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"Pyrénées-Atlantiques : la convention annuelle des Alcooliques anonymes se tient ce week-end"

Publié le par kreizker

"Pyrénées-Atlantiques : la convention annuelle des Alcooliques anonymes se tient ce week-end"
"Pyrénées-Atlantiques : la convention annuelle des Alcooliques anonymes se tient ce week-end"
"Pyrénées-Atlantiques : la convention annuelle des Alcooliques anonymes se tient ce week-end"

 

in "Sud-Ouest" (France), 26 avril 2018

Cette année, la convention Aquitaine 2018 des AA se déroule ce week-end à Mont. Auparavant, une information publique est prévue ce vendredi à Mourenx 

"Avec Amour". Tel est le thème retenu pour la convention régionale bisannuelle des Alcooliques Anonymes (AA), qui compte une trentaine de groupes en Aquitaine. Cette année, le rassemblement a lieu dans les Pyrénées-Atlantiques, à la Maison familiale et rurale de Mont, ces samedi 27 et dimanche 28 avril. "Cette thématique vise à aborder tout ce qui tourne autour des problèmes affectifs, des relations aux proches, des conjoints", expliquent les organisateurs, qui ont prévu des ateliers durant le week-end.

Auparavant, une information publique est prévue ce vendredi à 15 heures au siège de la Communauté de communes de Lacq-Orthez à Mourenx (au rond-point des Chênes). La rencontre sera plus particulièrement dédiée aux jeunes actifs, aux entreprises et aux associations d’écoute.

 

Des représentants de SOS amitié et d’Al-Anon (association sœur d’AA pour les familles et proches de malades alcooliques) viendront témoigner de leur relation avec l’alcool ou avec des personnes en difficulté, avant de passer aux questions du public et des "alliés naturels" (médecins, alcoologues, professionnels de santé, élus, parents…).

12 étapes de guérison

Les Alcooliques Anonymes sont "une association mondiale d’hommes et de femmes qui s’entraident pour rester abstinents. Ils offrent la même aide à quiconque a un problème d’alcool et désire faire quelque chose à ce sujet", précisent les responsables.

Alain, en charge de la communication, explique : "L’effet thérapeutique de la prise de parole au sein d’un groupe a été démontré par de nombreuses études. Cela permet à des gens restés longtemps silencieux de s’exprimer. Notre première étape, c’est d’admettre notre défaite : l’alcool est devenu notre maître." S’ensuivent onze autres étapes vers l’abstinence et le mieux-être, la dernière consistant à inciter d’autres malades à franchir la porte.

"Le message que nous souhaitons faire passer c’est que ceux qui ont un problème avec l’alcool n’hésitent pas à prendre contact avec nous."

Publié dans AA france

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Le combat d’une vie contre l'alcoolisme : « Pour moi, je n’étais pas malade, j’avais juste un problème avec la boisson »

Publié le par kreizker

in "La Montagne" (France), 16 avril 2018

Le combat d’une vie contre l'alcoolisme : « Pour moi, je n’étais pas malade, j’avais juste un problème avec la boisson »
Samedi, le groupe du Limousin des Alcooliques Anonymes a fêté ses 44 ans. Sur le thème de la délivrance, les membres ont partagé leur histoire.

Louis (*), 46 ans, fêtait, ce week-end, ses deux ans d’abstinence. Le groupe des Alcooliques anonymes lui permet de tenir et de livrer aujourd’hui son histoire. Un témoignage qui, il l’espère, pourra aider ceux qui sont prisonniers de cette addiction.

« Pour moi, le problème a commencé très tôt. Comme mes problèmes de vue ont été détectés très tard, tout petit, je me sentais différent. Au lieu de jouer avec les copains, j’allais au Centre médico-psychologique rattraper mon retard. Ça a duré jusqu’à mes 6 ans. »

Louis continue sa vie jusqu’à l’âge de 10 ans, où il a eu un grave accident. « Je suis resté un an dans le coma. Il m’a fallu réapprendre à lire, à écrire. C’était assez difficile à vivre, je me sentais toujours différent des autres. »

Arrivé en 6e, l’année est chaotique. « J’ai été viré de neuf collèges. Mes parents m’ont envoyé chez les prêtres à Sarlat. C’est là que j’ai rencontré l’alcool, à l’internat. Les bouteilles sont entrées en cachette. On était quatre dans la même chambre et déjà, je buvais plus que les autres. Je n’avais pas l’impression d’avoir un problème, car je me sentais bien dès que je buvais. »

