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aa france

"A Antibes, les AA se "soignent" à l'hôpital"

Publié le par kreizker

in "Nice-Matin" (France), le 1° avril 2015

Ouvertes à tous, les réunions des AA ont lieu tous les samedis à l'hôpital de la Fontonne.

Ouvertes à tous, les réunions des AA ont lieu tous les samedis à l'hôpital de la Fontonne.

"Bonjour, je m'appelle Claudine (1) et je suis alcoolique...". La célèbre phrase d'introduction des réunions des Alcooliques Anonymes (AA) résonne à nouveau à l'hôpital d'Antibes.

Un retour aux sources, comme le rappelle Gérard, l'un des « serviteurs » (2) du groupe antibois : « Après l'inauguration d'un premier lieu de réunion, à la Maison des Jeunes, boulevard d'Aguillon, actuel Espace culturel des Arcades, nous avons ouvert en 1983, un espace, au sein de l'hôpital...» Puis, l'établissement s'agrandissant, au fil des chantiers, les AA ont été priés de suspendre leur rendez-vous hebdomadaire, faute de place. Mais de façon temporaire.

Le provisoire a, hélas, un peu duré... Du coup, le groupe s'est un peu étiolé. Certains ont rejoint les structures niçoises ou cannoises. « D'année en année, d'autres communes ont accueilli des groupes, comme Cagnes et Vence, Le Cannet et Grasse. Ceux qui venaient à Antibes y sont allés. Et les serviteurs se sont faits rares »,souligne Gérard.

Donner du courage

Il y a environ deux ans, deux médecins du centre hospitalier, un cardiologue et un pneumologue se sont rapprochés des AA.

« Ils nous ont expliqué qu'ils étaient confrontés à des patients qui visiblement étaient alcooliques mais le niaient. Impossible pour ces médecins de les aider sur ce problème-là. Ils ont plaidé pour notre retour ».

La fin du vaste chantier de l'établissement de soins a accéléré le retour.

Les AA ont inauguré, il y a quelques jours, leur première réunion dans la salle polyvalente de l'hôpital, avec qui une convention a été signée. Tous les patients qui le souhaitent sont les bienvenus. Ainsi que les personnes extérieures.

Même s'ils ne souhaitent pas s'exprimer, ils pourront écouter les témoignages de malades (car l'alcoolisme est une maladie physique et spirituelle) repentis.

"Nous n'employons jamais le terme de guéris. Car, aucun ancien alcoolique ne peut jurer, même après trente ans d'abstinence qu'il ne replongera pas", rappelle Corinne, également serviteur au sein du groupe.

Les témoignages des repentis peuvent inciter les « nouveaux », encore fragiles ou dubitatifs, à puiser le courage de franchir le pas. C'est l'objectif, unique, de ces groupes de paroles. Les règles sont strictes.

« Ce n'est pas parce que nous sommes au sein d'un hôpital, que nous, AA, allons donner notre avis sur un traitement médical. Et nous ne sommes pas, non plus, des assistantes sociales », insiste Gérard.

Chaque 1er et 3e samedi du mois, les réunions seront ouvertes aux familles et aux proches d'alcooliques. Eux aussi vivent un enfer.

1. Le prénom a été modifié.
2. C'est le terme utilisé depuis la création des AA, la structure internationale refusant tout principe de hiérarchie.


Trois lieux de réunion

- Le mardi, à 19 h 30, à la Maison des Associations, chemin de Saint-Claude.

- Le vendredi à 20 heures dans la salle de l'église réformée (entrée par l'avenue Niquet).

