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Congrès des Alcooliques Anonymes à Rimouski

Publié le par kreizker

in "L'Avantage", 19 juillet 2013

 

Congrès des Alcooliques Anonymes à Rimouski : un accueil sans jugement

Environ 2 000 personnes se réuniront au Cégep de Rimouski dans le cadre du prochain congrès des Alcooliques anonymes, prévu pour les 26, 27 et 28 juillet. Des gens de partout au Québec viendront à Rimouski pour participer à ce rassemblement qui a pour principal objectif d’accueillir les personnes sans jugement et d’être à leur écoute.

Créé en 1935, le mouvement des Alcooliques Anonymes regroupe maintenant près de quatre millions de personnes à travers le monde. L'anonymat et la confidentialité demeurent au cœur de ce mouvement, de même que l’honnêteté. « Chacun de nous a vécu l’expérience de l’alcoolisme. Nous sommes donc en mesure de comprendre l’autre sans le juger et c’est inutile de se mentir entre nous », nous a mentionné Jacques, très impliqué au sein du mouvement à Rimouski.

 

sfp alcooliques web

 

Ce congrès d’envergure provinciale permet aux participants d’entendre des témoignages, d’assister à des conférences et, bien sûr, de s’informer. « Les portes sont ouvertes à tous et il n’est pas nécessaire de s’inscrire au préalable pour y participer. Il suffit de se rendre directement sur place, au Cégep de Rimouski, et l’entrée est libre. »

 

congresRimouski

 

Les groupes familiaux Al-Anon seront également très actifs dans le cadre de ce congrès, particulièrement le samedi 27 juillet, la journée consacrée à Al-Anon, une fraternité composée de parents et d’amis de personnes alcooliques qui croient que leur vie a été affectée par la consommation d’alcool d’une autre personne. Al-Anon propose un programme de rétablissement personnel basé sur les douze étapes des Alcooliques Anonymes. Cette fraternité non professionnelle permet aux membres de partager leurs expériences, leurs forces et leurs espoirs, dans le but de résoudre leurs problèmes communs.

Les personnes qui vivent un problème d’alcoolisme et toutes celles qui, d’une façon ou d’une autre, en subissent les conséquences dans leur vie sont invitées à participer au congrès. Elles y trouveront écoute et respect.

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"Alcoolisme: des groupes d'entraide pour sortir de la maladie"

Publié le par kreizker

France 3, 14 juin 2013

 

L'alcoolisme, reconnue comme une maladie par l'OMS (Organisation mondiale de la santé), est la deuxième cause de mortalité évitable en France. Des associations d'alcooliques anonymes viennent en aide à celles et ceux qui veulent en sortir. Trois groupes de paroles existent en Corse.

 

Autour de la table, ils sont femme de ménage, chefs d'entreprise, retraités. Que ce soit à la paroisse Saint-Pierre à Bastia, dans une salle annexe de l'église Saint-Théophile de Purette, près de Corte, ou à l'association du quartier de Pietralba à Ajaccio, ce qui les réunit à chaque réunion, c'est le désir d'arrêter de boire, de trouver la force de tenir bon.

"Le mois prochain ça fera un an, ma première bougie", témoigne une femme devant les membres de son groupe. "J'ai tout perdu, mais heureusement qu'il y a eu ces réunions".

Comme aux Alcooliques Anonymes, ces groupes fonctionnent à partir de réunions régulières et offrent ainsi la possibilité à une personne souffrant de troubles d’alcoolisation d’en rencontrer d’autres pour partager son expérience de l’alcool. "Moi ce que j'ai envie de vous dire c'est que j'ai envie de boire. Ça, ça n'a pas changé".

Mais il faut tenir insiste Anita, fondatrice du groupe bastiais, abstinente depuis trois ans: "Il faut appeler, (...) des fois rien que de parler pendant dix minutes,un quart d'heure, ça peut aider à passer le cap de l'envie de l'alcool" explique-t-elle.

L'alcool en cause dans 49.000 décès par an

Avec le centre d'addictologie de l'hôpital d'Ajaccio, celui de Bastia accompagnent chaque année, toutes addictions confondues, 1200 personnes en souffrance. En France, 49.000 décès surviennent chaque année à cause de l'alcool. Et pourtant, boire reste normal.

Les seuils définis par l'Organisation Mondiale de la Santé pour une consommation responsable fixes ainsi un maximum de 21 verres par semaine pour l'usage régulier chez l'homme (3 verres/jour en moyenne) et pas plus de 14 verres par semaine pour l'usage régulier chez la femme (2 verres/jour en moyenne).

Au delà, la frontière entre la consommation "récréationnelle" et le comportement à risque, abus et dépendance, est franchie, selon l'OMS.

 

Association des alcooliques anonymes en Corse : 06 33 96 20 20

 

Ndlr : 3 groupes en Corse (Ajaccio, Corte, Bastia)

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"Les Alcooliques Anonymes cherchent un toit"

Publié le par kreizker

in "Le Petit Bleu" Lot-et-Garonne, 3 juin 2013

 

En place depuis plus 20 ans sur Agen, la très discrète association des Alcooliques Anonymes espère de la municipalité qu'elle lui prête un local pour lui permettre de se réunir.