Un engrenage

Après deux ans passés à Sarlat, Louis change d’environnement mais continue à boire. Sans contrôle. Jusqu’à ses 16 ans. « Les accidents de mobylette ont commencé. À 18 ans, j’ai rencontré ma première copine, avec qui j’ai vécu deux ans. Mais le jour de l’anniversaire de ma mère, elle s’est suicidée. L’alcool est alors devenu un vrai médicament. J’en buvais matin, midi et soir. »

Pendant deux ans, jusqu’à ce qu’il décide de faire une première cure, en 2000. « J’ai tenu un an. Je pensais que j’étais sauvé, mais j’ai replongé. Tout seul, on ne peut pas s’en sortir. J’ai continué à boire pendant 7 ou 8 ans. Pour moi, je n’étais pas malade, j’avais juste un problème avec la boisson. »

Un peu moindre lorsqu'il rencontre sa femme, avec qui il a eu deux enfants. « Au début, je me suis un peu calmé. Mais au fur et à mesure, je planquais des bouteilles partout. J’amenais mes enfants à l’école en avance, quitte à payer la garderie. Puis, j’arrivais à l’atelier avant mon collègue. À 7 h 30, j’avais déjà bu un litre de rouge. »

« Les AA sont ma deuxième famille et je sais que si je ne viens pas, je peux recommencer à boire » 

Jusqu’à une nouvelle cure, en 2015. « Où je ne me suis occupé que des autres. Ça m’arrangeait d’ailleurs. Quand je suis sorti, ça a duré 15 jours et j’ai dû y retourner. »

La dernière est bénéfique. « J’ai changé de médecin. Il m’a prescrit un médicament qui rend malade dès qu’on boit de l’alcool. Puis je suis revenu aux Alcooliques anonymes. La chaleur du groupe m’a aidé. Heureusement que j’ai franchi la première étape du programme car j’ai perdu mon fils il n’y a pas longtemps, dans un accident de moto. Sans ça, j’aurais replongé. »

Sa délivrance a commencé il y a deux ans, quand il a admis qu’il avait perdu la maîtrise de sa vie. « Car l’alcool me menait. Les AA sont ma deuxième famille et je sais que si je ne viens pas, je peux recommencer à boire. » 

(*) Le prénom a été changé.

Groupe AA :

Centre culturel Raoul Dautry - 29 Avenue Raoul Dautry - 19100 Brive-la-Gaillarde - France

Publié dans AA france

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Alcooliques Anonymes : « Je picolais parce que je me détestais »

Publié le par kreizker

in "Le Populaire du Centre" (France), 14 avril 2018

« Je suis responsable du premier verre. Pas des autres. Si je ne touche pas au premier verre, les autres ne viennent pas ».

« Je suis responsable du premier verre. Pas des autres. Si je ne touche pas au premier verre, les autres ne viennent pas ».

Trois fois par semaine, au Vigenal à Limoges, les Alcooliques Anonymes (AA) se retrouvent entre les murs étroits d’une pièce à la tapisserie passée. Avec respect et tolérance, ils partagent leur chemin de vie.

 

21 heures sonnent à deux pas de l'église des Saints-Anges. Une lumière vient de s'allumer à l'étage d'une modeste maison. Sur une plaque fixée près de la porte d'entrée, aucun numéro. Deux lettres ont remplacé les chiffres : « AA », pour alcooliques anonymes. En haut d'un étroit escalier, autour d'une table garnie de boissons sans alcool, une réunion de la « Main Tendue » est sur le point de débuter. Sans jugement, neuf « amis » malades alcooliques vont se confier sur ce mal qui les ronge et la fragilité de leur convalescence.

« Bonsoir les amis, je m'appelle Philippe (*). Je suis alcoolique. Abstinent pour aujourd'hui… » La soirée a pour thème : « Un jour à la fois ». Précieuse formule pour limiter la sensation de vertige qui peut étreindre celui qui veut lâcher sa « béquille ». Précieuse formule qui rappelle aussi que l'alcoolique abstinent est un sursistaire quotidien.