- Le samedi à 17 heures, salle polyvalente du centre hospitalier de la Fontonne.

www.alcooliques-anonymes.fr

Publié dans AA france

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ENQUETE

Publié le par kreizker

Enquête Abstinence Alcool Émotions Anonymes (AzALEA)


Dans une démarche approuvée par le Conseil des Services Généraux une équipe de chercheurs de l’université de Lille 3 propose la 2ème phase de l’enquête (AzALEA).
Le but de cette étude est de démontrer l’évolution des mécanismes de régulation émotionnelle, mesurés par des auto-questionnaires, en fonction de la durée d’abstinence et la participation à un groupe d’entraide.
Les membres AA qui souhaitent apporter leur concours actif à ce projet de recherche sont invités à le faire jusqu’au 31 Mars 2015, en complétant le questionnaire grâce au lien suivant :

s'intéresser aux causes de la rechute ou de la reconsommation mais plutôt aux stratégies de maintien d'abstinence et à son vécu. Nous voudrions comprendre comment les personnes abstinentes arrivent à le rester, et comment elles vivent cette abstinence. A long terme, l'objectif sera de proposer de nouveaux outils thérapeutiques plus adaptés.

   L'étude se déroulera exclusivement sur internet, ce qui nous permettra de pouvoir la proposer à tous les groupes AA de France. Nous sommes dans le respect des règles d'éthique qui régissent la recherche et les traditions d'AA puisquenous vous garantissons la confidentialité des données recueillies et le respect de votre anonymat.

   Deux parties composeront cette étude ; tout d'abord, nous allons vous poser des questions sur vous, vos anciennes habitudes de consommation et votre situation actuelle. Ensuite, une série de cinq questionnaires vous sera proposée. Ces derniers porteront sur vos émotions, la manière dont vous les percevez, vous les gérez et comment vous les percevez chez les autres. Le dernier questionnaire est en lien avec le sentiment d'efficacité personnelle ou plus simplement comment vous croyez en vos capacités à réaliser une tâche, un apprentissage ou un défi et comment vous persévérez. Chaque questionnaire vous sera expliqué et détaillé. Au total, votre participation nécessitera environ 25 minutes de votre temps. Nous avons vraiment besoin que vous répondiez à toutes les questions ; un questionnaire incomplet ne pourra pas être pris en compte.

   Un retour vous sera communiqué sur les résultats généraux de l'étude sur le site d'AA France

Nous tenons à vous remercier d'avance pour l'intérêt que vous portez à ce projet et de votre participation.

Equipe AzALEA (Abstinence ALcool Emotion Anonymes)

Publié dans AA france

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PONTARLIER / ALCOOLISME : MICHEL, ABSTINENT DEPUIS SEPT ANS

Publié le par kreizker

in "Pleinair.net" (France), 6 février 2015

 

Les alcooliques anonymes de Franche-Comté tiennent leur convention régionale annuelle ce samedi et ce dimanche à Montferrand-le-Château (25). Ce rendez-vous est ouvert aux malades alcooliques, à leurs proches et aux professionnels de santé. Des participants, venus de toute la France, de Belgique, du Luxembourg et de Suisse, seront présents. Cette année, le thème est « le courage de changer ».

En Franche-Comté, neuf antennes locales existent. Dans le Haut-Doubs, deux groupes fonctionnement, à Levier et à Pontarlier. Dans la capitale du Haut-Doubs, le groupe se réunit tous les mardis soirs, à 20h30, dans les locaux de la Maison Pour Tous des Longs Traits. Durant 1h30, malades alcooliques ou abstinents échangent et discutent des difficultés du quotidien. « C’est un groupe qui existe depuis 2001. Il réunit une quinzaine de personnes. Nous pouvons parler et témoigner de nos problèmes avec l’alcool. Je participe à ces réunions depuis 7 ans  » explique Michel, abstinent depuis ce même laps de temps.

 

fr

 

Sortir du déni

L’envie de s’en sortir demande beaucoup d’humilité. « Lorsque le malade est sorti du déni, il est possible d’entrevoir une amélioration de la situation. Une nouvelle vie s’ouvre à lui » explique Michel. Et de compléter « un malade alcoolique fait souffrir entre 4 et 5 personnes de son entourage direct. L’alcool est quelque chose de festif. Au départ, ma consommation se faisait principalement le week-end. Avec le temps, il fallait anticiper le week-end, pour finir je buvais tous les jours. Je ne pouvais plus m’en passer. J’avais complètement perdu la maîtrise de ma vie. L’alcool avait pris la maîtrise de ma vie. Je pensais que je n’étais pas un malade alcoolique mais que j’étais simplement un buveur excessif » conclut-il. C’est finalement la maladie qui l’aura fait réagir. Constatant que sa santé déclinait, Michel s’est pris en main et a mis tout en œuvre pour vaincre son vice, qui aurait pu le tuer.

