ou marraine, c’est «une responsabilité constante d’aider un nouveau à s’adapter à un mode de vie sans alcool.»

Lucie a 32 ans de sobriété et est membre des Alcooliques Anonymes depuis l’âge de 26 ans. Albert est membre depuis 1966 et a fêté son 50e anniversaire de sobriété le mois dernier.

 «Quand je suis entrée chez les AA, je revenais d’un concert au forum de Montréal, raconte Lucie. Je suis arrêté au Reine-Élizabeth à côté, à 1h du matin. Drôle de hasard, c’était un congrès des AA en même temps; c’est là que j’ai fait mon premier meeting.»

Quand les gens arrivent, ils ont souvent quelques semaines de sobriété de faites dans un centre de désintoxication. D’ailleurs, 64% d’entre eux viennent de centres de traitement.

Au sein des AA, le rôle du parrain est de tout faire en son pouvoir pour aider le nouveau à une sobriété solide grâce au programme des AA. Il démontre ce que le mouvement a apporté pour lui, il présente le nouveau à d’autres membres, il aide le nouveau face aux difficultés, il l’incite à connaître le programme des AA et son importance, etc.

Pour quelqu’un qui entre dans les AA, avoir un parrain ou une marraine, c’est savoir qu’il y a quelqu’un sur qui on peut compter. En cas de doute, de questions ou de problèmes reliés à l’alcoolisme, il peut se tourner vers lui. C’est aussi un premier lien au sein du mouvement, un pont vers de nouvelles rencontres.

«Ce groupe-là devient comme une deuxième famille, mentionne Lucie. Ce n’est pas nécessairement du monde avec qui tu te serais tenue à l’extérieur, mais on finit par se compléter tout le monde ensemble.»

Pour choisir son parrain ou sa marraine, il n’y a pas de règles spécifiques. La sélection, souvent très naturelle, peut se faire avec quelqu’un qui a les mêmes traits de personnalité que nous, quelqu’un dont on se sent proche. Les membres ont tendance à choisir quelqu’un du même sexe qu’eux, et prendre quelqu’un qui a les mêmes occupations ou le même emploi peut également être une possibilité. Le mouvement suggère, mais n’oblige pas, de choisir quelqu’un qui n’a pas bu depuis un an et qui en semble «très heureux.»

«Des fois quelqu’un t’appelle pour te dire qu’il a soif, surtout à ses débuts, raconte Albert. Juste le fait de t’appeler, après avoir jasé quelques minutes, il se rend compte que s’il va boire, il va se ramasser dans le même pétrin qu’avant de connaître AA.»

Un membre peut-il avoir plus d’un parrain? Absolument. Peut-il changer de parrain au cours de son parcours d’abstinent? Bien sûr! Le but d’avoir un parrain ou une marraine reste avant tout de continuer son épanouissement personnel comme personne qui ne boit plus.

«Ma marraine est récemment décédée. En ce moment j’ai quelques personnes à qui me confier, mais je n’en ai pas choisi encore. Je prends mon temps pour choisir quelqu’un avec qui je suis vraiment compatible», raconte Lucie. Elle-même est marraine quatre fois. Albert, lui, a été parrain huit fois. Son parrain est aujourd’hui très malade, Albert se souvient de tous les moments où ce dernier lui a donné de bons conseils.

Celui ou celle qui veut entreprendre le parrainage doit savoir qu’il ne fait pas partie d’une caste supérieure du mouvement des AA, n’importe qui peut le devenir. Selon le guide du parrainage, ceux qui ont le plus de succès sont ceux qui sont dans les AA depuis longtemps et qui comprennent bien le programme de «rétablissement exposé», créé par les AA (Douze traditions).

Malheureusement, avoir un parrain ou une marraine n’empêche pas la rechute. Un parrain ou une marraine appellera lui-même son filleul, afin de reprendre le contact et de faciliter le retour de l’alcoolique au sein du mouvement s’il le désire.

«Tu ne dis pas à l’autre personne fait ci fait ça. Tu es là pour aider la personne à ne pas boire. On n’est pas thérapeute ou psychologue, on fait ça gratuitement. Ça nous renforce dans notre sobriété.»

43e Congrès annuel 2016 des alcooliques anonymes, 13-14 août.