L'appellation de l'asso est en elle-même tout un programme. Ce n'est pas pour autant que les hommes et femmes qui la composent rechignent à communiquer quand cela est nécessaire. Et c'est précisément le cas aujourd'hui pour ces Alcooliques Anonymes en recherche d'un toit pour pouvoir se réunir. Non qu'elle soit à la rue. Après avoir longtemps été «hébergée» dans une salle de l'ancien Lido, de l'avenue Léon-Blum, l'association a trouvé refuge depuis plusieurs mois au Centre Jean XXIII de l'avenue Edouard-Lacour (où se trouvent également, entre autres, le Foyer de la Roseraie et la délégation locale du Secours catholique).

Ces deux sites sont propriété de l'association diocésaine. À Jean XXIII, les AA ont une salle à disposition pour leurs rencontres hebdomadaires, moyennant un loyer qui tourne autour de 200 euros à l'année. Modeste somme dans l'absolu, sauf que l'asso ne dispose d'aucune subvention et que ce sont ses membres qui règlent ce loyer de leur poche. D'où leur requête en direction de la municipalité pour espérer un lieu qu'on leur libérerait gracieusement.

««Le fait de ne pas recevoir de subventions est un choix, précise Georges, l'un des responsables de l'asso. Cela nous permet de garder toute notre indépendance. en revanche, nous ne demandons pas grand-chose si ce n'est justement un endroit pour pouvoir se retrouver».

Propos rapportés à l'issue de la rencontre de ce dernier vendredi avec les différents acteurs médico-sociaux qui travaillent sur la maladie alcoolique, réunion qui s'est tenue dans… une salle du centre culturel Ledru-Rollin. «Un endroit comme celui-ci (salle Jean Terles) nous conviendrait parfaitement», a relevé le responsable associatif, plein d'envie., qui ajoute avoir écrit au maire d'Agen, ainsi qu'à celui de Pont-du-Casse. «Mais on n'a rien vu venir ...»

Cette requête des AA est l'occasion de rappeler que l'association se réunit tous les lundis à partir de 20 heures, au centre Jean XXIII. Un rendez-vous hebdomadaire est également programmé chaque jeudi sur Villeneuve. «Une dizaine de personnes nous rejoignent à chaque fois, précise Georges. Des gens plus très jeunes, autant de femmes que d'hommes et qui échangent chaque semaine sur un thème bien défini : l'obsession d'alcool, l'orgueil, ou le premier verre, «celui qui entraîne tous les autres»…

Alcooliques Anonymes. Réunions tous les lundis à 20 heures au centre Jean XXIII. 43, boulevard Edouard-Lacour. Contacts au 06. 83.54.21.73.

B.S.

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La maladie de l’alcool, en parler pour se libérer

Publié le par kreizker

in "Sud Ouest", 11 avril 2013

 

Une réunion publique est organisée demain sur ce sujet douloureux. 

«Le but est de faire connaître cette maladie et de la démystifier, spécifier que c’est une maladie et non une tare, un vice. » Si l’on peut dire, Georges a de la bouteille dans l’aide aux alcooliques et se réjouit de cette grande réunion publique qu’ils ont mis sur pied pour demain (voir ci-après). Lui-même touché par ce « problème », comme il dit avec réalisme, il a rejoint les Alcooliques anonymes (AA) il y a 17 ans. Depuis, la création du groupe de Sarlat voilà 11 ans, il en est un des piliers, avec Marie-Paule qui fréquente également assidûment les réunions du jeudi à 20 heures dans la salle Mounet-Sully au Colombier.

« Quand j’ai demandé à un médecin comment on pouvait aider un alcoolique, il a dit d’oublier tout de ce que l’on avait appris de la notion d’assistance à personne en danger, témoigne-t-elle. Si vous mettez un coussin entre le mur et sa tête, vous retardez sa prise de conscience. »

Pas de jugement

Un matin Marie-Paule a eu le déclic en se réveillant, le tablier de cuisine encore sur elle, ses plats brûlés sur le gaz. Elle s’est demandée comment elle avait fait manger ses enfants. « Je ne savais plus ce que j’avais fait. J’avais un trou noir et j’ai décidé de réagir. »

Elle connaissait déjà Georges qui l’a immédiatement amenée dans une réunion d’AA. C’était il y a 10 ans. « C’est facile d’arrêter, mais ça l’est moins de rester abstinent, explique Georges. On ne guérit pas, mais quand on vient aux réunions, l’abstinence perdure. C’est un lieu où l’on parle de soi pour se libérer, sans la barrière du jugement de l’autre. Cela fonctionne beaucoup par identification dans ce que disent les autres et l’on se dit qui si les autres y sont arrivés, pourquoi pas soi. »

Changer de vision

Au-delà de l’abstinence, la visée de ces groupes de paroles est de changer radicalement de vision de la vie. « Le problème n’est pas l’alcool, mais tout ce qui se cache derrière, estime Marie-Paule. Il faut changer sa façon d’être. Un alcoolique est un idéaliste en faillite. Je n’acceptais pas la réalité, je voulais tout changer alors que c’était impossible. Je me suis donc mise à boire. » 

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