Publié dans AA france

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Témoignages : ils sont tombés dans l'alcool et s'en sont sortis

Publié le par kreizker

‘L’alcoolisme est une maladie
incurable, progressive et mortelle.
Elle mène au cimetière, en prison
ou en hôpital psychiatrique. »
Jim, 60 ans, qui a arrêté de consommer de l’alcool il y a dix-neuf ans (voir ci-dessous)

 

in "L'Echo républicain" (France), 6 février 2015

 

Le groupe chartrain de l’association Alcooliques anonymes fête son 34e anniversaire, demain
Fabrice et Jim ont arrêté de boire il y a près de 20 ans. Aujourd’hui, ils sont bénévoles au sein des Alcooliques anonymes pour aider à leur tour.

 

Ne leur parlez pas de leur "passé " d'alcooliques. Car ils le conjuguent encore au présent. Même s'ils sont abstinents. Jim (*), 60 ans, a arrêté de consommer de l'alcool il y a dix-neuf ans. Pour Fabrice, 67 ans, c'était il y a vingt ans. Définitivement, ils l'espèrent. Mais ils n'en restent pas moins vigilants.

Jim « ne fréquente pas les rayons d'alcool des supermarchés et ne regarde pas les publicités. Ça ne m'intéresse pas. Je fais attention que le sirop pour la toux, le chocolat ou la pâtisserie que je consomme ne contiennent pas d'alcool. » Whisky, vin, bière… Ils ont tout essayé, jusqu'à s'en dégoûter, mais sans pouvoir arrêter.

 

« C'est plus fort que tout »

« Il ne faut pas espérer gérer sa consommation quand on est malade alcoolique. On ne peut pas reboire un verre sans risquer de finir ensuite la bouteille », assure Fabrice.

La dépendance prend le dessus sur tout le reste : « On est piégé dans l'alcool, souligne Jim. On a beau dire qu'on aime sa famille, c'est plus fort que tout. On finit par faire le tour de tous les supermarchés, épiceries et bars du coin. » Lui qui s'était juré de ne pas être comme son père, parti en cure quand il avait 6 ans, a vu l'alcool prendre progressivement de la place dans sa vie, dès ses 25 ans. Il est passé d'un verre l'après-midi à deux par jour, puis plusieurs. Jusqu'à ne plus pouvoir s'en passer. Un « jeu » qui a duré quatorze ans.

« Il y a des millions de gens qui boivent beaucoup mais qui ne sont pas alcooliques car ils ne développent pas de dépendance, rappellent les deux Chartrains qui sont devenus bénévoles aux Alcooliques anonymes. On peut devenir alcoolique avec deux verres. Beaucoup de gens considèrent ça comme une tare ou un vice, alors que c'est une maladie. À force d'utiliser l'alcool comme un anxiolytique et un désinhibiteur, il s'installe ». Jim insiste : « C'est une maladie incurable, progressive et mortelle. Elle mène au cimetière, en prison ou en hôpital psychiatrique. »

 

FRANCE 151

Aujourd’hui bénévoles, Jim et Fabrice viennent en aide à ceux qui, comme eux, sont confrontés à l’addiction.

 

Pour s'en sortir, il leur a fallu un déclic. Fabrice, qui a longtemps bu pour noyer son mal-être, bascule le jour où il percute un camion avec 3 g d'alcool dans le sang. L'annulation de son permis est vécue comme une « catastrophe. »

« Mais j'étais dans le déni. Je suis allé voir un psy. Il m'a dit qu'il ne pouvait rien pour moi et m'a tendu une carte des Alcooliques anonymes. » Il commence à fréquenter les réunions, sans reconnaître son addiction. Il demande, malgré tout un parrain, qui, au bout de neuf mois, le convainc d'aller faire une cure : « Lorsque je suis sorti au bout de vingt-huit jours de sevrage et de travail personnel, je n'ai pas rebu ».