Centre Pauline-Charron, 164 rue Jeanne-Mance, Ottawa

Publié dans AA Québec

Partager cet article
Repost0

…

"Un congrès pour démystifier le mouvement des AA"

Publié le par kreizker

in "Info07.com" (Québec), 10 août 2016

"Un congrès pour démystifier le mouvement des AA"

Les membres et non-membres invités ce week-end

SOUTIEN. Lucie, Jacques et Chantal sont tous membre des Alcooliques Anonymes (AA) depuis plusieurs années. Ce week-end, ils se joindront à plusieurs autres dizaines de membres, mais aussi de non-membres pour le 43e Congrès annuel des Alcooliques Anonymes du district d’Hull-Ottawa-Aylmer.

Chacun a son histoire. Sur place, certains feront des partages de leur expérience. On pourra aussi y voir des gens de l’organisme Al-Anon.

 

Les Alcooliques Anonymes lancent l’appel autant aux membres, qu’aux non-membres, qu’à ceux qui veulent venir s’informer. Ils invitent ceux qui sont intéressés à l’événement qui se déroule samedi et dimanche au Centre Pauline-Charron.

 

Cette année, la thématique est Aujourd’hui est un nouveau jour. Trois des membres du district Hull-Ottawa-Aylmer réunis devant les médias ont d’ailleurs rappelé l’importance de vivre un jour à la fois.

 

«On est là pour s’entraider entre alcooliques», note Lucie, en parlant du congrès, mais aussi des AA. C’est aussi une belle occasion de faire connaître le mouvement, assure cette dernière.

 

Pas question d’avoir des idées de grandeur, le mouvement voit plutôt chaque personne aidée comme un pas vers l’avant. «Si on peut aider une seule personne, ça en valait la peine», poursuit Jacques.

 

«Notre but premier est de se rétablir et d’aider d’autres alcooliques à se rétablir», rappelle-t-il. Toutes les actions qu’on pose vont dans ce sens-là. On le fait pour soi-même parce que ça va nous garder sobres et aussi on espère aider les autres alcooliques qui souffrent encore.»

 

Au total, on compte 32 réunions des AA distinctes sur le territoire du district en français, soit près de 400 personnes.

 

Le congrès aura lieu au Centre Pauline-Charron, les 13 et 14 août prochain


in "Le Droit" (Québec), 10 août 2016

Les AA de la région en congrès

C'est sous le thème «Aujourd'hui est un nouveau jour» que se déroulera en fin de semaine le 43econgrès annuel du district francophone des Alcooliques anonymes (AA) d'Hull-Ottawa-Aylmer.

«Le congrès remplit notre but premier qui est de se rétablir et d'aider d'autres alcooliques à se rétablir. Toutes les actions qu'on pose vont en ce sens. On le fait pour soi-même, parce que ça nous garde sobres, mais on espère aussi aider d'autres alcooliques qui souffrent encore», a expliqué Jacques lors d'une conférence de presse tenue mercredi.

L'événement se tiendra les 13 et 14 août au centre Pauline-Charron, dans le secteur Vanier d'Ottawa. Il y aura des conférenciers et des témoignages. Al-Anon, qui représente les familles et amis des alcooliques, sera aussi présent.

Lucie a été initiée par accident au mouvement AA à l'âge de 26 ans après avoir assisté à un spectacle au Forum de Montréal lors duquel elle a pris quelques consommations. Après le spectacle, elle est allée à l'hôtel Reine-Elizabeth et a constaté qu'il y avait un congrès de AA. Le mouvement a été une bouée de sauvetage pour elle.

 

«J'ai commencé à parler avec des membres. J'avais bu, et on voyait bien que j'avais un problème. Je ne me suis pas jointe immédiatement, mais j'ai commencé à réfléchir à la question. J'ai par la suite réalisé que j'avais un problème. C'est comme ça que je me suis joint aux AA. Je suis restée parce que j'en avais besoin», a relaté Lucie, qui est sobre depuis 32 ans.

Le déni du problème est l'un des adversaires à battre, a signalé Éric.

«Je suis allé chercher mon enveloppe de nouveau, et je ne suis pas retourné, a expliqué ce membre des AA d'Hull-Ottawa-Aylmer. Un an plus tard, j'y suis retourné, mais en pensant que ce n'était pas pour moi, que je n'avais pas de problème. C'est le déni, effectivement. Mais éventuellement, on vient à comprendre».

À quel point ce congrès est-il important?

«Si on peut aider une seule personne, ça en vaut la peine», a résumé Jacques.

Publié dans AA Québec

Partager cet article
Repost0

…

Le congrès des AA pourrait vous sauver la vie

Publié le par kreizker

in "L'Avantage" (Rimouski, Québec), 11 juillet 2016

 

Plusieurs livres, CD et dépliants peuvent vous venir en aide si vous vivez dans un contexte d’alcoolisme.