 

Dès 15 ans, l'alcool  comme « défonce »

Pendant 1 h 30, les mots claquent. Soulagent. Purifient. Philippe, yeux bleus, oreilles percées et blouson noir, reprend la parole. « J'ai grandi dans la violence et l'alcool. Et puis très vite, par identification ou je ne sais quoi, j'ai reproduit exactement la même chose que mon père. » Avec ses 15 ans viennent ses premières « cuites ». « C'était une défonce. Et ça m'a amené loin… » Dans la rue à 16 ans, puis dans l'armée « parce que j'avais rien à bouffer… J'ai été très loin dans la violence : le tribunal, les flics, les urgences, la baston : c'était mon quotidien. Je picolais parce que je me détestais ». Philippe n'était plus maître de sa vie. Mais un jour, le destin lui sourit. Sur une erreur de numéro de téléphone, il rencontre celle qui deviendra sa femme. Elle l'amène aux AA. Echec. Trois ans plus tard, il pose enfin son verre, définitivement en se disant chaque matin « juste pour aujourd'hui ». Peu à peu, il se relève. « Les AA, c'est ma solution parce que c'est jamais gagné », lance-t-il. Autour de la table, sur laquelle trône le « Big book(**) », les yeux sont baissés.

Marie, 42 ans, croix catholique autour du cou, raconte à son tour l'alcoolisme de sa mère, la boisson pendant « six ou sept ans », son delirium tremens et son entrée à Esquirol. « Il fallait vraiment que je reparte de zéro. Toutes mes certitudes et mes opinions s'étaient noyées dans l'alcool… » Sa « chance », c'est sa famille, qui ne lui tournera jamais le dos.

 

Le mensonge, la honte, la rechute, l'alcool à 90°

Le souriant Maurice a plongé en utilisant l'alcool contre la dépression. « Ça marchait bien au début… Puis j'ai augmenté les doses… On connaît la suite… » La suite, c'est le mensonge, la honte, les proches qui n'en peuvent plus, les « grandes disputes », le jeu du « chat et de la souris »… Assis à côté de lui, Roger revient sur 18 ans de « dégringolade ». Clément, lui, « passait plus de temps à faire les allers-retours pour aller boire à la voiture qu'à travailler ». Quant à Joris, malgré sa trentaine balbutiante, il ne « se levait que pour ça ».

Coiffure gominée, chemise impeccable, Paul est à l'écoute. C'est sa première réunion. Lui aussi a connu l'alcool à 90°, le déni, l'envie d'en finir et la violence. Lui aussi a fait assaut d'imagination pour cacher ses bouteilles. Mais il est fatigué. Désormais son couple, ses enfants et sa vie professionnelle « ne tiennent qu'à un fil d'araignée ». « On a besoin d'encouragement, de compréhension, de félicitations », confie-t-il.

« Bienvenu Paul, j'espère que tu vas trouver ici ce que j'ai trouvé », l'encourage Joris. C'est-à-dire « une école de vie », précise Philippe, qui a enfin retrouvé un peu de sérénité. « Quand j'ai rencontré ma femme, je lui ai dit "je reste une semaine", et l'histoire d'amour a duré 28 ans », lâche-t-il. Oui, un jour après l'autre de nombreuses montagnes se gravissent. Depuis 27 ans, il vise son Everest. Sans alcool.

(*)Les prénoms ont été changés.
(**) Le Gros Livre, « big book » décrit le programme d'action des AA pour sortir de l'alcoolisme.

Pratique. Pour contacter les AA de Limoges, composez le 09.69.39.40.20 ou le 06.74.27.07.67. Pour les proches, il existe les Al-Anon et les Alateen : 01.42.81.97.05.

 

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"Yzeure : Alcooliques Anonymes Ils témoignent"

Publié le par kreizker

"La Montagne", 29 Avril 2017

"La Montagne", 29 Avril 2017

"Yzeure : Alcooliques Anonymes Ils témoignent"

Le groupe d'Yzeure fêtera son 12ème anniversaire le samedi 14 avril à 14h30 Salle Jean Ferrat, rue Henri Emilien Perrin, 03400 YZEURE.

Le thème sera: le ressentiment, le grand ennemi.

Réunion ouverte.

 

"La Semaine de l'Allier"
"La Semaine de l'Allier"

"La Semaine de l'Allier"

Publié dans AA france

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