Aux réunions, il rencontre Jim. L'homme les fréquente mais n'arrive pas à décrocher, malgré une cure et la peur panique qu'il a ressenti après un contrôle d'alcoolémie.

Le 14 novembre 1995, il se couche alcoolisé. Déprimé, « au bord de la folie », il avale une poignée de médicaments :

 

« Beaucoup de gens considèrent ça comme une tare ou un vice »

« Je m'en foutais de ne pas me réveiller. Mais au matin, j'étais encore là, avec un gros mal de tête. J'ai eu un déclic. »

Après dix-huit mois de réunions, il tient une journée sans boire. Et de 24 heures en 24 heures, comme le préconise le programme, il finit par cocher un calendrier complet : « J'ai pleuré pour mon premier anniversaire d'abstinence. J'ai demandé pardon à mes proches. Maintenant, j'arrive à gérer des situations que je ne gérais pas avant, et je n'ai plus besoin de l'alcool pour le faire. »

(*) Les prénoms ont été changés pour préserver l'anonymat des personnes

 


 

« Le principal, c’est d’arriver à être bien dans sa vie et heureux sans boire »

 

Le groupe chartrain des Alcooliques anonymes a été fondé en 1981. Il accueille, chaque semaine, une quarantaine de personnes qui viennent témoigner.

Ici on ne juge pas, on ne donne pas de leçons de morale, on écoute. Installé dans la Maison diocésaine, avenue d’Aligre, le groupe des Alcooliques anonymes est fréquenté par une quarantaine de personnes. Deux tiers sont des hommes, la cinquantaine en moyenne, même si le groupe compte aussi des moins de 30 ans.

Chaque samedi, ces anonymes sont une quinzaine à franchir la porte de la salle de l’Annonciation , en quête de soutien. « Ce qui fait notre force c’est que nous avons tous un problème d’alcool, nous savons de quoi nous parlons. C’est une relation d’égal à égal, souligne  Jim , président du groupe. Toutes les couches de la société sont représentées. Nous sommes tous anonymes. Ce  qui  est  dit ici  n’en  sort  pas. » À chaque séance, un thème et un modérateur sont choisis : « Chacun peut alors prendre la parole, sur le sujet du jour ou sur un problème personnel »,franchir la porte de la salle de l’Annonciation , en quête de soutien. « Ce qui fait notre force c’est que nous avons tous un problème d’alcool, nous savons de quoi nous parlons. C’est une relation d’égal à égal, souligne Jim , président d u groupe. Toutes les couches de la société sont représentées. Nous sommes tous anonymes. Ce qui est dit ici n’en sort pas. »

À chaque séance, un thème et un modérateur sont choisis : « Chacun peut alors prendre la parole, sur le sujet du jour ou sur un problème personnel », explique Fabrice. On y aborde aussi le programme de rétablissement en 12 étapes.

« Chacun prend ce qu’il veut dans ce programme »

« La première consiste à admettre que nous étions impuissants devant l’alcool et que nous avions perdu la maîtrise de nos vies. C’est l’une des rares étapes où l’on parle d’alcool. Tout le reste est axé sur du travail personnel . Chacun prend ce qu’il veut dans ce programme au moment où il en a besoin. Le principal, c’est d’arriver à être bien dans sa vie et heureux sans alcool. »

Dans la salle voisine, leurs proches se retrouvent au sein du groupe Alanon pour apprendre ce qu’il faut faire et ne pas faire, et arriver, eux aussi, à bien vivre malgré la maladie.

 

FRANCE 133 chartres

Le groupe se réunit chaque samedi après-midi.

 

Pratique. Groupe Alcooliques anonymes de Chartres, 26 avenue d’Aligre, ouvert chaque samedi à 16 h 45. Premier samedi du mois ouvert à tous . N ° indigo (0,12 €TTC/minute depuis un poste fixe) : 0820.32.68.83.

 

Article sur le 33° anniversaire du groupe : http://0z.fr/GUPd8

Publié dans AA france

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