Plusieurs livres, CD et dépliants peuvent vous venir en aide si vous vivez dans un contexte d’alcoolisme.

CONGRÈS DES AA. Entre 600 et 800 personnes sont attendues au 37e congrès annuel des Alcooliques Anonymes et Al-Anon du Bas-St-Laurent, présenté à la salle Georges-Beaulieu du Cégep de Rimouski, les 22-23 et 24 juillet.

 

« La naissance des AA remonte à l935, à Akron, en Ohio, et résulte de la rencontre de Bill W., un agent de change de New York, avec le Dr Bob S., un chirurgien d'Akron. Tous les deux avaient un passé d'alcooliques irrécupérables. Bill avait trouvé l'abstinence et il l'avait maintenue en s'occupant d'autres alcooliques. Bien que médecin, Dr Bob ne savait pas que l'alcoolisme était une maladie. À la suite des révélations convaincantes de Bill, il est bientôt devenu abstinent et n'a plus jamais pris d'alcool. Ainsi a jailli l'étincelle qui marquait la naissance des AA. À cette époque et encore aujourd’hui, les alcooliques anonymes ont recours à des valeurs spirituelles de portée universelle dans la vie quotidienne », mentionne Gaétan, membre des AA.

À la suite d’un lent début de ce mouvement, un manuel de base publié en 1939 « Les alcooliques anonymes », exposait la philosophie et les méthodes des AA, dont l'essentiel se retrouve dans les « Douze Étapes » du mode de vie, à savoir comment changer sa façon d’être et « Douze traditions » qui permettent au mouvement d’exister. Le livre contenait en plus le témoignage personnel d'une trentaine de membres rétablis, ce qui lui donnait encore plus de crédibilité. À partir de ce moment, le mouvement des AA connut un développement rapide selon le principe de l’abstinence totale dans le cadre d’un programme d’actions permettant à un ex-alcoolique d’aider un autre alcoolique dans l’anonymat le plus complet.

Plusieurs parents se sentent responsables de l’état de leurs enfants alcooliques.Colette.

Aux États-Unis, l’alcoolisme occupe le troisième rang des causes de décès après les maladies du cœur et le cancer et ses ravages ne touchent pas que les alcooliques.

« Une enfance dans le contexte de l’alcoolisme ou le fait de vivre auprès d’un membre de notre famille qui a grandi dans ces mêmes conditions est une situation tout aussi destructrice. Souvent, les personnes qui boivent excessivement nient que leur consommation d’alcool constitue un problème sérieux et cela affecte leur entourage et entraîne parfois des situations insoutenables comme des querelles, des bagarres et même des sévices. Plusieurs parents se sentent responsables de l’état de leurs enfants », mentionne Colette du regroupement Al-Anon, un organisme qui utilise le programme des AA, sans les problèmes d’alcool, pour apprendre aux proches d’un alcoolique, à se détacher de la maladie et non de la personne.

Les participants au congrès de Rimouski pourront entendre 16 conférenciers AA sous le thème « Nouvel envol » et huit conférenciers Al-Anon sous le thème « Confiance et espoir ». Différents partages et témoignages seront présentés tout au long du congrès, dont celui d’une mère et son fils de 40 ans, présenté le samedi 23 juillet, à 14 h 30.

Le congrès est ouvert à tous. Ligne d’aide AA : 418 723-6224. Ligne d’aide Al-Anon : 418 723-9126.

Le congrès des AA pourrait vous sauver la vie

Publié dans AA Québec

Partager cet article
Repost0

…

Une visite chez les AA : le long chemin de Pierre vers l’abstinence

Publié le par kreizker

in "L'Acadie Nouvelle" (Canada), 6 juillet 2016

Sa dépendance lui a valu des années de déboires. C’est grâce au programme des Alcooliques Anonymes que Pierre a trouvé la voie vers le rétablissement.

Ils sont sept autour de la table ce dimanche soir, au sous-sol de l’Église Sainte-Thérèse de Dieppe. Sept individus à la vie abîmée par la boisson.

La rencontre s’ouvre sur la lecture des traditions des Alcooliques Anonymes. Chacun est alors invité à parler de son parcours accidenté.

Roger brise la glace.

Il y a quelques années, les tremblements le réveillaient pendant la nuit et la bouteille de fort l’accompagnait jusque dans le lit pour calmer le manque.

«L’alcool était ma maîtresse, ma nourriture», confie-t-il.

Vient ensuite le tour de Pierre.

«Bonjour Pierre!», lance l’assemblée.

Membre des AA depuis 25 ans, il a appris à mettre des mots sur sa maladie.

«J’étais impuissant face à l’alcool. J’avais perdu le contrôle de ma vie.»

Avant de se quitter, les participants récitent la prière Notre Père, main dans la main.

Quelques jours plus tard, Pierre nous invite chez lui et accepte de se livrer une nouvelle fois.

Originaire de la Péninsule acadienne, Pierre a développé un goût pour la boisson dès son jeune âge. Boire est alors synonyme de liberté, de plaisir, de bien-être. Il est déjà incapable de maîtriser sa consommation.

«Dès la première fois, je buvais jusqu’à ce que je tombe, ça en prenait toujours une de plus et ça a été ça toute ma vie…Quand je prenais juste une ou deux bières, c’était une frustration totale. La volonté j’en ai dans plein de domaines, mais quand ça vient à l’alcool… je ne peux pas me battre contre ça. Mon mode de défense tombe dès le premier verre et il n’y a plus de fin.»

L’obsession devient un vrai problème lors de ses années universitaires.

«Ma vie était centrée sur ça sans le savoir, toutes mes décisions circulaient autour de l’alcool. Je me levais le matin dans des places que je ne connaissais pas, les jeans déchirés avec plein de sang. C’était pas une vie.»

À l’âge de 27 ans, il décide d’arrêter de boire, commence à fréquenter le centre de désintoxication et participe à ses premières réunions des AA.

«Je n’y trouvais pas à l’époque ce que j’y trouve aujourd’hui», se souvient Pierre.

Le mal de vivre n’avait pas disparu. Huit ans plus tard, c’est la rechute. Médication, psychiatrie, maison de thérapie, cure… il multiplie les traitements, sans succès.

«Pendant des années je pensais que j’avais un problème de boisson, alors que je souffrais d’une maladie qu’est l’alcoolisme. L’alcool, c’est une solution. Tu bois pour enlever le mal. Mais avec le temps ça se retourne contre toi.»

La dépendance a fait des ravages autour de lui, entraînant la rupture de son couple et l’éloignant de son fils. Il subit successivement la suspension du permis de conduire, la perte de plusieurs emplois et de son appartement.

En 2013, Pierre se met à étudier le programme de rétablissement des AA et ses «Douze Étapes» de manière intensive.

En voici un extrait.

«1.Nous avons admis que nous étions impuissants devant l’alcool – que nous avions perdu la maîtrise de notre vie. 2. Nous en sommes venus à croire qu’une Puissance supérieure à nous-mêmes pouvait nous rendre la raison.»

Chaque jour, il en fait la lecture et en discute avec son parrain des Alcooliques Anonymes, puis tente de le mettre en pratique au quotidien.

«Ce partage était très intense, très intime. Ce programme, c’est ça qui m’a sauvé, j’en suis convaincu», lâche-t-il. Les AA c’est la dernière porte où tu vas cogner, mais dans mon cas c’est celle qui m’a libéré. Ça fait du bien. Je découvre qui je suis, je commence à aimer qui je suis…»

Se reconstruire… et réparer les dégâts

Pierre n’a pas bu une goutte d’alcool depuis trois ans et a pu se reconstruire. Malgré les périodes sombres, il a su garder une belle relation avec son fils et la mère de celui-çi.

«Récemment, elle m’a dit: tu ne peux pas savoir l’impact positif que tu as dans la vie de ton garçon même s’il ne vit pas avec toi», raconte-t-il le sourire aux lèvres.

Même s’il se sent plus fort que jamais, il faudra encore du temps pour regagner complètement la confiance de ses proches.

«Avec le temps je me suis aperçu à quel point j’avais fait des dégâts. J’ai blessé du monde. Quand je parle à mon père ou à mon frère, je le ressens.»

Pierre reste un membre actif des discussions AA. Effrayé à l’idée d’être reconnu lors de sa première participation, il craignait le jugement d’autrui. Il a parcouru bien du chemin depuis.

«Avant j’y allais pour chercher quelque chose. Aujourd’hui, j’essaie de donner ce que j’ai reçu. J’ai de l’attrait pour le nouveau qui arrive, qui pleure parce qu’il a peur de perdre sa femme, son emploi et qui ne sait plus quoi faire. Je suis passé par là et je peux lui dire il y a de l’espoir.»

Conformément aux principes des Alcooliques Anonymes, les noms des participants ont été modifiés.

Publié dans AA Québec

Partager cet article
Repost0

…